Ce soir, c’est le grand lancement par M6 à 20h50 des deux premiers épisodes de la série Desperate Housewives programmée l’an dernier par Canal+. Une très bonne série. Je profite de cette actualité pour vous faire partager un dossier que j'ai réalisé, déjà paru dans DVD Home. Je vous le propose sous une forme partielle, c’est-à-dire sans les encadrés techniques et critiques qui tentaient de disséquer synthétiquement neuf séries en édition ou réédition DVD. Bonne lecture ! Et n'hésitez pas à me faire partager votre regard sur la place des femmes, mais aussi des hommes, dans les séries télé.
WONDER TV GIRLS : les femmes ont-elles pris le pouvoir du petit écran ?
Puissant média, quoi de moins innocent qu’une héroïne télé ?
De Wonder Woman à L World en passant par Sex and The city, Buffy, Ally McBeal et Alias, les séries télévisées centrées autour de personnages féminins forts, ont à première vue considérablement évolué, et pourtant à y regarder de plus près, plus de prudence s’impose avant de trancher en faveur d'une révolution suivant scrupuleusement l’émancipation sociale des femmes. Alors que le pouvoir semble reconnu aux héroïnes au sein de leur milieu professionnel ainsi que l’admiration et le désir qu’elles recueillent dans leur vie privée, on guette les signes de fragilité, le mimétisme qui les conduit à être agressives pour réussir comme des hommes, et tous les excès, toutes les démonstrations de force pour nous prouver que la vieille ménagère n’existe plus. A voir …surtout quand les héroïnes sont sexy, trop sexy.
Vraies et fausses ménagères
Sortie en 64 avant Woodstock, Ma sorcière bien aimée ne pouvait espérer bénéficier du vent hippie contestant toutes les formes de propagandes, guerres, société de consommation, conformisme religieux, artistique, le modèle familial, la sexualité, les relations entre hommes et femmes. Samantha Stevens (l’actrice Elisabeth Montgomery) contient donc son originalité et sa révolution (c’est une sorcière) à remuer son nez pour s’épargner des tâches ménagères. Série gentiment sexiste vue avec le recul et un semblant d’anachronisme.
Desperate Housewives ? Voilà un anti-Samantha Stevens ! Série tour à tour satiriste, parodique, policière, légère et grave, elle mêle les genres, multiplie les références, les mises en abyme, octroie une belle profondeur aux personnages sans cesser de sembler «facile» - signe ici du talent de toute l’équipe. Vraie bonne surprise de l’année 2005, cette série américaine, diffusée chez nous sur Canal+ et M6, met en scène quatre femmes au foyer très éloignées de Samantha Stevens. L’ancienne mannequin Gabrielle Solis trompe son mari avec le jardinier et l’abuse avec un aplomb réjouissant tout en dépensant son argent - elle est également capable de gagner l’argent du ménage quand son mari est assigné à résidence avant de purger sa peine de prison. L’ancienne financière, Lynette, est propulsée dans un rôle héroïque empêtrée de jumeaux infatigables mais continue à faire entendre sa voix. Bree Van de Kamp, la rousse stricte, dans son carcan de républicaine dévote, est capable d’actions déconcertantes ; et enfin, dans le rôle de Susan, l’actrice principale Teri Hatcher (que l’on a découvert dans Lois et Clark), écrit pour les enfants tout en demandant conseil à sa fille pour toutes les décisions importantes auxquelles elle se trouve confrontée. Toutes sont drôles et intelligentes, toutes sont libres à leur manière, toutes s’entraident et toutes sont attachantes.
Le moral des troupes…
Vous souvenez-vous du costume de notre super héroïne ? Créée en 1941 par William Moulton Martson et interprétée successivement par Ellie Wood Walker, Cathy Lee Crosby et Linda Carter...elle traverse les scènes d’action peu ou prou en maillot de bain stretch, possède un lasso magique et des bracelets sur lesquels les balles des méchants ricochent…
«Pin-up déguisée en super héroïne, Wonder Woman soutient le moral des troupes, cherchant à faire oublier la blessure faisandée du Vietnam».
