Darshan, récit d’un moment avec Amma
Je ne vous en avais pas parlé. Il faut parfois carafer les meilleurs vins pour qu’ils expriment la grâce. Quelques jours me furent donc nécessaires pour vous restituer cette expérience. Dimanche dernier, j’assistais au darshan de Sri Mata Amritanandamayi Devi dite « Amma ».
Paris figurait sur la tournée européenne de cette sainte indienne mondialement connue et reconnue. En 2002, elle décrochait le prestigieux prix Gandhi-King qui lui fut remis au Palais des Nations Unies de Genève, « en reconnaissance de sa vie dédiée à la défense des principes de non-violence ». Un prix décerné par les Nations Unies pour l’ensemble de son œuvre à la double dimension spirituelle et caritative.
Tous les fonds récoltés lors de ses déplacements sont en effet reversés dans la construction d’hôpitaux, d’écoles, d'orphelinats ... pour les plus défavorisés.
Je connaissais son œuvre, ayant même assisté au Man-Ray à un concert caritatif organisé en son nom – une collecte de fonds pour les rescapés du tsunami - mais ne l’avais jamais vue « pour de vrai ».
Spirituellement, ayons l’honnêteté de dire que je me situe au niveau de la mer, entre l’amibe et l’hippocampe…Très loin de l'éveil donc.
Pas réfractaire nonobstant, cédant à la curiosité autant qu’à des conseils amicaux, je saisissais l’occasion de dépasser mes a priori.
Bravant les embouteillages qui font regimber le parisien intra muros à sortir de sa geôle dorée, je finis par arriver à Cergy au bout d’une heure et demi de fumigations intenses...
Après quelques indications fléchées façon jeu de piste, et un premier parking que l’on m’annonce saturé, je trouve immédiatement une place. ça tient du miracle.
J’aperçois sous d’immenses tentes des bénévoles s’affairant à la confection des plats. Des gens circulant librement. Car ici aucun droit d’entrée. Entrée(s) et sortie(s) sont libres. Très vite ma tension autoroutière retomba, mes sens mis en éveil. Effluves délicieuses de carry. Timbales allant au rab’. J’avais fait un déjeuner solide mais cette première apréhension culinaire franchement probante de la journée sut me prendre. J’étais de très bonne humeur. Dans les meilleures dispositions qui soient.
Il était trois heures de l’après-midi. J’avais manqué la méditation matinale et les tickets pour le darshan ne recommenceraient à être distribués que bien plus tard.
Je devrais me contenter d'y assister sans le vivre. Je ne le regretterais pas. Le spectacle en lui-même vous régénérait.
Passant du réfectoire improvisé à l’immense salle du darshan, il fallut se déchausser.
« Darshan » veut dire étreinte et c’est en quelque sorte la « marque » de Amma. Cette femme qui, plus jeune, mis en pratique le baiser au lépreux, guidée par une seule religion, l’amour de son prochain, a étreint jusqu’à ce jour pas moins de 24 millions de personnes ; des gens de toutes couleurs, de toutes origines dans le monde entier. A ce titre, le « slogan » que l’on pouvait voir s’afficher en grosses lettrines Hall Saint Martin à Cergy Pontoise où la rencontre s’organisait résumait bien le credo qui dirigea toute la vie d’Amarita : « Ma religion, c’est l’amour. Le monde, c’est ma famille ».
C’était la première fois que j’y assistais. J’avais vu le remarquable documentaire du cinéaste Jan Kounen, « Darshan » - (à présent en DVD)-
consacré à Amma et tourné dans son ashram en Inde mais je ne l’avais encore jamais approchée.
Jan Kounen était du reste présent, signant le DVD de Darshan. Rien d'un quelconque piège commercial pour bobos en manque d'escapades ésotériques. Point du tout.
