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Interview Blog emploi Challenge

  • Le Blog Emploi Challenge
    En cliquant sur ce lien, vous vous ferez une idée de mon parcours, de ma recherche, de mes projets, sans doute + précise qu'à travers la lettre de motivation qui figure sur mon blog. Merci à Bertrand Duperrin qui a réalisé cette interview.

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De palimpsestes en Shalimar

  • Edward Whymper: Escalades dans les Alpes

    Edward Whymper: Escalades dans les Alpes
    Bien loin de nos ascensions rendues périlleuses par la témérité et la recherche de l'exploit pour l'exploit, les escalades de Whymper qui brava - entre autres - le Cervin, se faisaient avec de mauvaises de corde en chanvre. Elles appartiennent à un temps où l'exploration des sommets était l'aventure la plus fascinante qui soit et les sommets à conquérir des déités vengeresses à se concilier à force de respect, de courage et... de prudence. Elles appartiennent à cette culture, à cette mémoire européenne qui nous est commune.

  • T. S. Eliot: The Waste Land and Other Writings

    T. S. Eliot: The Waste Land and Other Writings
    A lire en langue. Toute traduction serait inégociable...

  • Olivier Pétré-Grenouilleau: Les traites négrières - essai d'histoire globale

    Olivier Pétré-Grenouilleau: Les traites négrières - essai d'histoire globale
    Prix du Sénat du livre d'histoire Chateaubriand de la Vallée-aux-loups de l'essai de l'Académie Française 2005. Pour comprendre comment cette infamie a pu durer aussi longtemps. Qui a dit que le Sénat ne servait à rien ?

  • Ezekiel Nissim: Collected Poems

    Ezekiel Nissim: Collected Poems
    Professeur d'anglais, critique, dramaturge mais surtout poète, c'est là un beau florilège pour découvrir cette grande voix de la poésie indienne. Nissim Ezekiel nous a quitté le 9 mars 2004 à l'âge de 79 ans.

  • Jeremy Rifkin: La fin du travail

    Jeremy Rifkin: La fin du travail
    L'essai incontournable d'un économiste américain qui perçoit déjà les limites de la voie anglo-saxonne.

  • Alexandre de Lur Saluces : La Morale d'Yquem - Entretiens avec Jean-paul Kauffmann

    Alexandre de Lur Saluces : La Morale d'Yquem - Entretiens avec Jean-paul Kauffmann
    On n'obtient pas le plus grand vin liquoreux au monde sans une morale, une éthique absolument exceptionnelle dans le monde viticole. On ne travaille pas à Yquem, on vit pour Yquem, on se voue à Yquem. C'est cette exigence et les astreintes nobles pour parvenir à élaborer un vin ineffable que nous retrace ce livre ; dialogue passionnant entre Jean-Paul Kauffmann, journaliste tombé sous le charme et sortilège d'Yquem, et celui qui mène l'héritage avec amour et abnégation, Alexandre de Lur Saluces.

  • Borges: Enquêtes

    Borges: Enquêtes
    L'enquête est ici - pas étonnant vous lisez Borges - philologique. Sans s'en rendre compte, tant le bougre a de talent, on glisse d'un auteur, d'une époque, d'un pays à l'autre, subjugués.

  • la Pléiade: Marivaux

    la Pléiade: Marivaux
    Du jeu de l'amour et du hasard à L'ile des esclaves, Marivaux n'est pas si léger qu'on croit, il y a de la sociologie, beaucoup de sociologie et de la politique dans toutes ses pièces. Là encore, à lire en La Pléiade, car tout tout se déguste quand on se pique de lire l'immense Marivaux. Un théatre aussi délectable, au fond, lu que joué. Badin et fin comportementaliste à la fois, chacune des pièces de Marivaux est enlevée, un tour de force !

  • Marguerite Yourcenar: Les mémoires d'Hadrien

    Marguerite Yourcenar: Les mémoires d'Hadrien
    Hadriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiien !!! Adrienne est très loin de l'empereur brossé avec succulence par Marguerite Yourcenar, première académicienne, envers et contre tous les phallocrates que compte cette institution...

