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Interview Blog emploi Challenge

  • Le Blog Emploi Challenge
    En cliquant sur ce lien, vous vous ferez une idée de mon parcours, de ma recherche, de mes projets, sans doute + précise qu'à travers la lettre de motivation qui figure sur mon blog. Merci à Bertrand Duperrin qui a réalisé cette interview.

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De palimpsestes en Shalimar

  • Edward Whymper: Escalades dans les Alpes

    Edward Whymper: Escalades dans les Alpes
    Bien loin de nos ascensions rendues périlleuses par la témérité et la recherche de l'exploit pour l'exploit, les escalades de Whymper qui brava - entre autres - le Cervin, se faisaient avec de mauvaises de corde en chanvre. Elles appartiennent à un temps où l'exploration des sommets était l'aventure la plus fascinante qui soit et les sommets à conquérir des déités vengeresses à se concilier à force de respect, de courage et... de prudence. Elles appartiennent à cette culture, à cette mémoire européenne qui nous est commune.

  • T. S. Eliot: The Waste Land and Other Writings

    T. S. Eliot: The Waste Land and Other Writings
    A lire en langue. Toute traduction serait inégociable...

  • Olivier Pétré-Grenouilleau: Les traites négrières - essai d'histoire globale

    Olivier Pétré-Grenouilleau: Les traites négrières - essai d'histoire globale
    Prix du Sénat du livre d'histoire Chateaubriand de la Vallée-aux-loups de l'essai de l'Académie Française 2005. Pour comprendre comment cette infamie a pu durer aussi longtemps. Qui a dit que le Sénat ne servait à rien ?

  • Ezekiel Nissim: Collected Poems

    Ezekiel Nissim: Collected Poems
    Professeur d'anglais, critique, dramaturge mais surtout poète, c'est là un beau florilège pour découvrir cette grande voix de la poésie indienne. Nissim Ezekiel nous a quitté le 9 mars 2004 à l'âge de 79 ans.

  • Jeremy Rifkin: La fin du travail

    Jeremy Rifkin: La fin du travail
    L'essai incontournable d'un économiste américain qui perçoit déjà les limites de la voie anglo-saxonne.

  • Alexandre de Lur Saluces : La Morale d'Yquem - Entretiens avec Jean-paul Kauffmann

    Alexandre de Lur Saluces : La Morale d'Yquem - Entretiens avec Jean-paul Kauffmann
    On n'obtient pas le plus grand vin liquoreux au monde sans une morale, une éthique absolument exceptionnelle dans le monde viticole. On ne travaille pas à Yquem, on vit pour Yquem, on se voue à Yquem. C'est cette exigence et les astreintes nobles pour parvenir à élaborer un vin ineffable que nous retrace ce livre ; dialogue passionnant entre Jean-Paul Kauffmann, journaliste tombé sous le charme et sortilège d'Yquem, et celui qui mène l'héritage avec amour et abnégation, Alexandre de Lur Saluces.

  • Borges: Enquêtes

    Borges: Enquêtes
    L'enquête est ici - pas étonnant vous lisez Borges - philologique. Sans s'en rendre compte, tant le bougre a de talent, on glisse d'un auteur, d'une époque, d'un pays à l'autre, subjugués.

  • la Pléiade: Marivaux

    la Pléiade: Marivaux
    Du jeu de l'amour et du hasard à L'ile des esclaves, Marivaux n'est pas si léger qu'on croit, il y a de la sociologie, beaucoup de sociologie et de la politique dans toutes ses pièces. Là encore, à lire en La Pléiade, car tout tout se déguste quand on se pique de lire l'immense Marivaux. Un théatre aussi délectable, au fond, lu que joué. Badin et fin comportementaliste à la fois, chacune des pièces de Marivaux est enlevée, un tour de force !

  • Marguerite Yourcenar: Les mémoires d'Hadrien

    Marguerite Yourcenar: Les mémoires d'Hadrien
    Hadriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiien !!! Adrienne est très loin de l'empereur brossé avec succulence par Marguerite Yourcenar, première académicienne, envers et contre tous les phallocrates que compte cette institution...

  • La Pléiade: Ernest Hemingway

    La Pléiade: Ernest Hemingway
    Eh bien oui, Ernest Hemingway vaut bien mieux que tous les clichés que l'on peut avoir sur lui. Au point que lorsque l'on commence, on dévore très vite ses oeuvres complètes en La Pléiade.

  • revue Europe: Littératures de l'Inde

    revue Europe: Littératures de l'Inde
    C'est un numéro d'Europe (la revue littéraire par excellence) qui date quand même d'Avril 2001 mais quelle révélation ! Un numéro fantastique qui met enfin en lumière les littératures extraordinairement riches de ce continent. Sur www.europe-revue.info vous pourrez encore le commander

  • D'Holbac: Histoire critique de Jésus-Christ
    Ce n'est pas une posologie de l'athéisme façon Onfray, philosophe qui n'a pas le centième du talent du baron d'Holbac. C'est un raisonnement réinventé, plus rigoureux, une méthodologie critique extraordinairement facile qui s'applique ici aux miracles de la foi chrétienne par l'un des plus grands penseurs et inventeur du matérialisme philosophique.
  • Spinoza: L'éthique

    Spinoza: L'éthique
    Sur une île déserte, allez, c'est l'opus cogitendi que j'emporterais.

  • James Joyce: Ulysse

    James Joyce: Ulysse
    Un livre tout smplement inépuisable. D'une complexité narrative délicieuse. Il a tout réinventé, cet homme. Lire aussi Dedalus, et si vous avez le cerveau en forme, Finnegans wake, of course.

  • Jack Kerouac: Les clochards célestes
    Jack Kerouac, le plus grand écrivain de la Beat generation. Plus grand encore que Ginsberg ! Bien moins connu que "Sur la Route", c'est pour moi son chef d'oeuvre avec le new-yorkais "Big Sur". A lire en grand format, NRF gallimard.
  • : Le guide Hachette des vins

    Le guide Hachette des vins
    La référence pour les amateurs de vins.

  • Brigitte Aubert: La mort des bois

    Brigitte Aubert: La mort des bois
    Amateurs de polar, c'est son meilleur ! Dans cette série, tout se passe depuis le point de vue de l'héroïne paralytique et muette. Brigitte Aubert dont tous les polars sont un régal exploite fructueusement le procédé narratif du monologue intérieur. La mort des neiges a suivi. Belle réussite également.

  • Ernesto de Martino: Le Monde magique

    Ernesto de Martino: Le Monde magique
    Une référence ! Ce professeur d'histoire des religions à l'université de Cagliari, particulièrement attentif à l'ethnographie sicilienne a aidé à penser autrement "l'alternative entre magie et rationalité" qui a construit notre civilisation moderne. Le Monde Magique paru en 1948 peut sembler aride mais sa lecture est fascinante et la pensée de De Martino, presque soixante ans après, toujours vivante.

