Ma Photo

Interview Blog emploi Challenge

  • Le Blog Emploi Challenge
    En cliquant sur ce lien, vous vous ferez une idée de mon parcours, de ma recherche, de mes projets, sans doute + précise qu'à travers la lettre de motivation qui figure sur mon blog. Merci à Bertrand Duperrin qui a réalisé cette interview.

Les commentaires récents

Eurêka !

  • Pour effectuer une recherche sur ce blog et trouver

De palimpsestes en Shalimar

  • Edward Whymper: Escalades dans les Alpes

    Edward Whymper: Escalades dans les Alpes
    Bien loin de nos ascensions rendues périlleuses par la témérité et la recherche de l'exploit pour l'exploit, les escalades de Whymper qui brava - entre autres - le Cervin, se faisaient avec de mauvaises de corde en chanvre. Elles appartiennent à un temps où l'exploration des sommets était l'aventure la plus fascinante qui soit et les sommets à conquérir des déités vengeresses à se concilier à force de respect, de courage et... de prudence. Elles appartiennent à cette culture, à cette mémoire européenne qui nous est commune.

  • T. S. Eliot: The Waste Land and Other Writings

    T. S. Eliot: The Waste Land and Other Writings
    A lire en langue. Toute traduction serait inégociable...

  • Olivier Pétré-Grenouilleau: Les traites négrières - essai d'histoire globale

    Olivier Pétré-Grenouilleau: Les traites négrières - essai d'histoire globale
    Prix du Sénat du livre d'histoire Chateaubriand de la Vallée-aux-loups de l'essai de l'Académie Française 2005. Pour comprendre comment cette infamie a pu durer aussi longtemps. Qui a dit que le Sénat ne servait à rien ?

  • Ezekiel Nissim: Collected Poems

    Ezekiel Nissim: Collected Poems
    Professeur d'anglais, critique, dramaturge mais surtout poète, c'est là un beau florilège pour découvrir cette grande voix de la poésie indienne. Nissim Ezekiel nous a quitté le 9 mars 2004 à l'âge de 79 ans.

  • Jeremy Rifkin: La fin du travail

    Jeremy Rifkin: La fin du travail
    L'essai incontournable d'un économiste américain qui perçoit déjà les limites de la voie anglo-saxonne.

  • Alexandre de Lur Saluces : La Morale d'Yquem - Entretiens avec Jean-paul Kauffmann

    Alexandre de Lur Saluces : La Morale d'Yquem - Entretiens avec Jean-paul Kauffmann
    On n'obtient pas le plus grand vin liquoreux au monde sans une morale, une éthique absolument exceptionnelle dans le monde viticole. On ne travaille pas à Yquem, on vit pour Yquem, on se voue à Yquem. C'est cette exigence et les astreintes nobles pour parvenir à élaborer un vin ineffable que nous retrace ce livre ; dialogue passionnant entre Jean-Paul Kauffmann, journaliste tombé sous le charme et sortilège d'Yquem, et celui qui mène l'héritage avec amour et abnégation, Alexandre de Lur Saluces.

  • Borges: Enquêtes

    Borges: Enquêtes
    L'enquête est ici - pas étonnant vous lisez Borges - philologique. Sans s'en rendre compte, tant le bougre a de talent, on glisse d'un auteur, d'une époque, d'un pays à l'autre, subjugués.

  • la Pléiade: Marivaux

    la Pléiade: Marivaux
    Du jeu de l'amour et du hasard à L'ile des esclaves, Marivaux n'est pas si léger qu'on croit, il y a de la sociologie, beaucoup de sociologie et de la politique dans toutes ses pièces. Là encore, à lire en La Pléiade, car tout tout se déguste quand on se pique de lire l'immense Marivaux. Un théatre aussi délectable, au fond, lu que joué. Badin et fin comportementaliste à la fois, chacune des pièces de Marivaux est enlevée, un tour de force !

  • Marguerite Yourcenar: Les mémoires d'Hadrien

    Marguerite Yourcenar: Les mémoires d'Hadrien
    Hadriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiien !!! Adrienne est très loin de l'empereur brossé avec succulence par Marguerite Yourcenar, première académicienne, envers et contre tous les phallocrates que compte cette institution...

  • La Pléiade: Ernest Hemingway

    La Pléiade: Ernest Hemingway
    Eh bien oui, Ernest Hemingway vaut bien mieux que tous les clichés que l'on peut avoir sur lui. Au point que lorsque l'on commence, on dévore très vite ses oeuvres complètes en La Pléiade.

  • revue Europe: Littératures de l'Inde

    revue Europe: Littératures de l'Inde
    C'est un numéro d'Europe (la revue littéraire par excellence) qui date quand même d'Avril 2001 mais quelle révélation ! Un numéro fantastique qui met enfin en lumière les littératures extraordinairement riches de ce continent. Sur www.europe-revue.info vous pourrez encore le commander

  • D'Holbac: Histoire critique de Jésus-Christ
    Ce n'est pas une posologie de l'athéisme façon Onfray, philosophe qui n'a pas le centième du talent du baron d'Holbac. C'est un raisonnement réinventé, plus rigoureux, une méthodologie critique extraordinairement facile qui s'applique ici aux miracles de la foi chrétienne par l'un des plus grands penseurs et inventeur du matérialisme philosophique.
  • Spinoza: L'éthique

    Spinoza: L'éthique
    Sur une île déserte, allez, c'est l'opus cogitendi que j'emporterais.

  • James Joyce: Ulysse

    James Joyce: Ulysse
    Un livre tout smplement inépuisable. D'une complexité narrative délicieuse. Il a tout réinventé, cet homme. Lire aussi Dedalus, et si vous avez le cerveau en forme, Finnegans wake, of course.

  • Jack Kerouac: Les clochards célestes
    Jack Kerouac, le plus grand écrivain de la Beat generation. Plus grand encore que Ginsberg ! Bien moins connu que "Sur la Route", c'est pour moi son chef d'oeuvre avec le new-yorkais "Big Sur". A lire en grand format, NRF gallimard.
  • : Le guide Hachette des vins

    Le guide Hachette des vins
    La référence pour les amateurs de vins.

  • Brigitte Aubert: La mort des bois

    Brigitte Aubert: La mort des bois
    Amateurs de polar, c'est son meilleur ! Dans cette série, tout se passe depuis le point de vue de l'héroïne paralytique et muette. Brigitte Aubert dont tous les polars sont un régal exploite fructueusement le procédé narratif du monologue intérieur. La mort des neiges a suivi. Belle réussite également.