  • La Pléiade: Ernest Hemingway

    La Pléiade: Ernest Hemingway
    Eh bien oui, Ernest Hemingway vaut bien mieux que tous les clichés que l'on peut avoir sur lui. Au point que lorsque l'on commence, on dévore très vite ses oeuvres complètes en La Pléiade.

  • revue Europe: Littératures de l'Inde

    revue Europe: Littératures de l'Inde
    C'est un numéro d'Europe (la revue littéraire par excellence) qui date quand même d'Avril 2001 mais quelle révélation ! Un numéro fantastique qui met enfin en lumière les littératures extraordinairement riches de ce continent. Sur www.europe-revue.info vous pourrez encore le commander

  • D'Holbac: Histoire critique de Jésus-Christ
    Ce n'est pas une posologie de l'athéisme façon Onfray, philosophe qui n'a pas le centième du talent du baron d'Holbac. C'est un raisonnement réinventé, plus rigoureux, une méthodologie critique extraordinairement facile qui s'applique ici aux miracles de la foi chrétienne par l'un des plus grands penseurs et inventeur du matérialisme philosophique.
  • Spinoza: L'éthique

    Spinoza: L'éthique
    Sur une île déserte, allez, c'est l'opus cogitendi que j'emporterais.

  • James Joyce: Ulysse

    James Joyce: Ulysse
    Un livre tout smplement inépuisable. D'une complexité narrative délicieuse. Il a tout réinventé, cet homme. Lire aussi Dedalus, et si vous avez le cerveau en forme, Finnegans wake, of course.

  • Jack Kerouac: Les clochards célestes
    Jack Kerouac, le plus grand écrivain de la Beat generation. Plus grand encore que Ginsberg ! Bien moins connu que "Sur la Route", c'est pour moi son chef d'oeuvre avec le new-yorkais "Big Sur". A lire en grand format, NRF gallimard.
  • : Le guide Hachette des vins

    Le guide Hachette des vins
    La référence pour les amateurs de vins.

  • Brigitte Aubert: La mort des bois

    Brigitte Aubert: La mort des bois
    Amateurs de polar, c'est son meilleur ! Dans cette série, tout se passe depuis le point de vue de l'héroïne paralytique et muette. Brigitte Aubert dont tous les polars sont un régal exploite fructueusement le procédé narratif du monologue intérieur. La mort des neiges a suivi. Belle réussite également.

  • Ernesto de Martino: Le Monde magique

    Ernesto de Martino: Le Monde magique
    Une référence ! Ce professeur d'histoire des religions à l'université de Cagliari, particulièrement attentif à l'ethnographie sicilienne a aidé à penser autrement "l'alternative entre magie et rationalité" qui a construit notre civilisation moderne. Le Monde Magique paru en 1948 peut sembler aride mais sa lecture est fascinante et la pensée de De Martino, presque soixante ans après, toujours vivante.

  • La Pléiade (Textes traduits, présentés et annotés par Paule Charles-Dominique): Voyageurs arabes

    La Pléiade (Textes traduits, présentés et annotés par Paule Charles-Dominique): Voyageurs arabes
    En ce temps de communication ultra-rapide, et parfois agressive, facilitant les amalgames ; d'almagame, par exemple, entre Islam et fondamentalisme, en ce temps encore d'affrontements communautaires, de vitriols (oui, au pluriel) racistes, découvrez réunis tout récemment par la Pléiade les récits des chroniqueurs Ibn Fadlân, Ibn Jubayr, Ibn Battuta et un auteur anonyme qui vous introduiront à un Islam voyageur curieux du monde (XIVes et antérieur) que nous connaissons encore plus mal.

sentes sonores

  • Billie Holiday - I'm a fool to want you

    I'm a fool to want you
    Billie Holiday: Lady in satin

    Sans doute la voix la plus bouleversante du jazz. Ce n'est pas seulement cet album, celui du magnifique "I'm a fool to want you", mais toute sa discographie qui est à (re)découvrir. Ne passez pas non plus à côté de l'album élégant : "Songs for distingue lovers."

  • Nicole Willis -

    Nicole Willis: Keep Reachin'up
    La nouvelle âme de la soul. Une voix superbe. Des arrangements virtuoses. Divinement swinguant.