  • La Pléiade (Textes traduits, présentés et annotés par Paule Charles-Dominique): Voyageurs arabes

    La Pléiade (Textes traduits, présentés et annotés par Paule Charles-Dominique): Voyageurs arabes
    En ce temps de communication ultra-rapide, et parfois agressive, facilitant les amalgames ; d'almagame, par exemple, entre Islam et fondamentalisme, en ce temps encore d'affrontements communautaires, de vitriols (oui, au pluriel) racistes, découvrez réunis tout récemment par la Pléiade les récits des chroniqueurs Ibn Fadlân, Ibn Jubayr, Ibn Battuta et un auteur anonyme qui vous introduiront à un Islam voyageur curieux du monde (XIVes et antérieur) que nous connaissons encore plus mal.

sentes sonores

  • Billie Holiday - I'm a fool to want you

    I'm a fool to want you
    Billie Holiday: Lady in satin

    Sans doute la voix la plus bouleversante du jazz. Ce n'est pas seulement cet album, celui du magnifique "I'm a fool to want you", mais toute sa discographie qui est à (re)découvrir. Ne passez pas non plus à côté de l'album élégant : "Songs for distingue lovers."

  • Nicole Willis -

    Nicole Willis: Keep Reachin'up
    La nouvelle âme de la soul. Une voix superbe. Des arrangements virtuoses. Divinement swinguant.

  • Natacha Atlas -

    Natacha Atlas: Mish Maoul
    Toujours cette ligne de partage entre Orient et Occident au coeur des albums de Natacha Atlas, et plus que jamais le mariage entre musiques traditionnelles et électro. Intense. Sublime. La réconciliation le temps d'un album. Une invitation à la paix.

  • Jean-Louis Murat -

    Jean-Louis Murat: Taormina
    Murat n'en finit pas de produire mais, cette fois-ci, c'est un album aux accents blues. Une bonne cuvée !

  • Katie Melua - Spider's web

    Spider's web
    Katie Melua: Piece by piece

    Un joli disque de ballades blues-jazz-pop emmené par la voix chantilly de Katie Melua. Offrez-vous un peu de douceur.

  • Bia - Comme une vague. Como uma onda

    Comme une vague. Como uma onda
    Bia: Coeur vagabond// coraçao vagabundo

    L'album prenant et réversible (vous allez comprendre) de Bia, artiste brésilienne francophile et francophone, qui, après avoir parcouru le monde a décidé de poser ses valises en France. Elle a voulu nous faire partager ses titres coups de coeur dans les deux cultures en choisissant d'interpréter en français des chansons brésiliennes et de chanter en brésilien les titres français, allant de Belle-île-en-mer à l'étonnante La mauvaise réputation de Brassens. Une réussite. Toutes les traductions sont de Bia, parfaitement bilingue.

  • Gérard Manset - "Ne les réveillez pas"

    "Ne les réveillez pas"
    Gérard Manset: Obok

    Le dernier opus inspiré du plus énigmatique, incernable chanteur, parolier et compositeur français. Il paraît même qu'il accepterait de sortir de son invisibilité pour une tournée. Un événement !

  • Hubert Félix Thiéfaine - Les jardins sauvages

    Les jardins sauvages
    Hubert Félix Thiéfaine: Scandale mélancolique

    Musicalement rien de chavirant, titre composé par le chanteur de Mickey 3d, mais texte très inspiré, d'une sensualité vénéneuse que HFT sait porter.

  • Paul McCartney -

    Paul McCartney: Ram
    L'album "pastoral", entièrement acoustique, simple et dépouillé du grand mélodiste, ex Beatles. Son meilleur cru qui vieillit excellemment.

  • Robert Wyatt - Beware

    Beware
    Robert Wyatt: Cuckooland

    Forêt électronique animée par la voix séraphique de Robert Wyatt tant elle plane (un oiseau ou un ange ?) et maîtrise les aigus. Mais c'est toute la discographie du grand maître du rock progressif (Rock Botton) et de la fusion de la pop et du jazz qui est à découvrir !

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« avril 2006 | Accueil | juin 2006 »

Dérives infâmes au pays de la tulipe.

Drapeauhollandais_1 

Je découvrais dans les colonnes de Libération une information qui, si elle n’avait pas été relayée par un quotidien aussi sérieux que l’est Libération, m’aurait parue douteuse tant les limites de l’horreur légale ont été aujourd’hui repoussées au sein même la communauté européenne. Au nom de la liberté et de la diversité, un parti particulièrement nauséabond tente en effet de voir le jour aux Pays-Bas. Le NVD, un parti pédophile qui milite – je vous cite la journaliste de Libération – pour la « légalisation de la pornographie enfantine et du sexe entre adultes et enfants.»

Non vous ne faîtes pas un cauchemar, c’est la réalité. Les Pays-Bas, monarchie parlementaire gouvernée actuellement par une coalition tripartite (démocrates chrétiens, radicaux, et libéraux-consevateurs), pays contrasté où l’extrême-droite est agissante, qui admet déjà un parti (le SGP, parti des protestants réformés) voulant interdire les femmes en politique et où les prostituées sont en vitrine mais où paradoxalement le cannabis est en vente libre et la législation très ouverte aux homosexuels, sont aujourd’hui victime d’un excès de « tolérance », d’un excès de liberté d’expression ou disons-le, de laxisme politique et éthique. Ces malades qui ne se cachent pas entendent faire baisser l’âge de la majorité sexuelle et du « consentement » à douze ans ; voulant précipiter l’enfant beaucoup plus tôt dans l’âge adulte pour ne pas se faire passer pour ce qu’ils sont : des violeurs d’enfants, des voleurs de vie.

Dans la foulée, ils militent également pour la zoophilie, mais attention, des rapports "consentants" !

Si cet article alarmant vous a échappé, cliquez sur ce lien : http://www.liberation.fr/page.php?Article=386450

Nous ne pouvons qu’espérer avec Geert Wilders, député indépendant ultra-conservateur, que Piet Hein Donner, le ministre de la Justice, prendra la décision d'interdire ce parti avant qu’il ne soit fondé. Mais le fait même que ces militants de l’infâme qui s’attachent à la notion putride de « consentement » et s’érigent contre ceux qui les assimilent à « des Dutroux », à défaut d’avoir conscience de leur perversion, s’expriment sans crainte de poursuites judiciaires, est extrêmement préoccupant.

Vanishing act

Mante_orchide_5 Après quelques jours d’ « évanouissement » épanouissant dans ma région natale, coupée de vous et de l’information, je vous retrouve pour une revue de presse en treillis de camouflage.

5800 morts à Java, le bilan macabre ne cesse de s’accroître. Tout semble montré, dit, bilan, moyens et chiffres de l’aide. Puis les questions succèdent à l’émotion. Comment un séisme de magnitude 6,3 a-t-il pu ne pas être prévu ? Ce n’est pas parce que l’origine d’une catastrophe est naturelle qu’elle est imprévisible. Les morts ne sont bien sûr jamais aussi nombreux que dans les pays défavorisés manquant d’outils prévisionnels, et, en l’occurrence, d’une sismographie à la pointe avec ce qui en découle : des constructions qui résistent au souffle de la terre. Le Japon n’est pas épargné par les colères terrestres, la Californie non plus, mais savent faire face. Cortège de mauvais augure mais nécessaire, expérimenté et bienveillant, les ONG se sont mobilisées pour apporter les soins aux survivants, acheminer l’eau potable et les vivres, gérant comme elles le peuvent une catastrophe épouvantable qu’on aurait voulu pouvoir prévoir et empêcher. L’Unicef est très présente tandis que la Commission Européenne doit débloquer 3 millions d’euros. Le Canada, 2 millions de dollars, et les Etats-Unis ?

