Ma Photo

Interview Blog emploi Challenge

  • Le Blog Emploi Challenge
    En cliquant sur ce lien, vous vous ferez une idée de mon parcours, de ma recherche, de mes projets, sans doute + précise qu'à travers la lettre de motivation qui figure sur mon blog. Merci à Bertrand Duperrin qui a réalisé cette interview.

Les commentaires récents

Eurêka !

  • Pour effectuer une recherche sur ce blog et trouver

De palimpsestes en Shalimar

  • Edward Whymper: Escalades dans les Alpes

    Edward Whymper: Escalades dans les Alpes
    Bien loin de nos ascensions rendues périlleuses par la témérité et la recherche de l'exploit pour l'exploit, les escalades de Whymper qui brava - entre autres - le Cervin, se faisaient avec de mauvaises de corde en chanvre. Elles appartiennent à un temps où l'exploration des sommets était l'aventure la plus fascinante qui soit et les sommets à conquérir des déités vengeresses à se concilier à force de respect, de courage et... de prudence. Elles appartiennent à cette culture, à cette mémoire européenne qui nous est commune.

  • T. S. Eliot: The Waste Land and Other Writings

    T. S. Eliot: The Waste Land and Other Writings
    A lire en langue. Toute traduction serait inégociable...

  • Olivier Pétré-Grenouilleau: Les traites négrières - essai d'histoire globale

    Olivier Pétré-Grenouilleau: Les traites négrières - essai d'histoire globale
    Prix du Sénat du livre d'histoire Chateaubriand de la Vallée-aux-loups de l'essai de l'Académie Française 2005. Pour comprendre comment cette infamie a pu durer aussi longtemps. Qui a dit que le Sénat ne servait à rien ?

  • Ezekiel Nissim: Collected Poems

    Ezekiel Nissim: Collected Poems
    Professeur d'anglais, critique, dramaturge mais surtout poète, c'est là un beau florilège pour découvrir cette grande voix de la poésie indienne. Nissim Ezekiel nous a quitté le 9 mars 2004 à l'âge de 79 ans.

  • Jeremy Rifkin: La fin du travail

    Jeremy Rifkin: La fin du travail
    L'essai incontournable d'un économiste américain qui perçoit déjà les limites de la voie anglo-saxonne.

  • Alexandre de Lur Saluces : La Morale d'Yquem - Entretiens avec Jean-paul Kauffmann

    Alexandre de Lur Saluces : La Morale d'Yquem - Entretiens avec Jean-paul Kauffmann
    On n'obtient pas le plus grand vin liquoreux au monde sans une morale, une éthique absolument exceptionnelle dans le monde viticole. On ne travaille pas à Yquem, on vit pour Yquem, on se voue à Yquem. C'est cette exigence et les astreintes nobles pour parvenir à élaborer un vin ineffable que nous retrace ce livre ; dialogue passionnant entre Jean-Paul Kauffmann, journaliste tombé sous le charme et sortilège d'Yquem, et celui qui mène l'héritage avec amour et abnégation, Alexandre de Lur Saluces.

  • Borges: Enquêtes

    Borges: Enquêtes
    L'enquête est ici - pas étonnant vous lisez Borges - philologique. Sans s'en rendre compte, tant le bougre a de talent, on glisse d'un auteur, d'une époque, d'un pays à l'autre, subjugués.

  • la Pléiade: Marivaux

    la Pléiade: Marivaux
    Du jeu de l'amour et du hasard à L'ile des esclaves, Marivaux n'est pas si léger qu'on croit, il y a de la sociologie, beaucoup de sociologie et de la politique dans toutes ses pièces. Là encore, à lire en La Pléiade, car tout tout se déguste quand on se pique de lire l'immense Marivaux. Un théatre aussi délectable, au fond, lu que joué. Badin et fin comportementaliste à la fois, chacune des pièces de Marivaux est enlevée, un tour de force !

  • Marguerite Yourcenar: Les mémoires d'Hadrien

    Marguerite Yourcenar: Les mémoires d'Hadrien
    Hadriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiien !!! Adrienne est très loin de l'empereur brossé avec succulence par Marguerite Yourcenar, première académicienne, envers et contre tous les phallocrates que compte cette institution...

  • La Pléiade: Ernest Hemingway

    La Pléiade: Ernest Hemingway
    Eh bien oui, Ernest Hemingway vaut bien mieux que tous les clichés que l'on peut avoir sur lui. Au point que lorsque l'on commence, on dévore très vite ses oeuvres complètes en La Pléiade.

  • revue Europe: Littératures de l'Inde

    revue Europe: Littératures de l'Inde
    C'est un numéro d'Europe (la revue littéraire par excellence) qui date quand même d'Avril 2001 mais quelle révélation ! Un numéro fantastique qui met enfin en lumière les littératures extraordinairement riches de ce continent. Sur www.europe-revue.info vous pourrez encore le commander

  • D'Holbac: Histoire critique de Jésus-Christ
    Ce n'est pas une posologie de l'athéisme façon Onfray, philosophe qui n'a pas le centième du talent du baron d'Holbac. C'est un raisonnement réinventé, plus rigoureux, une méthodologie critique extraordinairement facile qui s'applique ici aux miracles de la foi chrétienne par l'un des plus grands penseurs et inventeur du matérialisme philosophique.
  • Spinoza: L'éthique

    Spinoza: L'éthique
    Sur une île déserte, allez, c'est l'opus cogitendi que j'emporterais.

  • James Joyce: Ulysse

    James Joyce: Ulysse
    Un livre tout smplement inépuisable. D'une complexité narrative délicieuse. Il a tout réinventé, cet homme. Lire aussi Dedalus, et si vous avez le cerveau en forme, Finnegans wake, of course.

  • Jack Kerouac: Les clochards célestes
    Jack Kerouac, le plus grand écrivain de la Beat generation. Plus grand encore que Ginsberg ! Bien moins connu que "Sur la Route", c'est pour moi son chef d'oeuvre avec le new-yorkais "Big Sur". A lire en grand format, NRF gallimard.
  • : Le guide Hachette des vins

    Le guide Hachette des vins
    La référence pour les amateurs de vins.

  • Brigitte Aubert: La mort des bois

    Brigitte Aubert: La mort des bois
    Amateurs de polar, c'est son meilleur ! Dans cette série, tout se passe depuis le point de vue de l'héroïne paralytique et muette. Brigitte Aubert dont tous les polars sont un régal exploite fructueusement le procédé narratif du monologue intérieur. La mort des neiges a suivi. Belle réussite également.

  • Ernesto de Martino: Le Monde magique

    Ernesto de Martino: Le Monde magique
    Une référence ! Ce professeur d'histoire des religions à l'université de Cagliari, particulièrement attentif à l'ethnographie sicilienne a aidé à penser autrement "l'alternative entre magie et rationalité" qui a construit notre civilisation moderne. Le Monde Magique paru en 1948 peut sembler aride mais sa lecture est fascinante et la pensée de De Martino, presque soixante ans après, toujours vivante.

