Turquie. La question la plus brûlante de l'européanité
En figure-t-elle la limite, le fondement ou la nécessaire refondation ? La question de l'élargissement de l'Europe à la Turquie n'a pas fini de faire débat. Elle sera au coeur des prochaines présidentielles françaises. Le 14 septembre, Ségolène Royal que l'on a suffisamment accusée de s'en remettre à l'Opinion, a rejoint Nicolas Sarkozy sur l'idée d'un "partenariat" avec la Turquie. Toutefois, contrairement à lui, elle se refuse à toute
"déclaration brutale" contre l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne. Ségolène Royal a également posé comme jalon et condition de l'adhésion de la Turquie à l'Europe sa reconnaissance du génocide arménien.
L’actualité continuant de s'y prêter - avec cette annonce dans tous les grands titres
de la presse d’un gel des discussions d'adhésion avec la Turquie réclamé par
Bruxelles, et plus accessoirement, avec beaucoup d’ingérence séculière,
par le pape Benoît XVI - je vous fais partager un article que j’ai fait
paraître il y a déjà plus d’un an dans un titre de la presse magazine.
"To be turk or not to be a turkey, être ou ne pas être turcs pour ne pas risquer de jouer la dinde le jour de noël ..."
Vive la dinde ! Welcome Turkey ! Mardi 3 octobre 2005, c’est la grande annonce. Les négociations avec la Turquie seront désormais ouvertes. De tous les bords politiques, dans tous les pays, parfois on se réjouit, mais bien souvent on grogne. Il semblerait que seule la Turquie et le TPI, tribunal politique international, se réjouissent de l’ouverture de ces négociations toujours remises à plus tard ; plus de dix-sept ans que la Turquie patiente (date de sa première candidature), et plus de quarante ans qu’elle a signé un accord avec la communauté européenne, envisageant d’intégrer l’Union. Belle preuve de constance. Alors pourquoi de telles réactions ? Pourquoi se fait-on un drame de l’arrivée de ce futur membre qui devra encore attendre, selon toute vraisemblance, 2014 pour obtenir sa carte de « membership » ? Est-ce la peur de l’élargissement ? Mais avec vingt-cinq pays qui sont déjà membres de l’Union Européenne, pourquoi n’accepterions-nous pas un « chti » dernier ? Est-ce la peur irrationnelle que l’onde des tremblements de terre qui sinistrent Turquie ne gagne l’Europe ? Il nous faut replonger dans l’histoire de ce pays pour mieux comprendre les réactions de rejet que son adhésion suscite. Peurs fondées, fantasmes ? Rappels historiques, enjeux politiques, témoignages. Avant d’entonner « les turcs ne passeront pas » et de savoir si nous serons la dinde de la Turkey, essayons de dégonfler la baudruche et de nous faire une idée objective plutôt qu’un préjugé. Car il y a tout lieu de croire que nous serons bientôt consultés par voie référendaire.
Histoire de CAPITALES :
Gare à l’auto, man ! A son apogée (XVIIe-XVIIIes), l'Empire Ottoman faisait pratiquement 20 millions de km2 (40 fois la France, 2 fois la Chine). Aujourd’hui la Turquie s’est réduite à un territoire de 815 000m2. Car en 1914, date du début de la première guerre mondiale, les turcs s’engagent aux côtés de l’Allemagne. Mauvais choix. Les turcs sont défaits et doivent accepter le Traité de Sèvres qui démantèle l’ancien Empire ottoman. La Turquie se réduit alors à un tout petit territoire autour d’Ankara jusqu’à la proclamation de la République Turque le 29/10/1923. Oubliée Istanbul, Ankara devient la capitale. Une capitale orientale pour s’affirmer contre Istanbul située « en zone occupée » après la colonisation européenne qui a suivi la guerre. Les détracteurs de l’entrée de la Turquie dans l’Union n’aiment pas Ankara qui leur rappelle la situation géographique de la Turquie. Car la Turquie a les pieds en Asie (Anatolie), avec seulement le petit orteil en Europe (Thrace) représentant 4% de son territoire. Pire que sa situation géographique, c’est la religion de la Turquie qui fait grincer. L’Islam est très largement dominant en Turquie, avec une majorité sunnite et une communauté chiite importante. Beau melting-pot de communautés, la Turquie compte également des minorités orthodoxe et juive, essentiellement à İstanbul et İzmir.
Mais voilà, petit orteil ou pas, la ville la plus fascinante en Turquie, le poumon économique et touristique, le pôle historique de la Turquie n’est pas Ankara mais Istanbul.
