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Interview Blog emploi Challenge

  • Le Blog Emploi Challenge
    En cliquant sur ce lien, vous vous ferez une idée de mon parcours, de ma recherche, de mes projets, sans doute + précise qu'à travers la lettre de motivation qui figure sur mon blog. Merci à Bertrand Duperrin qui a réalisé cette interview.

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De palimpsestes en Shalimar

  • Edward Whymper: Escalades dans les Alpes

    Edward Whymper: Escalades dans les Alpes
    Bien loin de nos ascensions rendues périlleuses par la témérité et la recherche de l'exploit pour l'exploit, les escalades de Whymper qui brava - entre autres - le Cervin, se faisaient avec de mauvaises de corde en chanvre. Elles appartiennent à un temps où l'exploration des sommets était l'aventure la plus fascinante qui soit et les sommets à conquérir des déités vengeresses à se concilier à force de respect, de courage et... de prudence. Elles appartiennent à cette culture, à cette mémoire européenne qui nous est commune.

  • T. S. Eliot: The Waste Land and Other Writings

    T. S. Eliot: The Waste Land and Other Writings
    A lire en langue. Toute traduction serait inégociable...

  • Olivier Pétré-Grenouilleau: Les traites négrières - essai d'histoire globale

    Olivier Pétré-Grenouilleau: Les traites négrières - essai d'histoire globale
    Prix du Sénat du livre d'histoire Chateaubriand de la Vallée-aux-loups de l'essai de l'Académie Française 2005. Pour comprendre comment cette infamie a pu durer aussi longtemps. Qui a dit que le Sénat ne servait à rien ?

  • Ezekiel Nissim: Collected Poems

    Ezekiel Nissim: Collected Poems
    Professeur d'anglais, critique, dramaturge mais surtout poète, c'est là un beau florilège pour découvrir cette grande voix de la poésie indienne. Nissim Ezekiel nous a quitté le 9 mars 2004 à l'âge de 79 ans.

  • Jeremy Rifkin: La fin du travail

    Jeremy Rifkin: La fin du travail
    L'essai incontournable d'un économiste américain qui perçoit déjà les limites de la voie anglo-saxonne.

  • Alexandre de Lur Saluces : La Morale d'Yquem - Entretiens avec Jean-paul Kauffmann

    Alexandre de Lur Saluces : La Morale d'Yquem - Entretiens avec Jean-paul Kauffmann
    On n'obtient pas le plus grand vin liquoreux au monde sans une morale, une éthique absolument exceptionnelle dans le monde viticole. On ne travaille pas à Yquem, on vit pour Yquem, on se voue à Yquem. C'est cette exigence et les astreintes nobles pour parvenir à élaborer un vin ineffable que nous retrace ce livre ; dialogue passionnant entre Jean-Paul Kauffmann, journaliste tombé sous le charme et sortilège d'Yquem, et celui qui mène l'héritage avec amour et abnégation, Alexandre de Lur Saluces.

  • Borges: Enquêtes

    Borges: Enquêtes
    L'enquête est ici - pas étonnant vous lisez Borges - philologique. Sans s'en rendre compte, tant le bougre a de talent, on glisse d'un auteur, d'une époque, d'un pays à l'autre, subjugués.

  • la Pléiade: Marivaux

    la Pléiade: Marivaux
    Du jeu de l'amour et du hasard à L'ile des esclaves, Marivaux n'est pas si léger qu'on croit, il y a de la sociologie, beaucoup de sociologie et de la politique dans toutes ses pièces. Là encore, à lire en La Pléiade, car tout tout se déguste quand on se pique de lire l'immense Marivaux. Un théatre aussi délectable, au fond, lu que joué. Badin et fin comportementaliste à la fois, chacune des pièces de Marivaux est enlevée, un tour de force !

  • Marguerite Yourcenar: Les mémoires d'Hadrien

    Marguerite Yourcenar: Les mémoires d'Hadrien
    Hadriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiien !!! Adrienne est très loin de l'empereur brossé avec succulence par Marguerite Yourcenar, première académicienne, envers et contre tous les phallocrates que compte cette institution...

  • La Pléiade: Ernest Hemingway

    La Pléiade: Ernest Hemingway
    Eh bien oui, Ernest Hemingway vaut bien mieux que tous les clichés que l'on peut avoir sur lui. Au point que lorsque l'on commence, on dévore très vite ses oeuvres complètes en La Pléiade.

  • revue Europe: Littératures de l'Inde

    revue Europe: Littératures de l'Inde
    C'est un numéro d'Europe (la revue littéraire par excellence) qui date quand même d'Avril 2001 mais quelle révélation ! Un numéro fantastique qui met enfin en lumière les littératures extraordinairement riches de ce continent. Sur www.europe-revue.info vous pourrez encore le commander

  • D'Holbac: Histoire critique de Jésus-Christ
    Ce n'est pas une posologie de l'athéisme façon Onfray, philosophe qui n'a pas le centième du talent du baron d'Holbac. C'est un raisonnement réinventé, plus rigoureux, une méthodologie critique extraordinairement facile qui s'applique ici aux miracles de la foi chrétienne par l'un des plus grands penseurs et inventeur du matérialisme philosophique.
  • Spinoza: L'éthique

    Spinoza: L'éthique
    Sur une île déserte, allez, c'est l'opus cogitendi que j'emporterais.

  • James Joyce: Ulysse

    James Joyce: Ulysse
    Un livre tout smplement inépuisable. D'une complexité narrative délicieuse. Il a tout réinventé, cet homme. Lire aussi Dedalus, et si vous avez le cerveau en forme, Finnegans wake, of course.