  • Natacha Atlas -

    Natacha Atlas: Mish Maoul
    Toujours cette ligne de partage entre Orient et Occident au coeur des albums de Natacha Atlas, et plus que jamais le mariage entre musiques traditionnelles et électro. Intense. Sublime. La réconciliation le temps d'un album. Une invitation à la paix.

  • Jean-Louis Murat -

    Jean-Louis Murat: Taormina
    Murat n'en finit pas de produire mais, cette fois-ci, c'est un album aux accents blues. Une bonne cuvée !

  • Katie Melua - Spider's web

    Spider's web
    Katie Melua: Piece by piece

    Un joli disque de ballades blues-jazz-pop emmené par la voix chantilly de Katie Melua. Offrez-vous un peu de douceur.

  • Bia - Comme une vague. Como uma onda

    Comme une vague. Como uma onda
    Bia: Coeur vagabond// coraçao vagabundo

    L'album prenant et réversible (vous allez comprendre) de Bia, artiste brésilienne francophile et francophone, qui, après avoir parcouru le monde a décidé de poser ses valises en France. Elle a voulu nous faire partager ses titres coups de coeur dans les deux cultures en choisissant d'interpréter en français des chansons brésiliennes et de chanter en brésilien les titres français, allant de Belle-île-en-mer à l'étonnante La mauvaise réputation de Brassens. Une réussite. Toutes les traductions sont de Bia, parfaitement bilingue.

  • Gérard Manset - "Ne les réveillez pas"

    "Ne les réveillez pas"
    Gérard Manset: Obok

    Le dernier opus inspiré du plus énigmatique, incernable chanteur, parolier et compositeur français. Il paraît même qu'il accepterait de sortir de son invisibilité pour une tournée. Un événement !

  • Hubert Félix Thiéfaine - Les jardins sauvages

    Les jardins sauvages
    Hubert Félix Thiéfaine: Scandale mélancolique

    Musicalement rien de chavirant, titre composé par le chanteur de Mickey 3d, mais texte très inspiré, d'une sensualité vénéneuse que HFT sait porter.

  • Paul McCartney -

    Paul McCartney: Ram
    L'album "pastoral", entièrement acoustique, simple et dépouillé du grand mélodiste, ex Beatles. Son meilleur cru qui vieillit excellemment.

  • Robert Wyatt - Beware

    Beware
    Robert Wyatt: Cuckooland

    Forêt électronique animée par la voix séraphique de Robert Wyatt tant elle plane (un oiseau ou un ange ?) et maîtrise les aigus. Mais c'est toute la discographie du grand maître du rock progressif (Rock Botton) et de la fusion de la pop et du jazz qui est à découvrir !

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Marée noire au Liban et jeté de gant présidentiel. Petit tour de presse subjectif

Marenoireauliban

(source image : Le Figaro).

Les temps changent…
Le sombre feuilleton Liban-Israël se développera sous un angle nouveau. « Un Etat n’avait encore jamais invoqué l’environnement « comme cause de querelle juridique liée à une intervention militaire » souligne Hervé Kempf dans  son article « le Liban demande réparation à Israël pour la marée noire » paru dans l’édition du Monde d’aujourd’hui. Peut-être les dégâts environnementaux sauront-ils davantage toucher la communauté internationale que les dégâts humains…

Toujours dans le Monde, mais cette fois-ci, Diplomatique. Dans le numéro en date du mois d’octobre, la journaliste Noëlle Burgui s’attache à démontrer les limites du revenu minimum d’insertion, avec ses « bons «  et « mauvais pauvres ».

Sans transition, du socio-politico-économique à "l'entertainement" scientifique, Sciences et Avenir (numéro de Septembre) s’attache dans son dossier en Une à percer « les mystères du sommeil ». Où se trouve le centre du sommeil, quelle alternative aux somnifères, sommeil monophasique, polyphasique, comment dormir moins en récupérant, la sieste est-elle toujours un bienfait ? Quelles sont vos « portes du sommeil » ? Après lecture, vous saurez peut-être dompter Morphée…

Pour se détendre, sur Elle.fr, Mesdames, on apprend, au cours d’une interview qu’il a donnée au plus célèbre des titres féminins, que Jean-Louis Murat, le chanteur-compositeur prolifique aux yeux bleuets, que l’auvergnat « bourru » à la voix de miel, s’apprivoise ! Et se laisse contaminer par la mode « trendy. Et oui, JLM, peut-on y lire : « kiffe la mode. Il est très « chiffons ». Il achète des chemises bariolées Paul & Joe ». Et puis qu'il "aime beaucoup John Galliano". Consensuellement snob, l'ours JLM ? Urbain, parisianiste ? "Trop" mode ? L'écoute de son dernier album aux accents blues gorgés de Sicile, Taormina - une réussite - est sans doute plus fondamentale que les révélations "John-Gallianesques" de l'animal Murat.

