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Interview Blog emploi Challenge

  • Le Blog Emploi Challenge
    En cliquant sur ce lien, vous vous ferez une idée de mon parcours, de ma recherche, de mes projets, sans doute + précise qu'à travers la lettre de motivation qui figure sur mon blog. Merci à Bertrand Duperrin qui a réalisé cette interview.

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De palimpsestes en Shalimar

  • Edward Whymper: Escalades dans les Alpes

    Edward Whymper: Escalades dans les Alpes
    Bien loin de nos ascensions rendues périlleuses par la témérité et la recherche de l'exploit pour l'exploit, les escalades de Whymper qui brava - entre autres - le Cervin, se faisaient avec de mauvaises de corde en chanvre. Elles appartiennent à un temps où l'exploration des sommets était l'aventure la plus fascinante qui soit et les sommets à conquérir des déités vengeresses à se concilier à force de respect, de courage et... de prudence. Elles appartiennent à cette culture, à cette mémoire européenne qui nous est commune.

  • T. S. Eliot: The Waste Land and Other Writings

    T. S. Eliot: The Waste Land and Other Writings
    A lire en langue. Toute traduction serait inégociable...

  • Olivier Pétré-Grenouilleau: Les traites négrières - essai d'histoire globale

    Olivier Pétré-Grenouilleau: Les traites négrières - essai d'histoire globale
    Prix du Sénat du livre d'histoire Chateaubriand de la Vallée-aux-loups de l'essai de l'Académie Française 2005. Pour comprendre comment cette infamie a pu durer aussi longtemps. Qui a dit que le Sénat ne servait à rien ?

  • Ezekiel Nissim: Collected Poems

    Ezekiel Nissim: Collected Poems
    Professeur d'anglais, critique, dramaturge mais surtout poète, c'est là un beau florilège pour découvrir cette grande voix de la poésie indienne. Nissim Ezekiel nous a quitté le 9 mars 2004 à l'âge de 79 ans.

  • Jeremy Rifkin: La fin du travail

    Jeremy Rifkin: La fin du travail
    L'essai incontournable d'un économiste américain qui perçoit déjà les limites de la voie anglo-saxonne.

  • Alexandre de Lur Saluces : La Morale d'Yquem - Entretiens avec Jean-paul Kauffmann

    Alexandre de Lur Saluces : La Morale d'Yquem - Entretiens avec Jean-paul Kauffmann
    On n'obtient pas le plus grand vin liquoreux au monde sans une morale, une éthique absolument exceptionnelle dans le monde viticole. On ne travaille pas à Yquem, on vit pour Yquem, on se voue à Yquem. C'est cette exigence et les astreintes nobles pour parvenir à élaborer un vin ineffable que nous retrace ce livre ; dialogue passionnant entre Jean-Paul Kauffmann, journaliste tombé sous le charme et sortilège d'Yquem, et celui qui mène l'héritage avec amour et abnégation, Alexandre de Lur Saluces.

  • Borges: Enquêtes

    Borges: Enquêtes
    L'enquête est ici - pas étonnant vous lisez Borges - philologique. Sans s'en rendre compte, tant le bougre a de talent, on glisse d'un auteur, d'une époque, d'un pays à l'autre, subjugués.

  • la Pléiade: Marivaux

    la Pléiade: Marivaux
    Du jeu de l'amour et du hasard à L'ile des esclaves, Marivaux n'est pas si léger qu'on croit, il y a de la sociologie, beaucoup de sociologie et de la politique dans toutes ses pièces. Là encore, à lire en La Pléiade, car tout tout se déguste quand on se pique de lire l'immense Marivaux. Un théatre aussi délectable, au fond, lu que joué. Badin et fin comportementaliste à la fois, chacune des pièces de Marivaux est enlevée, un tour de force !

  • Marguerite Yourcenar: Les mémoires d'Hadrien

    Marguerite Yourcenar: Les mémoires d'Hadrien
    Hadriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiien !!! Adrienne est très loin de l'empereur brossé avec succulence par Marguerite Yourcenar, première académicienne, envers et contre tous les phallocrates que compte cette institution...