  • Jack Kerouac: Les clochards célestes
    Jack Kerouac, le plus grand écrivain de la Beat generation. Plus grand encore que Ginsberg ! Bien moins connu que "Sur la Route", c'est pour moi son chef d'oeuvre avec le new-yorkais "Big Sur". A lire en grand format, NRF gallimard.
  • : Le guide Hachette des vins

    Le guide Hachette des vins
    La référence pour les amateurs de vins.

  • Brigitte Aubert: La mort des bois

    Brigitte Aubert: La mort des bois
    Amateurs de polar, c'est son meilleur ! Dans cette série, tout se passe depuis le point de vue de l'héroïne paralytique et muette. Brigitte Aubert dont tous les polars sont un régal exploite fructueusement le procédé narratif du monologue intérieur. La mort des neiges a suivi. Belle réussite également.

  • Ernesto de Martino: Le Monde magique

    Ernesto de Martino: Le Monde magique
    Une référence ! Ce professeur d'histoire des religions à l'université de Cagliari, particulièrement attentif à l'ethnographie sicilienne a aidé à penser autrement "l'alternative entre magie et rationalité" qui a construit notre civilisation moderne. Le Monde Magique paru en 1948 peut sembler aride mais sa lecture est fascinante et la pensée de De Martino, presque soixante ans après, toujours vivante.

  • La Pléiade (Textes traduits, présentés et annotés par Paule Charles-Dominique): Voyageurs arabes

    La Pléiade (Textes traduits, présentés et annotés par Paule Charles-Dominique): Voyageurs arabes
    En ce temps de communication ultra-rapide, et parfois agressive, facilitant les amalgames ; d'almagame, par exemple, entre Islam et fondamentalisme, en ce temps encore d'affrontements communautaires, de vitriols (oui, au pluriel) racistes, découvrez réunis tout récemment par la Pléiade les récits des chroniqueurs Ibn Fadlân, Ibn Jubayr, Ibn Battuta et un auteur anonyme qui vous introduiront à un Islam voyageur curieux du monde (XIVes et antérieur) que nous connaissons encore plus mal.

sentes sonores

  • Billie Holiday - I'm a fool to want you

    I'm a fool to want you
    Billie Holiday: Lady in satin

    Sans doute la voix la plus bouleversante du jazz. Ce n'est pas seulement cet album, celui du magnifique "I'm a fool to want you", mais toute sa discographie qui est à (re)découvrir. Ne passez pas non plus à côté de l'album élégant : "Songs for distingue lovers."

  • Nicole Willis -

    Nicole Willis: Keep Reachin'up
    La nouvelle âme de la soul. Une voix superbe. Des arrangements virtuoses. Divinement swinguant.

  • Natacha Atlas -

    Natacha Atlas: Mish Maoul
    Toujours cette ligne de partage entre Orient et Occident au coeur des albums de Natacha Atlas, et plus que jamais le mariage entre musiques traditionnelles et électro. Intense. Sublime. La réconciliation le temps d'un album. Une invitation à la paix.

  • Jean-Louis Murat -

    Jean-Louis Murat: Taormina
    Murat n'en finit pas de produire mais, cette fois-ci, c'est un album aux accents blues. Une bonne cuvée !

  • Katie Melua - Spider's web

    Spider's web
    Katie Melua: Piece by piece

    Un joli disque de ballades blues-jazz-pop emmené par la voix chantilly de Katie Melua. Offrez-vous un peu de douceur.

  • Bia - Comme une vague. Como uma onda

    Comme une vague. Como uma onda
    Bia: Coeur vagabond// coraçao vagabundo

    L'album prenant et réversible (vous allez comprendre) de Bia, artiste brésilienne francophile et francophone, qui, après avoir parcouru le monde a décidé de poser ses valises en France. Elle a voulu nous faire partager ses titres coups de coeur dans les deux cultures en choisissant d'interpréter en français des chansons brésiliennes et de chanter en brésilien les titres français, allant de Belle-île-en-mer à l'étonnante La mauvaise réputation de Brassens. Une réussite. Toutes les traductions sont de Bia, parfaitement bilingue.

  • Gérard Manset - "Ne les réveillez pas"

    "Ne les réveillez pas"
    Gérard Manset: Obok

    Le dernier opus inspiré du plus énigmatique, incernable chanteur, parolier et compositeur français. Il paraît même qu'il accepterait de sortir de son invisibilité pour une tournée. Un événement !

  • Hubert Félix Thiéfaine - Les jardins sauvages

    Les jardins sauvages
    Hubert Félix Thiéfaine: Scandale mélancolique

    Musicalement rien de chavirant, titre composé par le chanteur de Mickey 3d, mais texte très inspiré, d'une sensualité vénéneuse que HFT sait porter.

  • Paul McCartney -

    Paul McCartney: Ram
    L'album "pastoral", entièrement acoustique, simple et dépouillé du grand mélodiste, ex Beatles. Son meilleur cru qui vieillit excellemment.

  • Robert Wyatt - Beware

    Beware
    Robert Wyatt: Cuckooland

    Forêt électronique animée par la voix séraphique de Robert Wyatt tant elle plane (un oiseau ou un ange ?) et maîtrise les aigus. Mais c'est toute la discographie du grand maître du rock progressif (Rock Botton) et de la fusion de la pop et du jazz qui est à découvrir !

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De la musique aux contes pour enfants : interview d’Albena Ivanovitch-Lair, « dépositaire d’un savoir ancestral ».