Quant au magazine de la presse économique, L’Expansion, il titre sur son site  web, « Jospin abandonne ».
Avec un début faussement neutre : « Un petit tour et puis s'en va. Lionel Jospin a décidé de ne pas briguer l'investiture du parti socialiste pour l'élection présidentielle. L'ancien premier ministre l'a confirmé publiquement jeudi matin sur RTL, après l'avoir annoncé à ses proches mercredi soir. .. »
une nouvelle largement relayée. Libération avait titré « Lionel Jospin jette le gant. »
Un de moins. A qui le tour ?

Et pour finir sur une note "décalée" pour plagier Télérama (très inspirée leur campagne de pub dans le métro parisien), cette revue de presse évidemment arbitraire. L’excellent et très sérieux magazine américain "The New Yorker » prend le temps de constater la montée d’un phénomène qui n’a rien de politique, mais tout d’un phénomène de société, incontestablement. La montée… des shows télé culinaires. Chez nous, ils restent relativement restreints. Cependant, de plus en plus de blogs font le jeu des saveurs. Si on y ajoute un peu d’éducation, d’éveil à la qualité de nos terroirs, un éloge du bio et une prise en considération que diététique ne veut pas dire nécessairement produits light, cette montée en puissance du « cooking » n’a rien d’inquiétant. ☺

« Fauvesques » éléphants

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Décidément les rebondissements ne manquent au sein du parti majoritaire à gauche. Après le retour autoplébiscité de Lionel Jospin qui a récemment rappelé être « le fils d’une sage femme », il irait donc « à terme ». Traduire : il sera candidat. C’est un autre éléphant qui pourrait bien pousser sa trompe dans la bataille, plébiscité par les autres mastodontes, pour semer un peu plus la discorde. Etrange stratégie.

Car aujourd’hui dans les colonnes du Monde, Henri Emmanuelli, ancien dirigeant du PS et aujourd’hui Député des Landes représentant le contre-courant du NPS (nouveau parti socialiste), jette encore un peu plus d’huile sur le feu. Cet « éléphant » qui à l’instar de Laurent Fabius et Arnaud Montebourg (qui soutient aujourd’hui Ségolène Royal) avait soutenu le Non à l’Europe lors du référendum exhorte François Hollande à « être candidat à la candidature ». Une candidature qui, d’après lui, ne serait pas « une candidature de plus » mais « en éviterait beaucoup d’autres. » Soit…

Une candidature surtout pour faire barrage à Ségolène Royal, jugée trop libérale (y compris par Laurent Fabius et DSK…), attaquée sur ses déclarations engageant une réforme de carte scolaire ? Ou simplement parce que, dans ce pays, il est inconcevable d’élire une femme à la lice de l'Etat ? Si peu de cohésion , et disons-le, autant d’animosité, de jalousies, de phrases assassines autour de la seule candidate qui semble pouvoir apporter la victoire au PS interroge. La défaite plutôt qu’une victoire en jupes ?

Ce vent d’indivision, ce mouvement d’agitation toujours constant que ne cherche pas à encalminer pour fédérer (ou bien mal) son compagnon, premier secrétaire du PS, François Hollande, a fait craindre, hier soir à Dakkar, Ségolène Royal que le PS ne se transforme en « machine à perdre ». Une déclaration déjà jugée « grave » par les fauves éléphants à qui elle est parvenue. La machine à gagner « Royal » est pourtant lancée et bénéficiera d’un coup de projecteur télévisuel particulièrement fortuit. Qui a dit que France 2 était une chaîne gouvernementale ? L’ORTF est bel et bien fini, et la programmation des chaînes du service public  n’a plus à être « gouvernementalement » correcte.  J’en veux pour preuve la programmation prochaine d’un documentaire sur Jacques Chirac, bien que Président en exercice, et ce soir, en prime time,  la diffusion du premier volet de la fiction sociétale présentée par France 2 : « L’Etat de Grâce ».  Vous en avez forcément entendu parler...