  • Ernesto de Martino: Le Monde magique

    Ernesto de Martino: Le Monde magique
    Une référence ! Ce professeur d'histoire des religions à l'université de Cagliari, particulièrement attentif à l'ethnographie sicilienne a aidé à penser autrement "l'alternative entre magie et rationalité" qui a construit notre civilisation moderne. Le Monde Magique paru en 1948 peut sembler aride mais sa lecture est fascinante et la pensée de De Martino, presque soixante ans après, toujours vivante.

  • La Pléiade (Textes traduits, présentés et annotés par Paule Charles-Dominique): Voyageurs arabes

    La Pléiade (Textes traduits, présentés et annotés par Paule Charles-Dominique): Voyageurs arabes
    En ce temps de communication ultra-rapide, et parfois agressive, facilitant les amalgames ; d'almagame, par exemple, entre Islam et fondamentalisme, en ce temps encore d'affrontements communautaires, de vitriols (oui, au pluriel) racistes, découvrez réunis tout récemment par la Pléiade les récits des chroniqueurs Ibn Fadlân, Ibn Jubayr, Ibn Battuta et un auteur anonyme qui vous introduiront à un Islam voyageur curieux du monde (XIVes et antérieur) que nous connaissons encore plus mal.

sentes sonores

  • Billie Holiday - I'm a fool to want you

    I'm a fool to want you
    Billie Holiday: Lady in satin

    Sans doute la voix la plus bouleversante du jazz. Ce n'est pas seulement cet album, celui du magnifique "I'm a fool to want you", mais toute sa discographie qui est à (re)découvrir. Ne passez pas non plus à côté de l'album élégant : "Songs for distingue lovers."

  • Nicole Willis -

    Nicole Willis: Keep Reachin'up
    La nouvelle âme de la soul. Une voix superbe. Des arrangements virtuoses. Divinement swinguant.

  • Natacha Atlas -

    Natacha Atlas: Mish Maoul
    Toujours cette ligne de partage entre Orient et Occident au coeur des albums de Natacha Atlas, et plus que jamais le mariage entre musiques traditionnelles et électro. Intense. Sublime. La réconciliation le temps d'un album. Une invitation à la paix.

  • Jean-Louis Murat -

    Jean-Louis Murat: Taormina
    Murat n'en finit pas de produire mais, cette fois-ci, c'est un album aux accents blues. Une bonne cuvée !

  • Katie Melua - Spider's web

    Spider's web
    Katie Melua: Piece by piece

    Un joli disque de ballades blues-jazz-pop emmené par la voix chantilly de Katie Melua. Offrez-vous un peu de douceur.

  • Bia - Comme une vague. Como uma onda

    Comme une vague. Como uma onda
    Bia: Coeur vagabond// coraçao vagabundo

    L'album prenant et réversible (vous allez comprendre) de Bia, artiste brésilienne francophile et francophone, qui, après avoir parcouru le monde a décidé de poser ses valises en France. Elle a voulu nous faire partager ses titres coups de coeur dans les deux cultures en choisissant d'interpréter en français des chansons brésiliennes et de chanter en brésilien les titres français, allant de Belle-île-en-mer à l'étonnante La mauvaise réputation de Brassens. Une réussite. Toutes les traductions sont de Bia, parfaitement bilingue.

  • Gérard Manset - "Ne les réveillez pas"

    "Ne les réveillez pas"
    Gérard Manset: Obok

    Le dernier opus inspiré du plus énigmatique, incernable chanteur, parolier et compositeur français. Il paraît même qu'il accepterait de sortir de son invisibilité pour une tournée. Un événement !

  • Hubert Félix Thiéfaine - Les jardins sauvages

    Les jardins sauvages
    Hubert Félix Thiéfaine: Scandale mélancolique

    Musicalement rien de chavirant, titre composé par le chanteur de Mickey 3d, mais texte très inspiré, d'une sensualité vénéneuse que HFT sait porter.

  • Paul McCartney -

    Paul McCartney: Ram
    L'album "pastoral", entièrement acoustique, simple et dépouillé du grand mélodiste, ex Beatles. Son meilleur cru qui vieillit excellemment.

  • Robert Wyatt - Beware

    Beware
    Robert Wyatt: Cuckooland

    Forêt électronique animée par la voix séraphique de Robert Wyatt tant elle plane (un oiseau ou un ange ?) et maîtrise les aigus. Mais c'est toute la discographie du grand maître du rock progressif (Rock Botton) et de la fusion de la pop et du jazz qui est à découvrir !

Blog powered by TypePad

« mars 2006 | Accueil | mai 2006 »

Existe-t-il encore des intellectuels pour décrypter l'histoire en marche, et celle-ci existe-t-elle ?

Brain_scan La notion d'histoire en marche est évidemment hégélienne. On peut ou non y souscrire. On peut surtout y souscrire en prenant beaucoup de précautions oratoires. J'en reviens à ma sélection presse. Dans les kiosques, le numéro daté de mai 2006 du Monde Diplomatique dont je découvrais le nouveau dossier palpitant à travers la newsletter à laquelle je suis abonnée. Ce mois-ci, le Monde Diplomatique réfléchit au statut de l'intellectuel, de plus en plus poreux au fur et à mesure que les médias se toquent d'en fabriquer. Un acteur dont l'intelligence engagée et la lecture du monde sont plus que jamais indispensables dans la société hautement communicante qui est la nôtre, (beaucoup d'avantages mais aussi quelques inconvénients) ; une société où tout va très très vite, avec la grande esquive de nos points de repère -entre autres- sociologiques. Résumé ci-après :

"DOSSIER : INTELLECTUELS MÉDIATIQUES, PENSEURS DE L'OMBRE

    Dans l'édition et à l'université, les intérêts privés
    enrôlent des penseurs prestigieux, pour mener à leurs
    côtés la bataille des idées. Y a-t-il encore des
    intellectuels qui font référence ? Comment
    l'explosion médiatique a-t-elle bouleversé leur
    magistère ? Pourquoi, à la haine typiquement fasciste
    de l'« intellectuel » ou à l'aversion que lui voue la
    droite américaine, se juxtapose une sorte
    d'autodestruction par excès d'exhibition ? "

Et le lien permettant de retrouver l'édito d'Ignacio Ramonet, le Directeur du Monde Diplomatique toujours aussi inspiré ! http://www.monde-diplomatique.fr/2006/05/RAMONET/13422

Bonne lecture et bon week-end.