  • La Pléiade: Ernest Hemingway

    La Pléiade: Ernest Hemingway
    Eh bien oui, Ernest Hemingway vaut bien mieux que tous les clichés que l'on peut avoir sur lui. Au point que lorsque l'on commence, on dévore très vite ses oeuvres complètes en La Pléiade.

  • revue Europe: Littératures de l'Inde

    revue Europe: Littératures de l'Inde
    C'est un numéro d'Europe (la revue littéraire par excellence) qui date quand même d'Avril 2001 mais quelle révélation ! Un numéro fantastique qui met enfin en lumière les littératures extraordinairement riches de ce continent. Sur www.europe-revue.info vous pourrez encore le commander

  • D'Holbac: Histoire critique de Jésus-Christ
    Ce n'est pas une posologie de l'athéisme façon Onfray, philosophe qui n'a pas le centième du talent du baron d'Holbac. C'est un raisonnement réinventé, plus rigoureux, une méthodologie critique extraordinairement facile qui s'applique ici aux miracles de la foi chrétienne par l'un des plus grands penseurs et inventeur du matérialisme philosophique.
  • Spinoza: L'éthique

    Spinoza: L'éthique
    Sur une île déserte, allez, c'est l'opus cogitendi que j'emporterais.

  • James Joyce: Ulysse

    James Joyce: Ulysse
    Un livre tout smplement inépuisable. D'une complexité narrative délicieuse. Il a tout réinventé, cet homme. Lire aussi Dedalus, et si vous avez le cerveau en forme, Finnegans wake, of course.

  • Jack Kerouac: Les clochards célestes
    Jack Kerouac, le plus grand écrivain de la Beat generation. Plus grand encore que Ginsberg ! Bien moins connu que "Sur la Route", c'est pour moi son chef d'oeuvre avec le new-yorkais "Big Sur". A lire en grand format, NRF gallimard.
  • : Le guide Hachette des vins

    Le guide Hachette des vins
    La référence pour les amateurs de vins.

  • Brigitte Aubert: La mort des bois

    Brigitte Aubert: La mort des bois
    Amateurs de polar, c'est son meilleur ! Dans cette série, tout se passe depuis le point de vue de l'héroïne paralytique et muette. Brigitte Aubert dont tous les polars sont un régal exploite fructueusement le procédé narratif du monologue intérieur. La mort des neiges a suivi. Belle réussite également.

  • Ernesto de Martino: Le Monde magique

    Ernesto de Martino: Le Monde magique
    Une référence ! Ce professeur d'histoire des religions à l'université de Cagliari, particulièrement attentif à l'ethnographie sicilienne a aidé à penser autrement "l'alternative entre magie et rationalité" qui a construit notre civilisation moderne. Le Monde Magique paru en 1948 peut sembler aride mais sa lecture est fascinante et la pensée de De Martino, presque soixante ans après, toujours vivante.

  • La Pléiade (Textes traduits, présentés et annotés par Paule Charles-Dominique): Voyageurs arabes

    La Pléiade (Textes traduits, présentés et annotés par Paule Charles-Dominique): Voyageurs arabes
    En ce temps de communication ultra-rapide, et parfois agressive, facilitant les amalgames ; d'almagame, par exemple, entre Islam et fondamentalisme, en ce temps encore d'affrontements communautaires, de vitriols (oui, au pluriel) racistes, découvrez réunis tout récemment par la Pléiade les récits des chroniqueurs Ibn Fadlân, Ibn Jubayr, Ibn Battuta et un auteur anonyme qui vous introduiront à un Islam voyageur curieux du monde (XIVes et antérieur) que nous connaissons encore plus mal.

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  • Billie Holiday - I'm a fool to want you

    I'm a fool to want you
    Billie Holiday: Lady in satin

    Sans doute la voix la plus bouleversante du jazz. Ce n'est pas seulement cet album, celui du magnifique "I'm a fool to want you", mais toute sa discographie qui est à (re)découvrir. Ne passez pas non plus à côté de l'album élégant : "Songs for distingue lovers."

  • Nicole Willis -

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    La nouvelle âme de la soul. Une voix superbe. Des arrangements virtuoses. Divinement swinguant.