Sa diffusion fait grand bruit et à raison.

Une comédie qui met en avant une héroïne Présidente de la République française aux prises avec les écueils inhérents à la fonction et tous ceux que le machisme en politique y ajoute. Gageons que l’héroïne saura en triompher. Gageons aussi que cette fiction légère ne sera pas exempte de faiblesses ; elle rend cependant compte d’une rénovation en marche de la politique, et en cela, est importante et mérite qu’on s’y laisse prendre. Un coup de pouce qui n'enraye pas l'esprit critique mais reflète l'horizon d'attentes d'une nouvelle donne sociologique et générationnelle avec un symbole fort disant Non au sexisme. « L’Etat de Grâce » ne changera pas les éléphants du PS mais après tout … puisque Ségolène Royal a déclaré qu’elle maintiendrait sa candidature même si elle n’était pas investie par son parti pour ne pas trahir un plébiscite populaire.

Cette fiction dans l’air du temps (et pourtant tournée avant « le phénomène Royal », avant l’élection de Michelle Bachelet à la tête du Chili et Angela Merkel à la tête de l’Allemagne), de par le fort potentiel d’adhésion propre aux séries télé achèvera peut-être de convaincre les électeurs qui ne l’étaient pas que le costume irait bien à Mme Royal ; et surtout, qu’il est temps, en France, de balayer dans la classe politique les relents persistants d’un machisme d’autant plus retors et handicapant qu’il ne s’assume pas.

Le soir des présidentielles, la « révélation » se sera peut-être jouée devant le poste de télé avant que de s’engager dans l’isoloir. Voir ainsi porté et donc banalisé par une héroïne de série télé ce qui dans notre pays n’a encore jamais existé, c’est admettre que c’est aujourd’hui possible.

Affaire à suivre …

Esclaves modernes : Combien d’esclaves encore là où il fait beau ?

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Le 27 avril 1848, un décret abolit l'esclavage dans toutes les colonies et possessions françaises.  Nous étions propres. L’Occident était propre.
Bien sûr nous savions que l’esclavage survivait. Ailleurs. Là où il fait pauvre. C'est toujours mieux ailleurs.

En 1998, l’Unesco lançait dans une centaine d’écoles d’Afrique, d’Amériques, des Caraïbes et… d’Europe, le programme « briser le silence ».  Ce silence est-il seulement brisé ou perdure-t-il par-delà les combats ?

L’esclavage, dans nos pays, c’est d’un autre temps... Confiné aux temps obscurs d’un Occident colonialiste dont nous avons su faire notre deuil. Le ton ne démord pas de l'assertion. La question est balayée d’un revers de main comme la mouche qui agace le buffle. Mais chassée, la mouche revient toujours.

Je découvrais à sa sortie, il y a quelques années, sans doute en 94, un livre dont jamais je ne pus oublier la lecture : « Esclaves - Deux cent millions d'esclaves aujourd'hui » de Dominique Torrès. Le fruit d’un long travail commencé en 1986. Son livre rendait compte de nombreuses années d'enquête à travers le Maroc, la Mauritanie, le Koweït, la Sierra Leone mais aussi en Europe : France, Suisse, Grande-Bretagne. Le chiffre annoncé dans le sous-titre correspondait alors à l’estimation par l’ONU du nombre d’esclaves que comptait le monde. Ce chiffre astronomique a-t-il seulement baissé ou a-t-il augmenté ?
Un seul esclave serait déjà de trop. Une concession ignoble de la civilisation à la barbarie.

En 1994, cette journaliste co-fondera le CCEM, (comité contre l’esclavage moderne) pour mettre à bas l’évidence. Nous n’avons pas réglé notre passif accablant. Son livre, tout comme ce comité sont hélas encore d’actualité. L’esclavage existe en Europe. En France, en Italie…Le Monde a d’ailleurs titré le week-end dernier sur la traite mafieuse des esclaves polonais dans l’Italie maraîchère.

