Le plus mauvais hamburger de Paris
Une critique gastronomique à l’envers ? Et si nous imaginions ensemble un guide citoyen des adresses à éviter ? Echangeant nos meilleurs mauvais tuyaux 100% vérifiés ? L’idée est à creuser, combinant un label qualité et un deuxième label d’hygiène et de confort. Ce guide, ville par ville, serait mis à la disposition de chacun sur le principe du « wiki ». L’idée déjà présente s’est trouvée chez moi confortée par cette mésaventure culinaire « hamburgante » que je vous campe succintement.
Je succombe rarement à la tentation du pain rond et sa dégoulinante viande de bœuf. Moment de faiblesse, ou plutôt d’inspiration malencontreuse, je m’arrêtais pour commander un cheeseburger. Inénarrable. Le plus mauvais cheeseburger ne vient pas de chez « Mcdo » qui est, comme on sait, d’une égale médiocrité de par le monde mais bien d’une boutique à sandwichs du onzième arrondissement que je ne localiserai pas davantage, par charité.
Après avoir jeté le steak, aussi cuit que chez Mcdo et avec encore moins le goût du bœuf (oui, c’est possible), ôté le surplus de sauce, les sempiternels cornichons, était-il redevenu comestible ? Eh bien, non !
Son cheese pas fondu et sa fondue d’oignons brûlée m’amenèrent à l’évidence : jeter le tout !
Pour ce chef-d’œuvre, vous attendrez un quart d’heure et assisterez, désemparé, après l’avoir commandé, au passage du rendu de monnaie (vous savez les piécettes toujours très sales) à la confection du sandwich par la même personne. Hygiène minimale.
Le front de libération du hamburger n'a pas encore frappé. Car rappelons-le, un hamburger préparé avec de bons produits frais est tout à fait avouable... non, nous ne céderons pas à cette paraphrase rousseauiste facile : le hamburger naît (pas) bon, c'est la société qui le corrompt!
Conclusion : quitte à déjeuner sur le pouce, craquez pour la baguette craquante de votre boulanger nantie de ses crudités fraîches et ses matières premières de qualité. Ou encore, si vous avez quelques minutes de plus, cédez au plat du jour équilibré d'un café engageant!
Avez-vous des exemples, à chaud, de cauchemar culinaire ?
ps : pour quitter le domaine culinaire, (ici parfait contre-exemple du "gastronomique", comme la recette du porc aux poivrons ci-dessous), bientôt quelques critiques ciné. :)



Bonne idée ce guide alors je me lance en prim's.
Un resto faisant partie d'une chaine prés de chez moi :
Le nom : CASA SUD
La ville : ERAGNY (95)
L'accueil : ++ les serveurs sont sympas, l'ambiance est bon enfant et le décor est digne du sud et du soleil
Les coktails sans alcool : Hum un délice bravo au bar, surtout ce doux mélange lait de coco, menthe, fraise, banane
La carte : à permière vue une carte qui donne l'eau à la bouche mais la surprise arrive bien après.
Le repas : j'ai commandé une salade de chèvre chaud + un tajine semoule poulet, légumes.
1- Le chèvre chaud n'avait rien de chaud, et la brik qui enrobe le chèvre n'etait pas croustillante mais collante (comment une feuille de brik peut être collante, gluante et pateuse!!!!!) la salade de mâche qui l'accompagne est assez moyenne.
2- le tajine à la semoule et au poulet et aux légumes, bouah berk, digne des plus mauvais tajine cuisinée chez FLUNCH, servi dans un plat à tajine, ce plat n'a rien d'oriental meme pas les épices, il m'a été servi froid alors naivement je demande qu'on me le rechauffe un peu et là j'ai eu le droit à un poulet totalement elastique, une semoule reche et totalement seche, trois haricots verts se battants en duel qui n'ont de vert que le nom... Alors j'ai laisse le plat.
3- On nous demande si on veut un café alors là s'avoue j'ai pas osé et nous sommes rentrés à la maison pour terminer notre "fabuleux diner" à la maison avec une ommellette aux fines herbes et une salade d'haricots verts cuisinées la veille ouf heureusement....^
Tarif : exorbitant par rapport à la qualité des plats cuisinés rien qu'au goût je peux dire sans me tromper que le resto casa sud d'eragny ne cuisine pas avec des produits frais, mais bien avec du surgelé et autres poudre magique digne des plus médiocres cantines d'entreprises.
BILAN : A EVITER DE TOUTE URGENCE!