Albena_ivanovitchlair Amérique du Sud, Népal, Thaïlande….Sans relâche, elle exhume des morceaux de mémoire, nous transmet des histoires qui nous font voyager sur tous les continents.
Archéologue ou bien conteuse ? Albena Ivanovitch-Lair ne se laisse pas enfermer dans une catégorie. Ecrivaine (quoiqu’elle ne se considère pas comme telle), bulgare francophone, elle parle pas moins de cinq langues. Cette conteuse polyglotte nous donne le goût de l'ailleurs en adaptant des légendes depuis longtemps oubliées venues du monde entier. Elle en assure la transmission, la diffusion trans-culturelle sans cesser de faire rêver petits et grands. Son travail requiert patience et passion mais aussi foi en la diversité culturelle. Ecoutons-la :

Lire la suite "De la musique aux contes pour enfants : interview d’Albena Ivanovitch-Lair, « dépositaire d’un savoir ancestral »." »

Elections présidentielles américaines : Je mange, donc je vote

Lections_amricaines

La politique internationale, croyez-vous, n'est que rarement distrayante. C'est sans compter sur l'humour outre-atlantique.

Ce reportage politique (texte et vidéo), à l'angle inhabituel et plaisant, publié par le très sérieux New York Times, fera indubitablement mentir ceux qui se détournent de la politique étrangère, la trouvant austère ou éloignée de leurs préoccupations.

Celui-ci est non seulement drôle mais édifiant d'un point de vue sociologique. Le fil en est simple. Le grand quotidien new yorkais a suivi les différents candidats en campagne pour les présidentielles par le filtre de leur comportement alimentaire. La conclusion tient en ces cinq mots : "even the eating is political". Même se nourrir est un acte politique. La communication politique n'omet pas le non-verbal, bien au contraire, peut-on dire en assumant le jeu de mots, elle s'en sustente.

On y apprend que le lien nourricier qui unissait dans les libations le peuple américain à son Président George Washington, lequel distribuait du rhum, de la bière et du cidre à ses électeurs, s'est étiolé, puis inversé. Le journaliste cite encore l'exemple d'Andrew Jackson, qui, aux élections de 1828, tenait barbecue comme d'autres tiennent salon. Depuis, le soda a coulé sous les ponts, les temps ont changé. Il ne s'agit plus d'élire le plus prodigue, le plus hédoniste et enclin à sceller son élection dans une liesse festoyante, mais bien d'élire un président diététique dans une nation confrontée à un fléau majeur largement explicable par une mauvaise pédagogie alimentaire : l'obésité.

Le président de demain sera-t-il celui du manger mieux pour vivre mieux ? Le verdict dans l'urne ou dans l'assiette ? Amis américains, à vos fourchettes...

L’autre face de Facebook ?

Facebook_2 « Une » incontournable de tous les quotidiens et magazines de la presse écrite, radiophonique.
Phénomène mondial surfant sur la mode du réseau social (en ligne, bien sûr). Sa particularité ? 2/3 des inscrits seraient des femmes. Pourquoi ? C'est l'une des nombreuses interrogations que soulève FaceBook.
Il serait intéressant de connaître les stats d’autres réseaux sociaux comme Viaduc ou Linkedin.

Son slogan, sa morale en quelque sorte, in english dans le texte : « Facebook is a social utility that connects you with the people around you ». Peu vendeur, (et pourtant). Peu éclairant. On reste dans le constatif.
Mais quel visage a la « Face…» ?

Une myriade, précisément. 
Facebookcelebritescelebspoll_2 Une mosaïque infinie d’avatars dont certains n’hésitent pas à usurper les noms les plus fameux tels que Bush, Sarkozy, la dernière pop star télégénique… Avec des informations qui peuvent être très crédibles à leur endroit et pourraient les faire passer pour eux ; d’autant que les modèles ont parfois aussi leur profil sur facebook.

On s’y enregistre, on y retrouve ses amis, puis on élargit son réseau, connectés à d’autres peu ou prou du même horizon social (c’est à la fois la limite ou l’intérêt, selon que l’on est humaniste ou cynique, du réseau social). Est-ce que le réseau social, à terme, est porteur de diversité ? Vecteur de mixité culturelle et sociale, richesse pour les entreprises et individus qui l’ont compris ? La réponse semble négative.

L’interface est évidemment ludique et avait tout pour séduire le plus grand nombre de par le monde, quoique jaillie du sérail intranet chichement plébéien de Harvard.

Passons à l’autre face. Un site qui agrège tant de renseignements sur vous qu’il rend votre traçabilité parfaite. Alors, vous sentez-vous plutôt belle volaille de Bresse, Aubrac ou bien Charolaise ?

On le voit, Facebook, nouveau mythe du Web avec ce parfum d’Amérique, nouvelle aventure de Pieds Nicklés qui deviennent bankables, s’inscrit activement dans cette traçabilité de plus en plus extrême sur le web. Vos données personnelles sont à la disposition de vos amis mais aussi de hackers malveillants qui n’ont d’ailleurs, par parenthèses, plus grand chose à braquer tant le coffre leur est ouvert.

L’usurpation d’identité à la clef. L’inscription sous votre nom et données à des sites ou initiatives que vous réprouveriez. Tout devient possible. Y compris, bien sûr, le pire.
Alors Facebook, qu’adepte du réseau social on le considère utile, ou que l’on s’en serve davantage comme un gadget à la mode, gare…Prudence est mère des vertus. Et à force de disperser le Soi, le Moi, identité et liberté se diluent.

Sur la vague d’Einstein

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Un scientifique atypique répond aujourd’hui au défi posé par Albert Einstein : Existe-t-il une théorie unique englobant toutes les autres ? Suffisant à décrire les lois de la nature.

Cet homme n’est affilié à aucun laboratoire, à aucune chaire universitaire. Il possède bien un doctorat de Physique mais n’a pas le physique de l’emploi…Et pourtant les lois de la gravité le font vivre. En équilibre précaire et cependant maîtrisé, cérébral funambule, Anthony Garrett Lisi, travailleur saisonnier, enseigne le surf à Hawaï.

La complexe Mécanique Quantique et la non moins absconse Relativité Générale deviendraient compatibles. La clef viendrait des Mathématiques ; Le modèle E8, décrit en 1887, mais jusque-là compris des seuls mathématiciens.