Des hommes et des femmes venus de pays pauvres pour gagner leur vie, déjà en situation illégale, se voient privés de leur pièces d’identité, et visa quand ils en ont un, par ces employeurs qui les séquestrent. Soumis à leur dictature. Esclaves au profit de particuliers qui les exploitent à merci en tant que hommes-à-tout-faire ; quand ce n’est pas au profit de la Mafia, qui a besoin d’une forte main d’œuvre docile, invisible et gratuite. Les clandestins esclaves sont alors parqués, maltraités voire tués quand ils ne se soumettent pas assez.

Mason Ewing, portraituré par Le Monde dans l’édition du 19 septembre, est une victime de l’esclavage moderne qui s’en est sortie. Ce camerounais né à Diala perd sa mère trop jeune et s’envole à l’âge de six ans pour la France. L’enfer l’attend dans le pays des Droits de l’Homme. Sa grand-tante lui applique du piment sur le sexe pour l’empêcher de faire pipi au lit. Pendant des années, elle lui oindra ce même piment sur les yeux pour le punir à satiété au gré des fautes que son esprit cruel et insane imagine. Un supplice qui le rendra aveugle. Cette tortionnaire et son mari complice seront un jour assignés devant les juges et n’écoperont que d’une peine avec sursis. La justice laisse à Mason un goût amer mais sa vengeance s’est sublimée dans une quête impossible dont il triomphe pourtant. A 24 ans, Mason est styliste et fondateur d’une holding à Dallas. Parce qu’il a su voir, il crée les modèles au mépris de sa cécité non sans s’appuyer sur une équipe très à l’écoute. Son premier défilé a eu lieu mercredi 20 septembre dans des salons du 98 quai de la Rapée, à Paris. La plus belle des victoires.

Sommes-nous redevables à la redevance télé ?

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Jusqu’à quand et pourquoi ? Patrick de Carolis qui dirige la maison France Télévisions veut plus d’encarts publicitaires pour faire rentrer plus d’argent. Se pose alors la question au télespectateur : pourquoi payons-nous la redevance si France 2 et France 3 se mettent à débiter en tranches (de saucisson) publicitaires, films, documentaires et séries, à l’instar de TF1, M6 et de toutes les chaînes privées qui elles ne sont pas assujetties à la redevance. Un peu de cohérence, que diable ! Pourquoi payons-nous cette redevance si le service public renonce à être différent de son ennemi, le marchand du BTP et de la téléphonie ? L’argument, bien sûr, c’est de se servir de l’argent de la pub pour proposer aux téléspectateurs plus de programmes de qualité…
Mais qui y croit ? Et le téléspectateur le veut-il ? Veut-il une Arte aux moyens hollywoodiens ou s’accommode-t-il de programmes à faible contenu, « trash », racoleurs, mais bon gros hamburger facile à ingérer quand on revient essorés d'une longue journée de travail ?  Vous y croyez, vous ?

Révolution biométrique : un projet de société inquiétant pour demain, pour maintenant.

Biometrie
Doit-on abdiquer sa liberté la plus fondamentale au nom de la sécurité ? Non pas ponctuellement, comme lors de fouilles et contrôles qui se renforcent dans les aéroports pour répondre à une menace terroriste, mais irréversiblement ?
La réponse fuse, évidente : non. Et pourtant, sans se soucier de l’éthique, la biométrie aux applications jusqu’à présent restreintes, protégeant l’accès d’ordinateurs privés ou de lieux à garder confidentiels, a gagné nos passeports sous la pression des Etats-Unis. Le 11 septembre 2001, notre liberté a explosé en même temps que les tours jumelles.
Nous laissions déjà suffisamment de traces en utilisant notre carte bancaire ou en surfant sur internet. Nous étions suffisamment épiés, coupables en puissance, par des caméras de surveillance, dans le métro, les magasins… Mais aujourd’hui, c’est pire. Celui qui aura le contrôle des données contrôlera le monde.

Bienvenue dans un monde où votre corps, vos organes vous résumeront bien mieux que votre pensée. Un monde où plus que jamais le corps et ses données biométriques vaudront pour identité.
Un monde où vos empreintes digitales, un scanner des contours de votre main, de son système veineux, de votre iris, vous serviront, au choix, de carte de crédit, de carte de cantine, de carte de sécurité sociale… Pratique ? Vous en êtes sûrs ? Réfléchissez.