  • La Pléiade (Textes traduits, présentés et annotés par Paule Charles-Dominique): Voyageurs arabes

    La Pléiade (Textes traduits, présentés et annotés par Paule Charles-Dominique): Voyageurs arabes
    En ce temps de communication ultra-rapide, et parfois agressive, facilitant les amalgames ; d'almagame, par exemple, entre Islam et fondamentalisme, en ce temps encore d'affrontements communautaires, de vitriols (oui, au pluriel) racistes, découvrez réunis tout récemment par la Pléiade les récits des chroniqueurs Ibn Fadlân, Ibn Jubayr, Ibn Battuta et un auteur anonyme qui vous introduiront à un Islam voyageur curieux du monde (XIVes et antérieur) que nous connaissons encore plus mal.

sentes sonores

  • Billie Holiday - I'm a fool to want you

    I'm a fool to want you
    Billie Holiday: Lady in satin

    Sans doute la voix la plus bouleversante du jazz. Ce n'est pas seulement cet album, celui du magnifique "I'm a fool to want you", mais toute sa discographie qui est à (re)découvrir. Ne passez pas non plus à côté de l'album élégant : "Songs for distingue lovers."

  • Nicole Willis -

    Nicole Willis: Keep Reachin'up
    La nouvelle âme de la soul. Une voix superbe. Des arrangements virtuoses. Divinement swinguant.

  • Natacha Atlas -

    Natacha Atlas: Mish Maoul
    Toujours cette ligne de partage entre Orient et Occident au coeur des albums de Natacha Atlas, et plus que jamais le mariage entre musiques traditionnelles et électro. Intense. Sublime. La réconciliation le temps d'un album. Une invitation à la paix.

  • Jean-Louis Murat -

    Jean-Louis Murat: Taormina
    Murat n'en finit pas de produire mais, cette fois-ci, c'est un album aux accents blues. Une bonne cuvée !

  • Katie Melua - Spider's web

    Spider's web
    Katie Melua: Piece by piece

    Un joli disque de ballades blues-jazz-pop emmené par la voix chantilly de Katie Melua. Offrez-vous un peu de douceur.

  • Bia - Comme une vague. Como uma onda

    Comme une vague. Como uma onda
    Bia: Coeur vagabond// coraçao vagabundo

    L'album prenant et réversible (vous allez comprendre) de Bia, artiste brésilienne francophile et francophone, qui, après avoir parcouru le monde a décidé de poser ses valises en France. Elle a voulu nous faire partager ses titres coups de coeur dans les deux cultures en choisissant d'interpréter en français des chansons brésiliennes et de chanter en brésilien les titres français, allant de Belle-île-en-mer à l'étonnante La mauvaise réputation de Brassens. Une réussite. Toutes les traductions sont de Bia, parfaitement bilingue.

  • Gérard Manset - "Ne les réveillez pas"

    "Ne les réveillez pas"
    Gérard Manset: Obok

    Le dernier opus inspiré du plus énigmatique, incernable chanteur, parolier et compositeur français. Il paraît même qu'il accepterait de sortir de son invisibilité pour une tournée. Un événement !

  • Hubert Félix Thiéfaine - Les jardins sauvages

    Les jardins sauvages
    Hubert Félix Thiéfaine: Scandale mélancolique

    Musicalement rien de chavirant, titre composé par le chanteur de Mickey 3d, mais texte très inspiré, d'une sensualité vénéneuse que HFT sait porter.

  • Paul McCartney -

    Paul McCartney: Ram
    L'album "pastoral", entièrement acoustique, simple et dépouillé du grand mélodiste, ex Beatles. Son meilleur cru qui vieillit excellemment.

  • Robert Wyatt - Beware

    Beware
    Robert Wyatt: Cuckooland

    Forêt électronique animée par la voix séraphique de Robert Wyatt tant elle plane (un oiseau ou un ange ?) et maîtrise les aigus. Mais c'est toute la discographie du grand maître du rock progressif (Rock Botton) et de la fusion de la pop et du jazz qui est à découvrir !

Blog powered by TypePad

Accueil | avril 2006 »

Magritte - «Ceci continue à ne pas être une pipe» -

Magrittepipesm

Paris est une jungle et l’exposition du Douanier Rousseau au Grand Palais est là pour nous le rappeler. Autre jungle, non pas figurative mais bien jungle au figuré tant le monde s’y presse, l’exposition Cézanne et Pissarro au Musée d’Orsay.

Entre les deux, un îlot presque sauvage, le musée Maillol ! L’exposition «Magritte tout en papier» qui s’y déroule est un vrai bonheur. Les titres joyeusement insolents de Magritte sont là pour reprogrammer la perception que l’on aura nécessairement – IL le veut – de son œuvre.

Car Magritte donne un cours magistral au spectateur. Il dirige sa perception tout en l’étirant avec facétie. Eh oui, un serpent chez ce peintre, serpent de gouache, prend des allures de dentifrice. Magritte provoque, éveille. Multipliant les avertissements, les provocations salutaires, sollicitant : «ceci n’est pas une pipe». Et plus loin, «ceci continue à ne pas être une pipe».

L’affiche choisie par le Musée Maillol représente une chaussure se terminant par un pied. Magritte_chausseur_chauss Dans un glissement métonymique l’instrument et l’utilisateur, l’organe et l’artifice se rejoignent comme soudés par le lien fonctionnaliste de l’utilité. Un pied c’est fait de façon innée pour marcher, une chaussure, imitation humaine de l’organe pour protéger l’organe, aussi ! C’est peut-être ça le sens de ces créatures mixtes mythiques qui frappent nos imaginations et que sont centaures, silènes, minotaures et autres sirènes. Un lien d’utilité artificiel – c’est-à-dire inventé par l’homme – qui domine et accouche de créatures hybrides. Un lien qui prolonge et se substitue à la création naturelle. L’homme et ses parures ne cesse de s’hybrider.

Magritte_the_rape Toujours régie par ce principe de la métonymie, la toile intitulée « Le viol » déclinée en plusieurs versions, présente un visage de femme – la victime - qui est en fait un agrégat des organes attentés par le violeur. La femme représentée subit en quelque sorte deux fois le viol. Le deuxième viol étant un viol représentatif d’une femme niée en tant que sujet, réduite à la chair blessée, aux organes qui la différencient d’un homme.

Peintre intellectuel, brasseur et casseur de ses propres concepts, surréaliste puisant ses énigmes au grand code du rêve. Visionnaire farceur qui joue avec nos classifications, qui joue avec les mots qu’il placarde à l’intérieur du dessin. Les deux grands types de référents (mots et images) rivalisent souvent au sein de l’œuvre, créant un décalage entre ce que l’on lit, ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas et qui est encore plus important. Trompeloeil Notre imagination rêveuse et cultivée est appelée à reconstruire les dessins-rébus de Magritte. Des rébus faits de conflits représentatifs, de collages, de décors en trompe-l’œil savamment mis en scène ; avec ce fameux procédé de la  mise en abyme, exhibitionnisme commentatif où l’œuvre est peinte dans l’œuvre elle-même et la commente - le tableau peignant le ciel et se confondant avec lui.