Tralala itou, un grand coup de bonne humeur

Smilinggirlsbluebobhaynes A peine écartée d’un double poste de rédacteur en chef d’une revue informatique conviviale et high-tech dont j’avais fini le « story », et enfin d’un possible deuxième gratuit sur l’art de vivre du golf, par la jalousie d’un individu peu fréquentable, collabo sous Vichy et frustré de s’être trompé d’époque, menteur, incompétent et insinuant – ce monsieur connaît très exactement mes pensées, je ne me suis pas privée de les lui exprimer sans tomber (même par légitime défense) dans ses basses méthodes, la délation, qui auraient abouti à ce que le patron le vire sur le champ. J'ai décidé de l'épargner pour garder ma dignité – j’étais contactée pour une offre de poste extrêmement intéressante dans une agence de com' pas com' les autres. Plus créative, la vache, tu meuh-meurs. Deux étapes ont été transformées en l’espace de trois jours et je suis convoquée pour un entretien avec le Directeur. Alors voilà, quelle que soit l’issue de cet entretien mercredi prochain, je voulais entonner un tralala itou vibrant. Promis, j’embrasserai le "Judas"* de ma Rédaction si sa scélératesse m’amène à intégrer cette agence. *Je sais, Judas n'est pas le traître que la langue a gardé, cf. note plus bas dans ce blog.

Le Samsâra tourne et il ne faut pas s’arrêter aux petits accidents incidents de la vie, ceux-ci peuvent déboucher sur une bonne fortune à venir...aaaaaah! J

Pour les petits et pour les grands !

La_fte_foraine_vue_par_robert_doisneau Non, je ne vous parle pas de Tintin ni d’un produit laitier chocolaté, mais… de la foire du trône!

Vous y trouverez les traditionnels churros, pommes d’amour, grillades dégageant une fumée digne des plus impressionnants effets spéciaux de Hollywood ... Quand elle se mêle aux odeurs de friture sucrées, il faut pouvoir tenir... La pêche aux canards, le tir à la carabine, les grosses peluches, le train fantôme, et…les manèges qui font peur !

Foiredutrne Si vous ne devez en faire qu’un seul et que vous avez le cœur bien accroché, glissez-vous dans la queue interminable du manège « Booster ». Une fois qu’on y est, c’est encore pire que vu d’en bas…ce manège bicéphale (une grue à deux nacelles) atteint la vitesse d’un avion de chasse, pas moins! Booster s'inspire d’une machine d'entraînement destinée aux astronautes. Maso ? Vous aurez la tête en bas mais surtout, lorsque le bras de l’énorme grue vous précipitera depuis le sommet, vous aurez l’impression - pas seulement que la terre se rapproche - vous sentirez votre cœur se décrocher. Cardiaques s’abstenir. Evidemment, si vous avez un ennemi cardiaque à trucider, c’est le crime parfait… Brrr, tous les cinéphiles se souviennent de l’adaptation du chef d’oeuvre d'Highsmith revisité par Hitchcock, "l’Inconnu du nord express", et de la scène de meurtre en retrait d’une fête foraine. Roman que cela ! Le plus grand danger qui vous guette à la foire du Trône est d'une tout autre nature...la girafe en peluche ! Questionnez les pères. La remporter pour se la haler de manège en manège est un vrai calvaire ! Remarquez, ça fait un bon point de repère pour ne pas vous perdre dans la foule ...Pas testée, la nacelle tenue par un élastique qui reproduit vraisemblablement les sensations du bundy, la « cage » en plus. Parenthèse, il y a 1 site à visiter pour les déjà adeptes du bundy. Le site de la référence mondiale du saut à l’élastique, Aj Hackett, www.ajhackett.fr/ Sensations garanties !

Revenons à la foire. Qu’est-ce qui est à fuir ? Le grand 8 tout vert. Vlam. Un virage à gauche. Vlam. un virage à droite. Quand vous en ressortez, vous avez l’impression d’avoir été boxé par Hulk dans un panier à salade, et le tout, sans réelle impression de vitesse. L'unique différence avec un ring, c'est que les cordes sont remplacées par des protections latérales caoutchoutées. Qu'est-ce que vous voulez, on vous caoute-chouchoute, gRRR!

Malgré tout, on s'y amuse.

Plus d’infos sur le site de la foire du Trône : http://foiredutrone.com/home.htm Un site affreux à l'image de l'affiche Affi2006très ..."circus". Mais l'important après tout, c'est ce qu'on y trouve. Outre les infos pratiques, un bon résumé de l'histoire de ce rdv parisien qui ne date pas tout à fait d'hier ...

Vous y passerez sans doute un bon moment mais ce n'est pas exactement l'île de Robinson... Evitez la voiture, les parkings sont vite saturés.

Envie de sensations fortes plus originales ? Essayez donc ça : Adepte_des_sensations_fortes

Avez-vous confiance en vos médicaments ?

Medocs Cette question de confiance capitale a été posée aux français, qui, massivement, se déclarent confiants en leurs médicaments. Le taux d'"adhésion" n'approche cependant plus les 100% , comme c'était le cas une décennie auparavant...


J'ai saisi cette information sur France Inter, interloquée que cette station sérieuse ait pu la relayer telle quelle. Ce n’est pas le résultat attendu qui m’a frappée mais l'absence de pertinence de la question posée. Avez-vous confiance en vos médicaments ? ...Et pourquoi pas, avez-vous confiance en votre jardin malgré le doryphore ? Avez-vous confiance en votre pastis plutôt qu’en votre capacité à ne pas trop en boire l’été revenant ? Avez-vous confiance en votre boîte de chocolats plutôt qu’en votre capacité à y résister ? Avez-vous confiance en votre plaquette de beurre au lait cru… ça revient aussi à demander à un policier : avez-vous confiance en votre arme ? ça n'a aucun sens ! Le policier doit avoir confiance en un protocole de sécurité qui lui permet de vérifier son arme, de s’entraîner, et surtout, d’avoir confiance en sa maîtrise de cette même arme, en son self-control, à sa capacité à la dégainer à escient et à savoir où tirer. Nous ne sommes pas à la foire du Trône.