Avez-vous envie d’un monde où jusqu'au gage le plus précieux de votre unicité matérialiste, votre ADN, sera fiché dans des ordinateurs géants centralisant les données que vous ayez ou non un casier judiciaire.
Un monde où il vous sera interdit d’être anonyme. Peut-être l’audimat des émissions de télé starisant le quidam comme Star’ac, Nouvelle Star…promettant gloire et paillettes, sera-t-il alors en baisse !

Un monde où vous serez pisté sans cesse ; vos moindres faits et gestes laissant désormais des traces. Le monde de cauchemar prédit depuis longtemps par la SF accueilli avec le sourire. Mais ce n’est plus une parabole, une incongruité, une idée amusante plus que terrifiante née d’ esprits particulièrement... imaginatifs. C'est aujourd'hui la réalité et la réalité dépassera probablement la fiction.

Un monde où une voix monocorde vous identifiera automatiquement dès que vous franchirez le seuil d’un centre commercial : « bonjour, Monsieur M ! »
Un monde où, au nom de la sécurité, l’individu n’aura plus aucun droit de regard sur ses données personnelles. La biométrie a connu décidément un essor inquiétant post 11 septembre.
Après que les Etats-Unis ont imposé le passeport biométrique, on ne voit plus de limites au fichage, au flicage.

La biométrie semble inenrayable alors même qu’elle pose des problèmes d’éthique évidents.

C’est une révolution funeste que connaît notre société et qui semble ne préoccuper personne ou si peu. Toujours les mêmes. Plus citoyens que les autres. Soucieux de mettre de l’huile dans les rouages de leur esprit critique. Lucides. Par altruisme.  C’est le cas du groupe Pièces et mains d’œuvre à Grenoble qui milite contre la révolution biométrique.

Il n’est sans doute plus temps d’empêcher Big Brother d’accomplir son grand oeuvre mais on peut choisir de rester méfiants plutôt que d’avaler la petite pilule rose avec un sourire de séraphin. Choisir surtout de veiller à ce que nos données biométriques soient utilisées avec la plus grande circonspection, n'appartenant à personne (pas même à un Etat et à sa police) si ce n'est à nous-mêmes ; stockées dans un lieu inviolable par des gardiens du temple à la moralité irréprochable, avec un observatoire d'éthique indépendant verrouillant les protocoles. Bref, réveillons-nous.

A lire, « Biométrie, le corps au service de la police », une très bonne grande enquête du Monde 2.

Voyager plus loin que le bout de son nez…

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Facile  ? ça ne vous concerne pas ? Vous êtes baroudeur ascendant Indiana Jones ? Mais allez donc ! Baroudeurs du dimanche, oui ! Pas de jugement, je n'ai rien, hélas, d'Alexandra David-Néel, Ella Maillart, Annemarie Shwarzenbach, Diane Fossey... Rien de... Tomb Raider ... N'empêche, est-ce que vous n’êtes jamais revenus d’une destination ensoleillée, paradisiaque, dépaysante, lointaine, avec l’impression de ne pas en avoir retiré le suc essentiel ? La pulpe suave de l’enrichissante différence ? 
D’avoir voyagé « comme une malle », ramenant de beaux clichés mais sans avoir à aucun moment rencontré l’Autre ? Ne sachant au fond rien de plus sur cet autre que les stéréotypes pittoresques que vous nourrissiez à son encontre.
Sauf à décider de se « clubmétiser » pour ne plus penser à rien, loin très loin du stress urbain, on est en droit de trouver ça dommage. Remarquez, j’en connais qui choisissent le célèbre voyagiste caricaturé par Les bronzés comme une base bon marché pour excursionner tout autour, laissant à d’autres l’exercice de la crêpe à bronzer et l’offre sportive. Ils ne sont cependant pas pléthore.

Choisir de partir en voyage organisé, sauf voyagistes culturels (et encore), c’est emmener sa bulle avec soi. Ce que l’on est, ses a priori, son horizon d’attente, son exigence de confort, sans pouvoir s’en défaire. Ça ne laisse pas beaucoup de place au véritable ailleurs. Le voyage se résume alors à un tour superficiel autour de soi-même en orbite d’un pays dont on ne retiendra que les paysages. Et on ne voyage guère plus loin que le bout de son nez… Incapables de nous décentrer. Obnubilés par ce morceau de cartilage qu’agite malicieusement la sorcière Samantha Stevens !
Le Sphinx, lui, n’a plus ce problème. Il a perdu son nez.