Istanbul, et ses drôles d’habitants, les stambouliotes, s’étend géographiquement sur deux continents, l’Europe et l’Asie. Elle incarne la « Turquie métisse ». Istanbul, de son premier nom Byzance, nom donné par la colonie grecque qui la fonde au VII°s avant J-C. D’abord simple colonie sur le Bosphore elle fut la capitale de trois Empires : capitale de l'Empire Romain lorsque l'empereur Constantin déplace en 333 av. J-C la capitale de son empire, Rome, à Byzance qui prend alors le nom de Constantinople. Puis capitale de ce que l’on a dénommé l’empire Byzantin ; c’est-à-dire ce qui est resté de l’empire romain après la chute de l’empire romain d’occident en 476, jusqu’à ce que l’empire byzantin, profondément gréco-romain, devienne ottoman. C’est en 1453 que Byzance-Constantinople est choisie pour capitale par les ottomans et prend son nom actuel d’Istanbul qui n’est jamais que la traduction en turc du grec « eis tèn polin », « vers la ville ». Depuis, les « turcophobes » ne retiennent de l’histoire de la Turquie que ces redoutables ottomans de la bataille de Lépante cherchant à envahir l’Europe. Pourtant les ottomans, à l’instar des romains tant aimés d’Obélix, n’imposaient aux peuples colonisés ni leur langue, ni leur culture, ni leur religion mais imposaient une domination économique sous la forme de plusieurs impôts. Pour l’anecdote, la seule transgression à la liberté religieuse des pays envahis, quand ils étaient chrétiens, se résumait à l’interdiction de faire sonner la cloche en même temps que l’appel à la prière musulmane. Privés d’Hostie ? Ciel ! Quelle privation …
Six bonnes raisons d'"hésiter":
Synthétisons pourquoi beaucoup d’européens sont réticents à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne :
- 1. Les droits de l’homme ! La Turquie n’a toujours pas reconnu le génocide arménien de 1915. Ne demandez donc pas à Aznavour ce qu’il pense de la Turquie. De plus, la Turquie serait accusée de pratiquer la torture sur Raison d’Etat. Mais pour révoltant que cela soit, après l’affaire Abou Graïb, les Etats-Unis nous sont aussi apparus légers avec les droits de l’homme.
- 2. Le statut des femmes peu enviable, quoique n’étant pas le plus discriminant des pays à majorité musulmane.
- 3. La Turquie ne reconnaît pas Chypre, (membre de l’U-E). Et pour cause, c’est le seul Etat à reconnaître la République turque de Chypre du nord créée en 1974 après l’invasion de Chypre.
- 4. Le statut des minorités. En particulier de la minorité kurde très mal traitée
- 5. La religion : d’après une enquête de décembre 2004 dans le Wall Street Journal, 95 % des Turcs seraient musulmans et 72 % observeraient les prescriptions de l’islam. Avec 70 millions d’habitants en Turquie, les « islamophobes » expriment leur fureur mais ils ne sont pas les seuls.
- 6. L’économie : à taux de chômage semblable (10,6%), un turc gagne en un an ce qu’un français moyen gagne en un mois. Mais la différence de PIB n’a pas davantage écarté les pays de l’Est de leur entrée dans l’Union européenne …
Torture :
L’association Human Rights Watch, vigilante au respect des droits de l’homme et luttant contre la torture pratiquée encore par beaucoup de pays dans le monde, affirme que les Droits de l’Homme progressent en Turquie et que son entrée dans l’Union ne peut qu’accélérer ce processus. Cependant, dans un rapport ultérieur cette même association classait la Turquie parmi les pays pouvant exercer la torture sur des détenus extradés par l’Occident. Des pays comme les USA, le Canada, le Royaume-Uni, l’Allemagne, les Pays-Bas extradent en effet leurs immigrés suspects de terrorisme. Le Royaume-Uni vers le Maroc et l’Algérie. En extradant, nous ne violons pas le droit international interdisant la torture, nous nous donnons bonne conscience en demandant aux pays vers lesquels nous extradons des assurances diplomatiques qu’aucune torture ne sera exercée. Ainsi le gouvernement suédois, pays très fermé à l’immigration comme tous les pays scandinaves, a extradé en échange de l’assurance qu’ils ne seraient pas torturés deux demandeurs d’asile égyptiens pas du tout suspects de terrorisme vers leur pays d’origine…le peuple suédois a été choqué. On sait très bien que ces assurances n’offrent en vérité aucune garantie que les extradés ne seront pas torturés mais que c’est une façon pour les pays d’occidentaux de se débarrasser de ce qu’ils ne savent pas gérer en évitant de trouver des solutions de fond au terrorisme.
Presque dans le même temps, en juin 2005, Amnesty International s’inquiétait de la modification du code pénal turc « La nouvelle version du Code pénal turc (CPT), entrée en vigueur au mois de juin dernier, contient de nombreuses restrictions au droit à la liberté d’expression, qui pourraient être utilisées pour emprisonner des personnes pour l’expression de leurs opinions. En outre, cette nouvelle version du CPT ne met pas fin aux discriminations basées sur l’orientation sexuelle, et maintient des systèmes d’impunité pour les auteurs d’actes de torture. Il est cependant encore possible d’amender ce texte... »
En outre, en octobre 2004, le gouvernement turc a été condamné par la Cour européenne des droits de l'Homme pour des tortures infligées en mai 1998 à un homme accusé d'être proche du PKK, mouvement de résistance kurde, minorité opprimée.
