Derrière le carburant « vert », le désert ? Biocarburants, écotaxes... où en est la volonté économique et politique ?
Qu'est-ce qu'un carburant vert ? Qu'est-ce qu'une écotaxe ? Combien en existe-t-il ? Les candidats en pré-campagne sous l'impulsion de Nicolas Hulot, du film d'Al Gore, et de la Raison, oseront-ils engager un recentrage écologique de l'économie française ? La volonté politique est-elle solide ou simple leurre ?
Derrière le colza, encore bien de l'ouvrage...
Jetons d'abord un oeil à la définition que Wikipédia donne de l'écotaxe. Resituée dans le contexte du protocole de Kyoto : "Les pays signataires du protocole de Kyoto se sont engagés à réduire d’ici 2010 leurs émissions de dioxyde de carbone (CO2) de 8% par rapport à leur niveau de 1990."
"Le principe des taxes, qu’elles portent sur l’énergie ou directement
sur les émissions (ce qui demande de mettre en place un dispositif de
mesure systématique et précis), est simple : il s’agit d’inciter les
unités de production à réduire leurs émissions en pénalisant ces
dernières."
Il existe principalement deux sources polluantes dont l'on doit chercher à réguler les émissions de CO2 et qu'il importe de distinguer car les moyens de régulation seront très dissemblables.
La première, la pire, est la pollution industrielle qui se traduit en émissions de gaz à effet de serre mais également en productions de déchets toxiques polluant le sol et les rivières.
La seconde est la pollution automobile.
Mais comment réglemente-t-on concrètement la pollution industrielle en France ?
En appliquant depuis 2004 le principe des quotas.
L’émission de gaz à effet de serre est limitée en France depuis juin 2004. Le gouvernement ayant décidé de plafonner les émissions de CO2 à 126 millions de tonnes par an entre 2005 et 2007. Ce qui signifie une réduction de 2,3 millions de tonnes par an se tablant sur les prévisions des huit secteurs concernés (sidérurgie, ciment, chaux, verre, papier, céramique, tuiles briques et production d’énergie). On établit alors un quota d'émission à répartir entre 700 sites industriels. Et c'est là que le bât blesse. Les entreprises dépassant le quota alloué sont passibles d’amendes mais l'Etat est insuffisamment répressif. S'appuyant sur une directive européenne datée 2003, les plus pollueurs peuvent racheter ce que les moins pollueurs qui n'utilisent pas tout leur quota n'ont pas émis. Un an après ce plafonnement, le 24 juin 2005, la France appliquait cette "bourse de CO2" à la suite de la Norvège, l'Allemagne et de la Grande-Bretagne.
L'expression "pollueurs payeurs" prend un autre sens...
Nicolas Hulot, présentateur vedette engagé dans le combat écologique, a annoncé, à travers de son "pacte écologique 2007", sa candidature possible aux présidentielles si la protection environnementale continuait à être le parent pauvre de ces élections. Il a défendu cinq premières propositions dont la taxe carbone. La ministre de l'écologie Nelly Olin a annoncé que cette taxe carbone ne serait proposée aux partenaires européens qu'en 2007. Elle s'appliquerait aux importations de produits industriels en provenance des pays qui "refuseraient de s'engager en faveur du protocole de Kyoto après 2012, date d'expiration de la première période d'engagement."
Parenthèse, est déjà en vigueur une écotaxe destinée à recycler le matériel informatique usagé.
Mais faisons à présent un bilan de ce qui existe et existera à l’heure où s’envisage de plus en plus sérieusement, en France, les écotaxes "civiles", visant à encourager :
1. Les acheteurs de véhicules sur-polluants type 4x4 dans un contexte incongru (citadin) à faire preuve de plus de civisme ou s’exposer à être surtaxé pour cela. On peut même regretter que l’utilisation de voitures de sport très gourmandes ou de 4x4 ne soient pas purement et simplement interdites en ville. Passons.
1. bis. Dans le même temps, plutôt que d’inciter les consommateurs à acheter des véhicules diesels peu importe lesquels, il y aurait urgence à récompenser conséquemment par des biais divers ceux qui font le choix de véhicules faiblement polluants : voitures au GPL, électriques, solaires, équipées de piles à combustible, et surtout véhicules hybrides de série telle que la «Prius» de Toyota. Vous réaliserez 2000 euros de crédit d'impôts en l'achetant. Un véhicule encore coûteux mais ceux qui ont les moyens de frimer avec un 4x4 de ville sans jamais avoir vu une dune, les routes inexistantes sur des kilomètres et où il y a nécessité à circuler, ou ignorant la claustration des villages de montagne l’hiver, pourront investir sans problème. Ou encore les quelques modèles qui peuvent supporter les biocarburants.