Ce qui ne veut pas dire que votre appendice nasal ne vous réserve pas des surprises. Ainsi appris-je par un observateur a priori impartial que mon nez était rigoureusement semblable à celui de … Tutmosis III. Pharaon du Nouvel Empire. XVIIIe dynastie.  L’une des plus « prestigieuses ». Non, pas le dix-huitième épisode télévisuel du navet du même nom. Tutmosis III. Vous parlez d’un choc ! Ce n’était pas celui de Cléopâtre, mais tout de même…mon nez sur le visage d’une momie, puis d’une statue. Mon nez gravé dans les bandelettes. Dans le granit. Mon nez inchangé depuis 3400 ans. Mon nez au milieu de la figure hiératique d’un bandit de sang royal qui détruisit les temples de sa tante Hatshepsut, seule « pharaonne » du nouvel empire à avoir régné comme un homme. Sans vergogne.

Trêve de plaisanterie, la solution pour éviter de voyager pour de rire ? Acheter le Routard ? Pourquoi pas, à condition d’éviter quelques petits défauts, caricatures et faiblesses du guide « new beatniks ».
Réservation de vols secs, hôtels, guides (papiers) et guides locaux aussi souvent que possible. Et bien sûr, n’attendez pas le dernier moment pour vous documenter. Découvrir le contenu de vos guides sur place, c’est passer à côté de conseils indispensables.

Avez-vous des anecdotes ?
Comment voyagez-vous ?
Témoignez !

Fin de l'éclipse

Mykerinos Bonjour à tous !

Je me devais de publier une note pour ne pas prolonger démesurément l’éclipse. Point de reportage sur l’Egypte dans cette note, car, il serait d’un format inadapté au blog, premièrement, et chevaucherait probablement le reportage que j'écris et qui a ou devrait trouver preneur. En disant cela, je préfère rester prudente. Un article n'est réellement vendu que lorsqu'il vous est payé. J'ai déjà démarché, bouclé mes interviews. Le journaliste freelance ne vit pas de blog et d'eau fraîche et doit débusquer des sujets, les couvrir, les écrire, et ensuite, les vendre. Un métier pour le moins...complet.

Un mot tout de même. Oui, j’ai goûté à la beauté des rives du Nil. Regretté de ne pouvoir rester quelques jours de plus dans la métropole tentaculaire du Caire qui pousse sa chance jusqu’aux pyramides par la grande allée de Gizeh. Je suis restée époustouflée, éberluée par le monumentalisme précieux de l’ancienne Egypte. Mais en attente de l’Egypte moderne. Le tourisme en Egypte est arrivé, je crois, à un point de rupture. Et c’est d'ailleurs l’objet de mon reportage.

Pour passer du coq à l’âne ou du mouton au buffle (restons en Egypte), je voulais faire écho à une phrase qui, en lisant la presse, m’a happée de par sa justesse  : « communiquer ce n’est pas informer ». De même informer, ce n’est pas communiquer. Il est important de maintenir éloignées ces deux missions distinctes que sont communiquer et informer. Les métiers de l’information et de la communication ne doivent se chevaucher qu’avec circonspection.
Les deux ont leurs enjeux, et j'aime l’un et l’autre, mais il est vital de ne pas les amalgamer.

Non que le métier de politique ait trait à aucun moment à l’information, si ce n’est parfois dans les collusions suspectées entre médias et politiques - mais on est en droit d‘attendre de l’action - la venue de Nicolas Sarkozy en terre états-unienne n’a pas d’autre sens qu’une action de communication forte (et une action de communication en politique ce n'est pas encore de l'action) qui excède le rôle du ministre. Elle l’outrepasse sans que "l'outrepasseur" en éprouve de la gêne. Car un ministre de l’intérieur se tient à l’intérieur, n’est-ce pas ? Il ne fut pas, au regret de l’intéressé, reçu dans le bureau ovale. Normal.

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août 2008

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