  • Natacha Atlas -

    Natacha Atlas: Mish Maoul
    Toujours cette ligne de partage entre Orient et Occident au coeur des albums de Natacha Atlas, et plus que jamais le mariage entre musiques traditionnelles et électro. Intense. Sublime. La réconciliation le temps d'un album. Une invitation à la paix.

  • Jean-Louis Murat -

    Jean-Louis Murat: Taormina
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  • Katie Melua - Spider's web

    Spider's web
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    Un joli disque de ballades blues-jazz-pop emmené par la voix chantilly de Katie Melua. Offrez-vous un peu de douceur.

  • Bia - Comme une vague. Como uma onda

    Comme une vague. Como uma onda
    Bia: Coeur vagabond// coraçao vagabundo

    L'album prenant et réversible (vous allez comprendre) de Bia, artiste brésilienne francophile et francophone, qui, après avoir parcouru le monde a décidé de poser ses valises en France. Elle a voulu nous faire partager ses titres coups de coeur dans les deux cultures en choisissant d'interpréter en français des chansons brésiliennes et de chanter en brésilien les titres français, allant de Belle-île-en-mer à l'étonnante La mauvaise réputation de Brassens. Une réussite. Toutes les traductions sont de Bia, parfaitement bilingue.

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    "Ne les réveillez pas"
    Gérard Manset: Obok

    Le dernier opus inspiré du plus énigmatique, incernable chanteur, parolier et compositeur français. Il paraît même qu'il accepterait de sortir de son invisibilité pour une tournée. Un événement !

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    Les jardins sauvages
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    Musicalement rien de chavirant, titre composé par le chanteur de Mickey 3d, mais texte très inspiré, d'une sensualité vénéneuse que HFT sait porter.

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    Paul McCartney: Ram
    L'album "pastoral", entièrement acoustique, simple et dépouillé du grand mélodiste, ex Beatles. Son meilleur cru qui vieillit excellemment.

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    Beware
    Robert Wyatt: Cuckooland

    Forêt électronique animée par la voix séraphique de Robert Wyatt tant elle plane (un oiseau ou un ange ?) et maîtrise les aigus. Mais c'est toute la discographie du grand maître du rock progressif (Rock Botton) et de la fusion de la pop et du jazz qui est à découvrir !

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Si tu sais pas, dis que tu cépages…

Corbires

Ah les cépages ...l'étiquette qui ne valoriserait plus que ça pour simplifier la vie à une clientèle étrangère. ça vient. ça vient par le biais des vins étrangers. Quoi de plus normal. Ce sont des vins récents. Pas de Châteaux et pas d'appellations donc. Ces nouveaux acteurs du vin tous exotiques et inondés de soleil, font dans le pur cépage, oui. Nos cépages sont donc depuis quelques années réimplantés en terres « exogènes » ; le plus souvent il s’agit de Cabernet-Sauvignon, Chardonnay ou Syrah, au Chili, en Afrique du Sud, en Californie, etc. Cette greffe se fait très souvent avec l’aide de vignerons, maîtres de chais, oenologues français sans qui le cépage et le soleil seuls ne suffiraient pas. Le tout peut donner des vins réellement surprenants en bouche, pouvant même tromper un expert patenté. Je pense à un Castillo du Molina (tiens un château…) chilien suave parfait sur une nourriture un peu relevée. Car le gaillard ne manque pas de longueur non plus que de fruité ni d'une certaine complexité. Tanique, il a de la matière, submerge d'abord les papilles, il doit bien faire 14 degrés. Normal. Le moyen le plus radical de couper le degré d’alcool d’un vin presque trop bien exposé au soleil c’est d’y rajouter de l’eau !