Une théorie qui, de l’océan Pacifique à l’océan Atlantique, suscite enthousiasme ou polémique dans le monde abstrus de la Physique. Le titre même de l’objet du délit, un opus d’une trentaine de pages mis en ligne sur le site de l’université de Cornell,  - "An Exceptionally Simple Theory of Everything » -, est perçu par les plus sceptiques comme une bravade.

En attendant d’être corroborés ou réfutés, - ce qui prendra un temps qui n’a rien de relatif-, les prolégomènes que jette Lisi ouvrent une voie exaltante dans la résolution du fameux défi d’Einstein, de laquelle découlerait une ère nouvelle.

A consulter, cet article paru dans le Telegraph, ou cette version plus synthétique proposée par Le Monde.

Le jour de grève est arrivé

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ça y est, on y est ! A nouveau.

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Un air entêtant agite, ce jour, les syndicats que la remise en cause des régimes spéciaux de retraite a mis en ordre de bataille. "Allons enfants de Sarkozyyy-e, le jour de grève est arrivé. Contre nous de la tyranni-e, la bannière CGT est levée, la bannière CGT est levée."

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Mais que l'on ne s'y trompe pas. Paris sans métro. Paris à vélo. Paris est redevenue monarchiste. Paris appartient...à la petite reine. Dans l'arche Delanoé, on prénomme la bell-e carossée : "Vélib".

P1040194_4 Paris libérée ? Paris assiégée ! Aux bornes Vélib', la lutte fut âpre.

Les médias, comme de juste, ajustent leur caméra à l'épaule et filment la scène qui se répètera partout de chaque côté de la Seine. P1040229 Des vélos, des vélos et encore des vélos, et de l'eau au moulin de la revendication.

On se croirait en Hollande, et qu'en dit-il Hollande ?
Affaire à suivre par l'Elysée, en pleine rupture, au propre comme au figuré.

LA MÔME BLUES : De Paname à Padame, Marie-Line Weber chante Piaf Blues

Affiche_piaf_blues_ferme_de_monsi_4   Mandres-les-Roses. Une ville du 9-4 qu’en bon parisien l’on se doit de snober. Sauf que la ville en question – bravo à eux - a eu plus de nez que les producteurs de la Capitale et programmé la première d’une longue tournée, espérons-le, de Marie-Line Weber qui chante Piaf Blues.
Vous ne la connaissez pas ? Vous allez la connaître.

Sachez tout d’abord que je ne suis pas bon public. Surtout quand il s’agit de chanson française. J’ai beau être à l’affût de ce qui sort, j’ai l’impression que les fondements sont oubliés. Que l’on sait parler ou bien hurler mais certainement plus : chanter. Que l’on sait susurrer tantôt des textes qui se veulent intelligents ou bien gueuler des chansons qui ne cherchent même plus à l’être, mais chanter, ça… Le piaf qui chante se fait oiseau rare. Alors quand il chante autant ne pas le rater.

En vérité, je ne la découvrais pas, je la redécouvrais. Coup de cœur musical, je l’avais laissée à Montmartre pour la retrouver à Mandres-les-Roses, osant un pari difficile : chanter l’inchantable Piaf en la faisant sienne. Mieux encore, en la faisant blues.

On l’entend mais on ne la voit pas encore. Sa voix la précède. Le spectacle s’ouvre sur La vie en rose. La chanson la plus connue de Piaf ; celle qui ne doit pas décevoir … Et elle ne déçut pas. Elle chantera aux côtés de deux musiciens de talent, Jean-Marc Monniot au clavier et Dominique Vernes, tour à tour au sax, à la flûte, à la clarinette et à l’accordéon.

Après La Môme sur tous les écrans, porté par Marion Cotillard, très en gouaille, vous vous dîtes peut-être, Piaf, encore Piaf ? Est-ce bien utile ?

Car Piaf, si souvent reprise, comme chacun sait, nous a trop exposés aux déceptions.
Pour ne prendre qu’un exemple, sa chanson mythique, La vie en rose, a été reprise disco par Donna Summer et Dalida, salsa par Africando, mais aussi par Cindy Lauper, Zazie, Diana Krall, Michael Bublé ou Michelle Torr.

Reprendre Piaf est donc un défi souvent relevé mais rarement avec succès. La magie de la voix gouailleuse de Piaf qui se mue velours quand le chant s’élève, la puissance d’un destin charriant des torrents d’émotions, mettent en garde l’interprète. Le fac-similé n’est pas possible.

Marie-Line Weber le sait. Tout à la fois humble et ambitieuse, son ambition précisément n’est pas de « faire du Piaf ». Elle en a pourtant la voix. Elle est l’une des rares à en avoir les moyens ; que l’on se réfère à sa puissance vocale si magistralement tenue, maîtrisée, comme à sa capacité à transmettre des émotions. Marie-Line Weber, qu’elle chante Piaf, Brel ou son propre répertoire, immanquablement bouleverse.

Mais elle dépassa toutes les attentes. Ne cherchant pas à faire jeu égal en épousant les versions originales. Ne cherchant pas à faire revivre Piaf dans le corset d’une v.o. qu’il ne faudrait surtout pas changer. Ayant décelé dans les chansons de Piaf  les bleus à l’âme du blues, elle décida de revisiter entièrement ce répertoire qu’elle connaît si bien sous cet angle neuf. Et ce faisant, elle prend un risque. Celui de ne pas plaire à ceux qui attendent de « la copie » comme à ceux, nombreux, qui n’aiment pas le blues ou qui le croient, le connaissant mal.