«Ceci n’est pas pipe», donc. Pourquoi ? C’est bien une pipe qui est peinte. Parce que le référé « pipe », l’objet fumant auquel on se réfère n’est pas de l’art. Parce que l’art travestit, transforme et sublime tout ce à quoi il se réfère. Il excède tous les référés et capitalise les référents, les emboîte, les unifie sans jamais se réduire à eux. Magritte impressionne jusque dans les affiches syndicales qu’on lui commande. A la fin, devenu «vache», plus vitriolant dans son propos, plus subversif parce qu’incompris, mal aimé, l’artiste décline ses aigles de cauchemar. Comme celui picorant le foie – ou est-ce le cœur – d’une jeune-fille. Magritte fait alors jouer des couleurs plus criantes, avec un air de cubisme et de fauvisme dans la représentation. Maison_du_bord_de_nuit Inquiétante étrangeté d’une maison du bord de nuit éclairée par un réverbère. Et le ciel qui dit tout le contraire avec sa lumière diurne un peu canine, sa lumière entre chien et loup. Parenthèse dans le jour qui commence et où le fantastique semble pouvoir surgir n’importe quand. Le langage du rêve peut alors devenir celui de la réalité.

C’est tout cela Magritte. Le jeu de l’interprétation, la tentation de comprendre le rêve, observatoire distordu de nos réalités pour mieux saisir la vie et un présent complexe qui se dérobe constamment entre une matière révolue et un tableau à construire. Magritte ré-encode le rêve dans un langage encore plus universel et encore plus subjectif, la création artistique.

L’exposition « Magritte tout en papier » est une jubilation pour l’esprit. Chacun se penche sur les dessins et tente d’abord de comprendre la corrélation entre le titre et ce qu’il voit. Le spectateur est invité à réagir, il n’est pas passif, il n’est pas l’otage de l’art. Attendant que le voisin nous cède la place devant l’œuvre, on dissèque, on joue à l’apprenti-démiurge. Et puis parfois on échange un regard stupéfait avec un parfait inconnu qui semble penser lui aussi : mais qu’a-t-il voulu dire ?

Devant moi un temps, deux sexagénaires coupées « Deneuve » haussaient synchrones les sourcils devant une toile de la période «vache» de Magritte. Elles murmuraient : « mon dieu, ça n’a pas de sens, de quoi ce pauvre garçon a-t-il pu manquer pour délirer ainsi ? »

Pourtant même quand on croit venir à bout de la signification d’un dessin, bien sûr dans sa globalité l’œuvre triomphe toujours de son spectateur critique. Cette exposition qui présente un pan inhabituel de l’œuvre de Magritte, ses dessins préparatoires, ses esquisses, ses collages, sa correspondance bien dessinée, ses études à la gouache ou tirées de peinture. Un versant  palpitant. Le spectateur sort heureux et transfiguré par cette expérience «laborantine». Exposition « Magritte tout en papier » au Musée Maillol jusqu’au 19 juin. Adresse : 61 rue de Grenelle 75006 Paris. Site : www.museemaillol.com

Allez-y ! Ceci continue à ne pas être à manquer….

L'orgueil d'un seul paralyse la France

_20_villepin_ap Trois millions et puis ? Un contre tous, tous contre lui...Villepin se braque par orgueil. Qu'est devenu celui qui avait tenu tête aux Etats-Unis pour de nobles raisons, refusant la guerre en Irak. Le monde ne voit bientôt en lui qu'un psychorigide navrant indigne du poste qu'il occupe. Dommage.

Mardi 28 mars. Manifs très attendues dans toute la France. Un temps d'orage à ne pas mettre une banderole dehors mais les manifestants sont là et bien là. A 16h30, la police dénombrait 892 000 personnes sans compter Paris. On annonce déjà un premier chiffre de 700 000 personnes à Paris. 60 000 selon les syndicats à paris, la plus grosse mobilisation depuis longtemps. Alors combien ? 2 millions, 3 millions ? Mais pour ce gouvernement d’une surdité invraisemblable, le nombre ne signifie rien, la voix de la rue est méprisée. Et cette phrase forte d’une salariée excédée : «On est gouverné par des gens qui relèvent de la psychiatrie !» Un gouvernement aux méthodes si peu diplomates qu’elles finissent par exaspérer le n°2, Nicolas Sarkozy, qui rêve de donner à son n° 1 une leçon de compromis et ne l’a pas caché, hier, à Douai.

Anti_cpe (Photo prise sur le site de Libération). Avant 16h, je joignais la manifestation à Bastille. Le long du boulevard Richard Lenoir qui y menait, des cordons de sécurité, des files d’autocars, et déjà la rumeur légitime du NON au CPE réveillait quelques boulistes tandis que devant moi des gens armaient leur caméscope. La mobilisation était impressionnante, et en dépit du nombre évoluait avec la sérénité – si je peux oser la comparaison - d’un éléphant indien. Quand une rafale de grêle s’abattit sur le cortège, l’animal fit face. La mobilisation policière elle aussi était impressionnante. Pas pour les mêmes raisons. Les CRS verrouillant grands axes et ruelles en cas de débordement. Molosses tout en matraques avec visière en plastique, petits Playmobile blindés. Sur les côtés, des militants de toutes obédiences essentiellement syndicales et associatives distribuaient des tracts. Une association palestinienne invitait également avec force musique à s’intéresser à leur cause, rappelons qu’aujourd’hui se jouent les élections israéliennes et que nous connaîtrons le successeur d’Ariel Sharon. Le résultat pour ces deux peuples est crucial.

A l’intérieur du cortège, une foule composite. Des jeunes bien sûr, des profs, des syndicalistes, des salariés mais aussi des retraités venus manifester leur sympathie aux manifestants. On peut avoir 70 ans et se sentir concernés par ce contrat qui précarise encore un peu plus la jeunesse. Rappelons que 63% des français d’après un sondage effectué par le Monde se disent opposés au CPE. C’est donc un rejet fort, qui rassemble les classes sociales et les générations, un rejet presque unanime. Même le Medef que Dominique de Villepin a cru s’accommoder en créant ce nouveau contrat légalisant les licenciements intempestifs, appelle aujourd’hui à la suspension du CPE, qui, avec la crise qu’il entraîne, le gêne.

Rpu1 (Cette photo et suivantes réalisées par Marie Trarieux). Lorsque la tête de la manifestation atteignit République, deux jeunes étudiants juchés sur un char de fortune et brandissant un haut-parleur donnaient les consignes de dispersion aux arrivants. Ils exhortaient une dernière fois les salariés à poursuivre la grève si le gouvernement ne pliait pas. Disciplinés, les manifestants gagnèrent la bouche de métro centrale sous la statue républicaine. Beaucoup s’étaient massés, manifestants ou simples spectateurs, sur l’escalier de la brasserie Chez Jenny. Leur faisant face une vingtaine de CRS avait pris leurs quartiers devant chez Léon. On n’avait pas envie de les inviter à prendre une frite.

"Je ne souhaite pas vous répondre."