Rédigé par: Hanen dechaux | le 02/10/2006 à 14:36
En effet ! Merci de t'être lancée, Hanen, car quel est l'intérêt d'une telle démarche ? Non pas de se focaliser sur les brebis galeuses mais de créer une dynamique citoyenne espérant hisser l'offre des différents prestataires de la restauration vers la qualité en faisant craindre la sanction, non pas d'une poignée de critiques gastronomiques, mais de tout client, potentiel rédacteur!
Sans compter que contrairement à ce que l'on croit la malbouffe est chère.
Donc j'en livre plus sur le hamburger consommé. Pas de nom d'enseigne mais rue Oberkampf sur le même trottoir et quelques mètres après le restaurant Mécano. Un comptoir à l'air libre a priori sympathique. A priori seulement. La boulangerie en face du métro Parmentier propose à l'inverse des sandwichs délicieux et ultra frais.:)
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 02/10/2006 à 14:50
Oui autre exemple de cauchemar culinaire dans un resto gapençais dont je tairai le nom par respect... choisi sur Internet pour fêter un anniversaire lors d'un week-end dans la région.
Le cadre avait l'air sympa, parcs verdoyants et fleuris, terrasse ombragée, mini-golfs, tennis et piscine pour la détente après manger...
Oui mais en réalité : parcs non entretenus, terrasse absolumment pas en fonction au mois de mai (???), friches et mauvaises herbes partout... Comme la réservation était faite, on a tenté... et on est vite reparti !
Le repas a dû se dérouler en 30 min chrono, dans une salle sans aucune intimité (grandes tablées limites cantine), serveurs sans aucune aimabilité, pressés au plus au point de nous faire manger et repartir ! "Pof pof, je vous sers l'entrée ! C'est fini, pouf, je vous débarrasse ! etc...". Le pire, c'est que les aliments ne devaient pas être frais et la présentation limite... Par exemple, sans rire, on aurait dit que le cuisinier avait raclé le fond du plat pour essayer de faire une espèce de gratin sur mon poisson... avec des gouttes d'huile sèches sur des pâtes...
Résultat : les plats sont repartis illico presto en cuisine, personne ne s'est inquiété de savoir pourquoi les plats repartaient sans avoir été touchés. Pas de mot d'excuse, rien, aucune attention de la part du personnel.
Inadmissible...
Rédigé par: marouschka | le 02/10/2006 à 14:53
Appétissant ! :( Et viendra le temps, Marouschka où ce guide existera bel et bien et où il faudra se faire un devoir de citer le nom de ces contre-exemples hyperboliques et nombreux au pays le plus réputé au monde pour sa gastronomie. L'idée du tour de France de la malbouffe est lancée ! Et il y a matière. Une manière de défendre le goût, la qualité, l'exigence de nos terroirs.
Tiens, un jour, c'est encore un accident culinaire survenu en déjeunant sur le pouce. Découvrant le pays charolais et voulant m'arrêter dans un restaurant de La Clayette, faute d'en trouver un seul je me suis rabattue sur un sandwich acheté dans un bar, je crois. j'y ai trouvé dans ce sandwich... des allumettes ! usagées pour l'anecdote. :D Autre constat, au pays du charolais les tables sont relativement rares :(
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 02/10/2006 à 15:05
Holala les filles moi j'ai cité le nom, toujours aussi gaffeuse! mais pour le prochain je tais le nom.
Je viens de m'en souvenir une pizzeria à Albi. Un resto à priori chaleureux, a priori seulement,car sans odeur de pizza, une sauce tomate digne du ketchup heinz, des frites totalement limites tellement il y avait d'huile. Le service y en avait pas il fallait appeller ou meme pleurer pour etre servi ! une pauvre salde verte cachée sous le délicieux nom de "salade maison".... Resultat, si tu veux une bonne pizza, il faut absolument sentir l'odeur de la pâte, de la sauce tomate, des fruits de mer, de la viande à l'entrée du resto sinon tourne les talons!
Ouah j'suis folle je me donne faim toute seule! HIHI!
Rédigé par: Hanen dechaux | le 02/10/2006 à 15:11
Rien ne vaut un bon falafel, rue des rosiers pour manger sur le pouce ! Cela dit je ne crache jamais sur un quick n'toast...
Quant aux mauvaises expériences culinaires, j'ai une mémoire sélective et j'oublie...
Rédigé par: Céline aka VPS | le 02/10/2006 à 17:22
J'en ai plein de souvenir de l'époque où je sortais bcp bcp et où je rentrais tard (ou très tôt)à 6/7 heures du matin et où j'avais très faim et pas le courage de cuisiner quelque chose....donc j'en ai mangé des kebabs pas très très frais ou des viennoseries pas très fraiches non plus.....