Petit rappel. Tout à la fois, genre musical et sensibilité, le blues c’est aussi bien Bettie Smith, John Lee Hooker, B.B.King, que Tom Waits et le solaire Jim Morrison. Le blues, pourrait-on dire, est l’expression la plus intuitive de l’émotion humaine. Originellement chant de liberté de l’esclave dans un Sud raciste qui n’a rien du long baiser pseudo tragique de Clark Gable et de Vivien Leigh. Acoustique, volontiers biographique, débarrassé des fioritures, des cordes oppressantes, le blues va à l’essentiel : la voix. La souffrance. La vérité.

Et le blues est un angle pertinent pour aborder Piaf. Rien à voir avec la reprise salsa de  La vie en rose par Africando qui est travestissement tout au plus. Il ne s’agit pas de faire du nouveau à tout prix. Il faut encore faire du nouveau sans trahir.  Et pour ne pas trahir, il est nécessaire d’avoir fréquenté Piaf au plus intime de son répertoire tout en ayant la volonté et la force de la revisiter. En ce sens, Johnny Hallyday dont on ne peut nier les qualités d’interprète, a sans doute manqué d’envie dans son interprétation de L’hymne à l’amour, propre et vibrant et cependant enfermé dans un piano voix sobre ne masquant rien d’une interprétation trop proche de l’original ; quand sa reprise écorchée piano-voix-violoncelle de Ne me quitte pas de Brel, elle, fera date.

Mais voilà, pour chanter du blues et même du jazz, il faut encore une fois le pouvoir. Ce sont là deux genres musicaux parmi les plus exigeants qui ne pardonnent pas la médiocrité. Il faut posséder une puissance émotive singulière, investie, un timbre granité sans cesser de chanter juste, avec ses tripes. Et ça, ça ne s’apprend pas, ça ne se formate pas. C’est un don magnifié par la vie, les contingences, les aspérités d’une personnalité qui n’aspire qu’à s’incarner sans modèle, que l’on possède ou que l’on ne possède pas.

Marie-Line Weber indéniablement a ce don et sans doute un beau chemin de vie. Avec sa voix mezzo-soprano, elle peut tout chanter. Y compris Piaf et Piaf blues, sans cesser de rester accessible à un public qui aime avant tout la chanson française aux arrangements parfois un peu faciles.

Quand au faîte de l’émotion, sa voix gagne en puissance, elle éloigne le micro, tient la note, et nous bouleverse. C’est encore Piaf mais c’est autre chose. C’est devenu elle. Mon Dieu, L’hymne à l’amour, Padame avec un soupçon d’orient, La foule, Mon légionnaire qu’elle chante sur un tempo ralenti sont devenus ses chansons. Elle swingue sur Johnny n’est pas un ange, s’amuse avec L’homme à la moto. Avec elle, Les blouses blanches prend une dimension moderne, mise en lumière de nos impasses – on songe à Nicholson dans Vol au-dessus d’un nid de coucous - tandis que Je t’ai dans la peau rivalise avec le diamant noir I’m fool to want you de Billie Holiday, et triomphe.

Dans la salle, toutes générations confondues, le public est conquis et réagi, bluffé, applaudissant chaque nouvelle chanson comme une recréation. Il y eut des rappels. Quelques deux cents personnes transportées sous les poutres en chêne de la « Ferme de Monsieur » qui accueillait la première de « Piaf blues ». Les auditeurs avaient oublié La Môme pour découvrir Marie-Line Weber. A la fin du spectacle, ils sont nombreux à l’attendre pour connaître son actualité. Quelle sera sa prochaine date ? Quand sortira son album ?  Marie-Line ne joue pas les stars. Elle ne reste pas longtemps en coulisses et répond avec gentillesse, sans se forcer. Elle vient d’accomplir une rayonnante performance mais semble plus heureuse que fatiguée. C’est une chanteuse professionnelle généreuse qui accompagne chaque année le Téléthon ; et c’est surtout une chanteuse sincère qui ne cherche pas à chanter pour plaire à une mode, à un agent, à un ego. Elle chante parce qu’elle n’a pas le choix, comme toutes les grandes figures du blues, du jazz, du rock, de la chanson à texte et de la musique classique, Marie-Line Weber a  simplement ça « dans la peau ».

Du lard ou du sondage, ne soyons pas grégaires

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A l’heure où les sondages édictent et vous dictent votre choix, ne soyez pas grégaires. Tout peut encore basculer. Ayez la force de vous affirmer.

DU LARD OU DU SONDAGE
Un premier sondage publié au lendemain matin du débat opposant Ségolène Royal à Nicolas Sarkozy annonçait une stabilisation de l’écart 47/53 en faveur du candidat de l’UMP.
Ce sondage avait été cependant réalisé par Opinion Way dont tout le monde ignore à peu près tout, et....Le Figaro, dont la neutralité, n’est-ce pas, n’est plus à démontrer. Effectivement, si ce sont les lecteurs du Figaro qui ont été interrogés, on s’étonne même qu’ils n’aient pas appuyé davantage leur poulain en tête par un bon 90/10.

A présent, c’est au tour de Sofres et de CSA de confirmer et même conforter l’écart qui serait à présent de 10 points : 45-55.

IMPACT RÉEL DU DÉBAT TÉLÉVISÉ ? SÉGOLÈNE ROYAL CONVAINC ET GAGNE LE DÉBAT OUTRE-ATLANTIQUE
Ce débat télévisé dont on annonçait pourtant qu’il n’était pas en mesure de faire bouger de plus d’un point ou deux l’électorat. Incohérence ? Débat où si - mais je reconnais être partisane - Ségolène Royal m’a semblé prendre, et même nettement, l’ascendant sur un Nicolas Sarkozy obséquieux, le regard fuyant, sous Lexomill, cherchant du regard l’appui de PPDA, chacun a su, en inversant les postures, prouver qu’il maîtrisait ses points faibles supputés. M. Nicolas Sarkozy est donc en ce sens parvenu à contenir son ambition, à taire sa stature que, bravache, il n’avait jamais mise en doute, pour démontrer sa capacité de bon chef de cabinet, précis, technique, mais sans vision pour la France, sans épaisseur républicaine, au fait de tous les dossiers (sauf l’EPR ?...), et à la rigueur, honnête premier ministrable.