Tout le monde a vu au moins un épisode de Wonder Woman. Cette série n’est pas «gratuite». Oubliez l’art pour l’art (de toute façon nous sommes dans une série télé), toute pionnière qu’elle fut et délicieusement kitsch qu’elle nous apparaisse, cette super héroïne délivre un message au téléspectateur, un message patriote. Située pendant la seconde guerre mondiale, Wonder Woman soutient l’action de l’armée américaine aidée par le Major Steve Trevor.
Mais à partir de la deuxième saison et après un changement de chaîne de ABC vers CBS, l'action se déroule dans les années 70. Pin-up déguisée en super héroïne, elle soutient le moral des troupes, cherchant à faire oublier la blessure faisandée du Vietnam. Cette guerre qui a ébranlé le patriotisme américain s’est arrêtée en effet la première année de diffusion de la série sur ABC, soit en 75, et s’est achevée en 79, année de la sortie du magistral Apocalypse Now. On instrumentalise le paradigme féminin dans cette série prétendument progressiste qui met en avant une femme aux super pouvoirs en qui aucune femme ne peut s’identifier – comme tous les super héros se rattachant au genre du fantastique et qui plus est impulsés par la bande-dessinée, elle n’est pas réaliste mais peut faire rêver ou sourire selon le sexe. Bref, nous baignons dans un fantastique de propagande.
Or, soixante ans après sa création, et alors que l’occupation de l’Irak par les américains s’enlise, Hollywod, dans la foulée des X Men et des 4 fantastiques veut ressusciter sur grand écran cette héroïne culte du petit écran.
Possible échéance, l’été 2006. Joel Silver, producteur du film (à qui l’on doit Matrix, Arme Fatale, etc.), a confié l'écriture et la réalisation à Joss Whedon, le créateur de la série Buffy contre les vampires. Les célébrités se pressent au casting : Sarah Michelle Gellar, justement, l’héroïne de Buffy. Angelina Jolie, Sandra Bullock, Téa Léoni, Lucy Lawless, Salma Hayek, Ashley Scott, Catherine Zeta Jones, et même Kim Bassinger ! Liste non close. Linda Carter a accepté de jouer le rôle de la reine des amazones, Hippolyta.
Mais qu’on se rassure, le mini costume étoilé de notre superhéroïne patriote sera passablement redessiné pour le film…
Mouvance Ado
Dark Angel, Buffy …quoique d’essence fantastique et centrées autour d’héroïnes, ces séries canalisent les fantasmes de l’ado pubescent. Outre que le fantastique permet de mettre entre parenthèses le magnétisme que ces héroïnes dégagent, on ne les perçoit pas comme des femmes mais comme des (épi)phénomènes qui ne sauraient représenter un modèle ou à la rigueur pour des ados croyant aux vampires et à la fin du monde. Tandis que
Buffy est occupée à combattre les vampires - quand elle ne les embrasse pas - Max, (jouée par Jessica Alba que l’on retrouve au cinéma dans Les 4 fantastiques prouvant encore à quel point les séries télé sont devenus des rampes de lancement vers le cinéma), une mutante au physique très humain moulé dans une combinaison n’a de masculin que son prénom. En 2009, des enfants génétiquement modifiés pour devenir des super combattants s'échappent de Manticore, une base militaire du Wyoming. Max Guevara, dite aussi X5-452, fait partie de ces créations transgéniques et possède des superpouvoirs.