Tout comme nous n'avons pas à avoir "confiance" en un médicament.


Nous pouvons, en revanche, faire confiance aux laboratoires pharmaceutiques pour mettre au point un médicament plus performant (et parfois trop performant - habituation de l’organisme aux antibiobitiques) que celui du concurrent. Rappelons à ce sujet que les laboratoires pharmaceutiques sont extrêmement encadrés. La Commission de la Transparence a fait apparaître pour 2006, 58 ASMR (amélioration du service médical rendu). Quand la vox populi crie au profit, la lutte peut se jouer ailleurs. Sur le terrain éthique du progrès sanitaire et humain. Dans l'amélioration de la santé, bien sûr, mais aussi de la qualité de vie.


Non. La question eût été mieux formulée en ces termes : avez-vous confiance en la recherche médicale, en ceux qui libèrent le budget de la recherche, un budget qui permet à la médecine de progresser ? Et surtout  : avez-vous confiance en ceux qui vous les prescrivent ? Avez-vous confiance en votre médecin généraliste ? Avez-vous confiance dans le personnel médical si vous devez atterrir aux urgences ? Avez-vous confiance en l’hygiène des hôpitaux, qui, soufrant de problèmes de budget semblent confrontés à un accroissement – du moins révélé – des infections post-opératoires ? Avez-vous peur des maladies nosocomiales ? Mais aussi, avez-vous confiance en vous ?


Les français sont les premiers consommateurs d’antidépresseurs, et, d’une manière générale, semblent souffrir de l’hypocondrie bien connue du malade imaginaire de Molière. Bref, de peur d’être malades, peut-être sommes-nous trop demandeurs auprès de notre médecin de médicaments en tout genre, confondus avec la boîte de Smarties. Pire, ayant par trop confiance en ces médicaments coupés de la posologie nécessaire et de la prescription d'un spécialiste ; croyant en le produit plutôt qu’en les acteurs de la santé seuls habilités à nous dire si nous devons les prendre, cherchons-nous le plus souvent possible à nous éviter une consultation chez un spécialiste, en donnant dans l’auto-médication à tout crin pour peu qu’il nous reste une boîte de friandises dans la pharmacie suite à un ancien traitement ! Et quand « y’a pu » bonbon ? Nous sollicitons la boîte à bonbon d’un ami, et quand lui non plus « a pu bonbon », nous allons voir le pharmacien plutôt que le médecin ; et si ça ne marche pas avec le petit bonbon sans ordonnance ? Alors là, oui, nous allons voir le médecin.


La conclusion à tirer de cette question de confiance ? Les français ont sans doute un problème avec les médicaments. Ils aiment trop les bonbons et ne se méfient pas assez des caries aux dents. Pour filer la métaphore, trou dans l’émail = trou dans la sécu. Dent infectée = mithridatisation du corps à un médicament. Abcès = effets secondaires, surdosage. Et quand ça devient trop grave, mauvaise posologie, mauvais médicament, indiqué par votre ami mais contre-indiqué par votre médecin si toutefois vous l’aviez consulté, l'issue peut bien être fatale. Pas si drôle ce billet d’humour...noir.


Quand on soulève la question de la confiance en les médicaments, l'on soulève donc avant tout deux questions : celle du budget de la santé et celle de la responsabilité du patient devenu consommateur. S'auto-médiquer, ce n'est pas se conduire comme quelqu'un de responsable. Et consommer du médicament au moindre bobo, c'est encore plus irresponsable ! S'il y a un produit qui ne doit pas se consommer à la légère, c'est bien celui-ci. Il doit être prescrit, on ne l'achète pas ni ne le gobe compulsivement pour soigner angoisses our seulement  le petit bobo du jour. Derrière l'irresponsabilité, certes, un marché économique rentable. Un véritable eldorado économique qui parfois pervertit la nécessaire éthique sanitaire. Le fait qu'aux Etats-unis, les médicaments sans prescription médicale soient à la disposition des consommateurs ravale le médicament à un produit comme un autre. Une confusion dangereuse.

3 attentats et une conférence : « Le monastère de Baouit resurgit des sables ». Pour un Sinaï en paix !

Egyptemonastereapollobaouitruines_1 (monastère de Baouit)

Le titre peut vous paraître confus. L’idée n’est pas nouvelle mais en somme rarement appliquée : C’est avant tout par la culture, par la confrontation de nos différences, par le respect réciproque sachant combien chacun de nos pays doit aux autres, que régresse la guerre et que l’on empêche le triple attentat survenu hier dans le Sinaï en Egypte. Nous sommes tous les citoyens du même monde, ou le devrions !

L’Egypte fait face à un sinistre triple attentat à la bombe, qui a frappé hier, à 19h50, trois camps de vacances dans la ville de Dahab sur la Mer rouge.Dahab_un_paradis_touristique_vis_par_les Vous ne trouverez aucune image de cette barbarie, ici, elles ont leur utilité mais ce n'est pas mon propos, vous les trouverez ailleurs. Le choix de Dahab ne s’est pas fait au hasard, son attractivité touristique en a fait la cible des terroristes. Ces attentats auraient été commis par au moins deux kamikazes. Le bilan sans doute provisoire : 23 morts, dont 3 touristes étrangers, et 62 blessées. La date elle aussi ne doit rien au hasard. L’Egypte s’apprêtait à commémorer la libération de la péninsule de l'occupation israélienne. Aussitôt après l’annonce de cet attentat sanglant, l’Egypte fermait ses frontières, espérant couper tout repli aux terroristes ou du moins à leurs complices, dans le cas d’attentats-suicides. Israël, hélas habituée à gérer des attentats meurtriers, a proposé de mettre à disposition de l’Egypte ses moyens et services d’urgence (entre autres ambulances). Fait exceptionnel dû sans doute a ses nouvelles responsabilités, très vite, suivant Israël, le Hamas a réagi et s’est montré solidaire. En effet, lundi à 21h35 à Ramallah, le leader palestinien Mahmoud Abbas et le gouvernement sous la direction du mouvement islamiste Hamas dénonçaient ensemble les attentats.