A la une encore, les banlieues qui brûlent bis ou tertia repetita et la récupération rituelle qu’on en fait pour relancer les vieilles peurs insécuritaires qui font basculer le pays dans l’extrême-droite en évitant de se poser les vraies questions de fond. Ou comment en finir avec les ghettos. Côté « guignols », ne pas travailler peut rapporter gros ! Non, il ne s’agit pas du nouveau slogan de la Française des jeux mais bien de la dernière boulette de Jacques Chirac... et de l’amnistie de l’ancien ministre des sports ripoux, Guy Drut, que le Président a décidée. Guy Drut avait pourtant été condamné à 15 mois de prison avec sursis et 50.000 euros d'amende dans l'affaire des marchés publics d'Ile-de-France, après avoir été reconnu coupable d'avoir occupé un emploi fictif entre juin 1990 et février 1993, lui rapportant 119 000 euros. Commentaire synthétique de François Bayrou : « Ils sont devenus fous ! ». « Ils », c’est sans doute le gouvernement et la majorité UMP.

Alors que le feuilleton Clearstream n’en finit plus de concurrencer les scénaristes d’Alias et de la Maison Blanche,  ILS savent décidément donner l’exemple…

Et enfin, 9,3 millions de chômeurs, et moi et moi et moi…ou comment faire mentir les chiffres en sortant des chômeurs des stats et surfer sur (le creux de) la vague en jouant sur la déflation créée par le contrat nouvelle embauche qui place le nouveau salarié sur un siège éjectable.

And last but not least, pour vous détendre si vous en trouvez un dernier exemplaire dans les kiosques, achetez le numéro de mai de Géo ! Les animaux se planquent poussant les techniques de camouflage aux confins du « vanishing act », titre du livre de photographies d’art du photographe naturaliste et militant Art Wolfe. Une volonté de disparaître pour survivre ou chasser (pour survivre également), selon que l’on est la proie ou le prédateur, aussi bluffante qu’esthétique. Nous n’avons rien inventé mais nos camouflages à nous, nos tenues mimétiques entre manipulations et survie politique, n’ont ni l’allure ni la beauté sauvage d’un lion couleur savane, d’une mante orchidée, ni l’instinct génétique époustouflant d’un turbot léopard capable de fusionner avec son environnement grâce à des chromatophores qui se dilatent sous la peau. Nos mirages, nos mensonges s’inspirent de la nature en la dénaturant. Tous ne sont pas vitaux. Ni pour nous-mêmes, ni pour la collectivité.

En France, ce sont bien sûr les éditions du Chêne qui éditent l’ouvrage d’Art Wolfe sous le titre « cache-cache ».

A voir également à Paris du 3 mai au 12 juin, l'exposition "Pour une photographie engagée" à la BNF. Site François-Mitterrand, allée Julien Cain, Quai François Mauriac, Entrée Est, Paris 13è. Horaires d'ouverture de 10h à 20h (dimanche de 13h à 19h), sauf lundi et jours fériés (entrée libre).

Je suis heureuse de vous retrouver !

La force de l’habitude

Le_torse_des_pyrnes Dans la veine tragico-comique « c’est arrivé près de chez vous », ce communiqué de l’Agence Presse sur un fait divers qui peut nous donner à réfléchir sur notre manière d’interagir avec notre environnement et notre faculté inquiétante (?) à nous désengager du présent :

« Une statue en bronze de l'artiste alsacien Hans Arp a été déboulonnée et volée ces jours derniers en plein centre-ville de Strasbourg (Bas-Rhin), dans le quartier de l'Esplanade, a-t-on appris mercredi auprès de la mairie.
"Le Torse des Pyrénées" est haut de 1,03m et pèse 70 kilos. La statue faisait partie d'une série de trois oeuvres érigées le long de la voie du TRAM, et très facilement accessible de la rue.
Le sculpteur, peintre, dessinateur et poète Hans Arp, né à Strasbourg en 1886, mort en Suisse en 1966, a participé à la création du mouvement Dada avant d'adhérer au surréalisme. Le Centre Pompidou, notamment, expose plusieurs de ses oeuvres. Une plainte a été déposée par la mairie de Strasbourg. »

Mais la vraie information, ce n'est pas tant que l'on puisse réussir à voler une statue de valeur dans un lieu public. Ne va-t-on bientôt devoir se contenter que de copies? A quand une copie de la Tour Eiffel ? Alors là, si on réussissait à la voler, ce serait vraiment très drôle ! Et dégagerait la vue ?...Non, ce qui fait sens c'est ce que ce communiqué ne dit pas. Aucun habitant ne s’était aperçu de la disparition de cette statue plutôt imposante et pas franchement transparente – comme vous pouvez vous en assurer, c’est en effet elle sur la photo. C’est un agent municipal qui finit par avoir le déclic. Pourquoi ? La force de l’habitude. Habitués aux objets qui composent notre environnement le plus proche, nous finissons par les traverser et ne plus nous apercevoir de leur beauté ou laideur, de leur dégradation, voire disparition.

Selon le contexte, il peut s'agir d'une manière de se libérer d’un environnement bétonné, oppressant, terne, morne, ou bruyant, en le remplaçant par une projection mentale plus agréable. Oui mais quand ce n’est pas le cas, quand c’est plutôt Versailles que la banlieue, notre faculté à jouer les passe-murailles interroge ; car être capables de lâcher l’action pour l’action pour prendre le temps d’observer, n’est-ce pas le meilleur moyen d’être présents dans le réel, d’en percevoir toute la densité tout en étant capables de l’enchanter ?

Le baladeur mp3 dans le métro, bien souvent, est l'illustration parlante de l'une de nos nombreuses stratégies de fuite, dont la course aux textos et appels superflus figurent d'autres exemples frappants. Dans notre volonté d'isolement, nous cherchons à éluder le réel avec ses objets et ses sujets en mouvement. Ses êtres humains. Or rien n'est monotone quand on a la capacité d'observer, quand on le regarde avec les yeux de Robert Doisneau ou Jacques Tati... et simplement les siens ! Quand on accepte d'ouvrir les yeux pour se laisser surprendre. Réapprenons à voir !

Steak ou conduire, il faut choisir

Legumes

Quand la viande nous spamme

Limpitoyable_plat_prfr_des_enfants_chers Dans une pub agressive mais amusante et sans aucun doute réussie, une marque de steak haché et non haché se targue de faire disparaître chaque jour des milliers de végétariens capitulant face à la saveur de ses produits…Vous voyez tous de quoi je parle ? Oui mais voilà, si on se fie à la pandémie de l’obésité en Europe, largement explicable par la substitution du modèle coca-hamburger à une cuisine plus variée et qualitativement meilleure, on a envie de prendre cette pub moins légèrement. Sans verser dans la ligue anti-viande, veiller à ne pas consommer au quotidien des produits hypercaloriques saturés en graisses et en sucre pour soi-même, et surtout, ses enfants, semble raisonnable.