En revanche, je trouve un peu navrant de penser qu'un jour nos vins, riches d’une histoire qui commença, en tout cas dans le Languedoc, avec l’occupation romaine. Que nos vins si magnifiquement complexes, pour la plupart issus d'assemblages (c’est-à-dire de l’utilisation de plusieurs cépages) nécessitant une fine alchimie se réduisent soudain à un cépage … Assemblage plutôt que cépage brut auquel se rajoute la typicité d’un terroir, avec son climat, son sol, qui a façonné les vignobles et les vignerons. Le terroir ça ne s’invente pas, il faut laisser le temps et une osmose entre la terre et le cep. Et enfin la science de l’élevage pour rendre inoubliablement précieux un produit quoi qu'il en soit, noble. Parenthèse sur le fût de chêne. Les vins élevés (vieillis si ça vous est plus clair) sont élevés en fûts de chêne et non en cuves métalliques, bien sûr, mais tous ne le sont pas. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe pas de très bons vins de soif qu’on aurait tort de vouloir boiser en se mettant soudain à les élever en fût de chêne. Je pense à certains vins des Corbières qui ont perdu leur authenticité. Au Cabernet Sauvignon, cépage dominant des vins de Bordeaux, qui, élévé sur la terre rocailleuse des Corbières, sans qu'aucun autre cépage plus local ne s'y mêle, donne en bouche une contrefaçon déplaisante. On trouve aujourd’hui dans les Corbières des bouteilles de «Cabernet Sauvignon». Un conseil, si vous voyez ça sur l’étiquette, fuyez. Ces vins sont là pour satisfaire justement une supposée demande étrangère qui manquerait de codes pour se retrouver dans nos vins et ce n'est pas une réussite.

Le vin décidément n’est pas un produit banal. Quel autre breuvage peut se prévaloir d’être le sang du Christ. De procurer autant de bonheur, une irruption de douceur, quand on sait l’apprécier. Oui, oui, oui, il y a du divin dans le vin.

A chaque vin sa vocation et son plaisir, à chaque vin sa région, et même son village, son vigneron, et son histoire. La France est une mosaïque de terroirs viticoles absolument unique au monde, ne cherchons pas à sacrifier ce patrimoine exceptionnel. Le vin ne tient heureusement pas à un cépage, à un raisin, sinon tout le monde produirait le même jus !

C’est d’abord l’amour d’un vigneron pour sa terre. Sa volonté de l’embellir quand il n’a pas le travail de ses ancêtres à poursuivre. C’est la transmission de méthodes uniques. De vendanges plus ou moins exigeantes. Manuelles, c’est toujours mieux. Si possible en ne s’attachant à prendre que les meilleurs grains. Et le temps que l’on passe à surveiller ses vignes avant de pouvoir vendanger. L’importance des fûts. Ce ne sont pas dans les fûts les plus jeûnes que l’on fait les meilleurs vins. Le Château d’Yquem, considéré comme le meilleur vin blanc  moelleux au monde n’a pas hésité dans son histoire à sacrifier tout une récolte estimée décevante. Ces années-là, il n’y eut pas de Château d’Yquem. Aucune bouteille ne fut vendue. Alors allez leur parler de faire du cépage aux De Lur Saluces, autrefois De Sauvage d’Yquem

Je crois que la solution est ailleurs. Plutôt que de tirer les consommateurs étrangers vers le bas en se mettant à vendre du cépage, faisons confiance aux vignerons-récoltants qui partent en ce moment principalement en Asie et en Russie pour faire connaître leurs vins. Avant de les faire déguster, ces vignerons n’oublient pas le travail préalable indispensable, l’éducation. C’est-à-dire qu’ils font l’effort d’expliquer d’où viennent leurs vins, quelle est la relation centrale et bienheureuse de leur pays avec le vin, de former le palais et l’esprit de ces nouveaux acheteurs pour qu’ils soient à même d’apprécier un produit qui a des siècles d’histoire. Un produit qui se mérite. Ces nouveaux consommateurs sont en train de découvrir notre culture viticole, alors pourquoi faire du cépage ?

Prenons le secteur du luxe. L’excellence française se vend très bien. Que l’on ait cherché à brader ce modèle et la France n’aurait pas le leadership mondial du luxe. Le luxe a ses «maisons» et cette griffe, cette qualité, qui se transmettent de génération en génération avec le succès que l’on sait. Le vin, lui, a ses châteaux, ses appellations, ses vignobles ancestraux. Le vin est un produit de luxe. Un luxe par la richesse de ses ors et de ses rouges, de ses saveurs, de ses textures. Un luxe pour les papilles et pour l’esprit. Qui en plus a l’avantage dans le verre de ne pas toujours coûter aussi cher qu’une bricole Chanel. Un luxe beaucoup plus abordable avec autant de savoir-faire, d’inspiration, d’artisanat, de temps entre les coulures, ces vagues onctueuses que dépose un vin mûr pour le boire lorsqu’on  le balance du poignet. Du temps pour le faire et si peu pour le boire. Le consommateur est injuste. Aimons plus nos vignerons. Soutenons-les.