A Seattle, 10 ans plus tard, dans une atmosphère de fin du monde, Max, coursier le jour, cambrioleuse la nuit, est à la recherche de ses frères et sœurs d’éprouvette et d’évasion. Manticore est toujours à ses trousses. Un jour elle croise le chemin du «Veilleur», sorte de Clark Kent qui ne se transforme jamais en superman, se contentant de faire le bien par ses articles. Ils s’aideront mutuellement. Cette série à la fois adolescente et sombre produite par Monsieur Alien et Titanic, James Cameron, a fait long feu n’ayant couru que sur trois saisons de 2000 à 2002. Le scénario ajouté à la plastique latine de l’actrice avait pourtant de quoi accrocher.
Les supercompétentes
Suivant un semblant d’émancipation sociale qui place les femmes un peu plus à égalité, les supercompétentes sont crédibles en ce qu’elles sont réalistes. Mais si cette génération d’héroïnes brillantes est émancipée de l’autorité d’un père, d’un mari, d’un chef… cette émancipation est acceptée car individuelle et figurant l’exception qui ne confirme aucune règle. C'est le temps de la prise du pouvoir (individuel et non collectif) par l’héroïne, grâce à des compétences sans égal chez ses confrères. Dans Chapeau melon et bottes de cuir,
c’est l’opposition et la complémentarité de Mme Peel et de Steed qui signe la réussite de cette série. Première occurrence télévisuelle où un couple homme-femme rivalise de compétence, d’intelligence et d’élégance. C’était en 1961. Ensuite vinrent Drôles de Dames, X-files, Profiler, Ally McBeal, Alias, toutes les séries policières, et même le personnage de la "méchante" dans Le Caméléon.
Dans cette catégorie des supercompétentes qui prennent des risques, nous avons les détectives des Drôles de Dames et la médecin agent du FBI Scully dans X-Files. L’héroïne de Profiler rentre également dans cette catégorie ainsi que toute la génération de femmes flics (Julie Lescaut est commissaire) qui a envahi le petit écran jusqu’à devenir prédominante depuis la fin des années 90. D’autres ne s’exposent pas physiquement mais jouent la vie de leur client (personnage d’Ally McBeal, avec tant d’autres héroïnes du Barreau, série Avocats et Associés, Le juge est une femme…). Offre pléthorique de séries féminines d’inégale qualité. Drôle, craquante, femme-enfant objet de fantasmes autant que sujet de ses fantasmes (longues scènes chez le psy), Ally McBeal est-elle convaincante en super avocate remportant ses procès, présentée comme submergée par ses névroses, ses histoires d’amour et son éternelle immaturité ?
Très différent, le personnage de Scully interprétée par Gillian Anderson dans X-Files. Au début simple contrepoint scientifique et rationnel au héros, Mulder, (David Duchovny) mystique et passionné, le triomphe de sa personnalité dans la série passe néanmoins par l’idylle très longtemps platonique qu’elle noue avec Mulder et qui s’étalera sur neuf saisons denses en rebondissements et s’achevant d’ailleurs sur un épilogue digne d’une affaire non classée. Toute la compétence de Scully n’a pas suffi à désépaissir le labyrinthe des conspirations gouvernementales, des extraterrestres envahisseurs, non plus qu’à démêler l’ontologie et l’esthétique abstraite de l’effrayante «huile noire» ; Chris Carter étant presque parvenu à tuer le mystère à force de mystères, justement, et de péripéties clownesques, de surenchère parodique pour masquer la course aux salaires que se menaient Duchovny et Gillian Anderson. L’héroïne gagnait moins, évidemment.
De la poudre au poudrier
Quant à Alias, cinq saisons, des guest stars et une actrice, Jennifer Garner, qui convainc Hollywood et convole avec Ben Affleck, autre Marvel boy. Une intrigue sur fond de CIA, guerre des services et espionnage en famille, avec une idylle, une demande de mariage, et une héroïne capable de prendre mille personnalités pour les besoins d’une mission. Belle, intelligente et forte, Sydney est capable de scanner l’œil d’un homme énucléé avec un naturel glaçant mais travaille sous l’œil de son père et dépend du regard amoureux de Vaughn.