L’homme de l’action tournait dans un film d’action...au ralenti.

Un débat très suivi, y compris à l’étranger, qui a montré la combativité de Ségolène Royal, sa pugnacité, sa détermination, ses valeurs, et sa désormais force présidentielle, facette qui a séduit outre-atlantique. Les Etats-Unis, ayant le goût du punch et de ceux qui partent à l’offensive et ne s’avouent jamais vaincus, redécouvraient Ségolène Royal. C’était elle, la battante. Et lui, le battu.

Nos sondages nous affirment pourtant le contraire. Nos sondages nous servent un écart de dix point entre les deux candidats au profit du candidat de la droite. Dans ces conditions, où commence la désinformation et où s’arrêtera la Berlusconisation de nos contre-pouvoirs ?

BERLUSCONISATION DES CONTRE-POUVOIRS

La presse, qu’il s’agisse du groupe TF1 de Martin Bouygues, de la Radio et de la Presse écrite avec Arnaud Largardère, mais aussi Serge Dassault (Le Figaro), étant à l’envi contenue dans sa liberté d’informer, par la triade, oui la triade, d’amis qui entoure le candidat de l’UMP. Vous trouvez ça rassurant ? L’ancien directeur de Paris-Match a déjà fait les frais de cette presse sous contrôle. On ne touche pas au chef, on ne touche pas à Nicolas Sarkozy, sinon on gicle.

CINQUIÈME RÉPUBLIQUE RENFORCÉE
Candidat qui, bien sûr, veut non seulement maintenir la Cinquième République mais concentrer encore un peu plus les pouvoirs exécutifs déjà excessifs entre les mains du Président. Tout à la fois Président et super Premier ministre, préparez-vous, si vous faîtes le choix du ministre de l’intérieur sortant qui a su si brillamment attiser la violence dans les banlieues, à un exercice du pouvoir autotélique, qui n’aura de référence que lui-même, qui ne sera contre-balancé par rien, qui ne sera pas équilibré. Attendez-vous à une démocratie sous contrôle.

Je diabolise ? Pas même. Je suis, croyez-le, en deçà de la vérité. La stratégie de victimisation du président de l’UMP a porté. On ne peut plus le mettre face à son bilan, à ses zones d’ombres, immenses, effectives et redoutées, sans le faire passer pour la fragile victime, populiste, la main sur le cœur, la larme à l’oeil, d’un procès prétendument infondé.

LA MANIPULATION DU CENTRE
Dans ces conditions, je trouve éminemment contestable ce report proclamé des voix centristes qui, tout soudain, alors que semblant plus favorable à Ségolène Royal, se cristallise sur Nicolas Sarkozy. Nous connaissions le ralliement des députés UDF, qui ayant subi des pressions, des menaces, se sont empressés de déclarer allégeance à Nicolas Sarkozy pour ne pas risquer d’être défaits aux législatives prochaines, ; leur élection jusqu’à présent dépendant par trop de la « tolérance » de leur voisin de droite, l’UMP, à leur égard.

Ce ralliement n’a surpris personne. Il faut bien "manger".

Mais leurs électeurs heureusement ne dépendent pas d’accords de couloirs entre partis. Ce sont eux qui décident et élisent. Eux qui reconduisent ou éconduisent les sortants. Eux, c’est vous. Vous qui avez ce pouvoir. Vous qui avez ce droit inaliénable.

VOUS

C’est VOUS qui faites l’élection. Ne vous laissez pas déposséder de votre vote, de votre liberté, car dans cette "démocratie" sur-représentative qu’appelle de ses voeux Nicolas Sarkozy, une fois votre vote engrangé, capitalisé, vous ne déciderez plus de rien. Si ce n’est dans la rue. Dans le blocage social. Qui peut vouloir de cela ?

D’autres "ralliements" de justesse ont surpris davantage.

FÉLONS
Nous avions connu un épisode de félonie avec dans le rôle du traître, du Judas de la gauche, Eric Besson, dont les propos fielleux trouvèrent bien évidemment tribune dans Le Figaro, avant que, passant à l’UMP, une place ne lui fût promise dans le futur Reich sarkoziste. Chacun comprendra l’intérêt pour Nicolas Sarkozy d’avoir rallié à lui l’ancien Chargé des questions économiques dans la campagne de Ségolène Royal - son prétendu point faible.

Reste que ces méthodes ne sont pas celles de la gauche et ne le seront, je veux le croire, jamais. Si elles servent celui qui accueille le traître, qui a su conserver sa dignité ne peut pas s’en enorgueillir sans en être souillé.

C’était là surtout l’occasion de recueillir quelques confidences personnelles sur l’équipe de Ségolène Royal, sur sa stratégie et... sur ses points faibles. La manœuvre n’a échappé à personne. Pauvre Besson. Nous lui souhaiterions presque la victoire de son nouveau champion. Car sinon, son avenir est mal assuré. Et même encore. M. Besson devra garder à l’esprit, que personne n’aime les traîtres. L’UMP ne déroge pas.

Certes Séguéla, le publicitaire de talent, l’accoucheur de "la force tranquille", engagé jadis auprès de François Mitterrand, était passé à l’ennemi après avoir voté au premier tour Ségolène Royal. Que lui a-t-on promis ?

Mais vous n’êtes pas Jacques Séguéla. Vous êtes encore moins Eric Besson. Vous n’êtes pas corruptibles.