Fourgons Quand je quittais moi aussi la place, je passais devant les CRS et les policiers extrêmement nombreux Avenue de la République. Un barrage était posé sur cette avenue et derrière les cohortes de CRS, les fourgons de police s’entassaient. Crs

Je m’approchais de deux policiers et leur demandais le plus ingénument et sympathiquement possible comment ils vivaient les événements. Je sentis le plus jeune prêt à me répondre tandis que l’autre le musela en répondant si l'on peut dire : « je ne vous répondrai pas ». Vous avez des consignes, lui demandais-je. « Non, mais je ne souhaite pas vous répondre ». Pas très crédible. Il était mal à l’aise. Villepin, kamikaze d'un nouveau genre, kamikaze hautain, non plus ne souhaite pas répondre à ce mécontentement qui gronde, à cette exaspération de "la rue" face à l'incompétence. La compétition politique qui l'oppose à Nicolas Sarkozy l'a rendu autiste à tout ce qui n'émane pas de lui-même. Car "la rue" rejette les fausses bonnes réformes du gouvernement, et rejette sa méthode brutale, expéditive, sans tact, irréfléchie. Une rancoeur qui ne cesse de grandir mobilisant bien au-delà de ceux qui manifestent. Un peu plus loin, un autre policier semblait surveiller la scène. Je quittais les lieux au moment où les automobilistes retrouvaient, soulagés, leur trajet habituel. Combien de temps le gouvernement continuera-t-il à vouloir aller dans le mur ? Suicidant sa lice, menaçant sa croissance, étranglant les transports, compliquant le quotidien de salariés déjà suffisamment stressés, ranimant peut-être demain des foyers de violence dans cette jeunesse désoeuvrée rejettée aux portes des villes.

L’idée à Litz

Clafoutis 

Un avant-goût d’été ? Le printemps commence à peine et déjà le goût de la cerise manque au palais. Avouons-le tout de suite, la recette qui suit n’est pas de mon cru. Voici l’une des recettes parmi tant de variantes du clafoutis aux cerises, celle d’Astrid Collet mise en ligne sur linternaute.fr. Pour cette internaute au nom musical,  Jane Litz, dont le seul patronyme méritait qu’on s’y arrête, quel rêve que cette recette succulente «pas prise de tête», miraculeuse tant dans sa vie privée que professionnelle. Car Jane est « auxiliaire de vie à domicile » et ses « malades qui ne veulent plus se nourrir mangent (son) clafoutis avec plaisir.».

Difficulté ? Facile !
Préparation : 20 mn
Cuisson : 45 mn
Repos/RTT : aucunes
Temps total : 65 mn

« Pour 4 personnes :
- 750 g de cerises bien mûres
- 100 g de farine
- 1/2 sachet de levure en poudre
- 4 oeufs
- 125 g de sucre
- 2 pincée de sel
- 25 g de beurre
- 25 cl de lait
- 1 sachet de sucre vanillé

1/ Préchauffer le four à 180°C.
Laver, équeuter et éventuellement dénoyauter les cerises. Réserver.

2/ Dans un saladier, battre les oeufs en omelette. Ajouter le sucre et le sel, et fouetter 5 minutes. Verser la farine et la levure. Mélanger délicatement à la spatule en bois. Ajouter progressivement 25 g de beurre fondu et le lait.

3/ Beurrer un plat à gratin. Disposer les cerises dans le plat et verser l'appareil dessus.
Enfourner et cuire 45 mn à 180°C.

4/ saupoudrer de sucre vanillé à la sortie du four


Servir tel quel ce clafoutis. Ne se démoule pas.» Fin de citation. Place à la glose.

LA GLOSE : Sa créatrice le mange légèrement tiède, et c’est vrai que tiède ses saveurs sont sublimées. Par contre elle dénoyaute tout en signalant que c’est se priver de saveur ; et là, c’est vraiment un sacrilège. On peut mettre moins de lait et un peu de crème. Bien sûr si vous avez du lait cru il se suffira à lui-même. Choisissez également un beurre gastronomique. Quant aux cerises, elle ne vous précise pas lesquelles. Eh bien, soit vous optez pour les belles et charnues Burlat, soit, vous êtes chanceux et possédez un merisier dans votre verger. Car, mon conseil : préférez  les merises aux cerises. Et de grâce, n’enlevez pas le noyau ! Non seulement vous y perdrez en goût mais en plus la cerise n’étant plus tenue par le noyau a tendance à rendre la pâte « mouillatrue ». Mais revenons à nos merises. La merise est une cerise sauvage qui fait la moitié du diamètre de la cerise, moins charnue mais plus juteuse, musquée, moins sucrée, légèrement amère même, choisissez-les mûres c’est un vertige !

LE VIN : Cherchant à marier ce dessert délicieux mais peu complaisant avec le vin, alors que j’allais opter pour un petit Champagne rosé de producteur, je tombais sur ce conseil d’un professionnel qui me fit me ressouvenir de ce vin de Savoie si particulier, le Cordon du Bugey. Il conseillait celui de Murielle Galmiche. Ce vin effervescent faiblement alcoolisé (8 degrés) est très proche d’un demi-sec avec des notes acidulées. C’est un vin sans complexe que l’on aime ou… que l’on déteste. A tenter.

Ciné banquise, vous ne resterez pas de glace

La_plante_blanche Devant quoi ? La Marche de l'empereur, deuxième opus ? Non. Devant La Planète Blanche. Documentaire soufflant de Thierry Ragobert et Thierry Piantanida où le blanc n’a rien à voir avec la couleur de la peau. Aucune néo-phalange, bye-bye les nazillons, aucune cagoule du Ku Klux Klan n’est dans le champ. Car non, le blanc n’est pas la couleur raciste d’une hégémonie raciale. Le blanc est dans la glace qui n’est jamais tout à fait blanche mais zébrée de turquoise quand elle se rompt sous nos yeux ébahis d’adultes redevenus gosses.

Le blanc  est dans le pelage d’un ours et ces images inédites d’une mère allaitant ses oursons déjà nimbés d’une épaisse polaire… blanche. Le blanc est la couleur de l’Arctique.

Le blanc est dans cette mer changeante, pailletée, stridulée, sous la chaleur d’août. Intimidante planète. On y découvre, entre autres autochtones, le guillemot, cet oiseau de mer, excellent plongeur, encore plus à l’aise sous l’eau (l’autre côté du miroir dit le commentaire) que dans le ciel, déployant ses ailes-nageoires avec l’efficacité d’une raie Manta. Les plans fascinants se succèdent. Certains peuvent paraître longs pourtant aucun iceberg ne vient perforer l’exploration spectaculairement sereine de ce continent cinématographique. Film ou documentaire ? Les commentaires sont discrets. C’est un choix. Le choix de la contemplation. On vous livre des images rares dont un commentaire bavard pourrait vous distraire. Quant au synopsis c’est l’Arctique qui le fait.

L’Arctique est un continent peut-être inhospitalier pour nous mais hospitalier pour la faune qui l’abrite. Un ballet de belugas est sublimé à l’écran par le caviar d’une voix inouïe, d’une voix inuit. Bruno Coulais, après Microcosmos, Himalaya et enfin Le Peuple Migrateur, était de l’aventure. Jean-Louis Etienne, ce spécialiste du Grand Nord, commentait ces images rares, ces lumières sidérantes.