2. Une écotaxe sur le carburant visant à encourager les usagers à n’utiliser leur véhicule que lorsque c’est nécessaire (si possible à plusieurs, covoiturage) et utiliser le plus souvent les transports en commun, rouler à vélo, ou tout simplement accepter de marcher un peu (c'est le meilleur régime!). Prendre sa voiture lorsque la boulangerie ou le restaurant se trouvent à 500m, est-ce vraiment utile ? Elle serait vraisemblablement d'un euro sur un plein.
3. Quel carburant taxer, tous, à l’exception des biocarburants ? Ou seulement le diesel plus polluant que l’essence mais, certes, à usage de motorisations plus économes à type de véhicule et puissance équivalents. L’un dans l’autre, ça peut faire la balance. A ceci près que les moteurs essence consomment aujourd’hui beaucoup moins...La détaxation du diesel est-elle toujours de mise ?
4. Il s’agit d’une variante de l’écotaxe. Sa vocation : bouter les voitures hors des grandes villes. Je vous parle bien sûr des péages à l’entrée des villes comme Paris ; lesquels existent déjà dans de grandes métropoles mondiales. Désavantage flagrant : le fossé que cette mesure envisagée creuserait, si elle était appliquée, entre la banlieue et la métropole. La banlieue se retrouverait encore plus isolée et les transports communs, pour ne pas être engorgés, auraient à se développer encore. Plus probablement, les travailleurs habitant en plus lointaine banlieue qui prenaient leur véhicule continueraient encore à le prendre. C’est donc leur pouvoir d’achat qui en pâtirait.
5. Echec : Rappelons qu’en 1999, Lionel Jospin avait proposé une écotaxe pour financer non pas la protection environnementale ou la recherche écologique mais financer les 35h ; croyant faire d’une pierre deux coups, le projet avait été barré par le conseil constitutionnel.
6. L’émergence des biocarburants, les vrais
Nous ne parlons pas des addictifs dans les carburants « classiques » destinés à rendre plus propre ce qui demeure très sale !
Il en existe quatre : Les alcools dont l'éthanol (alcool d’avoine, de betterave ou de canne à sucre), le biodiesel (principalement à partir du colza mais aussi de noix de coco, jojoba…), les HVB (huiles végétales brutes : à patir de colza, de tournesol, d’arachide mais aussi d’huile usagée !) ou les biocarburants de l’avenir tels que le BTL, biomass-to-liquid obtenu à partir de n’importe quelle plante, matière, y compris des feuilles mortes et des copeaux de bois.
Limites:
Forcément, on s’imagine rouler au colza. Un biocarburant qui ne rejette dans l'atmosphère que le CO2 absorbé par les plantes durant leur croissance. Le rêve ! La vie redevient belle. Les pâquerettes poussent au milieu des jantes alliage et on découvre… que les cultures des plantes idoines à la production des biocarburants proviennent de cultures tout sauf « bio » mais industrielles en diable avec tout ce que cela entraîne comme plaies environnementales. Monocultures, produits phytosanitaires…
La couche d’Ozone respire, la terre, elle asphyxie !
Autre point noir, pour couvrir nos besoins en carburants, savez-vous combien d’hectares de cultures seraient nécessaires ? La France entière ! Pas moins.
Perspectives:
Bien sûr, ça ne vaut pas pour le BTL qui peut s’obtenir à partir d’une matière chue.
Non plus pour ceux qui, non sans avoir bricolé le moteur, utiliseront les HVB pour faire marcher leur tracteur ou leur vieille 4L pour rouler dans les vignes.
Notons qu'en principe, toutes les voitures diesel vendues en 2005 sont compatibles avec le biodiesel – L’Allemagne a pris de l’avance et en produit un d’excellente qualité.
Mieux, au Brésil, tous les véhicules « flex-fuel » sont capables de s’adapter aussi bien avec un alcool de canne à sucre qu’avec un carburant classique.
Bref, nous sommes en retard !
Le véritable avenir ? L’hydrogène !