Les héroïnes télé ne peuvent pas plagier la force brute, alors elles compensent par des techniques de combat, par la précision de leur tir, leur intelligence stratégique et un peu trop souvent par leur plastique avantageuse. C’est le syndrome Tomb Raider, plus l’héroïne entoure sa beauté de flingues, plus le sexe sent la poudre, plus les téléspectateurs se massent devant l’écran. Avec cette nouvelle génération d’héroïne, le porte-jarretelles se confond avec le holster. Se servent-elles de leur beauté pour asservir les personnages masculins ou sont-elles asservies au téléspectateur ? Est-ce qu’on est toujours dans le «sois belle et tais-toi» ? S’est-on vraiment affranchis du sexisme ?
Peau mature libérée
Paradoxalement, c’est dans la série Arabesque que l’on trouve l’exemple le plus abouti d’héroïne crédible et compétente qui ne se restreint pas à un catalyseur de fantasmes et possède ainsi une voix propre. Murder she wrote (titre original), a connu un succès de longue haleine de 84 à 96, soit 12 saisons pour 263 épisodes. C’est Angela Lansbury qui incarne Jessica B. Fletcher, une ancienne professeure d’anglais et écrivaine établie à Cabot Cove un petit port du Maine ; notre héroïne est une sorte de Miss Marple que le crime poursuit. C’est à croire qu’il faut atteindre l’âge de la retraite pour s’affranchir du fantasme, pour que les producteurs d’Hollywood cessent de voir dans l’héroïne l’objet de tous les désirs plutôt que la vraie matrice et sujet de l’action.
Huis-clos avec vue sur mer
Un crash. Des survivants amenés à cohabiter sur une île en attendant d’être sauvés. L’idée de départ était de refaire un Seul au monde au pluriel. JJ Abrams, scénariste d’Alias, avait refusé cette idée, n’acceptant d’écrire le scénario de Lost que s’il pouvait se rapprocher d’une cosmologie Jules Vernienne, l’île se faisant «mystérieuse» et franchement angoissante, personnage à part entière. Diffusée pour la première fois en septembre 2004 sur la chaîne américaine ABC, Lost vient chez nous en juin 2005 et s’achève au mois d’août, au plus fort de l’humeur estivale. L’audimat indiqua cependant un franc succès. Si Mattew Fox (Jack, le médecin de l’île) semble avoir le rôle vedette - c’est sur lui que la caméra se braque dès la première scène du pilote - Josh Holloway (Sawyer, le marginal misanthrope) lui fait concurrence. Pourquoi ? Parce que le vrai héros est une femme, une Jane à conquérir qui porte le nom de Kate, au passé trouble, que la saison 1 nous révèle progressivement capable de monter un hold-up pour récupérer un objet sans valeur financière appartenant à un homme qu’elle a tué. Kate est la seule à savoir parfaitement dissimuler ses émotions, à l’exception peut-être du personnage de Locke, le chasseur baroudeur, ancien paralytique que l’Ile a rendu au monde «bipédique».
Etrange série qui s’achève (en attendant la saison 2) sur un curieux objet ressemblant à un sous-marin enterré et fermé de l’intérieur ne dévoilant qu’une lucarne opaque (pertuis de l’Inconscient ?) péniblement mise à nue par les survivants. La dernière image plonge à l’intérieur et révèle un puit interminable dont le téléspectateur ne verra pas le fond. Ce monolithe à la Kubrick captive tellement – c’est lui l’embrayeur de fantasmes, c’est lui qui caresse, emballe l’imagination, lui qui suggère - qu’on en oublie les rapports entre hommes et femmes, héros et héroïnes, même si la situation scénaristique de huis-clos amène forcément à une confrontation intéressante.
Sans les hommes - in the Ghetto ?