Les acteurs ? Tous faciles, tous géniaux, un jeu inné, j’ai nommé caribous endurant de longues migrations depuis la toundra jusqu’à la renaissance de la flore arctique quand vient l’été où ils s’entassent sur une péninsule particulièrement prodigue en jeunes pousses herbacées. Les bœufs musqués dont les mâles - imposants pelages - impressionnants de puissance, entrechoquent leurs têtes dans l’élan souverain qui, perdant ou vainqueur, décidera de l’avenir du clan. Le destin des femelles est moins belliqueux, plus essentiel. Elles mettent bas, nourrissent, protègent leur engeance. Sans elles, l’espèce s’éteint dans un dernier souffle de givre. Et puis il y a le narval. Le narval, animal fabuleux, licorne des mers, dont le mystère zoologique ne commence à être désépaissi qu’en 1648 par Tulpi. Aujourd’hui encore le narval n’a pas livré tous ses secrets.

Acteurs toujours, le renard roublard, le phoque émouvant fuyant l’impérial ours polaire, bon nageur malgré son poids et surtout redoutable chasseur. Le phoque s’en sort cependant huit fois sur neuf. La probabilité est moindre quand il est chassé par l’homme. Dans un réflexe anthropocentrique, le spectateur défend le chassé et commine le renard qui vole l’œuf. Volera-il plus tard un bœuf musqué ? Mais déjà le spectateur est ailleurs, du thriller, toujours du thriller. La banquise se morcelle, labyrinthe mortel. Il faut trouver le chenal. Les baleines dans un sillage noble narguent la banquise fendillée et dangereuse. Le mâle la traversera et ne restera pas prisonnier, guidant ensuite sa femelle à travers les glaces grâce à la précision de son sonar.

Pourtant dans ce continent immaculé qui nous semble dangereux, parce que loin de la vie des inuits nous n’avons pas apprivoisé ses dangers, la glace recule sous l’intempérance citadine de nos rejets pollués.

Et que le blanc rafraîchissait par cet après-midi moite d’un début de printemps où les parisiens n’en finissent plus de se masser aux expositions. Et tant mieux ! Sauf quand on rate la collection Philips, où l’on peste après les immenses affiches dans le métro, lorsque la file s’étire en long vermicelle de l’Orangeraie jusqu’au Verger. Le plaisir n’est plus dans le fruit. Fichtre.

Funambulesque !

Funambule Un instant je me mets à la place d’un chef de d’entreprise et surtout d’un patron de petite entreprise. Je crée une PME. En la créant, je prends des risques, et je dois les assumer non seulement pour moi mais aussi pour mes collaborateurs. Dans cette perspective, quoi de plus normal que je cherche à me dégager un salaire en relation avec les risques pris. Pour développer mon entreprise, j’ai besoin de solutions flexibles ajustées pour que mon volume de travail et ce qu’il me coûte coïncide avec mon volume d’activités et ce qu’il rapporte à l’entreprise.

Avant de créer cette entreprise, j’ai fait une étude de marché, je sais ce que je vaux par rapport à mes concurrents. A priori. Le marché bouge. Je démarre, or je sais qu’un CDI me coûtera 6 à 9 mois de salaire si je dois être amenée à licencier un de mes salariés en CDI. Comment prendre ce risque, si l’activité fléchit brutalement ? Le CNE comporte moins de risques. Je recrute donc en CNE pour l’activité de fond et fais appel à des intérimaires, utilise des CDD pour répondre ponctuellement à des pics d’activité. Oui mais voilà, en CNE mes collaborateurs ne risquent-ils pas d'être moins motivés, parce que moins confiants. Comment faire ? Ce n'est pas qu'un problème de statut (faux cdi ? cdd ad libitum, etc).

Il est difficile à trouver l’équilibre entre les risques auxquels s’expose un patron de PME et la confiance, la motivation qu’il doit réussir à susciter chez ses collaborateurs pour que ceux-ci aient envie de s’investir dans l’entreprise autant que lui. Et il est tentant dans un contexte où le chômage est à 10 de compter sur la captivité dans laquelle se trouve les demandeurs d’emploi, prêts à se brader pourvu qu’ils travaillent. Enfin, c’est boiteux. ça marche – comme un canard - un temps, mais à long terme ? Le meilleur moyen d’obtenir du rendement de ses collaborateurs, de la fidélité et de l’enthousiasme qui se traduit en idées, en créativité, en réactivité, c’est, me semble-t-il, en plus du dialogue, de l’attribution de responsabilités, de les valoriser par le salaire qu’ils vont recevoir à la fin du mois, par un intéressement au bénéfice, une participation, etc. Sans compter que s'il doit y avoir une émulation au sein de l'entreprise entre tous les salariés qui, compétiteurs, ont envie de décrocher les marchés, d'être les plus accrocheurs, les plus innovants. Etre en compétition avec les autres entreprises, ce n'est pas la même chose que faire jouer la précarité au sein de l'entreprise comme une compétition stérile où loin d'être soudés pour gagner les salariés jouent un autre jeu : un jeu où on se savonne tous la planche et où celui qui perd est celui qui tombera en premier de la planche savonnée.

François Bayrou dénonce en ce moment cette "paupérisation" de l'emploi. Il n'est pas le seul. C'est là un constat et un combat qui dépassent le clivage gauche-droite.

Donc, comment faire ? ça peut être accepter en étant chef d’entreprise de se dégager une marge moins confortable (pour ceux dont c'est le cas) en sachant que ça va se répercuter dans la marche de l’entreprise. Et pas seulement dans l’entreprise. Parce qu’un travailleur pauvre n’est pas en mesure de consommer et n’est donc pas en mesure de créer la croissance dont dépend l’entreprise.

Et pour un salarié, c’est accepter que l’emploi se flexibilise pourvu que l’emploi au départ ne soit pas chiche dans sa rémunération. Accepter de partager les risques.

Pour l’Etat, alléger encore les charges mais uniquement des entreprises qui créent de l’emploi et pas des emplois pauvres.

Et enfin, dans ce numéro d’équilibriste, continuer à trouver que la réduction du travail bien utilisée est une solution d’avenir, structurelle, parce que permettant à plus de personnes de se partager le travail. Pourvu que les salaires ne soient pas eux aussi divisés. Pour avoir des loisirs et consommer il faut en avoir les moyens.

J’écoutais Michel Onfray, un philosophe dont le discours en tant que philosophe ne provoque pas de passion chez moi. En revanche interrogé sur Inter sur la question du CPE, je trouvais sa vision juste. Lui partait du principe que notre crise de l’emploi était liée à un contrat social vicié, au fait que les entrepreneurs face à un tel vivier de chômeurs voulaient accroître leurs droits, assouplir le code du travail et oubliaient que les droits sont toujours assortis de devoirs. Leurs devoirs dont ils perdraient le sens. Ou en tout cas le gouvernement actuel oeuvrerait à leur place, se substituerait à leur voix pour les leur faire oublier, devançant leurs attentes en matière de flexibilité, introduisant deux contrats précaires sans aucune contrepartie pour le salarié. Or, on ne peut pas fixer des devoirs toujours aux mêmes personnes (les salariés) et des droits aux autres (les entreprises). Non seulement ce n’est pas sain, ce n’est pas moral, mais en plus à long terme ce n’est même pas rentable.

Et effectivement, c’est le bon sens, on ne peut demander aux seuls salariés de faire des efforts sans contrepartie. De vraies contreparties. On ne peut pas demander aux salariés non plus de ne pas savoir prendre des risques. Il faut que chacun s’y retrouve. Périlleux. Qui a des idées ?