Ne pouvant pas réagir, comme vous, au plan politique, je vous propose en ce temps endeuillé de faire une pose pacifique, de nous replonger dans l’Egypte copte. Manière alternative de communier avec le peuple égyptien pour tous ceux qui sont dans l’impuissance de pouvoir intervenir en tant que chef d’état, ministre, diplomate... mais qui n’en veulent pas moins stigmatiser le terrorisme en œuvrant pour la paix ; une façon de le faire, je crois, est de célébrer ce que ce pays apporte à l’histoire, au patrimoine mondial, à l’Art, à la spiritualité sans que cela implique un dieu ; en l’occurrence, vous pouvez prendre dès maintenant rendez-vous avec une conférence archéologique qui se tient le 29 mai 2006 à 12h30 à l’auditorium du musée du Louvre, thème « Le monastère de Baouit resurgit des sables (fouilles 2003-2005). Conférence dirigée par Marie-Hélène Rutschowscaya et Dominique Benazeth, conservatrices en chef du patrimoine, section copte, département des antiquités égyptiennes, musée du Louvre

Je vous renvoie également au site d’un bloggeur, sans doute élève ou ancien élève du Musée du Louvre, qui ne mentionne pas cette conférence mais nous fait partager sa découverte de la salle du Louvre déjà ouverte, dans la section copte, où le monastère de Baouit a été reconstitué. Une note qui revient sur les coptes – une minorité aujourd’hui - et cette langue, le copte, qui n’a pas disparu des rituels. Son site : www.louvre-passion.over-blog.com/article-1656552-6.html

Egyptebaouitmonasterefresque3

Et si vous êtes curieux de l’histoire des coptes toujours bien vivants et pas uniquement survivants à travers un témoignage muséal, je vous invite à lire cet extrait d’un article intitulé « Vie et orthodoxie de l'Église copte" paru dans la revue Contacts, de Christine Chaillot, et publié sur le site des chrétiens du Moyen Orient : http://www.chremoy.org/Histoire006p1_f.shtml

Dans les kiosques !

Petrus Que les amateurs de grands crus ou simplement de bons vins se précipitent. 130 pages de vins français contre seulement 10 pages de vins étrangers et uniquement italiens, l'on comprendra le titre patriotique  - « Nos meilleurs vins » - du hors-série du magazine Le Point, daté d’avril-mai, qui regroupe les dernières sélections de Jacques Dupont, grand goûteur de crus et de mots. Il faut dire que le secteur viticole est une vitrine tant culturelle qu'économique (mais quand même surtout culturelle) pour la France. Je précise que n’ayant pas participé à ce numéro ni à aucun autre du Point, hélas, il ne s’agit pas d’autopromotion...

Ingres

Ingres_bain_turc_dtl (Détail du « Bain Turc » choisi par le Musée du Louvre pour la couverture du Catalogue de l’exposition) Il est difficile de concevoir un figuratif plus imaginatif que ne l’est Jean-Auguste-Dominique Ingres. J’en parle au présent car comment parler au passé d’un génie ?

Duel ?

Ce disciple de David, en guerre ouverte avec l’idole des jeunes romantiques, Delacroix, quoique de dix-huit ans son aîné, était convaincant quel que soit ce qu’il peignait ou dessinait. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces deux-là ne s’appréciaient pas, ne perdant aucune occasion de contester le talent de l’autre.

Le peintre d’histoire :

A l’instar de David, c’est en tant que peintre d’histoire qu’il voulut s’imposer.

Pourtant le talent d'Ingres ne se restreint pas à la peinture historique. L’exposition Ingres, qui se déroule au Louvre jusqu’au 15 mai, rend compte de la diversité de son talent. Dessinateur de génie, ses graphites sont incroyablement fouillés, et s’il vous faut lutter avec la foule pour vous en approcher - les dessins ne pouvant se contempler de loin comme le monumental « Jupiter et Thétis » qui vous accueille à l’entrée de l’exposition - vous ne le regretterez pas ! Les subdivisions à la fois chronologiques et thématiques de cette exposition sont bien pensées. « La Grande Odalisque » vous attend à mi-parcours dans la salle des odalisques, le clou du genre étant sûrement « Le Bain Turc » que vous découvrirez tout à la fin de l’exposition juste en face de « L’Œdipe et le Sphinx ».

Subversif ? :

Comme son maître David, Ingres a peint l’empereur, et toutefois avec plus de libertés. Car sous son pinceau, Napoléon, s’il reste impérial, à l’image de cette toile de 1806, « Napoléon, assis sur son trône » ; si la pose est aussi imposante qu’improbable - car impossible à tenir - et la vêture rendue avec une munificence accrue - car Ingres possède un génie de coloriste et un génie pour restituer la texture des étoffes - l’empereur n’en a pas moins les joues grises d’un homme de pouvoir épuisé de travail qui n’a pas assez de temps pour soigner son image jusqu’au bout.

Napoleon_empereur Détail subversif que le sérieux et la maestria de la toile ont pu dissimuler.

Ingres est un peintre facétieux. Qu’il peigne, dans sa période « troubadour », la scène de fine amor intitulée « Paolo et Francesca », ou qu’il imagine pour le salon de 1827, L’apothéose d’Homère », ou encore représente, au plein cœur de sa période d’inspiration chrétienne, dans « La Vierge et l’hostie », une Vierge gourmande tentée véritablement par l’hostie, une Sainte Vierge qui tient plus d’Eve que de Marie, ses toiles à la fois rigoureuses, magistrales et audacieuses, sont truffées de clins d’œil qui rompent avec le sérieux de leur sujet.

Un portraitiste inspiré :

Lui qui redoutait le genre du portrait qu’il appréhendait comme étant le genre le plus exigeant qui soit, n’en a pas raté un seul. Tous ont ce quelque chose, dans la pose, dans le vêtement et la couleur du vêtement, l’expression, qui interpelle. Aucun, quel que soit le modèle, n’arrive à être banal.

Mrbertin « (Le portait de) Monsieur Bertin » impressionne par sa massive fatuité. Ça sent la province conservatrice, le bourgeois qui a réussi. Louis-François Bertin, directeur du Journal des débats, était tout cela.

Mon préféré est sans aucun doute le « Portrait de la baronne James de Rothschild », et non Betty de Rothschild, comme on peut le lire dans la revue L’art. La baronne James de Rothschild est née Betty de Rothschild mais ce n’est pas là le titre de l’œuvre. Ingres_baronne_james_de_rothschild Ce que j’admire par-dessus tout dans cette œuvre, c’est l’harmonie entre la somptuosité du vêtement (rappelons que c’est le peintre qui en décidait, préférant telle robe à telle autre) et la douceur de l’expression, une intelligence un peu lasse.