Commentaires

Si je puis me permettre, tout cela est très poétique mais peu pragmatique et un chouilla prétentieux (tirer les consommateurs étrangers vers le bas...). Les Français n'ont pas le monopole du savoir faire en vin, il serait temps que les vignerons de l'hexagone comprennent que l'étiquette "vin français" ne suffit plus à faire vendre et qu'ils seront plus forts ensemble que chacun pour soi. Des initiatives comme celle en Languedoc Roussillon où plusieurs organismes (représentant 13 AOC et 15 cépages) viennent de créer une marque commune "Languedoc Roussillon, South of France" sont des exemples à suivre.

Poétique, je ne vais pas en prendre ombrage, au contraire.
Mais peu pragmatique, je crois, excuse-moi, que c'est là l'avis d'un consommateur un peu trop "occasionnel" (c'est bien ainsi que tu te définissais dans ta note ?)qui n'a peut-être pas une culture, ni un amour suffisant du vin pour savoir en parler et donc essayer de savoir ce qui pourrait pragmatiquement résoudre la crise. Moi quand je vois arriver dans les rayons des bouteilles étiquettées - étiquette glossy pour faire vendre - uniquement en fonction du cépage, j'ai autant envie d'en acheter que d'acheter une bouteille de "la villageoise". Bien sûr j'exagère. Mais je crois que tu manques un "chouïa" de palais pour te mettre en travers des vignerons. "south of france", pfff... Graves et Haut-Médoc dans le bordelais, Pommard et Vosne-romanée en Bourgogne, par exemple, vont également devoir s'en tenir à une direction de girouette ? Des solutions applicables pour des vins de pays, et encore, pas au-delà !

Occasionnel, certes, j'ai tout de même une cave à vin, achète chez Drouot,dans les foires et au salon des vignerons indépendants. Mon palais n'a donc pas à rougir. Consommateur occasionnel, donc, comme la majorité des consommateurs actuels, c'est à dire une consommation principalement festive (restaurants, diners, ...). Cela ne veut pas dire que l'on n'aime pas et que l'on ne connaît pas le vin. Bien au contraire. S'il faut, selon toi, avoir dégusté un chateau d'Yquem pour pouvoir parler de vin, alors je peux. Mais je trouve dommage d'avoir ainsi à me justifier...

Mon palais lavé de tout soupçon, revenons à nos moutons. Concernant le cépage, dont je parlais justement pour les vins de pays, c'est une solution pour mieux exporter. Celle-ci n'est bien évidemment pas à généraliser à toute la filière (les grands vins n'en ont pas besoin) et sur tous les marchés (les français sont habitués aux AOC). A chaque problème sa solution. Pour vendre, une des règles d'or, est d'adapter l'offre à la demande. Et la demande n'est ni uniforme ni figée. Si les américains aiment les étiquettes glossy avec la mention du cépage, adaptons les. Peugeot vend bien des voitures avec la direction à droite en Australie...

C'est bien...
Oui, Nde, adapter l'offre à la demande. Et tu ne généralises pas. Heureusement car le vin est un produit vivant, ce n'est pas un produit comme un autre et je ne l'apprends pas à l'amateur que tu es. A fortiori qui achète chez Drouot - mais on en demandait pas tant ! Trêve de provocation, c'est de bonne guerre, j'apprécie ta réponse, et ce débat que tu as ouvert sur le secteur. Je trouve quoi qu'il en soit que nos vignerons savent de mieux en mieux jouer les ambassadeurs de notre culture viticole et conquérir la demande féminine en Asie, par exemple. Je crois que c'est au Japon que les femmes ont pris l'habitude de prendre un verre de vin rouge à la fin de leur journée. Une façon de glisser de la performance de l'activité professionnelle à la douceur. Une invitation à la ... poésie.

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