Ma vie pour une courgette :

Vous ne trouverez sur ce blog ni végétarisme à tout crin (que je ne saurai pour moi-même tenir quoiqu’en étant admirative de ceux qui le peuvent), ni religion carnivore, bien qu’étant de la « race » des consommateurs de charolais. Mais cette question déclinée suivie d’un article scientifique bâti sous un angle très surprenant : Etes-vous végétarien ? Et qu’est-ce pour vous que le végétarisme, et comment vous comportez-vous en tant que végétarien au quotidien, cherchez-vous à « convertir », comment cuisinez-vous, vos recettes préférées et où consommez-vous, comment êtes-vous devenu végétarien ? Qu'aimeriez-vous dire à ceux qui ne le sont pas ? Et si vous ne l’êtes pas, comment vous comportez-vous face à vos amis végétariens ? Question subsidiaire : avez-vous ou rêvez-vous d’un petit jardin potager ? Label_vegetarien_1color_20mm Un label et site à découvrir : http://www.v-label.info/fr/home/downloads.html

Encore mieux que rouler au colza !

Routecolza Passons à l’article. Pris dans les archives du site de l’ « l’agence science-presse » - très bon site canadien - http://www.sciencepresse.qc.ca -

Je vous laisse le découvrir. Vous allez comprendre le titre iconoclaste de ma note :

« Soyez végétarien avant de conduire

(Agence Science-Presse) - Vous songez à acheter une voiture plus écologique? Pour vraiment sauver la planète, devenez plutôt végétarien.

S'il faut en croire les calculs de deux chercheurs de l'Université de Chicago, le régime alimentaire typique d'un habitant des États-Unis –dont 28% provient de sources animales– génère, en un an, l'équivalent d'une tonne et demi de dioxyde de carbone de plus qu'un régime végétarien. Ce calcul prend en compte la quantité de combustibles fossiles nécessaires pour cultiver et traiter ladite nourriture, en plus de celle qu'il faut pour nourrir les animaux, ainsi que le méthane produit par ces bêtes, dont les vaches.

En comparaison, une voiture hybride consomme seulement une tonne de gaz à effet de serre de moins qu'une voiture conventionnelle. Passer à un régime végétarien est donc plus "rentable" —du moins, pour la planète. »

Desperate Housewives - Croquerez-vous la pomme de M6 ?

4_2  Ce soir, c’est le grand lancement par M6 à 20h50 des deux premiers épisodes de la série Desperate Housewives programmée l’an dernier par Canal+. Une très bonne série. Je profite de cette actualité pour vous faire partager un dossier que j'ai réalisé, déjà paru dans DVD Home. Je vous le propose sous une forme partielle, c’est-à-dire sans les encadrés techniques et critiques qui tentaient de disséquer synthétiquement neuf séries en édition ou réédition DVD. Bonne lecture ! Et n'hésitez pas à me faire partager votre regard sur la place des femmes, mais aussi des hommes, dans les séries télé.

WONDER TV GIRLS : les femmes ont-elles pris le pouvoir du petit écran ?

Ouverture_1

Puissant média, quoi de moins innocent qu’une héroïne télé ?

De Wonder Woman à L World en passant par Sex and The city, Buffy, Ally McBeal et Alias, les séries télévisées centrées autour de personnages féminins forts, ont à première vue considérablement évolué, et pourtant à y regarder de plus près, plus de prudence s’impose avant de trancher en faveur d'une révolution suivant scrupuleusement l’émancipation sociale des femmes. Alors que le pouvoir semble reconnu aux héroïnes au sein de leur milieu professionnel ainsi que l’admiration et le désir qu’elles recueillent dans leur vie privée, on guette les signes de fragilité, le mimétisme qui les conduit à être agressives pour réussir comme des hommes, et tous les excès, toutes les démonstrations de force pour nous prouver que la vieille ménagère n’existe plus. A voir …surtout quand les héroïnes sont sexy, trop sexy.

Vraies et fausses ménagères

1_2 Sortie en 64 avant Woodstock, Ma sorcière bien aimée ne pouvait espérer bénéficier du vent hippie contestant toutes les formes de propagandes, guerres, société de consommation, conformisme religieux, artistique, le modèle familial, la sexualité, les relations entre hommes et femmes. Samantha Stevens (l’actrice Elisabeth Montgomery) contient donc son originalité et sa  révolution (c’est une sorcière) à remuer son nez pour s’épargner des tâches ménagères. Série gentiment sexiste vue avec le recul et un semblant d’anachronisme.

5 Desperate Housewives ? Voilà un anti-Samantha Stevens ! Série tour à tour satiriste, parodique, policière, légère et grave, elle mêle les genres, multiplie les références, les mises en abyme, octroie une belle profondeur aux personnages sans cesser de sembler «facile» - signe ici du talent de toute l’équipe. Vraie bonne surprise de l’année 2005, cette série américaine, diffusée chez nous sur Canal+ et M6, met en scène quatre femmes au foyer très éloignées de Samantha Stevens. L’ancienne mannequin Gabrielle Solis trompe son mari avec le jardinier et l’abuse avec un aplomb réjouissant tout en dépensant son argent - elle est également capable de gagner l’argent du ménage quand son mari est assigné à résidence avant de purger sa peine de prison. L’ancienne financière, Lynette, est propulsée dans un rôle héroïque empêtrée de jumeaux infatigables mais continue à  faire entendre sa voix. Bree Van de Kamp, la rousse stricte, dans son carcan de républicaine dévote, est capable d’actions déconcertantes ; et enfin, dans le rôle de Susan, l’actrice principale Teri Hatcher (que l’on a découvert dans Lois et Clark), écrit pour les enfants tout en demandant conseil à sa fille pour toutes les décisions importantes auxquelles elle se trouve confrontée. Toutes sont drôles et intelligentes, toutes sont libres à leur manière, toutes s’entraident et toutes sont attachantes.

Le moral des troupes…

9 Vous souvenez-vous du costume de notre super héroïne ? Créée en 1941 par William Moulton Martson et interprétée successivement par Ellie Wood Walker, Cathy Lee Crosby et Linda Carter...elle traverse les scènes d’action peu ou prou en maillot de bain stretch, possède un lasso magique et des bracelets sur lesquels les balles des méchants ricochent…

«Pin-up déguisée en super héroïne, Wonder Woman soutient le moral des troupes, cherchant à faire oublier la blessure faisandée du Vietnam».

Tout le monde a vu au moins un épisode de Wonder Woman. Cette série n’est pas «gratuite». Oubliez l’art pour l’art (de toute façon nous sommes dans une série télé), toute pionnière qu’elle fut et délicieusement kitsch qu’elle nous apparaisse, cette super héroïne délivre un message au téléspectateur, un message patriote. Située pendant la seconde guerre mondiale, Wonder Woman soutient l’action de l’armée américaine aidée par le Major Steve Trevor.
Mais à partir de la deuxième saison et après un changement de chaîne de ABC vers CBS, l'action se déroule dans les années 70. Pin-up déguisée en super héroïne, elle soutient le moral des troupes, cherchant à faire oublier la blessure faisandée du Vietnam. Cette guerre qui a ébranlé le patriotisme américain s’est arrêtée en effet la première année de diffusion de la série sur ABC, soit en 75, et s’est achevée en 79, année de la sortie du magistral Apocalypse Now. On instrumentalise le paradigme féminin dans cette série prétendument progressiste qui met en avant une femme aux super pouvoirs en qui aucune femme ne peut s’identifier – comme tous les super héros se rattachant au genre du fantastique et qui plus est impulsés par la bande-dessinée, elle n’est pas réaliste mais peut faire rêver ou sourire selon le sexe. Bref, nous baignons dans un fantastique de propagande.