L’organisation reposant entièrement sur des bénévoles et permanents d’Amma - sa garde fidèle - était remarquablement huilée. Des milliers de personnes heureuses d’être là, patientaient sans trépigner pour recevoir l’étreinte dans la file du darshan ; ou se contentaient d’y assister, achetant des saris et autres objets en lien avec l’Inde ou Amma ; d’autres encore se sustentaient au restaurant ou à l’espace snack avec des produits indiens végétariens, des beignets et des salades à la fraîcheur ravigotante, mais aussi des crêpes, des gâteaux au chocolat…
Darshan. Quel était donc ce fameux Graal, cette étreinte ? En quoi différait-elle d’une autre étreinte ?
Je ne l’ai pas vécue, je ne l’ai qu’observée – le darshan se déroulait de 10h du matin à 6h le lendemain matin et mon heure d’arrivée me destinait à un passage tardif. Exemple : une amie arrivée à huit heures passa à 14h. On peut imaginer que le darshan après minuit se fait dans une atmosphère plus...Woodstock.
Ce qui frappe, c’est aussitôt l’endurance d’Amma. Qui, assise, reproduit à chaque passage la même étreinte brève mais appuyée contre son cœur du pèlerin agenouillé. Elle le fera presque non stop pendant
…20 heures !
La répétition de ce geste d’amour qui dans notre société fast-consumériste et cynique a presque totalement disparu est en elle-même fascinante.
Le darshan m’apparut alors comme la répétition sartrienne de l’être au monde dépouillé de son égoïsme. Chez moi, il est vrai, l’intellectualisation l’emporte sur les affects et je n’ose parler de l’éventualité de l’âme tant je vous l’ai décrite comme embryonnaire, au point que longtemps j’eus peine à comprendre le combat de Bartolomé de Las Casas cherchant à convaincre que los indios en possédaient une... Et pourtant ! C’était bien là une Skéné ouverte aux autres avec au centre dans le rôle du metteur en scène donnant de sa personne celle que l’on nomme « la mère divine » accueillant entre ses bras tout le théâtre du monde. Le théâtre de Brecht. Celui de la vérité. L’illusion n’avait plus prise dans le chenal du darshan. Ce qui se jouait c’était de vivre ensemble. En commençant par ce contact primordial, par cette obole tangible d’amour qu’est l’étreinte. Et ce que l’on s’expose quand on la donne et quand on la reçoit dans une société où le toucher devient suspicieux. Y assister c'était oui, c'était se purifier de cette suspicion. C'était se recharger, se connecter à une source mystérieuse et bénéfique. Moi qui n'y croyais pas, je ressentais l'énergie.
Dans une file différente du darshan, je progressais pour y assister
de plus près au point de me trouver bientôt à un mètre d’elle. Je
n'étais pas béate mais peu s'en fallait.
Je regrettais de ne pas
pouvoir immortaliser ce moment, les photos étant interdites. Et si ma
carte de presse m’aurait sans doute permis de jouir d’une dérogation,
je n’avais pour tout matériel photographique qu’un téléphone portable.
Moyennement crédible, isn’ it ? Je n’étais pas là en service commandé.
Essayer de vous le décrire. Sa garde rapprochée veille à ce que le darshan soit possible et un peu moins pénible pour Amma. L’un prend le ticket, l’autre vous fait agenouiller, une autre essuie les fronts de leur sueur et maquillage – le sari de Amma n’en est pas moins brun à l’endroit de l’étreinte – un autre encore canalise la file des pèlerins dans les derniers mètres, récupère les offrandes quand il y en a (et qui ne sont jamais acceptées par Amma mais redistribuées), vous fait baisser la tête pour l’adoubement aux pétales de roses pressés sur votre tête. Et enfin, l’étreinte.
Amma assise drapée dans un sari blanc, répète les mêmes gestes sans
se lasser, concentrée. Parfois elle lance des ordres ou recommandations
à sa garde. Son visage est expressif. Elle sourit. Et quand elle sourit
cette femme aux cheveux gris perle, plus bouddhique que svelte, elle
ramène le sourire des bellâtres et icônes hollywoodiennes à de la pâte
à dents avariée.