Une république Laïque
Pourtant la Turquie est une république parlementaire laïque. Cela s’est traduit sous Atatürk par : l’accord du droit de vote aux femmes en 1934, la fermeture de certains lieux de pèlerinage, l’interdiction des confréries religieuses, l’interdiction du port du voile pour les femmes dans les administrations et écoles publiques. Après Atatürk, ces acquits ont parfois été remis en cause.
La Turquie est également l'un des rares pays à majorité musulmane à s’entendre avec Israël.
Définitivement à part, bien qu’à majorité musulmane, la Turquie s’entend extrêmement bien avec Israël qu’elle ravitaille en eau. Leur coopération militaire et technologique est étroite.
Puissance militaire, la Turquie siège à l’Otan depuis 1952.
Pourquoi la Turquie fera-t-elle partie de l’Union :
La Turquie exerce une attraction culturelle et touristique forte. Ce sont les danses orientales, l’habitat troglodyte, les bains turcs, l’une des meilleures cuisine au monde …et on ne parle pas de l’excellent football du Galatasaray…
De là à dire qu’elle est européenne … Et pourtant ! Au regard de sa religion et de sa situation géographique, bien sûr, elle est en Orient. Reste que la Turquie a participé à la première guerre mondiale, grande guerre européenne, ainsi qu’à la seconde. Elle fait partie de l'OECE (Organisation Européenne de Coopération Economique), dont elle est un des Etats fondateurs en 48, ainsi que d'autres structures Européennes. Depuis 63, la Turquie cherche à intégrer la CEE puis l’Union européenne ! L’Allemagne compte une communauté turque importante. La plus grande ville qui n’est pas la capitale, Istanbul, est culturellement et géographiquement (du moins en partie) européenne. Fondée par des grecs, Istanbul fut la gardienne de la latinité comme elle fut au centre de l'Empire d'Alexandre. Elle a survécu à l’Empire Romain d’Occident. Les turcs utilisent l’alphabet latin et non l’alphabet arabe, s’habillent à l’européenne, ressemblent physiquement à des grecs, leur café aussi …mais il est vrai que lorsque l’on sort d’Istanbul et quand on s’éloigne des villes ou quand on descend dans la hiérarchie sociale, les traditions musulmanes prennent le pas sur l’européanisme de la Turquie.
Bref, pour faire une balance très grossière des avantages et inconvénients : beaucoup de points noirs concernant les droits de l’homme, des droits des femmes encore régressifs. Mais cyniquement, un réel avantage politique : nous pouvons utiliser l’entente entre Turquie et Israël pour détourner la Turquie de son US-centrisme et nous garantir un allié puissant en terre d’Islam. Et puis la diversité culturelle, allègue-t-on, est un facteur de cohésion. Et dieu sait que l’Europe est déjà diverse !
Les teenagers prennent la parole
Sondons d’abord les ados. Sur ados.fr, 64% se déclarent contre, 21% pour, 14% ne se prononcent pas. Dans ce forum on peut trouver des réponses abruptes...comme une réponse d’ado. Ex : « personnellement je suis contre », et de citer le père Descartes sur la vertu de garder les yeux ouverts …Et parfois aussi de bonnes surprises : je suis « Pour, mais après de longues négociations par rapport à l'évolution de la liberté d'expression et des droits humains en Turquie. » Ou encore cette réflexion sur la capitale : « Autant on pouvait à l'extrême limite se demander si elle était européenne avec Constantinople pour capitale, qui est sur les deux continents, mais avec Ankara pour capitale, la question ne se pose plus! ».
C’est vrai qu’une Turquie centralisée par Istanbul offrirait un symbole plus fort d’apparentement européen. Une preuve que le gouvernement turc ne veut pas seulement d’un rattachement économiquement avantageux, car économiquement, en dehors du tourisme, la Turquie est en retard.
Qu’en pensent les turcs ?