Curieux d'en savoir plus ? Les perspectives existent, il ne tient qu'à nous de nous mettre au vert. :-)




Merci Elise pour ce tour exhaustif des solutions écologiques. Pour ma part je suis à 200% pour l'électrique qui est au point aujourd'hui mais que les lobbies pétroliers doivent bloquer, je serais prêt à le parier. L'électrique est propre, silencieux, économique dans le temps. D'ailleurs des bus fonctionnent depuis des décennies à l'électrique à Lyon et à marseille il me semble aussi.:))
Rédigé par: arnimaje | le 18/11/2006 à 12:37
Je te comprends, d'autant que les véhicules électriques (personnels) ont fait d'énormes progrès. Plus d'autonomie, de vitesse... Bon week-end, Arnimaje, Juliette, et à tous. :)
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 18/11/2006 à 12:52
Je suis très concernée par le problème suivant, moi qui marche avec mes pieds : la nature de mes semelles (non, pas ce que je ramène sous mes pieds le soir !), mais le fait que la plupart des semelles sont issues de matériaux dérivés du pétrole. Alors, on fait quoi là ?? semelles en bois = pauvres arbres, en carton = peu durable, en métal = bonjour ampoules, en cuir = pauvres bêtes. SOS Elise, as-tu une idée dans ton infini savoir ?
Merci pour ton post, otherwhise ! Une petite piqure de rappel est toujours bonne à prendre, il y en aura d'autres à mon avis non ?
Rédigé par: Cath | le 18/11/2006 à 12:58
Bonjour Elise,
Ton Champ' virtuel ne me fera pas mal au foie :)))
Bon, je vois que les socialos sont contents, pour une fois, ça fait plaisir. Mais quelle belle image de division a été produite là.
L'enjeu écologique réel est autrement plus sérieux que les "propositions" de Hulot. Pour faire bien dans les salons, ça va à peu près, mais pour sauver la terre, c'est mal barré. La taxe carbone par exemple, fera que l’on aura recours à davantage d'électricité, donc plus de nucléaire, car à part ça il n’y a pas d'électricité sans carbone, ou autres énergies fossiles, sauf à recouvrir la France de centrales hydrauliques et d'éoliennes (bonjour les rivières et le paysage). Au sujet des carburants "propres", voir cet article ( http://peaceworks.missouri.org/monitor/2005/spring-summer/13.html ) pour qui parle anglais. Pour les effets d'annonce, ça va, mais pour la réalité écologique, il faudra repasser.
Ce qui se passe au niveau des GES (Gaz à effet de serre) est une bombe à retardement, déjà déclenchée. En progression annuelle, autour de 1%, au siècle dernier, on aborde allègrement les 3% en pente annuelle, en ce moment. Les petits efforts de l’Europe et du Japon en la matière, qui sont réels bien qu’insuffisants, ne compensent pas, et de loin, l’incurie américaine et chinoise…
Enfin, l'hydrogène miracle... C’est certes l’élément le plus répandu dans le cosmos, oui MAIS, comment le récupérer ? Parce que sur Terre, pour le produire, il faut de l'électricité... Ah ah ah !
Il va falloir surtout apprendre à consommer moins, à décroître, chose que les politiques n’envisagent absolument pas, même pas Hulot (qui ne s’est pas beaucoup posé de questions sur le côté social de ses « propositions »). Evidemment, décroître n’est pas vendeur, mais ce serait responsable. Bien sûr, Ségo ne parle pas de décroissance, et n’en parlera sans doute jamais (ce n’est pas au programme de l’ENA). Pourtant, si nous n’apprenons pas à décroître, c’est la Terre qui nous infligera une belle leçon, et là, il sera trop tard pour accompagner. Et ça ne sera pas beau à voir.
On s’en tape parce qu’on ne sera plus là ? Bel héritage laissé aux générations à venir…
Je te remercie Elise, car cette réponse constituera l’ossature de mon Im’Politique de demain.
Sur ce, je te souhaite un bon week end, et fais attention, ne force pas trop sur les bulles :-)
Bizzz JB
Rédigé par: impolitis | le 18/11/2006 à 18:03
Une chose est certaine, toutes les taxes du monde ne changeront rien sur les habitudes de consommation des uns et des autres.