C’est ainsi.
Que l’on croit ou que l’on ne croit à rien, cette femme a une aura ou disons un charisme bienfaisant.
Plus
on se rapproche d’elle plus cela devient patent. L'énergie vous saisit,
vous enveloppe. Quelque chose de doux. Un baume ulysséen – nous ne
sommes toutefois pas dans l’épisode des lotophages, parenthèse pour les
railleurs - se répand sur les petites fatigues urbaines. Les tensions
semblent un temps lointaines et parfaitement vaines.
En arrière d’Amma, sur une scène alternent les formations
concertistes jouant de la musique classique avec des chants venus de
l’Inde.
L’odeur des pétales de rose subjugue l’odorat autant que le carry les papilles. Ici la spiritualité s’adresse à tous les sens.
Après qu’Amma vous ait étreint et glissé un bonbon dans la main, sa garde vous aide aussitôt à vous redresser, vous rendant vos lunettes si vous en avez et vous guidant vers le chemin de sortie. Il y a tant de monde. Mais rien d’oppressant. Certains resquillent gentiment après le darshan et cherchent à rester dans sa périphérie, s’asseyant en douce le plus près possible de la sainte.
Ce mur humain tout le long du chemin du darshan est indispensable. C’est la protection et la mécanique pragmatique qui permet à Amma d’accomplir cette « performance » que le commun des mortels n’aurait de toute manière pas l’endurance ni l’envie de s’infliger.
Sa pommette droite (celle au contact) est noire à force d’étreindre.
Les visages des pèlerins s’illuminent sous le coup d’une joie intense.
Celle d’avoir reçu l’étreinte dans un monde où les corps ne se touchent plus que dans le jeu sexuel.
A y assister d’aussi près, quoique libre-penseur, l’énergie est palpable.
Dans la salle, une foule métissée, socialement, ethniquement, culturellement.
Amma
n’impose pas sa religion, l’hindouïsme, son message est simple. Dieu
est amour et peu importe le nom que l’on lui donne et celui que l’on
célèbre. Dieu d'ailleurs peut prendre un autre nom que dieu et cette
religion convaincre les athées. Son objectif, essaimer cet amour,
rassembler les peuples, leur faire toucher leur unité plutôt que leurs
meurtrières divisions. Pas moins.
Extraits de celle qui pense que si la mort est un point, après ce point une autre phrase commence. : « Un objet change-t-il simplement parce qu'il est nommé différemment ? L'eau, par exemple, se dit vellam en malayâlam et pani en hindi ; sa couleur et son goût changent-ils pour autant ? Non. Chacun comprend Dieu et le vénère en fonction de sa propre culture. »
Et encore :
« Mes enfants, rappelez-vous toujours que votre
vraie famille est le monde entier, la famille de l'être humain. Si, par
exemple, vous vous blessez la main gauche, votre main droite viendra
spontanément la secourir. Parce que vos deux mains appartiennent à
votre corps, vous sentez que vous êtes un avec vos deux mains. C'est
avec ce même esprit d'unité que vous devez aimer et servir vos frères
et sœurs dans ce monde. »
Imagé, simple, presque enfantin mais efficace, généreux, sincère. Essentiel.
Le programme autour d’Amma ne se limite pas à l’impressionnant et proche darshan.
A 19h30 suivaient des chants, un enseignement, de la méditation et à nouveau le darshan jusqu’à 6h du matin.
Et ce, trois jours de suite.
L’Europe, et au-delà, l’Occident, est en demande mais le rassemblement autour d’Amma en Inde demeure monumental.
Une rencontre enrichissante plus que recommandable. Notre société frustrée dans son excès de matérialisme, engluée de plus en plus dans un rapport à la matière bientôt strictement objectale, marchande, futile, qui exclut les relations désintéressées entre les êtres humains, et dans une certaine mesure, coupée du corps vecteur de chaleur humaine et de solidarité, retrouve avec Amma une belle manière de se ressourcer.