Or, soixante ans après sa création, et alors que l’occupation de l’Irak par les américains s’enlise, Hollywod, dans la foulée des X Men et des 4 fantastiques veut ressusciter sur grand écran cette héroïne culte du petit écran.

Possible échéance, l’été 2006. Joel Silver, producteur du film (à qui l’on doit Matrix, Arme Fatale, etc.), a confié l'écriture et la réalisation à Joss Whedon, le créateur de la série Buffy contre les vampires. Les célébrités se pressent au casting : Sarah Michelle Gellar, justement, l’héroïne de Buffy. Angelina Jolie, Sandra Bullock, Téa Léoni, Lucy Lawless, Salma Hayek, Ashley Scott, Catherine Zeta Jones, et même Kim Bassinger ! Liste non close. Linda Carter a accepté de jouer le rôle de la reine des amazones, Hippolyta.

Mais qu’on se rassure, le mini costume étoilé de notre superhéroïne patriote sera passablement redessiné pour le film…

Mouvance Ado

Dark Angel, Buffy …quoique d’essence fantastique et centrées autour d’héroïnes, ces séries canalisent les fantasmes de l’ado pubescent. Outre que le fantastique permet de mettre entre parenthèses le magnétisme que ces héroïnes dégagent, on ne les perçoit pas comme des femmes mais comme des (épi)phénomènes qui ne sauraient représenter un modèle ou à la rigueur pour des ados croyant aux vampires et à la fin du monde. Tandis que 11 Buffy est occupée à combattre les vampires - quand elle ne les embrasse pas - Max, (jouée par Jessica Alba que l’on retrouve au cinéma dans Les 4 fantastiques prouvant encore à quel point les séries télé sont devenus des rampes de lancement vers le cinéma), une mutante au physique très humain moulé dans une combinaison n’a de masculin que son prénom. En 2009, des enfants génétiquement modifiés pour devenir des super combattants s'échappent de Manticore, une base militaire du Wyoming. Max Guevara, dite aussi X5-452, fait partie de ces créations transgéniques et possède des superpouvoirs.
A Seattle, 10 ans plus tard, dans une atmosphère de fin du monde, Max, coursier le jour, cambrioleuse la nuit, est à la recherche de ses frères et sœurs d’éprouvette et d’évasion. Manticore est toujours à ses trousses. Un jour elle croise le chemin du «Veilleur», sorte de Clark Kent qui ne se transforme jamais en superman, se contentant de faire le bien par ses articles. Ils s’aideront mutuellement. Cette série à la fois adolescente et sombre produite par Monsieur Alien et Titanic, James Cameron, a fait long feu n’ayant couru que sur trois saisons de 2000 à 2002. Le scénario ajouté à la plastique latine de l’actrice avait pourtant de quoi accrocher.

Les supercompétentes

Suivant un semblant d’émancipation sociale qui place les femmes un peu plus à égalité, les supercompétentes sont crédibles en ce qu’elles sont réalistes. Mais si cette génération d’héroïnes brillantes est émancipée de l’autorité d’un père, d’un mari, d’un chef… cette émancipation est acceptée car individuelle et figurant l’exception qui ne confirme aucune règle. C'est le temps de la prise du pouvoir (individuel et non collectif) par l’héroïne, grâce à des compétences sans égal chez ses confrères. Dans Chapeau melon et bottes de cuir, Chapeaumelonetbottesdecuir c’est l’opposition et la complémentarité de Mme Peel et de Steed qui signe la réussite de cette série. Première occurrence télévisuelle où un couple homme-femme rivalise de compétence, d’intelligence et d’élégance. C’était en 1961. Ensuite vinrent Drôles de Dames, X-files, Profiler, Ally McBeal,  Alias, toutes les séries policières, et même le personnage de la "méchante" dans Le Caméléon.

Dans cette catégorie des supercompétentes qui prennent des risques, nous avons les détectives des Drôles de Dames et la médecin agent du FBI Scully dans X-Files. L’héroïne de Profiler rentre également dans cette catégorie ainsi que toute la génération de femmes flics (Julie Lescaut est commissaire) qui a envahi le petit écran jusqu’à devenir prédominante depuis la fin des années 90. D’autres ne s’exposent pas physiquement mais jouent la vie de leur client (personnage d’Ally McBeal, avec tant d’autres héroïnes du Barreau, série Avocats et Associés, Le juge est une femme…). Offre pléthorique de séries féminines d’inégale qualité. Drôle, craquante, femme-enfant objet de fantasmes autant que sujet de ses fantasmes (longues scènes chez le psy), Ally McBeal est-elle convaincante en super avocate remportant ses procès, présentée comme submergée par ses névroses, ses histoires d’amour et son éternelle immaturité ?

16 Très différent, le personnage de Scully interprétée par Gillian Anderson dans X-Files. Au début simple contrepoint scientifique et rationnel  au héros, Mulder, (David Duchovny) mystique et passionné, le triomphe de sa personnalité dans la série passe néanmoins par l’idylle très longtemps platonique qu’elle noue avec Mulder et qui s’étalera sur neuf saisons denses en rebondissements et s’achevant d’ailleurs sur un épilogue digne d’une affaire non classée. Toute la compétence de Scully n’a pas suffi à désépaissir le labyrinthe des conspirations gouvernementales, des extraterrestres envahisseurs, non plus qu’à démêler l’ontologie et l’esthétique abstraite de l’effrayante «huile noire» ; Chris Carter étant presque parvenu à tuer le mystère à force de mystères, justement, et de péripéties clownesques, de surenchère parodique pour masquer la course aux salaires que se menaient Duchovny et Gillian Anderson. L’héroïne gagnait moins, évidemment.  

De la poudre au poudrier

19 Quant à Alias, cinq saisons, des guest stars et une actrice, Jennifer Garner, qui convainc Hollywood et convole avec Ben Affleck, autre Marvel boy. Une intrigue sur fond de CIA, guerre des services et espionnage en famille, avec une idylle, une demande de mariage, et une héroïne capable de prendre mille personnalités pour les besoins d’une mission. Belle, intelligente et forte, Sydney est capable de scanner l’œil d’un homme énucléé avec un naturel glaçant mais travaille sous l’œil de son père et dépend du regard amoureux de Vaughn.

Les héroïnes télé ne peuvent pas plagier la force brute, alors elles compensent par des techniques de combat, par la précision de leur tir, leur intelligence stratégique et un peu trop souvent par leur plastique avantageuse. C’est le syndrome Tomb Raider, plus l’héroïne entoure sa beauté de flingues, plus le sexe sent la poudre, plus les téléspectateurs se massent devant l’écran. Avec cette nouvelle génération d’héroïne, le porte-jarretelles se confond avec le holster. Se servent-elles de leur beauté pour asservir les personnages masculins ou sont-elles asservies au téléspectateur ? Est-ce qu’on est toujours dans le «sois belle et tais-toi» ? S’est-on vraiment affranchis du sexisme ?