Mais maintenant que je suis une grande fille mûre et responsable, si je sors très tard, que je renre affamée, je me fais des pastas : fraîcheur garantie!!!
Rédigé par: Eleonore | le 02/10/2006 à 23:58
Bon je crois qu'on a tous croisé un jour ou l'autre des restos où ne plus mettre les pieds. Pour ma part, il s'agit d'un resto italien. On faisait une soirée entre filles pour fêter un anniversaire et résultats: on a eu des pâtes fermes, voire très fermes, limite pas cuites, dans une assiette. Et dans l'autre, j'ai eu droit à une "pizza al salmone" froide, avec juste du fromage car il avait oublié le saumon. Ni une ni deux, on se plaint au serveur, qui nous dit qu'ils sont débordés (ah oui, ils venaient d'ouvrir quelques jours auparavant, donc pas super rodés dans leur job). Mais il me ramène tout de même la même pizza, juste avec une tranche de saumon fumé étalé sur le dessus, en deux secondes, avec une grosse cuillère de crème fraîche épaisse en plein milieu et froide en plus. Une cata!!! Heureusement le fondant au chocolat avec boule de glace à la menthe à tout rattraper. ;)
Rédigé par: EmilieG | le 03/10/2006 à 07:11
un falafel, rue des rosiers ? miam! Et j'imagine que tu penses au petit comptoir tout à côté de chez Marianne ? :)
Mesdames, beaucoup de déceptions qui auraient pu être évitées si la restauration restait proche d'une ambition simple : de bons produits frais, de la rigueur et la conviction que dans les métiers de la restauration, on ne vend pas n'importe quoi mais "du bonheur" ! :)
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 03/10/2006 à 09:03
Hum... expérience qui me fait penser à rédiger un nouveau blog... pourquoi pas sur le monde du fast food que j'ai pu connaitre de l'intérieur... et en plus j'ai énormément de choses à dire!
Rédigé par: Obanne | le 04/10/2006 à 10:24
Et tu ne veux pas nous en dire plus ? Est-ce que ça pourrait s'appeler : Inside fast food, après l'avoir lu vous n'irez plus jamais dans un fast food ... ? :)
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 04/10/2006 à 12:48
Pas mal le titre, j'achète!
Depuis le temps que je rêve d'écrire un bouquin sur ce drôle de secteur ;)
Ce sont les pratiques scandaleuses de certains franchisés que j'aimerai rapporter! J'ai noté des dizaines de ces "astuces" permettant de gagner toujours plus en rechignant sur la qualité et même sur la sécurité alimentaire... tout en ayant un très bon rapport des services de l'hygiène.
Mais attention, la grande majorité des fast-foods que je connait sont très propres, bien plus que la plupart des restaurants bas de gamme.
Rédigé par: obanne | le 04/10/2006 à 13:40
Ce qui veut dire qu'ils jouent sur les DLUO ?
Et parfois haut de gamme ! Le Flore, café chic de Paris bien connu, joue de sa réputation entre autres sartrienne (tout le lucre tient à elle), la propreté que l'on attend impeccable y est acceptable, sans plus.
Certes, on peut y choisir sa marque de Champagne mais ce n'est pas le seul :)
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 04/10/2006 à 13:48
Pire que ça Elise... pire que ça ;)
Un livre entier je te dis!
Du transport jusqu'à la mise au plateau... en passant par le nettoyage. Et biensûr, je ne parle pas du grand turnover de l'effectif... heureusement que tout ça n'est pas coutûme.
Rédigé par: obanne | le 04/10/2006 à 14:04
Fichtre! Je guetterai les nouveautés des libraires, ça sent le best seller, Obanne . Rends-toi compte, autant de lecteurs que de consommateurs de fast food ... Fourbis vite ton stylo plume !:)
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 04/10/2006 à 16:22
Hum, vu le temps que j'ai en ce moment... ce projet risque de passer à la trappe, et c'est franchement bien dommage ;)
Rédigé par: obanne | le 04/10/2006 à 16:30
Eh oui, et c'est regrettable, combien de hamburgers auront le temps d'être jetés dans des petites boîtes carrées pendant qu'un seul livre sera écrit, publié et lu ? La force du fast food (dissuadant les critiques) c'est le "fast", pas le "food", qui, pour quitter l'anglais, n'a rien de faste ...
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 04/10/2006 à 16:42