Eh oui, il y a ceux qui sont contre et qui sont turcs ! Pris sur un forum : « La Turquie n'a rien à faire dans une Europe composée de pays tels que la France ou l'Autriche qui ne sont pas capables de respecter leur engagement et se comportent d'une manière hypocrite, elle a mieux à faire en se tournant vers les pays proches comme la Russie, les nouvelles républiques turcophones d'Asie Centrale ou encore Israël. Les alternatives à une Europe renfermée, chrétienne, "moyenâgeuse" ne manquent pas." El Turco
Le TKP (parti communiste de Turquie) a lui d’autres raisons de ne pas vouloir de l’Europe. Lui, c’est l’alignement sur une économie libérale qu’il rejette tout en mettant en garde sur notre façon de faire la guerre au terrorisme : «Dans les pays (de l'Ouest) de l'UE, les conquêtes démocratiques sont éliminées l'une après l'autre au nom de la guerre contre la terreur. La nouvelle constitution de l'UE implique, de toute évidence, la dictature du marché. Dans les ex-pays socialistes, qui sont devenus membres récemment, ou qui sont en passe de le devenir, il n'y a pas une once de droits démocratiques et de liberté. »
Mais dans son ensemble, le peuple turc soutient très majoritairement les démarches de son gouvernement pour entrer dans l’Union. Car les turcs patientent depuis 40 ans ! La Turquie a en effet signé en 1963 un accord privilégié avec la Communauté Européenne, et dès 87 fut candidate à l’entrée dans l’Union. Depuis, on la fait patienter sans même examiner son dossier. Alors, à défaut de pouvoir être qualifiés d’européens, les turcs, on peut le dire, ont envie de l’Europe, et quand on voit le résultat des derniers référendums portant sur la constitution européenne, c’est un sacré argument !
Vers un bloc géopolitique fort ?
Bref, d’un côté il y a les « istanbulo-optimistes » pour qui une Turquie membre de l’Union, est le gage d’une Turquie « évangélisatrice » des autres pays où l’Islam est majoritaire, en position éventuellement de les modérer, et de l’autre, ceux qui voient là l’arrivée de 70 millions, ou presque, de musulmans ! A ces chrétiens à cheval sur le crucifix qui n’aiment pas trop le mot « œcuménisme », rappelons que ces nouveaux arrivants musulmans ne représenteraient que 14% de l’UE. Car d’évidence, ce qui ressort à la lecture des forums, comme ceux du Monde, de Libération, voire les sites de nos partis politiques, c’est que la plupart des « Turcophobes » rejettent la Turquie parce que majoritairement musulmane. Par contre, bien peu ont remis en cause l’adhésion de pays slaves, certes totalement européens (par leur géographie) et surtout chrétiens, mais très pro-américains. L’exemple le plus frappant étant celui de la Pologne, « Judas » dont l’admission en tant que membre a suscité le sourire de Washington. L’objectif de l’Union européenne, étant, rappelons-le de s’imposer en tant que puissance économique et politique face aux Etats-Unis et à la Chine montante. Certes, Washington se réjouit aussi de la prochaine arrivée de la Turquie mais il s’agit plus là d’un pari sur la débandade du projet européen que pourrait provoquer un tel élargissement. Les USA veulent croire avec beaucoup de cynisme le projet d’une UE, puissance politique et militaire, enterré. Les USA veulent que l’UE se tienne à sa place et se restreigne à ce par quoi elle a commencé : une zone de commerce, de libre circulation des marchandises et depuis peu des services. En conclusion, si on peut être « turco-sceptiques » comme on a été euro-sceptiques, pour l’Europe des Etats mais pas encore prêts au fédéralisme, il n’y a pas à être turcophobes mais à "se bouger grave" ! Se bouger pour se donner les moyens de la diversité culturelle et se doter d’institutions européennes qui fonctionnent mieux et vite, parce que déjà 25 pièces, ce n'est pas facile au jeu du puzzle européen. Mais le jeu en vaut la chandelle. L’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne peut créer un bloc géopolitique fort, faire progresser les droits de l’Homme en Turquie, le droit des femmes, et se répercuter à toute la région. Istanbul, ville où Europe et Orient sont mélés depuis presque 3000 ans est un atout considérable pour l’Union Européenne si celle-ci sait l’utiliser.
Elise Mark-Walter.
Les encadrés :
Etre née turque, ou quand votre corps ne vous appartient pas.
D’abord, ce chiffre effrayant : 30 % des femmes turques sont battues régulièrement par leur mari ou un membre de leur famille (frères, père).
En 1853, les femmes turques obtenaient l’égalité de droit sur l’héritage mais 152 ans plus tard bien peu de nouveaux acquits pour les femmes viennent grossir le code pénal turc. Violer une femme n’est pas considéré comme un crime vis-à-vis d’elle. Le code parle d’ « attaque contre la décence publique et l'ordre familial." Quand pour tous les autres crimes il s’agit bien d’ « attaque contre la personne humaine ». Mais l’injustice ne s’arrête pas aux intitulés, une femme violée ne peut poursuivre son violeur que si elle a passé un test de virginité (courant en Turquie) et peut prouver qu’elle était vierge avant le viol. Le viol à l’encontre d’une femme qui aurait eu des relations sexuelles ne suscite aucun émoi, si ce n’est qu’il est perçu comme un préjudice causé à la famille ou au mari. Peut-être le violeur indemnise-t-il le pauvre mari en partageant un baklava et une bonne bière fraîche ? Ecoeurant ! Ces tests de virginité peuvent également conduire à la lapidation (peine de mort qui n’a pas été abolie) par la famille d’une jeune femme nubile qui ne serait plus vierge et donc plus bonne à marier.