Peau mature libérée

20 Paradoxalement, c’est dans la série Arabesque que l’on trouve l’exemple le plus abouti d’héroïne crédible et compétente qui ne se restreint pas à un catalyseur de fantasmes et possède ainsi une voix propre. Murder she wrote (titre original), a connu un succès de longue haleine de  84 à 96, soit 12 saisons pour 263 épisodes. C’est Angela Lansbury qui incarne Jessica B. Fletcher, une ancienne professeure d’anglais et écrivaine établie à Cabot Cove un petit port du Maine ; notre héroïne est une sorte de Miss Marple que le crime poursuit. C’est à croire qu’il faut atteindre l’âge de la retraite pour s’affranchir du fantasme, pour que les producteurs d’Hollywood cessent de voir dans l’héroïne l’objet de tous les désirs plutôt que la vraie matrice et sujet de l’action.

Huis-clos avec vue sur mer

21 Un crash. Des survivants amenés à cohabiter sur une île en attendant d’être sauvés. L’idée de départ était de refaire un Seul au monde au pluriel. JJ Abrams, scénariste d’Alias, avait refusé cette idée, n’acceptant d’écrire le scénario de Lost que s’il pouvait se rapprocher d’une cosmologie Jules Vernienne, l’île se faisant «mystérieuse» et franchement angoissante, personnage à part entière. Diffusée pour la première fois en septembre 2004 sur la chaîne américaine ABC, Lost vient chez nous en juin 2005 et s’achève au mois d’août, au plus fort de l’humeur estivale. L’audimat indiqua cependant un franc succès. Si Mattew Fox (Jack, le médecin de l’île) semble avoir le rôle vedette - c’est sur lui que la caméra se braque dès la première scène du pilote - Josh Holloway (Sawyer, le marginal misanthrope) lui fait concurrence. Pourquoi ? Parce que le vrai héros est une femme, une Jane à conquérir qui porte le nom de Kate, au passé trouble, que la saison 1 nous révèle progressivement capable de monter un hold-up pour récupérer un objet sans valeur financière appartenant à un homme qu’elle a tué. Kate est la seule à savoir parfaitement dissimuler ses émotions, à l’exception peut-être du personnage de Locke, le chasseur baroudeur, ancien paralytique que l’Ile a rendu au monde «bipédique».

Etrange série qui s’achève (en attendant la saison 2) sur un curieux objet ressemblant à un sous-marin enterré et fermé de l’intérieur ne dévoilant qu’une lucarne opaque (pertuis de l’Inconscient ?) péniblement mise à nue par les survivants. La dernière image plonge à l’intérieur et révèle un puit interminable dont le téléspectateur ne verra pas le fond. Ce monolithe à la Kubrick captive tellement – c’est lui l’embrayeur de fantasmes, c’est lui qui caresse, emballe l’imagination, lui qui suggère - qu’on en oublie les rapports entre hommes et femmes, héros et héroïnes, même si la situation scénaristique de huis-clos amène forcément à une confrontation intéressante.

Sans les hommes - in the Ghetto ?

4hrones_desex_and_the_city De 98 à 2004, six saisons de Sex and the city ont sévi sur nos écrans. Au centre de cette première série (pseudo) féministe, Carrie, une journaliste, spécialisée dans la rubrique sexe. Cette femme futile n’en est pas moins à la recherche de l’homme idéal …aussi nombriliste qu’Ally McBeal, tous ses articles partent d’elle-même. Elle se sert de ses expériences pour chaque article. Pour aider l’héroïne qui est aussi la narratrice à ne pas endormir le téléspectateur qui ne lit pas «Cosmo’», trois autres personnages féminins, trois amies au profil différent : une avocate cartésienne, une romantique mièvre rêvant du prince charmant, et enfin une séductrice collectionnant les amants. Les femmes de Sex and the City sont actives, ont des responsabilités dans leur travail et veulent se comporter en prédatrices, parler de leur sexualité entre elles, et néanmoins apparaissent bien moins colorées et finalement moins indépendantes que les héroïnes ménagères de Desperate Housewives. Les hommes sont présents dans cette série exclusivement centrée sur le point de vue féminin, à la fois individuel et collectif, mais hélas fade et cherchant la voie de l’émancipation dans une parole centrée sur le sexe voulant faire comme les hommes ; c’est là que le bât blesse, quand on est dans l’imitation où est l’émancipation ?

Elvis chantait «in the ghetto». Et en effet, coupées des hommes, vivant en complète autarcie, nous trouvons les séries pénitentiaires made in USA Bad Girls ainsi que la série anglaise, Les condamnées construites sur le modèle de OZ. Aucune de ces séries n’a été diffusée chez nous et aucune n’existe en zone 2.  Ces séries partent d’une idée originale et fonctionnent mais dans le cadre d’une observation du degré d’indépendance des héroïnes télé, ces héroïnes incarcérées, privées de liberté, sont affranchies de tout rapport de force avec des personnages masculins uniquement parce que la situation ne se pose pas. Pas d’hommes, uniquement des femmes dans ces pénitenciers unisexes. Les rapports de force se déplacent alors, ainsi que les schémas de séduction/prédation. Ces séries ne prétendent en aucun cas être représentatives, sinon du milieu incroyablement exceptionnel qu’elle donne à voir, pour ne pas dire qu’elles créent.

Dernier cas de figure, le plus extrême, L WORLD. Ces femmes n’ont pas été emprisonnées, elles ont fait le choix de vivre sans les hommes, et qu’une hétérosexuelle s’avise d’arriver dans le champ de la caméra, elle est à conquérir. Là encore la femme, personnage secondaire ou héroïne, se mue en objet à séduire, la seule différence étant que ce ne sont pas les héros mais les héroïnes, pas les mâles mais les femelles qui se partagent la proie.

Dans ce ghetto où tout le monde a couché avec tout le monde, avec plus de violence encore qu’ailleurs, c’est la loi de la jungle qui régit des rapports humains faussement civilisés.

Sous la caméra, ces héroïnes racolent plus qu’elles ne véhiculent des messages de progrès social. Le sexe y est si omniprésent qu’il occulte les valeurs de liberté et de tolérance censées fonder cette série.

Sans zapper la conclusion

A l’intérieur comme à l’extérieur du ghetto, le fantasme n’a-t-il fait que se déplacer de la cuisine au bureau, de l’intérieur à l’extérieur, de ce que l’on cache à ce que l’on exhibe ? Des héroïnes ni mères ni amantes restent à inventer ; encore faut-il que l’égalité des sexes ne souffre pas d’autant d’entorses, et que le sexy à tout crin cesse d’être à la mode, les séries télé ne faisant que refléter un état des lieux déjà existant, mettant en lumière avec réalisme ou en la caricaturant, notre société.

Bref, la petite lucarne n’est qu’une interface même si elle peut et a largement servi dans l'Histoire d'instrument de propagande. Cependant, la télé-fiction, la télé-divertissement et sa dernière invention la télé-réalité (si elle y tend) ne se substituera pas à la réalité dont elle se nourrit, même si dans nos pires scénarios, la télé influence, la téloche bouloche sur notre réalité. Changeons notre société et nous changerons la télé.

Retour d’un has-been ?

Lioneljospin_1 Le parti socialiste n’avait pas jusque là assez de candidats plébiscités ou auto-proclamés, voilà que l’on nous agite, comme un mauvais épouvantail, le retour de Pierre Richard…

Je m’excuse pour Pierre Richard.