NICOLAS SARKOZY EN OFF
Azouz Begag, ministre sortant qui fit le choix de se rallier à François Bayrou, par conviction et foi en la démocratie devant le cap extrême qu’avait pris la campagne de Nicolas Sarkozy, voulant (et il y parviendra) ramasser les voix de l’extrême-droite, proposant pour ce faire un ministère de l’Identité Nationale, reçut pour ce choix de l’indépendance un coup de téléphone de Nicolas Sarkozy lui éructant : « sale connard, sale connard, sale connard, je vais te casser... ». Jamais confiait-il hier soir dans le portrait croisé consacré aux deux candidats sur Envoyé Spécial, il n’avait été insulté de la sorte.

LE CHOIX DE FRANCOIS BAYROU
François Bayrou a déclaré qu’il ne voterait pas Nicolas Sarkozy. Et vous ? Nous préférons tous nous prononcer POUR un candidat plutôt que CONTRE. Mais à la veille d’une crise démocratique en plus d’une crise sociale et d’une crise économique - car les partenaires sociaux sont d’ores et déjà décidés à faire barrage à la politique brutale de Nicolas Sarkozy -, le moment n’est pas au bulletin tiède.

Si votre choix, d’obédience et d’une obédience qui ne sera pas dépassée, se porte résolument sur Nicolas Sarkozy, alors votez pour lui.

Pour les autres, moins partisans mais séduits par le discours, par l’homme, par les "trucs" rhétoriques et la fausse proximité de Nicolas Sarkozy moins sincère que Jacques Chirac, alors allez-y, mais allez-y en conscience.

En revanche, si vous préférez la concertation, le dialogue, l’humilité et l’économie des gaspillages, une vision qui se porte à long terme et pas non seulement à court terme dans le bouillonnement un rien frénétique, il est vrai médiatique, mais stérile de l’action pour l’action, de l’action qu’aucune réflexion ne précède. Bref, si vous préférez louer et promouvoir l’intelligence qui écoute et fédère, la créativité, la synergie des compétences, plutôt que le culte du chef et de la force brutale, arrogante et stupide. Si c’est ce modèle-là de République que vous appelez de tout votre cœur et de toute votre raison, prononcez-vous en conséquent.

UN CHOIX MORAL

J’en appelle aux gaullistes. Je regrette déjà Jacques Chirac. Chirac s’est rallié mais souvenez-vous de son discours. De son intransigeance à l’égard des idées d’extrême droite et de la qualité de sa politique internationale. Regardez en vous-mêmes. Votre candidat représente l’exacte antithèse des valeurs portées par le Général De Gaulle. Il a déjà plié un genou devant George W. Bush. Il ne croit pas en la République, il ne croit pas en l’abnégation à servir la France, il ne croit qu’en lui-même. Sa morale s’arrête là.

VOIR PLUS LOIN QUE LA DÉMAGOGIE
Je sais que la harangue sur les « heures supplémentaires » exhonérées de charge ou d’impôts, selon la partie concernée, peut séduire. Qui ne veut "gagner plus" ? Mais outre que ce qui doit prévaloir, c’est que plus de gens dans notre pays puissent travailler et toucher le fruit de leur travail, un salaire digne qui reconnaît à sa juste valeur le travail, sachez, que contrairement à ce que laisse entendre le candidat de l’UMP, vous n’aurez pas le choix de les choisir ou de les subir ces heures supplémentaires. Sachez encore qu’elles existent déjà.

Ce n’est pas vous qui déciderez. Vous ne gagnerez pas non plus à ce que le droit du travail soit assoupli. Vous ne serez plus protégés et ce sera sans contreparties. Voulez-vous d’un CPE unique ? C’est ça le contrat unique de Nicolas Sarkozy.

Voyez clair dans la démagogie. Une qualité dans laquelle il est vrai, Nicolas Sarkozy, excelle. Ne laissez pas ainsi votre intelligence, votre clairvoyance insultées.

NE SOYEZ PAS GRÉGAIRES
Ces derniers sondages plus que jamais m’interrogent. Comme si le pari avait été fait que le peuple électeur, grégaire, allait être influencé par l’écart qui se creuse fictivement et voter pour le plus fort.

Ne soyez pas grégaires, méfiez-vous et défiez-vous des sondages. Ayez le courage d’être libres. Affirmez-votre indépendance. Faites mentir ceux qui ont parié sur votre suivisme, et particulièrement sur le suivisme des indécis. Renversez ceux qui ont osé parier sur votre absence d’esprit critique, qui voient en vous des moutons de Panurge. Qui approchent de vous le couteau pour vous tondre en raillant votre caractère accomodant. Au moment du scrutin, VOUS AVEZ LE POUVOIR.

Il ne faut pas jouer avec les urnes. Il ne faut pas jouer avec nos libertés. Le 6 mai, votre vote ne dépendra pas d’un sondage. Le 6 mai, VOUS serez libres.

Ne votez pas un pistolet sur la tempe.

Une première victoire démocratique

Sgolnesarkozy
La France s’est ressaisie. Sans que cette victoire n’appartienne à personne, si ce n’est aux électeurs, toutes obédiences confondues. Le 22 avril signe un formidable sursaut démocratique avec un taux de participation exceptionnel (84,6) ; et un Front National, qui avec moins de 11% des voix, réalise son plus mauvais score depuis 1974. Certes, les conditions de cet affaissement nous sont connues et expliquent que le candidat en tête, Nicolas Sarkozy, avec ses « cicatrices » au cœur, et sans doute, ses bleus à l’arme… coalise tant contre lui.

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Déjeunez sur l’herbe !

Monetroutechailly_2 Et si vous pique-niquiez aux portes des musées ? L’offre muséale parisienne est, en ce moment, particulièrement attrayante.