Par contre, essayons de trouver une raison de nous réjouir, si un collège turc compte 2/3 d’hommes pour 1/3 de femmes, plus de 40 % des courtiers à la bourse d'Istanbul sont des femmes, mais il s’agit de la ville la plus européenne de Turquie. Les femmes sont bien représentées dans le milieu du travail et perçoivent un salaire égal à travail égal.
L’entrée dans l’Union ne peut qu’améliorer la situation de la femme turque.
A consulter.
VGE a du mal à avaler le kebab, « Nous allons rayer la Turquie de la surface du globe »
Valéry Giscard d’Estaing, comme beaucoup de ses camarades à l’UDF, n’est pas du genre à faire risette à Ankara. Commentaire du chroniqueur de bravepatrie.com : « L’argumentaire de l’immortel (Giscard) est limpide : les Turcs ressemblent beaucoup trop à des Arabes pour que ça n’en soit pas suspect ; ils adorent un faux Dieu ; la sauce blanche des kebabs est faite de sept sortes de sperme et surtout : l’adhésion de la Turquie « ne reflète pas la volonté démocratique du peuple français ». Joli résumé d’une pensée turcophobe …
Ça pédale dans le couscous …
Sur europe.gouv.fr : « Pays candidat à l'entrée dans l'Union européenne depuis 99, la Turquie souhaite rejoindre les 25 Etats membres. 17 ans après la première demande d'adhésion de la Turquie, la Commission européenne a adopté, le 6 octobre 2004, un rapport sur la situation du pays. Sur cette base, le Conseil européen a décidé de donner son aval à l'ouverture de négociations, qui ont débuté le 3 octobre 2005. »
Rappelons justement ce qui s’est passé ce lundi 3 octobre que nous rappelle Fenêtre Europe. « Lundi, Carla del Ponte, assurait, contre toute attente, à Luxembourg que "depuis maintenant quelques semaines la Croatie coopérait pleinement" avec le TPI. Comprenne qui pourra....sauf que ce revirement s'est produit en pleine crise européenne autorisant la reprise des négociations avec Zagreb ce qu'exigeait l'Autriche qui du coup levait son veto à l'ouverture des négociations avec la Turquie! ». Ce qui signifie que si la Croatie avait été écartée des négociations en vue de son adhésion, l’Autriche, qui a des accointances avec la Croatie, n’aurait jamais accepté d’entrer en négociation avec la Turquie… sympa le jeu de dominos …
Les 25 pays déjà membres de l’Union européenne
L'Union européenne couvre (pour l’instant) 456 millions d'habitants et 3 930 000 km2.
Le centre géographique de l’Union se trouve dans la commune allemande de Kleinmaisscheid. Cette Union de tous les espoirs et désespoirs compte des présidents, des républiques présidentielles, des républiques parlementaires, de gauche, du centre, de droite, et des rois d’opérette, des monarchies parlementaires. Majoritairement chrétienne et catholique, protestante en Allemagne, orthodoxe en Grèce, etc…anglicane chez les seuls anglais. Les meilleurs élèves de l’U-E classés par ordre d’apparition ne sont pas ceux qu’on croit !
1. Les européens purs et durs (la cuvée 57): La France adhère en 1957, ainsi que l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-bas.
2.. La cuvée anglaise de 73 : Grande-Bretagne (qui n’a toujours pas adopté la monnaie de l’Union, l’euro), le Danemark et l’Irlande.
3. La cuvée résinée : la Grèce adhère seule en 1981.
4. La cuvée Europe du sud : Espagne et Portugal adhèrent ensemble en 1986.
5. La cuvée ostro-scandinave de 95 : Suède, Finlande et Autriche adhèrent à l’Union européenne la même année.
Quand l’Union coupe son vin ! La p’tite dernière (2004°) : pas moins de 10 pays rejoignent l’Union en 2004. Des pays baltes et slaves (Lettonie, Estonie, Slovénie, Slovaquie, Lituanie, Pologne, Hongrie, République Tchèque mais aussi Malte et … Chypre qui n’est pas reconnue par la Turquie … Plus d’infos sur info-europe.fr.
Quizz
Cliquez sur ce questionnaire et nous verrons si vous êtes du genre cancre ou bon élève, car toutes les réponses à ce quizz se trouvent dans cet article. Au programme, qu’est-ce qu’un baklava ? Quel est le taux de chômage de la Turquie ? Depuis quand est-elle candidate à l’UE, 60, 87, 2000 ? Quel est le nom des habitants d’Istanbul ? Quel est le régime politique en vigueur …
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ton lien vers le quiz ne fonctionne pas Elise !!!
Sinon, je sais faire les baklava (c'est pas pour rien que je me suis accoquinée à un bel athénien pendant deux ans ! :) et le moka aussi tiens !
Depuis 87 ?