Franchement, est-ce bien sérieux ? L’homme qui a fait perdre la gauche en acceptant de ne pas se démarquer suffisamment de la droite et de l’extrême-droite en entretenant la même psychose insécuritaire. Le candidat socialiste, l’ancien premier ministre, chef d’un gouvernement d’une gauche plurielle stratifiée qui se déclarait fier de ne pas incarner…le socialisme ! Celui qui n’assumant pas d’avoir fait perdre la gauche avait l’orgueil déplacé de vouloir se draper dans sa vertu blessée, incomprise, se retirant de la politique, c’est-à-dire ne soutenant plus la gauche au pire moment qui soit.

Qu’incarnait-il alors cet imposteur élu par les militants : socialistes, et choisi par Jacques Chirac après une remarquable et remarquée dissolution de l’Assemblée Nationale ?

Et il devrait revenir, conduit par le devoir et non par l’ambition personnelle… pour ajouter au chaos que connaît encore la gauche dans ses rangs depuis l'élection apocalytique pour la démocratie de 2002 ? Alors qu’elle a besoin de cohésion, de retrouver un programme, une identité, elle qui n’a cessé de faire face aux querelles vaines de personnes depuis que Jospin, en dépit d’un bilan qui pouvait faire envisager la victoire, a perdu, parce qu’il trahissait ses électeurs les obligeant ensuite à voter pour son adversaire, Jacques Chirac, pour contrer l’Immonde.

Mais qui pourrait avoir envie de voter pour Jospin ! Même après Clearstream, le CPE, et tout ce qu’on ne sait pas, Villepin apparaît plus désirable ! Imaginez !

Je sais que je préfèrerais, moi en tant qu’électrice de gauche, une union éclairée de la gauche avec le centre, l’UDF de François Bayrou, portée par un candidat crédible et capable de l’emporter dans le cœur de tous (dans cette perspective-là, pourquoi pas Ségolène), plutôt que de devoir voter pour Jospin, qui, deux fois de suite conduirait la gauche au naufrage. Scénario nietzschéen où la mauvaise blague se répète. Ne dit-on pas que les plus courtes sont les meilleures ?

C’est sinistre, ça sent l’adagio. Il n’y aura bientôt qu’une alternative proposée aux militants socialistes – au passage, je n'ai aucune carte nulle part – faire front contre Ségolène ou faire front contre Jospin. Quel mépris des électeurs ! Quel mépris de la démocratie ! Ce n’est pas en bâtissant un projet « contre » quelque chose que l’on gagne une élection et que l'on pourra résoudre les crises de la politique française.

En épilogue, petit sondage que j’ai créé pour vous. Quel est votre avis sur ce retour possible et même probable de Lionel Jospin ?Découvrez-le et remplissez-le à cette adresse http://www.pouroucontre.com/cgi-file/vote.cgi?num=51035

et n’hésitez pas à me faire vos commentaires… ici.

Le blues du lundi

Menfin05 C’est pas le blues du dentiste, c’est le blues du lundi ! Oubliés Salvador et Boris Vian, woh-woh-woh, le blues scrute les sites de recrutement. Aujourd’hui, c’est désert et morne plaine.

Trois notes et pas un commentaire – (ça sent le lectimat en baisse…)- et pas une annonce, si ce n’est chez les helvètes avec connaissance de l’allemand recommandée. Certes, il reste les candidatures spontanées, et dans mon cas, l’envoi « spontané » de mes articles.

Pas de réponse aux différentes candidatures amorcées non plus. + un article en comité de lecture d'une revue que j'adore et admire.

Nom d’un canard sans mirabelle, certains auraient-ils fait un pont grand comme la plaque africaine ? Le joli mois de mai et ses pincées de jours fériés n’a pas que des avantages, et en plus, le soleil a l’arrogance de se vouloir en berne. M’enfin ! Je ne suis pas comme Gaston ! Vous pouvez me faire signer. Les deux bras dans le plâtre, j’écrirai encore mes articles. Alors, vous tremblez ? :)

"VOLVER" : Partir, c’est revenir un peu

Affiche_volver « Volver », dernière perle de Pedro Almodóvar. En compétition à Cannes, le cinéaste espagnol, à la fois aimé et maudit de la quinzaine, va-t-il être récompensé par la palme d’or ?

Le rôle fort incarné par Penelope Cruz se prête en tout cas indubitablement à un prix d’interprétation féminine.

« Volver » signifie « revenir » en castillan. Et des retours, on en dénombre quatre.

Une mère interprétée par Carmen Maura revient hanter ses filles pour régler une vieille dette du passé.

Carmen Maura, qui, elle aussi, revient en force dans le cinéma d’Almodovar, dans un rôle qui la vieillit mais où elle s’exprime bellement en Clytemnestre rassérénée, polie par le temps et les larmes.

Carmen_maura_et_pedro_almodovar Le cinéaste lui-même qui revient dans sa région natale, La Mancha. La région de Don Quichotte, le chevalier dégingandé, avec son vent qui rend fou en ne cessant de souffler. C’est donc la région dAlmodóvar qui filme sa superstition, qui filme sa poussière, la grande maison de tante Paula, petite chose au visage mangé par d’énormes lunettes. Murs à la chaux bordés de mosaïques « bleu Klein ». Recoins de pièces où se cacher.

Et enfin le retour du refoulé ; le retour de la vieille boîte enterrée sous un mètre de circonvolutions cérébrales. Car revenir, c’est aussi reproduire et parler pour que cela cesse.

Du côté de ceux qui n’ont jamais eu à revenir, le rôle titre. « Pénélopé » joue Ra-i-munda, la vraie star du film. Convaincante comme jamais, elle nous prouve qu’elle vaut beaucoup mieux que tous ses rôles passés dans de grosses superproductions américaines. Comme si, de jouer dans sa langue, lui permettait enfin d’exprimer l’excellence. Mère d’une adolescente qu’elle protège, elle prend son destin en main. C’est une maîtresse femme. Qu’elle affronte l’innommable ou doive préparer au pied levé un repas pour trente personnes, elle fait toujours face. Proche de sa sœur, Sole, la moche attachante, la fratrie va se souder un peu plus quand la mère reviendra d’entre les morts. Décédée dans un incendie qui l’emporta avec son mari, les rubriques nécrologiques ne vous disent pas toujours tout…

Lola Dueñas qui interprète Sole, la vieille fille qui coiffe à domicile, est remarquable. 

Lundescouplesmrefille_tous_crdibles Yohana Cobo dans le rôle de la fille de Raimunda, contrainte de vieillir trop vite, ne fait pas mentir la qualité du casting.

Le genre du film ? Inclassable. Comédie dramatique ? Drame à suspense ? Drame sans complaisance doloriste ? Film à tiroirs.

Dans le cinéma Almodovar, nombre d’histoires de femmes, c’est encore le cas ici. Les hommes sont cantonnés à des rôles de figurants après avoir été, de façon exceptionnelle, plus au centre dans « La Mauvaise Education » qui traitait, avec subtilité (toujours), d’un sujet pesant.

Car Almodovar ne s’en cache pas, il préfère filmer les femmes, il préfère ce qu’elles trahissent. Leurs casquettes de super-héroïnes. Fille, sœur, épouse, mère, amante et même garde-malade. Leur solidarité pas toujours évidente. Leur tendresse vengeresse, l’alliance étrange de la passion et de la responsabilité. La responsabilité pas seulement dans l’absolu, la responsabilité assumée au quotidien.