Bleu blanc rouge ? Non ! Rosé – blanc – rouge !

Olympq

Si je viens de publier ci-dessous, à la gloire de nos vins français et de l’apparente complexité de nos étiquettes, un billet au nez incontestablement patriotique …Un blogueur m’en a fait le reproche pour les lecteurs qui n’auraient pas suivi. Lui, défend sur son blog, la simplification de nos étiquettes – supprimant appellations et châteaux et ne gardant que le cépage - pour que le vin français se vende mieux à l’étranger. Je n’ai jamais dit qu’il n’existait pas d’excellents vins étrangers. Certainement pas.

Par contre, la France occupe une place prépondérante pour ne pas dire centrale dans le paysage viticole de par la durée et densité de son histoire viticole, la variété de son terroir, le nombre et la constance de ces grands crus ; reste qu’un bon Frascati (c’est un blanc) sur des pâtes aux cèpes frais avec une crème fermière et une envolée de Parmesan… Un Chianti quand il veut être bon sur du San Daniele, ou le même pour vous dessoifer de vos penne à l’arrabiata, ou encore une petite perle de Sicile …ou, ou, ou, un Lacrima Christi sur des aubergines grillées. Un Rioja avec un pain à la tomate et jambon Serrano. Ou même un Kurtaki (au choix en blanc, en rosé ou en retsina) sur une souris d’agneau grillée, mummm le bonheur. Et pourquoi pas une Cuvée du Président sur un tajine ? On peut également choisir de désassortir, de créer la surprise, de sortir un vin de sa région culinaire quand on est un bon cuisinier et un bon amateur.

Tenez, voilà un vin qui nargue l'hexagone : le vin de glace. L’autrichien pas le canadien. Il est issu de grains de raisins gelés. c'est une rareté, une merveille, qui n’appartient pas à la France mais qui est la production d'Eiswein en Allemagne et en Autriche. Ce vin, hélas n’est autorisé qu’une fois par an à s’écouler hors de ses frontières naturelles chez ses voisins européens. L'article 68 du règlement de l'OCM interdisant l'importation en Europe de vins titrant plus de 15° d'alcool, ce qui est son cas.  Car une fois pressés, l'eau restant prisonnière de la glace, les grains libèrent un moût très concentré en sucre, ce qui donne au final un vin pouvant dépasser les 15°.

Récemment, pour rester dans les moelleux, j’ai découvert grâce à ma caviste, qui est aussi œnologue, un vin hongrois superbe sur le foie gras.

Tout ça pour dire que je ne fais pas dans le «côteaurico» mais si nous ne sommes pas les seuls à savoir faire du vin, il y a des pays plus exaltants que d’autres.

Même en Australie, le vin a plus de 200 ans ! Les premières vignes sont arrivées par la mer avec les premiers colons en 1788. John Mc Arthur y a inventé le vignoble commercial, qui produisit environ 90 000 litres de vin par an dès 1827. Même en Australie. Nous ne sommes pas les seuls, certes.

La réalité c’est aussi qu’un pays ne peut avoir de grands vins que s’il a une gastronomie digne de ce nom, qui le supporte ce cru goûtu. Comment s’étonner, donc, que les terroirs les plus variés aient tous la cuisine qui va avec !

En Californie, la légende veut que ce soit le Père Junipo Serra qui ait conduit les missionnaires espagnols depuis le Mexique jusqu’en Californie, plantant les premières vignes à la Mission Saint Gabriel en 1775. Le commerce du vin commence dès 1820 en Californie, c’est déjà pas mal. En France, où le cep remonte à l’antiquité, pas seulement au Moyen âge, Rabelais contait 500 ans plus tôt avec faconde les plaisirs du vin. Mais la cuisine californienne n’est pas la cuisine française, n’est pas la cuisine italienne, n’est pas la cuisine espagnole…

Si tu sais pas, dis que tu cépages…

Corbires

Ah les cépages ...l'étiquette qui ne valoriserait plus que ça pour simplifier la vie à une clientèle étrangère. ça vient. ça vient par le biais des vins étrangers. Quoi de plus normal. Ce sont des vins récents. Pas de Châteaux et pas d'appellations donc. Ces nouveaux acteurs du vin tous exotiques et inondés de soleil, font dans le pur cépage, oui. Nos cépages sont donc depuis quelques années réimplantés en terres « exogènes » ; le plus souvent il s’agit de Cabernet-Sauvignon, Chardonnay ou Syrah, au Chili, en Afrique du Sud, en Californie, etc. Cette greffe se fait très souvent avec l’aide de vignerons, maîtres de chais, oenologues français sans qui le cépage et le soleil seuls ne suffiraient pas. Le tout peut donner des vins réellement surprenants en bouche, pouvant même tromper un expert patenté. Je pense à un Castillo du Molina (tiens un château…) chilien suave parfait sur une nourriture un peu relevée. Car le gaillard ne manque pas de longueur non plus que de fruité ni d'une certaine complexité. Tanique, il a de la matière, submerge d'abord les papilles, il doit bien faire 14 degrés. Normal. Le moyen le plus radical de couper le degré d’alcool d’un vin presque trop bien exposé au soleil c’est d’y rajouter de l’eau !

En revanche, je trouve un peu navrant de penser qu'un jour nos vins, riches d’une histoire qui commença, en tout cas dans le Languedoc, avec l’occupation romaine. Que nos vins si magnifiquement complexes, pour la plupart issus d'assemblages (c’est-à-dire de l’utilisation de plusieurs cépages) nécessitant une fine alchimie se réduisent soudain à un cépage … Assemblage plutôt que cépage brut auquel se rajoute la typicité d’un terroir, avec son climat, son sol, qui a façonné les vignobles et les vignerons. Le terroir ça ne s’invente pas, il faut laisser le temps et une osmose entre la terre et le cep. Et enfin la science de l’élevage pour rendre inoubliablement précieux un produit quoi qu'il en soit, noble. Parenthèse sur le fût de chêne. Les vins élevés (vieillis si ça vous est plus clair) sont élevés en fûts de chêne et non en cuves métalliques, bien sûr, mais tous ne le sont pas. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe pas de très bons vins de soif qu’on aurait tort de vouloir boiser en se mettant soudain à les élever en fût de chêne. Je pense à certains vins des Corbières qui ont perdu leur authenticité. Au Cabernet Sauvignon, cépage dominant des vins de Bordeaux, qui, élévé sur la terre rocailleuse des Corbières, sans qu'aucun autre cépage plus local ne s'y mêle, donne en bouche une contrefaçon déplaisante. On trouve aujourd’hui dans les Corbières des bouteilles de «Cabernet Sauvignon». Un conseil, si vous voyez ça sur l’étiquette, fuyez. Ces vins sont là pour satisfaire justement une supposée demande étrangère qui manquerait de codes pour se retrouver dans nos vins et ce n'est pas une réussite.

Le vin décidément n’est pas un produit banal. Quel autre breuvage peut se prévaloir d’être le sang du Christ. De procurer autant de bonheur, une irruption de douceur, quand on sait l’apprécier. Oui, oui, oui, il y a du divin dans le vin.