Les constantinois ? les bizantins (non, ça ce sont de vrais méchants en politique)
Régime républicain avec élections et tout.
Oh la la, chui nulle. Vais aller tricher chez Wikipédia :)
Rédigé par: Cath | le 30/11/2006 à 17:59
bon, je ne vais pas passer pour une quiche, donc on oublie ce que j'ai dit sur les habitants et rectifie (merci Wiki de me donner autant l'air culturée) :
Les habitants de Byzance étaient les Byzantins et ceux de Constantinople les Constantinopolitains.
Les habitants d’İstanbul sont les Stambouliotes.
Pour le reste, on attend tous le lien now !!! :)
Rédigé par: Cath | le 30/11/2006 à 18:04
je viens de voir ça, Cath, je n'arrive pas à rétablir le bon lien.
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 30/11/2006 à 18:04
enfin, après un peu semoule, le lien marche !:)
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 30/11/2006 à 18:48
ouai, un peu de Mojito aussi :)
j'ai 7 sur 10, me suis gourrée dans le taux de chômage (je vois qu'on en est pas loin !!! mais bon stat' officielle ?), le nombre d'habitants (je les voyais + nombreux / effet De Villiers ?? :)) et la superficie (je pensais la Turquie + étendue)
J'ai eu aussi un copain turc d'Ankara, avec de beaux yeux vert, et beau tout court. Finalement sont beaux tous ces mecs du coin là-bas.... !
Rédigé par: Cath | le 30/11/2006 à 19:21
Pas si mal, Cath ! :)
Benoît XVI, en voyage politique à Ankara, après avoir adressé un geste symboliquement fort à la communauté musulmane échaudée après la dérive papale de Ratisbonne, s'est déclaré prêt à envisager l'adhésion de la Turquie en Europe...
La Turquie nous rejoindra mais quand ?
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 01/12/2006 à 09:18
Encore une fois, quelle clarté et présentation du propos. Bravo... mais je souhaite revenir sur un détail, tiré de notre manipulation médiatique sur la "dérive papale".
Mes deux miss les plus intelligentes du blog, ne vous faîtes pas avoir par les médias comme deux gamines !!!
Pardon de cette trivialité... mais je me permets de revenir sur les textes et contextes de Ratisbonne. Vous êtes-vous procurée les texte intégral du discours d'histoire politique et théologique de ce "séminaire" ?
Je l'ai fais parce qu'au moment des faits j'ai été extrêmement choqué par les propos, non pas sur une question de fond... çà c'est au libre-arbitre de chacun de voir ce qu'il veut trouver devant sa porte, mais sur la forme !
Est-ce le rôle d'une personnalité religieuse de faire étalage de combats d'arrière garde !
Je pense que non, et tel ne fut pas le cas ! Donc vous livre une synthèse "objective" du propos qui fut tenu...
Le discours se base sur les erreurs dans l'histoire commises par l'Eglise et au nom de l'Eglise, c'est une auto-critique de plus de 4 heures illustrée par des propos historiques démontrant la bêtise de l'orgueil d'une Foi sur une autre...
Et l'extrait mis en boucle par les médias... hors contexte comme d'habitude dans ce genre de cas... a fait démonstration de l'absurde !
Il ne faut pas prendre les musulmans pour des crétins sans amour-propre. Comment croyez-vous que les dignitaires turques (religieux et politiques) auraient pu accepter que cet homme foule leur sol s'il y avait eu la moindre preuve comme quoi cet élément hors contexte pouvait être ou devenir doctrine de l'Eglise ?
Bien-sûr ceci fait le jeu des anti-pape et des extrémistes musulmans qui n'en demandaient pas tant pour enrichir leur crachat anti-occidentaux !
C'était juste un petit éclairage sur cette situation équivoque et complexe.
En revanche, la gestion de la crise fut à mon sens pas assez mauvaise !
Et sinon pour en revenir à ton sujet d'origine sur la question turque, franchement j'ai du mal à concevoir ce qui fasse d'eux des européens.
Et là je retourne lire encore tes propos... car il tellement riche d'enseignement qu'il mérite plusieurs passages.
Billedeclownment tien !
Rédigé par: Bille de Clown | le 01/12/2006 à 17:49
Bonsoir et merci Bille de Clown pour ce point recontextualisant. A ta question, je réponds non et confesse que j'aurais dû partager ta curiosité, car je sais combien il est facile de tronquer la pensée d'un homme en sortant une phrase de son contexte. cependant, si Ratisbonne, et un article du Monde le mit en exergue, fut également l'occasion d'un exercice d'autocritique de l'Eglise par le biais du pape, Benoît XVI suscite d'emblée des réserves, tant les a priori peinent à se dissiper sur sa personnalité même. Théologien précis et même brillant, le cardinal qui allait devenir pape n'était pas le "candidat" le plus ouvert et tolérant qui soit.