Bien sûr, « Pénélopé » n’est pas seulement juste, elle resplendit, irradie. Elle ne se contente pas de dégager de la force. De rendre hommage à des actrices immenses comme Sofia Loren par la tenue, la coiffure, la hauteur, le rôle. Le réalisateur, qu’on ne peut soupçonner d’être salace, cadre les décolletés, les jupes tulipes. Surtout belle par la détermination qu’elle affiche et ce rôle de lionne qui défend son petit, mais également voluptueusement belle à l’écran. Les plans ne sont ici que sainement esthétiques et ne servent pas un voyeurisme désormais banal qui se finit toujours dans la chambre à coucher. Ceux qui attendent Penelope dans un rôle de femme fatale seront donc déçus. Leralisateuret_lactrice_principale_canne Pourtant Pedro est tombé « amoureux » de Penelope et cela se voit ! «  La regarder – dit-il – a été un des plus grands bonheurs de ce tournage ».

Dans ce film, il y a encore Augustina (Blanca Portillo), la voisine, qui, fauchée par la maladie, obsédée par la disparition inexpliquée de sa mère, veut interroger les morts. Dans La Mancha, la nécromancie, on vit avec, et on ne sait même pas que ça s’appelle comme ça.

Comme toujours chez Pedro, les situations s’enchaînent, incroyables, un peu invraisemblables et au final crédibles tant les liens qui unissent ses actrices semblent vrais, les caractères en présence, les relations qui se nouent, sincères. Pedro a grandi. Il n’est plus le cinéaste déjanté des débuts, des comico-délirantes pulsions sexuelles, il a gagné en sagesse, en maturité, bien sûr, mais aussi en cohérence dans ses scénarios. Qu’on se rassure, il n’a rien perdu de ce qui fait sa différence et la différence à l’écran. Si l’on devait lister les sujets auxquels s’est attaqué Almodovar, et toutes les situations de vie extrêmes, graves, ténébreuses, douloureuses mais perçues à travers des femmes, et traitées avec sensibilité, amour, et des dénouements rarement moraux ou à tout le moins consensuels, on se dirait que cet homme décidément a un grain, et… l’on en redemande !

Nous terminerons par la scène d’ouverture. Almodovar a voulu rendre hommage au cinéma italien de l’âge d’or. D’emblée la scène liminaire, la façon de filmer ces femmes qui balaient, synchrones, les tombes de leurs défunts, et enfin les tenues choisies, nous l’évoque. Puis le débit de l’espagnol qui roule dans les gorges et les phrases très drôles un peu décalées, émancipées, marque de fabrique d’Almodovar, retentissent et l’on ne pense plus à Fellini, Visconti, Ettore Scola…

A voir en VO sans y manquer, vous y perdriez, non seulement en saveur, mais passeriez à côté de ce qui participe grandement à la magie du film – la langue étant toujours un peu de l’âme du cinéma d’Almodóvar.

Encore une fois la BO est étonnante. Celle de « Parle avec elle » avait été remarquée à Cannes. Contrairement à ce qui se fait à Hollywood, ici pas de bruit, ni de nappes sonores de supermarché, mais de la musique.

La musique épouse les scènes les plus simples comme les plus bouleversantes du film. Raimunda_interprtant_volver_lactrice_bie Vous refoulerez vos larmes sur le classique de Carlos Gardel, « Volver », interprété par Estrella Morante. Et si ce n’est pas le cas, consultez, c’est un moment si émouvant !

Mêmes les seconds rôles, les voisines et copines de Raimunda apparaissent indispensables, apportant l’ingrédient accessoire qui fait tout, la pincée de cumin supplémentaire qui dit la chaleur et la spontanéité de cette Méditerranée des classes populaires.

Un film à ne rater que si vous avez les deux jambes dans le plâtre, quarante de fièvre, et une tonne d’autres bonnes raisons à aligner en guise de billet d’absence.

Le site du film : http://www.volver-lefilm.com/

Vini Vidi …Vinci….

I62827kroll (Dessin de Kroll dans Le Soir, quotidien bruxellois, relayé par l'excellent espace « cartoons », de Courrier international. http://cartoons.courrierinternational.com/)

La contre-performance d’un film s’appuyant sur un best-seller mondial et vendu à renforts d’une publicité colossale interroge nos amis québécois quant à la question de ce revirement subit de la presse et du public. Moins louvoyants que nous ne le sommes, ils osent poser frontalement la question que tout le monde se pose : « mais qui a bien pu bousiller l’effet da Vinci Code », faire dévier la grosse machine de son orbite, réveiller l’esprit critique ?

Nous vous laissons découvrir ce court article ainsi que sa conclusion.

Article Paru dans le quotidien Le Soleil le vendredi 19 mai 2006 :

« L’effet « Da Vinci »

L’échec retentissant du film Da Vinci Code à Cannes laisse perplexe. Au cours des derniers mois, on assistait déjà à un revirement de l’opinion publique. Bien peu croient encore à la validité des thèses de Dan Brown. Les chrétiens, timorés depuis quatre décennies, se sont mis à proclamer le vrai Jésus, le Jésus historique et le Jésus de la foi.

Les médias ont même donné la parole à l’Opus Dei, suscitant un intérêt du public confirmé par les millions de consultations de son site officiel.

Mais qui a bien pu bousiller l’effet Da Vinci ? La réponse se trouve peut-être dans les paroles prophétiques du Psaume 2 : « Les rois de la terre se sont levés contre le Seigneur et contre le Christ. Mais Celui qui est dans les cieux s’en amuse, le Seigneur se moque de leur folie ! »

Si j’ai vu "Volver" ? Ouiiiiii ! Un enchantement, objet d’une note prochaine sur ce blog plus que probable !

Ainsi va la vigne

Champagne_jeanpierre_fleury

Juste pour la bonne bouche, un petit champagne de producteur. Encore une découverte que je dois à ma caviste de la rue Saint Maur, « Au nouveau nez ».

Le champagne brut de Jean-Pierre Fleury.

Ce n’est pas un Champagne d’assemblage et ce n’est pas non plus un pur Chardonnay mais un pur pinot noir. Ce n’est pas non plus un champagne millésimé, c’est juste un champagne atypique qui se démarque plaisamment. Très plaisamment. Pour la modique somme de 23 €, c’est peu pour un champagne, votre regard va d’abord se gorger de reflets mordorés presque roses, très pâles – ce n’est pas un champagne rosé. Puis le nez surprend, il est aromatique, pas de bois vert. Il est affirmé, c’est loin d’être une typicité du champagne, en particulier d’un champagne brut non millésimé. Et en bouche…ce que le sens de l’odorat vous avait fait soupçonner. Beaucoup de fruit et un goût qui se détache, celui de la pomme. Et quelle pomme ! La seule qui devrait régner sur nos palais : la reine des reinettes. Un goût champêtre, authentique que l’on ne s’attend pas à trouver dans un champagne. Long en bouche, l’on y revient jusqu’au moment où…y’a plus. Un champagne qui méritait de figurer dans la rubrique « bons plans ». Alors n'attendez pas d'avoir quelque chose à fêter pour en acheter, découvrez-le!

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