Al Gore, le géant vert : et l’Amérique se réveille !
Enfin de la politique mondiale responsable et désintéressée ! Bien sûr, ce début est excessif. Mais quand Al Gore « algorithme » le climat de notre planète, c’est pour nous renvoyer tous à notre responsabilité. Nous livrer des chiffres et des images sans fard. Sans excès d’optimisme (quant à l’affaissement de nos réserves énergétiques, quant à l’altération du climat...) qui enraye tout action de fond écologique et décisions budgétaires en conséquence. Nous sommes tous embarqués sur la même planète et quand celle-ci va mal, « chaque geste compte ».
Aussi, demain à 8h20 sur Europe 1, ne manquez pas si vous en avez la possibilité, l’interview d’Elkabach. Le directeur d’Europe 1 interviewe Al Gore, « le futur ex-président des Etats-Unis » comme il aime à se présenter faisant preuve d’une autodérision rare à ce niveau d’influence, alliée à une causticité certaine.
Al Gore qui avait pourtant devancé en nombre de suffrages George W. Bush lors de sa première élection passablement douteuse en 2000, s’est retiré de la politique pour se consacrer aux médias et au cinéma. Il s’est refait une santé financière digne d’un futur candidat aux élections présidentielles. Ce n’est cependant pas sa préoccupation. Du moins pas la plus pressante. Il veut que son combat porte, soit entendu, plutôt que les honneurs sans agir.
Car son engagement s’est déplacé (ou plutôt renforcé) du politique à l’écologique. Les deux pourtant se rejoignent. L’écologie, face au constat d’une déprédation de la planète toujours plus grande, devant être, rappelons-le, non pas une préoccupation pré-électorale mais bien un axe majeur et durable engagé par la lice politique.
L’ex-vice-président américain et sénateur fait aujourd’hui campagne de la manière la plus intelligente qui soit. Il a tourné un documentaire pour le cinéma destiné à mobiliser populations et dirigeants des pays du monde entier pour prendre conscience du réchauffement de la planète et de la nécessité à agir contre. Quand on sait l’impact global et populaire que peut avoir le cinéma, allié à la personnalité d’Al Gore, on se dit que cet ex-homme politique qui pourrait faire son « come back » en politique, poussé dans son parti par les anti-Clinton, a tout compris.
Si ce n’est pas son ambition affichée, il pourrait être en lice dans le camp démocrate pour les prochaines présidentielles. Hillary Clinton étant pour l’instant la favorite.
Mais il faut se garder de voir ce documentaire comme un habile marche-pied personnel. Sa position est courageuse. La politique environnementale des Etats-Unis, considérable gaspilleur d’énergie fossile et électrique, étant nulle et non avenue. Est-il nécessaire de redire que les Etats-Unis sont aujourd'hui responsables de l’émission du quart des gaz à effet de serre dans le monde ; et que George W.Bush n’a toujours pas ratifié le traité de Kyoto.
Al Gore qui ne mâche plus ses mots (ni les mesures qu'il préconise) aurait déjà convaincu le milliardaire Richard Branson de se joindre à son combat. Dans le camp démocrate, on murmure que cet homme politique taillé comme un joueur de football américain aurait encore pris de la carrure.
Son documentaire, « une vérité qui dérange », sort aujourd’hui en salles.
Voir le site français qui lui est lié.
En France, le gouvernement vient de rendre publique une étude rapportant que l’Hexagone pourra diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. A la condition de s’y atteler avec plus de constance plutôt que par à-coups électoralistes. Dès aujourd’hui !




Al gore ou quand les politiques arretent de faire leur travail de communication pour passer à l'essentiel!
Rédigé par: Hanen dechaux | le 11/10/2006 à 15:15
Quand ils cessent en effet de ne communiquer que sur et pour eux-mêmes. Bon résumé, Hanen. :)
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 11/10/2006 à 15:24
Ah toi aussi, t'as reçu un mail de Jacques Chirac ? :-)
Quant à Al Gore, je suis curieuse de découvrir ce doc car je ne te cache pas que je suis méfiante des hommes politiques (ex ou futur) qui s'investissent dans des causes sans espérer quelques retombées d'ordre personnelle. Toutefois, malgré mon scepticissisme, je suis heureuse que le débat se déplace à ce niveau ci ! Il y a tant à dire... En Grèce, je ne cessais de penser que ces petits paradis terrestres que sont les îles des Cyclades allaient disparaître cause réchauffement climatique...
Rédigé par: Céline aka VPS | le 11/10/2006 à 19:04
Plus je vieillis plus je deviens nulle en orthographe !
Rédigé par: Céline aka VPS | le 11/10/2006 à 19:06
Oui, c'est vrai, Céline, moi aussi je suis méfiante, mais en l'occurrence, je trouve qu'il fait une utilisation particulièrement judicieuse de sa notoriété. De plus, le citoyen semble sincère.
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 11/10/2006 à 19:10