Pour en revenir à la Turquie dans son histoire la Turquie a construit l'Europe, certes elle aujourd'hui plus orientale qu'européenne mais si l'on veut retenir qu'un argument géopolitique, ses bonnes relations avec Israël et sa situation avancée en Orient, en font un allié incontestable.
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 01/12/2006 à 18:11
Je suis sur les fesses ma chère Elise, je ne te savais pas que tu étais une telle experte de la question turque... à laquelle je suis évidemment sensible étant moi-même une grande amoureuse de la Turquie poussant ma dévotion jusqu'à épouser un Turc (mais bon, j'avais déjà fais une licence de turc avant, écris un guide sur Instanbul, etc...). Tu fais bien ressortir toute la complexité et les contradictions de tout ce qui touche à la Turquie, ce n'est jamais un pays dont on peut parler simplement entre le pain ou le fromage : "régime turc", "génocide arménien", "minorité Kurde", "droits de la femme" "montée de l'islamisme" sont autant de sujets qui nécessiteraient
1. une connaissance approfondie du sujet, de l'histoire et de la culture du pays et
2. trois heures de discussion devant soi...
Le problème avec la Turquie, c'est que la plupart des gens ont vis à vis de ce pays des préjugés sans fondement (quoique parfois attisés par les Turcs eux mêmes)... moi la première : la première fois que je suis allée en vacances en Turquie j'y suis allée à reculon, j'avais vu Midnight Express et je croyais que tous les turcs étaient des barbares moustachus, j'ai été séduite - comme beaucoup de ceux qui font le déplacement et comme Benoît XVI qui a déclaré avoir "laissé une partie de son coeur à Istanbul" - par le sens de l'hospitalité, du service, le goût pour l'altérité, la générosité gratuite et raffinée de ce peuple (dont je pourrais vous parler pendant un demi siècle... même si là encore le tourisme a pas mal perverti ce bel esprit). ET surtout, je rejoins, Cath, LES TURCS SONT BEAUX, avec ce mélange de sensualité, de nonchalence et de virilité proprement irrésistible. Quelques échantillons ? Faites un tour sur mon album-photo "Best of Turquie" sur mon blog : ttp://lemondedejuliette.over-blog.net/photo-237955-capitaine_jpg.html
Rédigé par: Juliette | le 02/12/2006 à 11:15
Bonjour Juliette, ah Midnight Express, un chef d'oeuvre mais qui ne fait pas bonne presse aux turcs, en effet!
Dommage, tu es sûre que tu n'as pas trois heures ? ;)
Je n'ai pas la chance de connaître ce pays comme toi, ni même la langue, mais qui ne peut être touché par son ambivalence et la densité de son histoire ? Je vais faire un tour du côté de Best of Turquie :)))
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 04/12/2006 à 08:50
c'est ton droit de souhaiter l'entrée de ce pays dans l'union européenne, encore ne faudrait il pas commencer par écrire n'importe quoi. Je ne citerai que cette phrase :
Pour l’anecdote, la seule transgression à la liberté religieuse des pays envahis, quand ils étaient chrétiens, se résumait à l’interdiction de faire sonner la cloche en même temps que l’appel à la prière musulmane.
Privés d’Hostie ? Ciel ! Quelle privation …
il aurait au moins été utile de rappeler que si par exemple la conversion ne fut pas systématique, c'est en raison en grande partie des taxes imposées sur les populations infidéles.
J'imagine ce que ce type de grandiose politique donnerait si l'on se permettait de taxer ainsi les musulmans en France !
Quelle privation dis tu ? sais tu ce que cela représente pour un croyant ? pas grand chose, mais je sens déjà la sensibilité a géométrie variable.
privés de mosquées en France ? ciel quel privation !
tu n'oserais jamais écrire ce type de phrase.
je ne détaillerai pas la simple présence ottomane en Crète pas plus que dans l'histoire balkanique.Trop a dire, mais les haines d'il y a peu - et encore d'aujourd'hui - sont aussi à rechercher dans cette occupation impérialiste du territoire européen que tu laisses entendre si paisible et se résumant à des histoires d'hosties.
Recherche un peu qui étaient ces gentils Janissaires de l'empire ottoman et tu verras qu'enlever des enfants des familles chrétiennes c'était bien autre chose que ton histoire de cloches.
Je ne saurais que recommander de laisser ce pays à la place auquel son nom le prédestine : à la porte. Peut être sublime. Mais bien fermée.
Rédigé par: Olivier Davoust | le 04/12/2006 à 20:26
Olivier, je n'ai pas le temps de répondre mais je vais essayer de le prendre Je te trouve bien véhément. Tu es allé citer le seul passage où je me permets un écart humoristique. ce passage n'est en aucun cas représentatif d'un article que visiblement tu n'a pas lu en étier. Sinon, tu y aurais vu que les points noirs étaient également pointés. Je suis en effet pour l'entrée de la Turquie dans l'Europe mais cet article n'oublie pas les droits de l'homme, la situation des femmes, la situation des minorités... Mais l'as-tu seulement lu ?