Insatiable :

Ingres est un artiste infatigable qui copie à la perfection des toiles de maîtres jusqu’à donner l’impression d’une grande facilité et d’un référentiel riche, inépuisable. Quand il ne crée pas, il s’exerce en copiant préférentiellement les grands maîtres de la Renaissance italienne, De Vinci, Raphaël, Giotto, qui maîtrisent à la perfection l’art de la perspective et surtout font s’entremêler sacralité chrétienne et goût pour l’antiquité. Mais il copie également le peintre français de la période baroque, Nicolas Poussin, voire des contemporains. Il peut citer tous les maîtres avec légèreté, les grands hommes devant l’histoire, (cf. L’apothéose d’Homère), tout mettre en scène, du mythe à la réalité, du portrait solennel au harem oriental. Et enfin, quand il abandonne le pinceau c'est pour exprimer son talent de violiniste. Le violon d'Ingres, qui a laissé une trace idiomatique dans notre langue, est d'ailleurs exposé dans la salle consacrée à l'influence de la musique sur le peintre mélomane, qui dessine Paganini, Liszt...pour en célébrer le talent.

Des nus habillés :

La_grande_odalisque L’utilisation du nu, bien sûr, est unique. Tant le nu féminin que le nu masculin, même si le nu féminin, à travers la série des odalisques, touche au sublime, ou plutôt il l’atteint. Là encore, pouvoir admirer « La Grande Odalisque », s’étonner une fois de plus de la vertèbre supplémentaire, (encore une licence amusée du peintre), et surtout remarquer la finesse des détails, tous les accessoires de la dame, entièrement nue à quelques bijoux près ; coiffée à l’orientale d’un foulard de soie, le plumeau de paon qu’elle tient,La_grande_odalisque_dtail  le bijou, peut-être une broche, nonchalamment délaissé au premier plan. Le bleu du rideau à baldaquins identique à celui du lit. Ne ratez pas non plus « L’Odalisque à l’esclave », exposée non pas au Louvre ni à d’Orsay ni au musée Ingres à Montauban mais au Musée de Harvard. Une fois l’exposition achevée, vous devrez franchir un océan pour l’admirer.

Décidément, le peintre d’histoire est aussi doué pour réfléchir l’histoire et réinventer la mort de Vinci - François Ier se penchant à son chevet - que pour insuffler un érotisme élégant, raffiné et mystérieux, quasi hypnotique à ses modèles nus ; au point que les modèles du peintre les plus habillés sont toujours ceux que le peintre a voulu d’abord déshabiller. Car ses nus n’ont rien de fruste, de naturel. Ils ont de l’assurance, de l’aplomb, presque de l’apparat, ils séduisent sans aguicher. Nous sommes loin du naturalisme de Gustave Courbet ! Les odalisques préfigurent peut-être le pinceau de Klimt avec ses nus monumentaux, décoratifs, ses femmes longilignes, irréelles, saules qui ne pleurent que des bijoux.

Quand vous y rendre :

Un conseil, ne vous y rendez pas en journée, profitez des nocturnes. Mercredi, vendredi et samedi jusqu’à 22h. Il y a moins de monde qui se presse devant les toiles, et quel soulagement que de ne pas devoir se tenir loin de tels chefs-d’oeuvre, rivalisant de ruse pour éviter les formes humaines qui vous les masquent ! Pour en savoir plus : http://mini-site.louvre.fr/ingres/flash_fr.html

Ah, je ris, de me voir si mâle en ce miroir…

Castafiore Ciel, mes bijoux !

Albert Algoud, journaliste d’Inter anciennement sur Canal, invité par la "maison" dans l’émission « le fou du roi », nous confiait un terrible secret.

La cantatrice à la voix castratrice, la seule à pouvoir fendiller un verre securit, le tyran de Tintin, de son chien et du Capitaine Haddock, euh… pardon…Karpock… ah non, Bartok… zut … Kodak, quoi ! Eh bien la divine blonde amnésique, la dame au nez crochu, aux bijoux, aux humeurs, la diva-mamma qui osa renvoyer un plat de spaghetti trop cuits à ses geôliers dans l’album des Picaros… Oui, l’élément comique de la BD, j’ai nommé l’irrésistible Castafiore, ne serait pas une femme mais un homme ! Diable ! Regards de stupeur chez les tintinophiles ...Un homme ? L'unique personnage féminin de la célèbre bande-dessinée sans exclusion d'âge ? C’est du moins ce qu’après investigation, ce tintinophile audacieux nous défend.

Pris d’un soupçon en butinant entre les bulles, troublé par ce personnage hors norme, un jour le petit Albert devenu grand s’exclama : Eurêka, j’ai trouvé ! La « castrat-fiore », c'est un "trans" ! C’est en effet un castrat historique qui aurait inspiré Hergé.

Algoud a retrouvé la trace de la Castafiore à Naples. Fiorentino, véritable prénom de notre Castafiore(ntino), serait né à Naples des noces légitimes de Cesare Casta et de Bianca Spumanta. A l’âge de 12 ans, son père, « nostalgique du chant des castrats », le livre au bistouri d’un chirurgien qui se chargera d’ôter le superflu pour préserver l’unique organe qui comptât aux yeux des mélomanes, un « organe (vocal) plein de promesse ». Au prix d’une intimité sacrifiée, sa voix délicate de jeune garçon ne muera plus.

Partant du postulat tout à la fois étayé et poétique, crédible ET fantasmagorique, laissant la place au rêve tout comme à une marge d’erreurs assumée, le journaliste d’Inter nous brosse une belle biographie de ce castrat, figure historique, qui aurait inspiré Hergé.

Aujourd’hui heureusement, cette pratique barbare n’existe plus. Mais pour se faire une idée de ces voix troublantes qui primèrent sur les sopranos -car longtemps l'ensemble des rôles dans un opéra fut destiné à des hommes au besoin travestis en femmes- on peut encore écouter le chant lyrique des hauts-de-contre. La voix de Gérard Lesne, nullement « passée au bistouri », et pourtant subtile, différente, est une splendeur.

Alors, malicieux Hergé ? "Ciel, mes bijoux!", ce cri affolé, strident, drolatique, qui ponctue Les Bijoux de la Castafiore, que l'on croyait clin d'oeil redondant du dessinateur au fameux "air des bijoux" du Faust de Gounod - que la cantatrice ne cesse d'interpréter - devait donc se lire au pied de la lettre.  On croyait tout savoir de Tintin, eh bien, tintin ! Gageons qu'Hergé n'a pas tout à fait fini de nous surprendre...Tintin aurait-il existé ?