Pour les grincheux, ajoutons que les dons sont évidemment possibles. Que certains objets sont à son effigie et peuvent apparaître chers (ce n’est pas le cas de tout ce qui est vendu) mais que l’utilisation des bénéfices est parfaitement claire et altruiste. Seule la partie indispensable est réinjectée dans la logistique de Amma et dans ses ashrams. Le reste est tentative de guérison des stigmates de la pauvreté que nous, occidentaux privilégiés, contribuons largement à multiplier.
Notre exigence spirituelle ressemble en cela à une expiation
collective…l’analogie que je fais avec la terminologie chrétienne n’est
évidemment pas fortuite.
On se disculpe, peut-être même sans en
avoir conscience, d'avoir tant de chance. Un sable qui peut laisser
place à une ouverture sincère, spirituelle, culturelle, et simplement
humaine, espérons suivie dans les actes.
Vous pouvez encore rencontrer Amma à Toulon du samedi 11 au lundi 13 novembre. Informations sur son site. Cliquez ici. Vous partagerez avec de nombreux autres - comment les appeler, participants ? - un moment rare.



Oh ! Que je suis triste !!! Amma à Paris again et je ne le savais pas ! Merci pour cette jolie note ! Je pourrais t'écrire un commentaire de la même longueur tellement ma rencontre avec elle a été magique ! Peut-être ne te souviens-tu pas, il y a plusieurs mois, j'écrivais sur mon blog que je voulais aller en Inde et tu m'avais justement conseillé d'aller dans son ashram et je t'avais répondu que j'y pensais sérieusement puisque que j'étais l'assistante presse de Jan Kounen pour la sortie de son sublime documentaire. C'était dans un entrepôt à Rungis le 29 octobre 2005.
J'avais eu la chance unique d'accompagner les journalistes accrédités et ainsi de "griller" la file afin de vivre un darshan.
Autant te dire qu'en mode travail, je craignais de fondre en larmes comme certains mais en fait pas du tout... C'était très chaleureux, un peu comme un bon gros câlin de sa môman ! Pendant l'étreinte, elle me sussurait "mon enfant, mon enfant" dans son dialecte rare. C'était doux et apaisant mais comme tu le décris si bien, c'est l'ambiance extraordinaire avec des visiteurs de toutes origines et confessions qui m'avait impressionnée !
Je l'avais ensuite accompagnée sur le plateau du Grand Journal pour la promo du film ; c'était surréaliste ! Elle a refusé de se faire maquiller, elle était bien au dessus de tout ce cirque médiatique. Ce petit bout de femme est une vraie Sainte à la tête de l'association caritative la plus importante d'Inde !
Merci à toi, Elise de m'avoir fait revivre ce joli moment et je sais, que je finirais par y aller dans cet ashram ! Foi de DBG !
.
Rédigé par: Céline aka VPS | le 02/11/2006 à 20:16
C'est vrai ! Je me souviens Céline! je suis ravie de ton commentaire. quelle chance tu avais eu d'être de cette belle aventure ! en plus toi tu as eu le darshan. ;)
Et tu abordes également un aspect que je n'ai pas abordé (les mots en effet qu'elle murmure à l'oreille). La dimension émotive est très présente mais diffère en fonction de ceux qui le reçoivent. J'en ai vu qui fondaient en larmes, d'autres qui se retenaient, d'autres qui étaient juste heureux.
