La forêt des mânes

On pouvait lire sur le site du Sénat ce brillant résumé d'une étrange cohabitation qui eut lieu au plein coeur du jardin le plus luxembourgeois de Paris...Les mânes s'invitaient à la ville...
Du 10 mai 2006 et jusqu'au 20 juillet, le Sénat accueillait au Jardin du Luxembourg la Forêt des Mânes, "une installation d'envergure de l'artiste guadeloupéenne Léa de Saint Julien.
Visible aux heures d'ouverture du jardin, l'oeuvre, musicale, photographique, minérale, met en scène une arche de bambous géants pouvant atteindre jusqu'à 15 mètres de haut.
Entre ces végétaux sont suspendus des portraits photographiques d'anonymes aux origines diverses, des tissus, des parfums et objets choisis. Entre Orient et Occident, la Forêt des Mânes a été choisie par le Sénat pour honorer de manière puissante et poétique l'outre-mer français.
C'est une invitation au voyage : voyage au coeur de l'imaginaire mais aussi passerelle reliant l'individu au Monde pour un dialogue qui se veut interculturel. Implantée le long de l'allée St Michel au coeur du jardin, cette arche symbolise avant tout le chemin, celui de l'exil, volontaire ou non, de la transplantation.
Elle célèbre à la fois la place de l'humain en son sein en même temps que la Nature dans sa prodigalité, sa résistance et sa fragilité. Conjuguant esthétique et spiritualité, mythes et modernité, la Forêt des Mânes invite l'anonyme, citadin ou de passage, à faire partie intégrante du voyage."
A défaut d'avoir pu vous communiquer l'information à temps, je vais tenter d'y remédier en vous faisant partager quelques clichés que j'ai pris de cette installation originale dont l'ethnoculturalisme se fondait remarquablement au paysage très sénatorial des jardins du Luxembourg.
Objets chamaniques, grigris et autres attrapes-rêves brillant de l'éclat d'une nature souveraine. Vaillantes les âmes, les esprits de nos ancêtres s'y déploient en vastes tentures venteuses, investissent les corps de tissus réceptables (des enfants, des femmes et des sages), osent se dresser dans l'allée des hommes. Sans crainte. Les mânes s'amusent. Font tinter les talismans, caressent l'instrument à vent, s'admirent dans des miroitrs de fortune. Ils se sentent protégés. Protégés d'une civilisation agressive -car dénaturée- par l'écran d'une forêt de bambous symboliques. Le temps que dura "la forêt des mânes", la ville retrouva sa respiration primale.
Les citadins y apprirent en pleine lumière à redécouvrir la magie du macrosmique corps naturel. Paris ne s'appartenait plus...avec bonheur! Tous les matériaux employés pour l'installation s'auto-biodrégraderaient à la fin de l'installation.
C'était à voir. C'était. Mais peut-être a-t-elle été prolongée. Renseignez-vous ou faîtes-y un tour, au pire, vous vous rafraîchirez à la fontaine.
Etes vous de ceux qui ont croisé le chemin des mânes en promenade aux Jardins ? Qu'avez-vous ressenti ?
PS : photos mal agencées, la faute à un changement de système d'exploitation et de matériel dont je n'ai pas encore percé toutes les arcanes. Une photo doit vous apparaître avec un point d'interrogation, n'hésitez pas à cliquer dessus, elle s'affichera. :)










Tiens, un sénateur ça ne fait pas que dormir ?!
Excellente initiative et excellentes photos !
Rédigé par: DADIER | 25/07/2006 at 15:15
Non, non, tous les sénateurs ne ressemblent pas à Raymond Barre... ;D
Merci Dadier! :) C'est la photo que je préfère qui ne s'affiche pas. Est-ce que tu as eu des difficultés à insérer une photo sous typepad aujourd'hui ? Je voulais vérifier que ce pb était bien lié à mon système d'exploitation et non à typepad.
Rédigé par: Elise Mark-Walter | 25/07/2006 at 15:59
Y a des fois je regrette de pas être parisien. Enfin comme je reviens de la plage, après le travail, j'oublie...
Rédigé par: Sylvain | 25/07/2006 at 21:59