Le livre d'Albert Algoud qui intéressera les tintinophiles dont je suis mais peut rassembler au-delà : La Castafiore, Une biographie non autorisée, Albert Algoud, éditions Chiflet et compagnie, 141 pages, 10 €.

Cyberchômeurs, gare à la cyber-embauche…

Cybergirl_1 (Photo d'un cyberchômeur).

Je m’adresse à vous, à nous, bloggeurs de cadresonline : vous connaissiez le CNE, vous connaissiez le CPE, connaissez-vous le CCE ? Vous n’êtes pas seulement en recherche d’emploi, vous êtes des chômeurs on-line, des chercheurs actifs dont le blog, bien loin de se restreindre à un défouloir à l’instar des ados qui l’ont massivement adopté, est un moyen de prospection. Sous votre touchpad, sous votre souris, le blog devient un médium qui vous ressemble. Efficace et réactif, créatif et personnel, il peut faire basculer le choix d'un recruteur, las des lettres de motivation formatées, et insuffle une souplesse supplémentaire aux grilles RH. Mais savez-vous qu’un nouveau contrat, le CCE, contrat cyber-embauche pourrait bientôt voir le jour et pourquoi pas vous concerner ?

En effet, si vous avez trouvé un moyen de rémunérer votre blog par le biais d’un partenariat (publicitaire ou affiliation à un autre site), allez savoir si vous n’allez pas tomber sous le coup d’un CCE qui vous rayera tout net de la liste des demandeurs d’un VRAI emploi.

Le but du jeu, proposer à un maximum de chômeurs un contrat en CCE. Peu importe que la rémunération soit moindre, votre cyber activité anodine, pourvu que vous sortiez des stats du chômage …

Les webchercheurs, nouvelle profession louable, vont fleurir pour pas un rond. Les rédacteurs grossir aussi sans doute. De formation ingénieurs en biologie, commerciaux et pourquoi pas professeurs de sport, vous pourriez être amenés à exercer un métier rédactionnel qui ne vous attirait pas et pour lequel vous n’avez pas été formés. Le tout dans un secteur qui sera peut-être éloigné de votre cible d’origine tout comme de vos hobbies. L’Anpe ne vous laissera pas le choix. Je dis "vous", mais si vous avez misé sur le blog dans le défi que constitue la course à l'emploi, vous devez savoir et aimer écrire.

Hier journaliste à France Soir, aujourd'hui traqueur de phising ...

Et quand le chômeur ne sera pas informatisé, il pointera – pour travailler – et, non, pour tenter de trouver du travail, aux bornes informatiques  de l’ANPE… le cadre rêvé de tout salarié qui n’avait pas l’ambition d’y travailler…

Ci-dessous, un extrait de l’article publié le 1er avril (et ce n’est pas un poisson) par Eric van der Vlist sur le site dyomedea.com. Il titrait : « A peine le CPE promulgué, le gouvernement tire les leçons du succès du Web 2.0 et s'attaque au problème de l'emploi dans le cyber monde » :

Nous vous donnons la conclusion franco-centrée de son article.

(…) « Jean-Louis Borloo [a] annoncé le dépôt imminent d'un projet de loi introduisant un Contrat de Cyber Embauche (CCE) afin de combler [un] vide juridique.

Nouvelle pierre angulaire de la loi Borloo sur l'inégalité des chances, ce projet de loi devrait être débattu très prochainement à l'Assemblée Nationale quelque peu désœuvrée après l'adoption rapide du CPE.

Le CCE est un contrat de travail implicite s'appliquant automatiquement aux relations entre tout particulier fournissant un service rémunéré sur le Web et la société exploitant le site Web grâce auquel cette transaction a été effectuée.

Les experts soulignent le flou qui subsiste dans cette définition : il est clair que le projet de loi cherche à éviter de considérer que le demandeur final est un employeur (ce qui poserait problème puisque ce demandeur peut être un particulier et que les demandes de travail ont un coût unitaire moyen très faible). Par contre, lorsque le site fait appel à des Services Web hébergés par une autre société (ce qui est souvent le cas de MTurk), il n'est pas évident de déterminer si l'employeur est la société qui fournit le Service Web ou celle qui exploite le site d'accueil.

C'est un point qui ne manquera pas de susciter des discussions sur les bancs de l'Assemblée.

Ce projet de loi devrait faire fortement baisser les chiffres du chômage puisqu'un demandeur d'emploi fournissant un service rémunéré sur le Web étant automatiquement lié par un CCE, il pourra être immédiatement radié par les Assedics.

L'opposition dénonce déjà une tentative de traitement « statistique » du chômage et Jean-Louis Borloo répond que des ordinateurs seront mis en libre service dans toutes les ANPE pour permettre aux chômeurs d'accéder à un emploi réel (sous forme de CCE) même s'ils ne possèdent pas d'ordinateurs.

Dans la mesure où ils cesseront d'être chômeurs dès l'obtention de leur CCE, on peut néanmoins se demander s'ils pourront accéder à ces ordinateurs de manière durable et conserver leur cyber emploi.

Enfin, le projet de loi prévoit de prolonger l'obligation faite aux fournisseurs d'accès à internet (les FAI) de conserver les données de connexion à quatre ans (au lieu d'un an comme cela avait été rendu nécessaire par la DADVSI).

Cette prolongation est rendue nécessaire pour effectuer les contrôles fiscaux indispensables à une application harmonieuse du CCE. »

Aucune date ne semble avancée, nous n’avons plus qu’à espérer que l’éventuelle promulgation de ce contrat douteux ne se fasse pas, comme le CNE, en pleines vacances estivales à l’insu des rares députés qui siégeaient.

Podcasting etc.. Les nouvelles technologies sauveront-t-elles la Presse ?

