Lancement de ma rubrique cuisine « Mum is cooking »
Les meilleurs plats commencent souvent par une bonne cueillette et toujours par de bons produits. La cuisinière géniale sans qui cette rubrique n’existerait pas, c’est elle en photo. Elle, qui a accepté de nous ouvrir son carnet de voyage gustatif. Profitez-en !
PARTAGER presque un secret …
Pour inaugurer cette rubrique à quatre mains, je vais vous livrer la recette du plat le mieux gardé de tout l’Oisans où j’ai une partie de mes racines. Comment vous ne situez pas ? L’Oisans, insula cognita alpestre entre Grenoble et Briançon, à cheval sur quatre massifs et six vallées, au coeur du Parc National des Ecrins dans les Alpes. Véritable paradis du randonneur et du grimpeur avec pour sommet de rêve : La Meije. Un plat de grande saveur que j’ai eu la chance, bien sûr, de goûter.
REVES EN BOUCHE
Le principe de cette rubrique cuisine investie : le dialogue !
"Plein écran", une mère virtuose propose une recette de terroir ou un classique réinterprété, un plat de saison avec un petit quelque chose en plus, un zeste de modernité (astuce technique, produits, épices), voire une recette de son invention avec ce qu’elle a dans le frigo.
Face à elle, sa fille qui ne sait "pas faire" déguste ou se souvient, en parle, rêvant de savoir un jour cuisiner « comme maman »…graal impossible que poursuivent tous les cuisiniers et parmi les meilleurs. Cette rubrique gastronomique vous proposera de réaliser des « rêves en bouche ». Elle insistera sur l'importance de la transmission entre les générations et la capacité qu’un bon plat a à nous faire rêver et voyager dans le temps, la mémoire et l’espace. Voilà pour le synopsis !
Pour cette invitation au voyage, vous n’aurez besoin, en première lecture, que de votre appétit – solide, s’il vous plaît ! - avant de passer à la phase de mise en action, cabas sous le bras, les ustensiles de cuisine bouillant d’offrir à vos convives un beau moment de partage. La grande cuisine, ce n’est pas uniquement quand on a des invités. La grande cuisine peut être quotidienne, enfin presque…il vous faudra deux heures tout de même pour réaliser « les farcis », et, au vu des produits qu’elle exige, vous ne pourrez pas la réaliser au pied levé. Ce qui est injuste, c'est que vous finirez le plat beaucoup beaucoup plus vite...
AVIS AUX EDITEURS…Si vous êtes intéressés, j’ai déjà conceptualisé cette rubrique pour un projet éditorial original, fort et prometteur, n’hésitez pas à mes contacter, ça tient la route !



Succulente idée !
Bien sûr, le dialogue... quand je demandais à ma grand-mère qui cuisinait admirablement bien :
"Dis, je mets combien de farine ?" (ou autre ingrédient) elle repondait invariablement : "tu vois, ma fille, tu vois..."
Les mesures se faisaient par "à peu près" ou par poignées, pincées, verres, bols, mais jamais par grammes ni quantités précises.
L'enseignement culinaire était visuel, tactile, il fallait se fier davantage à l'aspect, à la vue, qu'à la balance. Pas toujours facile !
J'attends vos recettes avec impatience, je gage qu'elle seront plus détaillées que celles de ma grand-mère ! :)
Rédigé par: Agathe B | 08/06/2006 at 13:57
Ah les bonnes vieilles recettes de terroir... Y'à qu'ça de vrai et en plus c'est bon !
Excellente initiative culinaire
Rédigé par: DADIER | 08/06/2006 at 14:00
Bonjour Elise !
Si tu nous prend par les sentiments, tu vas forcément gagner en lecteurs avertis et fidèles... On attend la suite avec impatience !
Rédigé par: marouschka | 08/06/2006 at 14:51
Merci pour vos encouragements, j'espère que la recette, plus haut, ne vous décevra pas.
Reproduire les saveurs de l'enfance, quel défi, il semble toujours manquer un produit, un tour de main différent. Et puis parfois l'enfant surpasse sans avoir conscience d'avoir amélioré la recette, tant dans sa mémoire la puissance du premier souvenir, celui de la découverte d'un plat succulent préparé dans la convivialité est forte.
Quant au terroir, dans la géologie du goût, il est primordial et fonde, soit les premiers émois gustatifs lorsqu'on en est issu, soit le premier ponton vers lequel on s'amarre à un autre terroir, une autre région, une autre culture, une autre cuisine pour rencontrer des individualités et des savoir-faire différents mais qui valent les nôtres.
Acte d'amour et de respect universels, on ne peut pas cuisiner ou apprécier de bien manger sans altruisme, c'est-à-dire sans cette envie de rencontrer l'autre.
Alors maintenant,chers blogueurs, à vos fourneaux, on hume, on tâte le produit, on achète, on émince, et que ça saute dans la poêle ! :)
Rédigé par: Elise Mark-Walter | 08/06/2006 at 15:47