La merveilleuse histoire de PAF le chien, du lisse et de Pénélope…
Le P.A.F. aurait-il intellectuellement autant d’attrait qu’une Mire ? Vous savez l’image lumineuse qui vous hypnotise, quand, complètement prostrés dans le canapé en cuir griffé par le chat, après une journée de travail éprouvante vous ne vous apercevez pas qu’Envoyé Spécial a sauté pour laisser place à cette chose qui ne bouge pas et qui vous fixe. La mire...aussi immuable que le brushing de Claire Chazal. Et encore, Claire n'est pas si claire, elle en a sous le brushing! Des envies d'emissions culturelles. D'émissions politiques.
Pourtant de fait, à la télé, l’individualité forte, la personnalité portée par un animateur-vedette avec sa trogne et ses humeurs n’existe plus.
"Ils" ont suivi l’élan de vacuité qui est celui de la néo-télévision, "ils" glissent sur nous. Fini le contenu, les chaînes qui se démarquent ! C’est l’excellent article de Florence Broizat publié sur télérama.fr, au titre génial, « l’Odyssée du lisse » ,qui m’a inspiré ce billet. A lire de toute urgence !
Maintenant les animateurs se font les ambassadeurs du lisse pour séduire toutes les Pénélopes de moins de 50 ans… tous sont aussi beaux qu’ils sont fades. Idéalement interchangeables. Presque autant que nos neurones. Ne croyez pas que la télé nous flatte, c’est exactement le contraire.
Si elle nous donne parfois l’illusion d’être intelligents - parce que capables de faire un sans faute à un jeu débile - c’est justement parce que le jeu est débile et que les présentateurs des émissions de divertissement intellectuellement très… accessibles.
Au JT, ça sent davantage l’intelligence. L’ambition pétille dans l’œil, rend plus blanches les quenottes. Mais le formatage ne cesse pas pour autant, pouvant déteindre plus gravement sur l’objectivité de l’information. Les hommes politiques invités sont souvent, trop souvent, mollement interviewés, les sujets passablement orientés ; et ça se ressent encore davantage sur le service public dont la couleur change à chaque scrutin présidentiel, remaniement gouvernemental aux forceps post Dissolution du Parlement.
Et pourtant « on » paie pour ça. « Ça », minimalement la redevance télé qui se restreint aux chaînes principales étendues à la TNT si vous avez investi dans un décodeur. Quand ce n’est pas le cocktail qui tue : redevance+ abonnement satellite ou forfait internet de la muerta pour les plus accros, avec que des chaînes qui rediffusent ce que le ciné a déjà diffusé…ou qui est disponible en DVD, y compris maintenant les perles cinéphiliques. Attention, "ça", vous le payez automatiquement dans vos impôts sauf à cocher la case (toute une démarche) signifiant que NON, vous n'avez pas la télé. Que vous ne la regardez ni sur l'écran consacré ni sur votre ordinateur. On ne vous demande pas de vous justifier... Non... On ne vous le demande pas mais sous-jacent on vous le fait sentir : vous n'êtes pas dans le moule. "Pas bien"... Celui qui paie sa redevance se sent comme un objecteur de conscience. "J'ai pas fait le service télévisuel pendant la guerre du Liban, M'sieur, j'ai préféré la suivre dans les journaux!" ça la fout mal.
"M'enfin!", se rengorgerait Gaston. Franchement ! A part deux ou trois reportages et documentaires, tournons la télé de l’autre côté ! La vitre de l’aquarium côté mur, et sortons davantage au ciné, au théâtre, lisons, y’a même pas de poisson rouge qui nage dedans !
Recyclons nos écrans. Non aux écrans plats, non au Home Cinéma. Oui à Binoche. Oui, au cinoche. Comme un goût de …Cinéma Paradiso. Plus de Zapp'. Juste de l'image et du sens. Le rêve.



Que j'ai rit en lisant ce billet d'humOur au titre excellentissime (inspiré par celui de Florence Broizat, PAF le chien en complément), surtout le passage "J'ai pas fait le service télévisuel pendant la guerre du Liban, M'sieur, j'ai préféré la suivre dans les journaux!" ça la fout mal. Plus que "de mal la foutre", on passe pour un OVNI (je parle en connaissance de cause), petit homme vert pointant son doigt vers la planète "autres formes de culture", trop peu visitée. Car oui, regarder les programmes forts du moment, ça permet d'être dans le "moule", de suivre les conversations matinales au bureau devant la machine à café (là c'est encore le vécu qui parle). La télé version "Pierre Tchernia jeune" était certainement une boite à culture, par contre la télé version "Arthur & Pierre Tchernia vieillissant" est devenu un objet de consommation ni plus ni moins, avec un besoin de vendre encore et toujours (appelé "audience"), une volonté de séduire par des discours ciblés (appelé "bande annonce") et une rotation très forte pour ne pas lasser le consommateur (appelé "transfert de rentrée"). Pffff!!!
Rédigé par: EmilieG | le 17/08/2006 à 07:02
Pas un petit homme vert, Emilie, un Shadock ;)
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 17/08/2006 à 08:47
Qui pompait, qui pompait...comme le dirait le regretté Pierre Piéplu!!!!
Ps: Ca n'a pas de rapport direct, mais la blogosphère emploi depuis le début de semaine c'est le calme plat. :(
Rédigé par: EmilieG | le 17/08/2006 à 12:08
l'effet 15 août, Emilie!
ps : suite à ta note je furète sur le blog "sac de filles" - une initiative bien amusante :)
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 17/08/2006 à 12:13
Très sympa ce post !
Après Stéphane Bern, voici le nouveau Thomas Hugues :
http://www.radiotvactu.com/article-3494277.html
Peut être que la création d'un salon de coiffure en face de la Tour TF1 serait une activité lucrative : "Vous en avez marre de TF1 ? Un nouveau job dans le groupe Canal Plus vous tente ? Entrez chez nous ! Relooking capillaire défrisant !
Rédigé par: Voyageuse Provisoirement Sédentarisée | le 17/08/2006 à 19:16