Micro Je podcaste, tu podcastes, nous podcastons, ding dondaine… Le podcast, fruit du podcasting est à la mode, le podcasting est partout ! Sur les sites web de la presse écrite, de la presse audiovisuelle (rappelons qu’en France c’est Arte qui l’a lancée la première sur son site) ; et enfin, quoi de plus normal venant d’un media sonore, sur les sites de la presse radiophonique. Articles devenus fils Rss écoutables et émissions transformées en podcast se mêlent aux autres fichiers audio de votre joujou numérique : musique ou instantanés capturés par votre petit baladeur-dictaphone. Vous pouvez ainsi composer votre radio à la carte et écouter vos petites pépites sonores et informatives quand vous le désirez ! Car jamais autant, sous l’influx des nouveautés high tech qui ne cessent de se succéder, notre désir et non plus notre besoin (d’être informé) n'a été stimulé ; quand il s’agit d’information, de la presse devenue produit-presse et produit comme un autre, cette donne consumériste, pas franchement nouvelle mais qui s'est durcie, est dérangeante et met à mal l’intégrité même de la mission qui est celle du journaliste. Du moins, du journaliste d’actualité. Tenter le plus objectivement possible de relayer des informations qui apparaissent nécessaires sans être forcément séduisantes. Les baladeurs numériques ont ainsi remodelé le paysage de la presse sur le web.

Attention plus qu’un jour…

Top_right Si vous êtes vous-mêmes un orpailleur du podcasting, appelé barbarement podcasteur, vous n’avez plus qu’un jour pour rafler l’un des lots attribués aux gagnants du concours Radio France. But du jeu : créer un podcast consistant en un texte lu, une ambiance sonore, un morceau de musique qui incarne le renouveau printanier et qui soit libre de droits.

Le lien : http://www.radiofrance.fr/rf/cparf/evenement/concours_podcast.php

Bonne chance !

Au-delà de cette nouvelle high-mode, la presse a déjà amorcé le virage d’un rattrapage de sa perte de marché via des sites web vendeurs et – ce sera de plus en plus le cas – rendus rentables.

Ainsi les archives en ligne des grandes rédactions sont-elles payantes, existe-t-il des formules abonnés payantes elles-aussi (le desk du quotidien Le Monde), et dans un futur très proche, l’accès à ces sites web devra-t-il être totalement payant et non plus partiellement.

Les podcasts, suppléments d’âme à une lecture mentale, pourraient, pourquoi pas, être surfacturés. L’abonnement xml au site, fixé à un prix permettant de rééquilibrer le recul de l’abonnement au bon vieux journal qui laisse de l’encre sur les mains, une alternative rentable au support print traditionnel, qui, bien sûr, ne remplacera pas le plaisir de découvrir un quotidien en kiosque et de le déplier à la terrasse d’un café !

Les notes récentes

Lecteurs en images

Ma contribution citoyenne

  • Rédacteur Sportvox
  • Rédacteur Agoravox

"Racines" - Album Photo

  • Cup_of_tea_wet
    Quelques clichés pris dans ma région natale entre Vercors et Oisans.

Elle innove

Blogs : Où cliquer

  • Patrick DUSSERT-GERBER
    Un grand professionnel du savoir-déguster, un nez reconnu, en lui coule le sang de la vigne, sa devise parle d'elle-même : "Défendre une éthique, sinon rien". Découvrez son blog fait de tanins chaleureux et raffinés.
  • Babel minute 0 - "Journal de la guerre qui vient"
    La politique internationale du dedans, dans toute sa complexité en toute limpidité, passionnante, par Julia. Oubliez les mauvais romans d'espionnage, Le Renseignement made in U.S. comme si vous y étiez.
  • Medina-Sousse
    Sousse, la perle du Sahel, a trouvé son écrin virtuel. Merci, Yves (Archigram), pour ce très beau blog de sauvegarde.
  • [LeBlog2Roubaix.Com]
    Mieux qu'un Paris-Roubaix ! Le blog 2 Roubaix tenu par Bruno.
  • La pharmacie, les biotechnologies et tout le reste
    Le marketing, les ventes et le développement pharmaceutique à l'international, restitués dans une vision claire et intelligente. Une belle curiosité d'esprit.
  • Le Monde de Juliette
    Beaucoup plus drôle que Bridget Jones, allez vite découvrir qui se cache derrière Juliette.
  • Un livre, un jour
    Le blog littéraire collaboratif de Vanina Delobelle. Découvrez les coups de coeur des co-auteurs et n'hésitez pas à en proposer d'autres. Rejoignez l'équipe !
  • PLANETARGONAUTES.EU
    Une grande variété de sujets et goût du monde planisphérique. Le champ des possibles revivifiant de Catherine qui bannit la langue de bois !
  • Tout pour elles
    Le blog très riche de Corinne, journaliste emploi, "pour les femmes, leurs envies et expériences professionnelles".
  • Chroniques d'une reconversion annoncée...
    Antonia a parfaitement réussi sa reconversion mais ne lâche pas, pour notre plus grand plaisir, son cocktail bloggeur "2/3 boulot, 1/3 perso, idéal pour secouer la pulpe du fond" :)
  • Pôle documentation
    Le réseau d'aide à l'emploi des documentalistes orchestré par Adeline, documentaliste-rédactrice spécialisée dans le domaine économique.
  • VOYAGEUSE PROVISOIREMENT SEDENTARISEE
    Les RP culture-cinéma desservies par un regard décalé, une soif du monde et beaucoup d'humour
  • Objectif : EMPLOI
    Un objectif et une belle personnalité pour le remplir
  • Non, je ne suis pas QU'une chercheuse d'emploi en communication scientifique...
    Non, elle n'est pas qu'une habile communicatrice scientifique, elle a bien d'autres talents encore!
  • John CALOU : le consultant-formateur "boosteur" d'efficacité commerciale
    Pour un management efficace qui n'en oublie pas d'être humain
  • DRHPOINTCOM
    Le troubadour de l'ADV ordonnancement
  • MARKET STORIES
    Avec elle, ça bouge dans le "Market" !
  • Le Blog Télévision
    L'excellente Hélène Marzolf vient de passer le témoin bloggeur à Cécile Maveyraud. Ce blog TV de Télérama - le sujet s'y prête - est particulièrement drôle, croustillant comme un crumble au crunch, sarcastique comme le "câble par la queue d'Hélène Marzov". Ennemis des contrepèteries passez votre chemin. Mais de toute façon c'est le site en entier de Télérama qui est réussi. L'hebdo tv culturel a compris comment faire de son site un argument en ce temps économiquement morose pour la presse française.
  • Jean-Claude Djian
    Le site dense et incontournable d'un journaliste indépendant dans sa plume et sa pensée. Un blog très pro et engagé.

août 2008

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31

Blog Littéraire