Next year! elle vient à peu près chaque année en France, d'autant qu'un ashram dans l'Eure et Loir est en construction dans une ancienne ferme immense en voie de réhabilitation. :)
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 02/11/2006 à 20:26
Ahhh mais je comprends mieux pourquoi tu m'avais dit que ton we était "relaxant avec un zeste d'hindouïsme"!! Merci beaucoup pour cette note, certes longue, mais agréable à parcourir et plus personnelle que certaines. :)
Rédigé par: EmilieG | le 02/11/2006 à 21:49
Tu as bonne mémoire, Emilie. :)
Plus personnelle, c'est certain, tous les sujets que je traite ne se prêtent pas à l'irruption du "je" - du moins, pas le jeu acteur. :)
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 03/11/2006 à 09:00
Un beau moment de recueillement (j'y suis allée aussi) qui offre un instant (si vite passé !) de plénitude, de vrai bonheur (oubliés, tous nos petits tracas, c'est d'ailleurs à cette occasion que l'on réalise à quel point le pouvoir de l'esprit est grand, et la joie toujours à notre portée), de complétude ou d'intégralité (enfin tout ce qui nous compose et nous divise s'unifie), bref... l'idée vécue, aperçue, de ce qu'est la véritable Liberté. Le véritable enseignement du darshan (et des spiritualités en général) est là.
Merci pour ce beau partage ! :)
Rédigé par: Agathe B | le 03/11/2006 à 12:20
On en revient, que l'approche soit philosophique ou spirituelle et convergent, à ce pilier : se connaître pour être libre ! Merci Agathe, c'est toujours un plaisir de te lire sur ce blog. :))
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 03/11/2006 à 13:01
Je venais vérifier que le lien vers ton blog fonctionnait correctement et que vois-je...une nouvelle photo au bord de la mer, avec ton chien??
Rédigé par: EmilieG | le 03/11/2006 à 13:27
non non, Emilie, ce n'est pas mon chien je n'en ai pas, c'est une photo prise à Deauville dont j'aime le côté spontané mais qui n'a pas vocation à rester. C'est temporaire avant de la remplacer par un autre portrait. :)
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 03/11/2006 à 13:31
Bonsoir Elise,
Je te remercie pour ce post, qui me fait découvrir une vivante présente, dont j'ignorais jusqu'au nom. Je ne suis pas très "branché" religions ou pseudo religions d'orient. Cela suppose une culture, un vécu... qui n'est pas le mien. Puisque contrairement à toi, je suis croyant, je suis plutôt ancré ici, mais pas dans une religion officielle. En fait je n'ai pas de religion, mais une spiritualité…
que je retrouve bien dans ton post. Trois points particulièrement me parlent - Toi qui n'y croyais pas, tu ressentais l'énergie. Ici la spiritualité s’adresse à tous les sens. Et enfin, l’étreinte - Nos religions rejettent l'expression des sens, mais nos sens sont notre façon de ressentir le monde, plus subtil, des énergies, et une énergie plus particulière, celle qui passe par le corps, entité essentielle. L'étreinte (l'embrassade, pas celle sur les joues) est un geste d'amour, d'accueil de l'autre.
Vu de l'amour dans sa conception romantique ou sexuelle, c'est sûr, cela fait pale figure, mais vu du coeur, alors là, ça prend toute sa dimension.
Et puis, il y a le cumul de l’énergie, de tous ceux réunis en cette occasion, dans un but commun. Et ça, c’est plus fort que l’argent, que les discours et c’est palpable. C’est de l’amour concentré. « Quand au moins deux seront réunis en mon nom… » tout simplement tout devient possible.
Je suis vraiment heureux que tu aies fait cette expérience.
Bizzz étreintes, JB
Rédigé par: impolitis | le 03/11/2006 à 18:10
Merci, Impolitis. Tu as dégagé les points essentiels, bref, tu tout compris. ;) Sans religion fixe :)...
La religion - certes je suis mal placée pour en parler - avec sa manie de s'approprier Dieu ou Dieux s'efface devant la spiritualité, dont elle n'est qu'un canal représentatif et trop souvent dans l'histoire tentée par le pouvoir séculier.
Bises étreintes bis ;)
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 04/11/2006 à 13:16
Quelle belle experience! Cela fait du bien de lire ce genre de billet! Nous avons tellement à apprendre des spiritualités de l'Orient...
Rédigé par: Lili Rose | le 04/11/2006 à 15:22
Merci Lili Rose! Je crois aussi que nous avons à apprendre beaucoup du sous-continent indien. :)
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 06/11/2006 à 09:25