1- Réduisons notre consommation de carburant
2- changeons pour des véhicules plus propres, moi j'opterai bien pour la méthode Brésilien pour les longs voyages en famille puis un deuxième véhicule électrique pour la ville et les déplacements plus courts et surtout pour mes pattes lorsque je sors pour ht le pain, le marché et autres petites courses de la journée.
3- Surtout les bus, et autres transporteurs doivent s'y mettre au plus vite. Si nous en tant que consommateurs nous faisons de notre mieux il faut que les entreprises agissent de leur côté dans le même sens.
Rédigé par: hanen dechaux | le 18/11/2006 à 23:55
Mais où est donc passée Exquise Elise ? Partie en week-end, quelqu'un ici a une idée ???? bisous à tous & toutes !
Rédigé par: Cath | le 19/11/2006 à 11:44
Lobby ?
Rédigé par: grellety | le 20/11/2006 à 10:07
Cath, j'avoue que je sèche sur la question des semelles. :( revenir au chanvre, au liège (de culture). Quant au cuir, cela devient plus supportable s'il n'est pas la cause de la mort de l'animal mais prélèvement sur la pauvre bête décédée pour ne pas "gaspiller".
Hanen, ta réponse va dans le sens de celle de JB, il nous faut changer nos habitudes de consommation, consommer moins, bref être prêts à "décroître".
Si la décroissance, ce que je répondais à JB sur son blog, est bien sûr la clef de voûte, heureusement ce qui ne semble parfois que mesurettes s'incluant dans un ensemble plus vaste, avec un effort de cohérence et perçues avec une vision globale née d'un effort collectif et mondial, mises bout à bout sont efficaces pour lutter contre la déprédation environnementale.
Les énergies éolienne et solaire, par exemple, ne suffiraient pas à pourvoir à nos besoins mais participent à cet effort d'économie d'énergie et de production d'une énergie saine qu'il nous faut poursuivre.
Le recyclage est aujourd'hui plus considérable que ce simple tri des déchets domestiques qui nous pesa au tout début où il fut instauré. Une écotaxe va ainsi s'appliquer sur tout l'électroménager pour que nos vieilles machines à laver par exemple ne finissent pas dans une décharge, amas polluant à ciel ouvert.
L'écologie doit désormais être au centre de notre économie et n'oublier aucun secteur. Les bioconstructions ne doivent plus être marginales et bénéficier de larges incitations fiscales.
La question du stockage des déchets nuclaires reste préoccupante puisque nous ne sommes pas (pas encore) parvenus au nuclaire propre.
A l'heure où les agences de com' font du développement durable un produit mode qui heureusement est bien plus que cela, cette refonte de notre économie vers une éco-économie vient à peine de commencer, l'aventure est aussi essentielle, vitale, qu'exaltante.
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 20/11/2006 à 10:17
Tu parles des lobbys pétroliers ? C'est plus que probable, Total est un groupe français. L'Allemagne est plus dégagée des lobbys que ne le sont USA, GB, et la France.
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 20/11/2006 à 10:28
Oui, bien sur que je parlais de cela : aux Etats-Unis les "groupes de pression" sont publics, connus, pour l'essentiel. En France, officiellement, ils n'existent pas, mais lorsqu'il s'agit d'intérêts financiers aussi astronomiques, les groupes existent... Et en France, la Chiraquie a des liens étroits avec les dirigeants de Total. C'est bien pour cela que les prochaines élections sont si importantes, comme aux Etats-Unis. Il s'agit de savoir si "le peuple" parvient à se gouverner et à prendre des décisions qui lui sont utiles et bonnes, ou si nous laissons quelques centaines de personnes nous dicter leur choix.
Rédigé par: grellety | le 20/11/2006 à 10:46
Elise,
Merci de ta longue réponse sur mon blog, mais je ne sais par quel enchantement de la technique mais elle est proprement illisible..., et plus particulièrement la seconde moitié...
Bizzz JB
Rédigé par: impolitis | le 20/11/2006 à 13:25
JC, à la fois malheureusement et heureusement (ça nous forcera à consommer autrement) ce lobbying a une date de péremption proche. Quel temps donne-t-on encore à l'extraction du pétrole ? 30 ans, maximum ?
JB, je sais c'est pas la faute à Voltaire, c'est la faute au code captcha (god! on dirait une marque pour jeune surfer :D).
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 20/11/2006 à 13:49
JB devrait essuyer la partie inférieure de ses lunettes, ainsi il arriverait au bout des posts et des commentaires d'Elise sans encombre !