A chaque vin sa vocation et son plaisir, à chaque vin sa région, et même son village, son vigneron, et son histoire. La France est une mosaïque de terroirs viticoles absolument unique au monde, ne cherchons pas à sacrifier ce patrimoine exceptionnel. Le vin ne tient heureusement pas à un cépage, à un raisin, sinon tout le monde produirait le même jus !

C’est d’abord l’amour d’un vigneron pour sa terre. Sa volonté de l’embellir quand il n’a pas le travail de ses ancêtres à poursuivre. C’est la transmission de méthodes uniques. De vendanges plus ou moins exigeantes. Manuelles, c’est toujours mieux. Si possible en ne s’attachant à prendre que les meilleurs grains. Et le temps que l’on passe à surveiller ses vignes avant de pouvoir vendanger. L’importance des fûts. Ce ne sont pas dans les fûts les plus jeûnes que l’on fait les meilleurs vins. Le Château d’Yquem, considéré comme le meilleur vin blanc  moelleux au monde n’a pas hésité dans son histoire à sacrifier tout une récolte estimée décevante. Ces années-là, il n’y eut pas de Château d’Yquem. Aucune bouteille ne fut vendue. Alors allez leur parler de faire du cépage aux De Lur Saluces, autrefois De Sauvage d’Yquem

Je crois que la solution est ailleurs. Plutôt que de tirer les consommateurs étrangers vers le bas en se mettant à vendre du cépage, faisons confiance aux vignerons-récoltants qui partent en ce moment principalement en Asie et en Russie pour faire connaître leurs vins. Avant de les faire déguster, ces vignerons n’oublient pas le travail préalable indispensable, l’éducation. C’est-à-dire qu’ils font l’effort d’expliquer d’où viennent leurs vins, quelle est la relation centrale et bienheureuse de leur pays avec le vin, de former le palais et l’esprit de ces nouveaux acheteurs pour qu’ils soient à même d’apprécier un produit qui a des siècles d’histoire. Un produit qui se mérite. Ces nouveaux consommateurs sont en train de découvrir notre culture viticole, alors pourquoi faire du cépage ?

Prenons le secteur du luxe. L’excellence française se vend très bien. Que l’on ait cherché à brader ce modèle et la France n’aurait pas le leadership mondial du luxe. Le luxe a ses «maisons» et cette griffe, cette qualité, qui se transmettent de génération en génération avec le succès que l’on sait. Le vin, lui, a ses châteaux, ses appellations, ses vignobles ancestraux. Le vin est un produit de luxe. Un luxe par la richesse de ses ors et de ses rouges, de ses saveurs, de ses textures. Un luxe pour les papilles et pour l’esprit. Qui en plus a l’avantage dans le verre de ne pas toujours coûter aussi cher qu’une bricole Chanel. Un luxe beaucoup plus abordable avec autant de savoir-faire, d’inspiration, d’artisanat, de temps entre les coulures, ces vagues onctueuses que dépose un vin mûr pour le boire lorsqu’on  le balance du poignet. Du temps pour le faire et si peu pour le boire. Le consommateur est injuste. Aimons plus nos vignerons. Soutenons-les.

Bouteille à l’Homère

Sirene Admettons qu’un recruteur passe sur ce blog. Homère vous êtes, et l’Odyssée, l’espace judicieux lancé par Cadresonline pour aider les cadres en recherche d’emploi à se connecter les uns aux autres, et bien sûr, à se connecter avec Vous.

Ne vous laissez donc pas dissuader par tant d’enthousiasme à commenter la scène civique. Au-delà de mon métier qui est un métier d’information et qui m’invite à être en alerte, éveillée à tout ce qui peut constituer une actualité à relayer dans le temps présent, avec un vrai coup d'oeil aux rétroviseurs pour mieux regarder devant et construire l'avenir. La Cité, c’est aussi (et sur un blogemploi, surtout) l’entreprise. Etre acteur de la Cité, c’est être un salarié (ou freelance), ma foi, plus concerné par vos propres problématiques de croissance et vous y aider.

Etre réactif ici, c’est être plus tard réactif pour vous. Vous faire gagner des idées, du temps, vous faire gagner de l’argent.

«Bimboland» c’est Matignon, c’est l’Elysée…

Sharonstone A l’heure où l’on commence à parler de bavure policière. Un syndicaliste de Sud PTT qui manifestait samedi contre le CPE est dans le coma après avoir été piétiné Place de la Nation à Paris par des CRS. Des témoins ont assisté à la scène et la police des polices est chargée d’enquêter. Blonde mais pas bimbo, Sharon Stones, en France, à l’occasion de la sortie de Basic Instincts 2, n’a pas regimbé a s’exprimer sur le CPE. Vous l’avez tous entendue ? Oui ? Non ?

Bien loin de cette Amérique libérale qui se rit de nos CNE et CPE tant ça leur paraît bon enfant à l’aune de ce qui pourrait nous attendre si on les rejoignait, la belle Sharon déclarait que cette «loi était clairement inadaptée à notre pays.» la qualifiant de « pas très honnête. » Que ce n’était « pas très correct de profiter de la faiblesse des travailleurs. » Et enfin, que «Les gens ont le droit de savoir pourquoi ils sont licenciés.»

Elle concluait, drôle et tranchante : « et même si je suis blonde ou parce que justement je le suis, mon rôle c’est de relever les évidences. »

Et de fait, c’en est une d’évidence, que CNE et CPE n’ont pas lieu d’être dans le pays où il fait bon vivre et que l’Amérique ricanante avec ses congés peau de chagrin, son absence de protection sociale, sa plus grande flexi-précarité, au fond nous envie. Faire du travail, un vecteur d’épanouissement social (et pas seulement alimentaire) de l’individu, on applaudit, mais pas une finalité en soi, avec heures supplémentaires sans fin pour gagner plus que son voisin. Car faut-il le rappeler, la France, qui, malgré les 35h détient le rendement le plus haut au monde.

Bref, travailler moins, se ménager des loisirs épanouissants en dehors du travail, une vraie privée, ça permet d’être beaucoup plus performant dans son travail parce que physiquement plus frais et psychologiquement plus épanoui. Qu’on se le dise !

Dans la Presse, seul le Figaro semble maintenant s’obstiner à soutenir tel quel le contrat « à la hussarde » de Villepin. Même si TF1 et France 2 n’hésitaient pas – c’était avant l’annonce du coma de ce syndicaliste, on verra ce que ça donnera au JT de ce soir – à monter leur journal de façon pernicieuse. C’est-à-dire donner un temps d’antenne presque plus important aux étudiants anti-cpe minoritaires qui manifestaient pour le droit à étudier. Terminant enfin par des images de casseurs dont on sait maintenant qu’ils étaient issus de l’extrême droite et de l’extrême-extrême gauche.

Dans l’air, un réaménagement qui prive ce contrat de sa substantifique flex-sécurité à la danoise. Réduire la période probatoire à un an et justifier le licenciement. Villepin ne veut pas lâcher et Chirac n’ose pas le lâcher. Alors retirera, retirera pas …. Juppé en 95, tout aussi arrogant, avait eu moins de chance. Bimboland, c’est Matignon, c’est l’Elysée…

Le sourire vert

Jardin En lisant la presse éco, je tombais sur ce titre dans Le journal du management : «L’amour des jardins fait fleurir tout un secteur économique en France».