Quand Le Louvre propose un jeu de piste fascinant sur les traces du sculpteur grec Praxitèle, Le Grand Palais réplique par une exposition envoûtante consacrée à l’Inde Classique. Le Musée du Luxembourg tente une sortie en F2, avançant son pion de cristal, le cristallier Lalique. Mais c’est D’Orsay, qui, en ce début de printemps où il fait bon paresser en terrasse remporte, semble-t-il, la mise. Respirez à pleins poumons, D’Orsay nous offre un grand bol d’air....en plein Paris. Comment résister à son exposition temporaire (6 mars-13 mai) « La forêt de Fontainebleau, un atelier grandeur nature.» Prenez vos pinceaux et transportez-vous dans un haut lieu symbolique.

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Dans votre assiette. Le petit bout de la lorgnette ?

Pkin_express_2 La télé, dans ses émissions de prime abord les moins ambitieuses, dispenserait des leçons pour qui sait les prendre... Des leçons de quoi ? De relativisme culturel. Hier, le jeu Pékin Express fit réagir la SPA. Car ses candidats eurent droit à un repas de chiens – au sens propre – qui plus est sans en être avertis.
Touchons-nous là les limites de l’ethnocentrisme ? Est-il moins choquant de manger du cheval, des cuisses de grenouilles, des escargots, du foie gras, et autres mets made in France, iconoclastes, voire barbares, vus de l’étranger ? La tradition peut-elle tout permettre ? Le relativisme culturel est-il le dernier sésame ? Doit-on défendre le Goût, ou les goûts ? Quand notre assiette se fait miroir. Traversons-la pour un court voyage en amont de nos fourchettes. Et même si vous ne l'êtes pas, n'en doutez plus, vous êtes dans votre assiette...

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France-Bucarest-Express. Escale en Roumanie, un pays méconnu

LescueilleusesAïda, (alias Ecaterina dans la blogosphère), ex journaliste roumaine de 31 ans, Présidente de l’association Activaussi, n’est pas de ceux qui se résignent par mol humanisme. Elle refuse d’accepter "ce monde qui ne sait plus rêver" par conformisme, cynisme ou ignorance ? Il faut(avoir envie de) connaître pour aimer. Elle nous propose donc, en quelques photos légendées, de rattraper le temps que nous font perdre les stéréotypes comme l'incuriosité. Mettons sans plus attendre nos pas dans les siens pour découvrir la Roumanie au-delà des clichés. Un pays qui fait « aussi » partie de l’Europe, nous rappelle-t-elle.

Textes et photos, Ecaterina.

" La vieille Roumanie

La Roumanie -aussi- vient d'entrer dans l'Europe.  Mais que savons-nous de ce pays à part la mort en direct des Ceausescu et les enfants des rues ou autre mendiants des trottoirs parisiens? J'ai envie de vous présenter à travers trois images l'âme roumaine. Avant que le progrès ne l’étouffe.

J'ai choisi trois photos que nous pouvons appeler "traditions", "art" et "foi" où(…) s'exprime depuis deux mille ans » l’âme roumaine.

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De Bombay à Buffon

Photo0505_4 Je vous ai laissé quelques jours et vous retrouve avec grand plaisir pour une chronique littéraire, salon du livre « oblige ».

Celui-ci, cette année, augurait des meilleurs crus et ne déçut point. Il vient de s’achever, et, carafé, le large choix qu’il offrait à ses visiteurs se décante.

L’Inde et ses dix-huit langues officielles (constitutionnelles) y était à l’honneur. Sans surprise, sur les étals des éditeurs ou libraires, les oeuvres traduites de l’anglais y demeuraient plus nombreuses que celles traduites de l’hindi, tamoul, ourdou, bengali, malayalam… Les nombreux auteurs en langues vernaculaires, s’ils connaissent plus de succès dans leur pays et région où leur langue se pratique, ne sont pas aussi exportables que les écrivains indiens qui écrivent en anglais ; appelons-les "anglo-scriptoriaux". Ce n’est pas choix de capacité. Certains écrivains indiens anglophones parfaitement bilingues ont préféré écrire dans leur langue de cœur, leur langue natale. Ce choix linguistique est le plus honorable qui soit. Ces « auteurs vernaculaires » sont aujourd’hui les gardiens de la diversité culturelle de l’Inde. Ce patchwork, aussi précieux que complexe, de saveurs, d’idiomes, de religions, d’Etats,… puissamment fédéré. Ce continent traditionnel qui se fond telle une anguille dans le "Dallas" impitoyable de la globalisation. Ce paradoxe vivant. Feuilletons-le ensemble.

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Les notes récentes

Lecteurs en images

Ma contribution citoyenne

  • Rédacteur Sportvox
  • Rédacteur Agoravox

"Racines" - Album Photo

  • Cup_of_tea_wet
    Quelques clichés pris dans ma région natale entre Vercors et Oisans.

Elle innove

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  • PLANETARGONAUTES.EU
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  • Chroniques d'une reconversion annoncée...
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    Le réseau d'aide à l'emploi des documentalistes orchestré par Adeline, documentaliste-rédactrice spécialisée dans le domaine économique.
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    L'excellente Hélène Marzolf vient de passer le témoin bloggeur à Cécile Maveyraud. Ce blog TV de Télérama - le sujet s'y prête - est particulièrement drôle, croustillant comme un crumble au crunch, sarcastique comme le "câble par la queue d'Hélène Marzov". Ennemis des contrepèteries passez votre chemin. Mais de toute façon c'est le site en entier de Télérama qui est réussi. L'hebdo tv culturel a compris comment faire de son site un argument en ce temps économiquement morose pour la presse française.
  • Jean-Claude Djian
    Le site dense et incontournable d'un journaliste indépendant dans sa plume et sa pensée. Un blog très pro et engagé.

avril 2008

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