Concernant le prévenir plutôt que le guérir, je rejoins l'opinion d'un mec dont je ne partage pas toutes les idées, mais que je mets en lumière demain sur ma planète. Lire les caractêres gras pour les paresseux. Quelque chose me dit que vous serez assez d'accord avec ce brin de constat.
Je suis perso assez pessimiste sur toutes les mesurettes actuelles et à venir.
C'est au fond du trou que l'on voit la lumière parait-il, pour l'heure, on ne la cherche même pas car la notion de danger immédiat n'a encore été intégrée dans nos cortex repus et satisfaits.... c'est bien cela le plus grave !
Plus grave que les lobbies, les intérêts des puissants ou des autres.
Plus grave que tout, notre inconscience, quoiqu'on en dise.
Rédigé par: Cath | le 20/11/2006 à 14:14
Elise !!!
qu'est-ce que tu m'écris ?
J'ai raison de faire du buzz avec Terre Sacrée !!! OK, je fais.
Mais là...
Ton Michel d'oncle ??? C'est quoi cette histoire...
T'aurais pas un peu forcé sur le champ avec Ségo ????
Bizzz JB
Rédigé par: impolitis | le 20/11/2006 à 15:29
Je partage ton indexation de l'inconscience, Cath, mais pas ton pessimisme sur nos mesurettes :)
JB, je te disais que mon tonton qui n'a rien d'un flingueur (oui c'est facile...)a créé avec des amis l'association Terre Sacrée que tu as évoquée sur ton blog. :)
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 20/11/2006 à 17:38
alors bizzz à tonton Michel, avce toutes mes félicitations.
Maintenant, je vais te faire BOND ire !
et à toi, et à Cath
et à toutes et à tous
JB
Rédigé par: impolitis | le 21/11/2006 à 00:20
POLITIQUE A COURTE VUE EN MARCHE !
Lu ce matin même (mardi 21 novembre) dans La Tribune, en "une" :
"Confronté à une baisse des prix de l'essence à la pompe, l'essor des biocarburants fragilisés"
"La baisse des prix du baril de pétrole, qui s'est manifestée après les records de l'été, a entrainé un assagissement, voire une légère baisse des prix de l'essence à la pompe.... Ce renversement de tendance ravit les automobilistes, toujours soucieux de préserver leur pouvoir d'achat. Toutefois, ce phénomène fragilise d'autant la politique de développement des biocarburants engagée par les gouvernements depuis 2004 dans le cadre de la lutte contre le changement climatique... Leur production ne devient rentable qu'à partir d'un pétrole à plus de 70 ou 75 dollars"...
Je continue ? ou vous m'avez comprise quand je vous dis que mon pessimisme n'est que le reflet de la sur-réalité économique ambiante ?
Rédigé par: Cath | le 21/11/2006 à 11:36
Bien sûr à courte vue, Cath ! c'est pour cette même raison que le diesel en france est détaxé par l'Etat depuis des années par rapport à l'essence ! ce qui encourage les géants de l'automobile à sortir régulièrement des promos de véhicules diesel au prix de l'essence! ne pensant qu'à son pouvoir d'achat le consommateur fonce sans se poser plus de questions.
La priorité environnementale qui doit à présent être nôtre et nécessiter des sacrifices - c'était l'objet de cette note - implique au contraire une taxation des carburants polluants et une distribution zélée ET de biocarburants à la pompe ET bien sûr de véhicules pour les supporter (et autres véhicules écologiques) bénéficiant d'abattements fiscaux conséquents pour ne pas pénaliser les moins privilégiés.
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 21/11/2006 à 11:47
Voui, très bien, mais tu est bien obligée d'admettre qu'on navigue à la brésilienne là (qui sont d'ailleurs nettement plus en avance que nous pour toutes sortes de raisons économiques d'ailleurs, sur le sujet), un coup de rame à droite, un coup de rame à gauche. Désolant !
C'est une honte absolue, et tout le monde lit ça, et puis voilà....
C'est le couteau sous la gorge qu'on commencera à se mettre sérieusement au taf, écoute bien ce que je te dis.
:) bon app' quand même !!!
Rédigé par: Cath | le 21/11/2006 à 12:36
Mais bien sûr que j'admets, du moins tant que durera ce gouvernement, et en prenant l'exemple du Brésil du prêches une convertie ! :)
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 21/11/2006 à 13:29