Normal, me disais-je. Les grandes ou moyennes entreprises sont de plus en plus nombreuses à investir dans le développement durable. Et c’est un investissement qui n’est pas seulement éthique. Car il y a retour sur investissements, ce comportement responsable n’est pas à perte. Que le WWF labellise un produit de son panda facilement identifiable, et la marque gagnera des points de vente.

L’écologie est partout ou alors elle le sera. Elle crée des bénéfices et des emplois tout en préservant l’environnement, que souhaiter de mieux ! La Fnac s’apprête d’ailleurs à lancer des sacs biodégradables à base de maïs.

"On peut cicatriser le paysage après le passage d'une autoroute, mais on ne peut pas la remplacer", résume M. Loiseleur. ». Eh oui, les nouveaux « géants verts » sont modestes et pourtant :

A l’heure où les entreprises reconnaissant le pouvoir déstressant des plantes vertes cherchent à améliorer l’environnement de travail de leurs salariés. A l’heure où les bioconstructions ont le vent dans les branches, si l’on ose dire …De la source de l’Unep, l’Union des entrepreneurs du paysage, en 10 ans à peine, la moitié des 13 200 entreprises du paysage en France, qui regroupent les métiers de paysagistes, reboiseurs, ou élagueurs, a été créée. Le secteur paysagiste représente 65.000 salariés. Pas mal. 9000 emplois ont été créés en trois ans.

La demande est forte. Mairies et territorialités voient la vie en vert et ils ne sont pas les seuls. Aspirant à un coin de nature mais sans contraintes, les particuliers propriétaires de maison(s), a fortiori de résidences secondaires, font de plus en plus appel à des paysagistes pour voir fleurir devant chez eux un beau jardin sans avoir à l’entretenir eux-mêmes. Cette demande privée pèse maintenant 40% du C.A. que réalise ce secteur.

Un secteur qui a pourtant du mal à recruter. Pourquoi ? Parce que c’est astreignant, qu’il faut travailler par tous les temps, et, que « les métiers manuels continuent à être dévalorisés». C’est là le talon d’Achille de ces métiers selon Le Journal du Management (www.management.journaldunet.com).

Qu’on y réfléchisse, le problème est-il dans la « dévalorisation » de ces métiers ? Oui mais ce n’est pas la dévalorisation à laquelle on s’attend. Ce n’est pas une discrimination sociale. Si dévalorisation de ces métiers il y a, elle est salariale. L’entrepreneur peut gagner correctement sa vie, mais qu’en est-il de ses salariés ? Que l’on rende un peu plus attractifs les métiers manuels, c’est encore le meilleur moyen de les valoriser. Ce n’est pas forcément non plus à un petit entrepreneur de supporter le coût de la « revalorisation ». Sous conditions, alléger les charges de ces entreprises qui recrutent contre une rémunération plus forte de leurs salariés ; voilà de quoi, peut-être, ne pas transformer en grimace un sourire vert bien plaisant.

Quand l’économie se met à l’huile d’olive, c’est sûr, on aime déguster ! J

Les notes récentes

Lecteurs en images

Ma contribution citoyenne

  • Rédacteur Sportvox
  • Rédacteur Agoravox

"Racines" - Album Photo

  • Cup_of_tea_wet
    Quelques clichés pris dans ma région natale entre Vercors et Oisans.

Elle innove

Blogs : Où cliquer

  • Patrick DUSSERT-GERBER
    Un grand professionnel du savoir-déguster, un nez reconnu, en lui coule le sang de la vigne, sa devise parle d'elle-même : "Défendre une éthique, sinon rien". Découvrez son blog fait de tanins chaleureux et raffinés.
  • Babel minute 0 - "Journal de la guerre qui vient"
    La politique internationale du dedans, dans toute sa complexité en toute limpidité, passionnante, par Julia. Oubliez les mauvais romans d'espionnage, Le Renseignement made in U.S. comme si vous y étiez.
  • Medina-Sousse
    Sousse, la perle du Sahel, a trouvé son écrin virtuel. Merci, Yves (Archigram), pour ce très beau blog de sauvegarde.
  • [LeBlog2Roubaix.Com]
    Mieux qu'un Paris-Roubaix ! Le blog 2 Roubaix tenu par Bruno.
  • La pharmacie, les biotechnologies et tout le reste
    Le marketing, les ventes et le développement pharmaceutique à l'international, restitués dans une vision claire et intelligente. Une belle curiosité d'esprit.
  • Le Monde de Juliette
    Beaucoup plus drôle que Bridget Jones, allez vite découvrir qui se cache derrière Juliette.
  • Un livre, un jour
    Le blog littéraire collaboratif de Vanina Delobelle. Découvrez les coups de coeur des co-auteurs et n'hésitez pas à en proposer d'autres. Rejoignez l'équipe !
  • PLANETARGONAUTES.EU
    Une grande variété de sujets et goût du monde planisphérique. Le champ des possibles revivifiant de Catherine qui bannit la langue de bois !
  • Tout pour elles
    Le blog très riche de Corinne, journaliste emploi, "pour les femmes, leurs envies et expériences professionnelles".
  • Chroniques d'une reconversion annoncée...
    Antonia a parfaitement réussi sa reconversion mais ne lâche pas, pour notre plus grand plaisir, son cocktail bloggeur "2/3 boulot, 1/3 perso, idéal pour secouer la pulpe du fond" :)
  • Pôle documentation
    Le réseau d'aide à l'emploi des documentalistes orchestré par Adeline, documentaliste-rédactrice spécialisée dans le domaine économique.
  • VOYAGEUSE PROVISOIREMENT SEDENTARISEE
    Les RP culture-cinéma desservies par un regard décalé, une soif du monde et beaucoup d'humour
  • Objectif : EMPLOI
    Un objectif et une belle personnalité pour le remplir
  • Non, je ne suis pas QU'une chercheuse d'emploi en communication scientifique...
    Non, elle n'est pas qu'une habile communicatrice scientifique, elle a bien d'autres talents encore!
  • John CALOU : le consultant-formateur "boosteur" d'efficacité commerciale
    Pour un management efficace qui n'en oublie pas d'être humain
  • DRHPOINTCOM
    Le troubadour de l'ADV ordonnancement
  • MARKET STORIES
    Avec elle, ça bouge dans le "Market" !
  • Le Blog Télévision
    L'excellente Hélène Marzolf vient de passer le témoin bloggeur à Cécile Maveyraud. Ce blog TV de Télérama - le sujet s'y prête - est particulièrement drôle, croustillant comme un crumble au crunch, sarcastique comme le "câble par la queue d'Hélène Marzov". Ennemis des contrepèteries passez votre chemin. Mais de toute façon c'est le site en entier de Télérama qui est réussi. L'hebdo tv culturel a compris comment faire de son site un argument en ce temps économiquement morose pour la presse française.
  • Jean-Claude Djian
    Le site dense et incontournable d'un journaliste indépendant dans sa plume et sa pensée. Un blog très pro et engagé.

août 2008

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31

Blog Littéraire