Tu te laisses aveugler par tes propres convictions.
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 05/12/2006 à 08:36
Quel article ! voilà qui devrait faire un peu progresser la connaissance et la compréhension de ce pays.
Je n'ai pas d'information particulière à ajouter en dehors de mon propre témoignage de turquo-sceptique converti à l'intégration de ce pays dans l'Europe des 25 cet été :
Avant de partir en congés dans ce pays, je soutenais mordicus que la Turquie ne pouvait entrer dans "notre" Europe du simple fait géographique : elle n'a qu'un orteil sur notre continent, comme vous dites, tout le reste étant situé sur la plaque asiatique. Sur cette base géographique des contours de l'Europe, il ne peut y avoir de discussion. Seulement qu'est l'Europe ? bien malin celui qui pourrait répondre à cette question ! ainsi, en l'absence de projet politique ou idéologique européen, pourrait-on débattre pendant des heures de la pertinence d'intégrer ou non ce pays sans évoluer d'un pouce parce qu'au fond, nos arguments les plus forts sont émotionnels et non rationnels : la peur de l'inconnu, de l'autre, des "musulmans", comparés à un nouvel envahisseur ou barbare, d'un pays soit disant en retard sur l'application des droits de l'homme etc.
Il est bien sûr inutile de rappeler que les femmes françaises ont obtenu le droit de vote plus tard que les femmes turques et qu'une femme meurt chaque jour en France dès suites de "mauvais traitements" de la part de son mari.
En somme, en entrant dans ce pays, j'ai laissé dehors mes préjugés pour voir ce qu'il en était vraiment. certes, je ne prétends pas connaitre ce pays après y avoir passé 15j mais je crois avoir perçu quelque chose qui devrait nous faire réfléchir avant de dire n'importe quoi : tous les turcs que j'ai rencontré étaient très aimables, très accueillants et parlaient avec bienveillance de la France et d'une certaine amitié qui unirait nos 2 peuples depuis bien longtemps. Ils parlaient aussi de l'Europe comme d'un ensemble de pays avec lequel ils partagent une histoire plusieurs fois millénaire, à commencer par le christianisme, NOTRE religion, qui doit beaucoup de sa survie dans ses 1ers siècles à l'hospitalité anatolienne puisque le voyage du pape en Turquie à permis de rappeler que plusieurs apôtres et Marie elle-même avaient trouvé refuge dans ces contrées lorsqu'ils étaient pourchassés en Judée. C'est toujours en Anatolie que la chrétienté s'est développé comme ne témoignent de nombreux sites historiques.
En somme, qu'est-ce qui devrait vraiment guider notre choix ? je pense que ce devrait être ce qu'on appelle l'amitié entre les peuples. Certe, celà peut paraître naïf ; pourtant, cette amitié, je l'ai sentie bien vivante et je crois qu'elle peut engendrer une plus grande stabilité pour l'Europe, particulièrement en ces temps de violences et d'exacerbations des différences religieuses ou communautaires.
N'oublions pas que l'Europe s'est construite sur l'idée qu'une coopération économique entre la France et Allemagne permettrait de rapprocher ces 2 pays et de créer des liens d'amitiés durables entre ces 2 peuples qui s'étaient déchirés par 3 fois depuis 1870 ! Alors pourquoi ne pas faire de même entre l'Europe et la Turquie et entretenir ce qui nous unis plutôt que se qui nous différencie ?
Aujourd'hui, je ne suis plus sceptique, bien au contraire, et, bien que critiquant ce "machin" qu'est l'Europe, je souhaite que la Turquie l'intègre. Je trouverais réellement idiot qu'on lui fasse payer notre absence de vision sur ce fameux projet européen. Et puis si nous n'aidons pas ce peuple à entrer dans l'Europe, alors nous briserons peu à peu cette amitié ancienne et prenons le risque que les sentiments des turques à notre égard ne changent négativement et se radicalisent. Nous aurons alors un jour à notre porte un pays hostile, courtisé et courtisant d'autres pays, encore plus hostiles, peut-être décidés à en découdre un jour avec nous ...
Rédigé par: Photigule | le 05/12/2006 à 18:33
Merci pour ce témoignage à la fois subjectif et étayé, Photigule. :)) Oui, je crois comme toi que nos arguments sont avant tout émotionnels, affectifs dès qu'il s'agit de la Turquie, c'est dire qu'ils n'en sont pas.
Et, oui, en effet, la chrétienté doit beaucoup à l'Anatolie. Pour rebondir sur l'Allemagne qui compte une forte communauté turque sur son sol, liée par son histoire à la Turquie, c'est une autre passerelle, c'est un autre argument. Leur persévérance à nous rejoindre a plus de poids encore. :)
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 06/12/2006 à 12:08