De 98 à 2004, six saisons de Sex and the city ont sévi sur nos écrans. Au centre de cette première série (pseudo) féministe, Carrie, une journaliste, spécialisée dans la rubrique sexe. Cette femme futile n’en est pas moins à la recherche de l’homme idéal …aussi nombriliste qu’Ally McBeal, tous ses articles partent d’elle-même. Elle se sert de ses expériences pour chaque article. Pour aider l’héroïne qui est aussi la narratrice à ne pas endormir le téléspectateur qui ne lit pas «Cosmo’», trois autres personnages féminins, trois amies au profil différent : une avocate cartésienne, une romantique mièvre rêvant du prince charmant, et enfin une séductrice collectionnant les amants. Les femmes de Sex and the City sont actives, ont des responsabilités dans leur travail et veulent se comporter en prédatrices, parler de leur sexualité entre elles, et néanmoins apparaissent bien moins colorées et finalement moins indépendantes que les héroïnes ménagères de Desperate Housewives. Les hommes sont présents dans cette série exclusivement centrée sur le point de vue féminin, à la fois individuel et collectif, mais hélas fade et cherchant la voie de l’émancipation dans une parole centrée sur le sexe voulant faire comme les hommes ; c’est là que le bât blesse, quand on est dans l’imitation où est l’émancipation ?
Elvis chantait «in the ghetto». Et en effet, coupées des hommes, vivant en complète autarcie, nous trouvons les séries pénitentiaires made in USA Bad Girls ainsi que la série anglaise, Les condamnées construites sur le modèle de OZ. Aucune de ces séries n’a été diffusée chez nous et aucune n’existe en zone 2. Ces séries partent d’une idée originale et fonctionnent mais dans le cadre d’une observation du degré d’indépendance des héroïnes télé, ces héroïnes incarcérées, privées de liberté, sont affranchies de tout rapport de force avec des personnages masculins uniquement parce que la situation ne se pose pas. Pas d’hommes, uniquement des femmes dans ces pénitenciers unisexes. Les rapports de force se déplacent alors, ainsi que les schémas de séduction/prédation. Ces séries ne prétendent en aucun cas être représentatives, sinon du milieu incroyablement exceptionnel qu’elle donne à voir, pour ne pas dire qu’elles créent.
Dernier cas de figure, le plus extrême, L WORLD. Ces femmes n’ont pas été emprisonnées, elles ont fait le choix de vivre sans les hommes, et qu’une hétérosexuelle s’avise d’arriver dans le champ de la caméra, elle est à conquérir. Là encore la femme, personnage secondaire ou héroïne, se mue en objet à séduire, la seule différence étant que ce ne sont pas les héros mais les héroïnes, pas les mâles mais les femelles qui se partagent la proie.
Dans ce ghetto où tout le monde a couché avec tout le monde, avec plus de violence encore qu’ailleurs, c’est la loi de la jungle qui régit des rapports humains faussement civilisés.
Sous la caméra, ces héroïnes racolent plus qu’elles ne véhiculent des messages de progrès social. Le sexe y est si omniprésent qu’il occulte les valeurs de liberté et de tolérance censées fonder cette série.
Sans zapper la conclusion
A l’intérieur comme à l’extérieur du ghetto, le fantasme n’a-t-il fait que se déplacer de la cuisine au bureau, de l’intérieur à l’extérieur, de ce que l’on cache à ce que l’on exhibe ? Des héroïnes ni mères ni amantes restent à inventer ; encore faut-il que l’égalité des sexes ne souffre pas d’autant d’entorses, et que le sexy à tout crin cesse d’être à la mode, les séries télé ne faisant que refléter un état des lieux déjà existant, mettant en lumière avec réalisme ou en la caricaturant, notre société.
Bref, la petite lucarne n’est qu’une interface même si elle peut et a largement servi dans l'Histoire d'instrument de propagande. Cependant, la télé-fiction, la télé-divertissement et sa dernière invention la télé-réalité (si elle y tend) ne se substituera pas à la réalité dont elle se nourrit, même si dans nos pires scénarios, la télé influence, la téloche bouloche sur notre réalité. Changeons notre société et nous changerons la télé.
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