L’îlot gourmand parigot
La perle du jour est une perle qui se mange, et si possible vite de peur qu'elle ne fonde, les beaux jours revenant. Même si en réalité ce n'est pas tant la perle qui menace de fondre que celui qui la mange... Vous me suivez ? L’île-aux-gourmands-parigots, mieux connue sous le nom d’île Saint Louis, draine chaque année des milliers d’autochtones et touristes attirés par la perfection de ce petit îlot ensoleillé sis entre deux quais de Seine ; nef insolente de façades en pierres de taille, d’hôtels particuliers au charme suranné, de boutiques choisies, regardant par le bord le plus fréquenté de son vaisseau insulaire l’hugolienne Notre Dame. Cette île célèbre et célébrée du centre de Paris abrite un bijou de gourmandise : le glacier Berthillon, son salon de thé, sa boutique rue-Saint-Louis-en-l’île, et tous ceux in situ et autres arrondissements qu’il dessert.
On ne fait pas de la pub à Berthillon, on se contente d’en parler, avec une très certaine religion, confits de l’envie d’en déguster aussi souvent que l’on le peut.
Un glacier qui ne doit pas son succès à la mode mais tout simplement à sa qualité, à l’exceptionnelle saveur de ses parfums. Aucun colorant ni conservateur n’entra jamais dans les glaces Berthillon et n’est pas prêt d’y entrer ! Car ce glacier, véritable institution parisienne, ne laisse rien au hasard. Les meilleures matières premières sont choisies, avec des surcoûts d’exportation s’il le faut, le lait pasteurisé fermier et extra frais est issu de la traite de la veille et livré chaque matin pour être utilisé dans la journée. Tout est fabriqué sur place.
Et de « fée », la première fois que l’on goûte une glace Berthillon, tandis que l’on l’attend, soupçonnant quelque snobisme derrière le battage qu’on nous en a fait, devinant une glace certes bonne mais pas aussi inoubliable qu’on cherche à nous le faire croire… tu parles ! A l’issue de la première bouchée glacée, le pire sceptique est bien vite converti à la féerie Berthillon pour devenir un « Berthillonmaniac ». Jamais on n’aurait soupçonné un glacier capable de pouvoir être non seulement fidèle à la typicité unique de la fraise des bois mais encore de la sublimer !
A chaque gourmand, son coup de cœur. Mais aucun parfum ne déçoit sauf à détester la réglisse et de se piquer d’en prendre pour suivre la préférence de Georges Moustaki. Une fois séduit, on a envie de les goûter tous, du ganduja noisettes en passant par la classique mais très efficace vanille, la myrtille qui vaut les meilleures tartes, la framboise qui vous en met plein la bouche – parfum, paraît-il, préféré de Jodie Foster. Bref, le rêve ! Et c’est encore mieux dans un vrai cornet qui se mange, pas de ceux dégueu qui se jettent une fois la glace finie.
Dans la vitrine de leur salon de thé toujours bondé, une tarte tatin à faire se pâmer de jalousie les meilleures pâtissières…
En revanche, si la faim vous pousse à poursuivre vos agapes plus tard que 20H, heure de fermeture du salon de thé et boutique Berthillon, évitez A nos ancêtres les gaulois, un concept bonne franquette bruyant avec buffet charcutier à volonté qui ne se retrouve pas dans la note - beaucoup trop chère pour le peu de plaisir que l’on y prend. Seul intérêt, en y venant aux alentours de 23h30, il était encore possible d’y être servis. Préférez, dans le même esprit pantagruélique le buffet en moins, le deuxième service (à partir de 22h30) de la Tour de Montléry, un bistrot parisien succulent quoique peu intime dans le quartier des Halles - rue des prouvaires. A condition que vous ayez réservé, sinon n’espérez pas. Le haricot de mouton et son petit vin frais épicé vous passera sous le nez ! Alors, dépité, les papilles en berne, vous finirez devant de délicieuses frites surgelées arrosé d’un cola cuvée 2006. And last but not least, le bouquet final, l'ice cream si sucrée que même le cola en devient fade…



un article qui donne l'eau à la bouche, on regretterait presque de ne pas habiter Paris ! c'est aussi un appel aux vacances... aaahhh les vacances (soupirs...)
en tout cas, merci d'être passée sur mon blog et à bientôt !
Rédigé par: marouschka | le 11/04/2006 à 14:25
Merci, Marouschka, je crois que j'attends autant que toi la douceur de vraies vacances :)
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 11/04/2006 à 14:55