Quand "la Terre fait son cinéma"
Parce qu’il n’y a pas qu’Al Gore qui sache parler d’environnement, et
surtout, le filmer, ne manquez pas cet événement qui se déroule à La Pagode,
l’un des plus beaux cinémas de Paris !
Je vous l’annonce avec un peu de retard, ayant failli passer à côté.
La programmation est très dense. Découvrez-la sur le
site du festival.
Ce lien vous renvoie uniquement à la programmation documentaire. Donc prenez le temps de tout découvrir.
Car il y en a pour tous les goûts, pour tous les continents. Docus,
fictions, longs et courts-métrages, rencontres, débats. Et des traverses
politiques, sociales, économiques qui font comprendre aux plus débonnaires d'entre nous à quel point parler d’« environnement » ne se limite pas au tri sélectif ou à
la gestion des espaces verts dans sa commune. A vouloir plus de fleurs
dans les ronds-points, de squares arborées et de jolies plantes vertes chez soi.
Gage supplémentaire de qualité, le photographe Yann Arthus-Bertrand, acteur engagé du combat écologique,
est le parrain de ce festival, et le réalisateur, Jean Becker, le
président du jury.
Hors les murs de notre cannibalisme environnemental, le septième art aime la nature.
Les problématiques environnementales sont restituées dans leur complexité. C'est enfin la vraie diversité sur la toile, la biodiversité et la diversité culturelle, agrémentées peut-être d'un zeste d'altermondialisme ; avec, pour héros, des femmes et des hommes, des animaux, des oiseaux, des gorilles... également menacés dans leur survie.
Montrer ce qui fait peur, et à raison, montrer ce qu’il faut défendre, et ce qui se met déjà en place. Comme cet étonnante ferme pénale aux Phillipines que décrit le documentaire Hors les Murs. Une ferme « fondée aux Philippines en 1904 par l’administration coloniale américaine, (…) quasiment autosuffisante et autogérée par des prisonniers de longue peine devenus agriculteurs, pêcheurs, éleveurs, surveillants... ».
Des initiatives qui donnent l’espoir, portées par la conviction que le retour décidé de l’homme à la nature – pour nous qui nous en sommes détournés au point de traiter les peuples natifs de primitifs – est essentiel et incontournable. Nous, occidentaux, ne redeviendrons jamais des peuples premiers, mais nous avons le devoir de remettre la nature au centre, de changer de comportement vis à vis d’elle, de passer de la prédation à la plus complète protection et vie harmonieuse. Nous pouvons être au faîte de la communication mondialisée et être plus citoyens, plus éco-responsables que jamais.
Pour télécharger la grille des programmes. Cliquez sur le pdf : Téléchargement FIFE2006.pdf
.
Vous avez encore quelques minutes pour courir à un débat sur le réchauffement de la planète. A dix-neuf heures trente, « Mourir d’amiante.»
Le cinéma La Pagode ne compte que deux salles mais se rattrape sur la qualité de sa programmation et de son décor d’exception. Construite dans l’élan de la Belle époque, en 1895 sur l’ordre d’un ancien directeur du Bon marché qui en fit cadeau à son épouse, La Pagode fut transformée en salles de cinéma en 1930. Classée aujourd’hui monument historique, elle figure une parenthèse exotique dans le septième arrondissement haussmanien et n’a pas de pagode que le nom. Véritable pagode ornée d’un jardin luxuriant aux fragrances asiatiques, sa programmation art-et-essai, hors ce festival, vous l’aurez compris, est le plus souvent dédiée à l’Asie. La Pagode abrite, en outre, un agréable salon de thé. Sa grande salle pourpre tout en longueur au plafond décoré nous plonge dans une délicieuse ambiance théâtrale.
Autre avantage, pendant ce festival, c’est gratuit… dans la limite des places disponibles. Bref, il y aura foule mais sans doute pas assez encore. Car quand il s’agit de l’avenir de notre planète, de notre avenir, serons-nous jamais assez mobilisés ?
Pour vous y rendre :
Cinéma La Pagode, 57 bis rue de Babylone - 75007 Paris
Métro : Saint-François-Xavier
Tel : 01.45.55.48.48
Une dernière chose, si vous avez la chance de pouvoir y assister, essayez de vous y rendre en transport en commun ou à pied.
En toute chose, cohérence est bonne !



Je suis allée à la cérémonie d'ouverture (ce festival est organisé par mes amis de Marseille) et effectivement, belle programmation dans un cinéma magique ! J'ai même vu Christophe Lambert en vrai et après j'ai pu le découvrir dans une jolie fable où il parle à un lièvre !
Rédigé par: Céline aka VPS | le 29/11/2006 à 11:29
Eh bien tes amis de Marseillr avaient mis les petits plats dans les grands, Céline! Quelle belle réussite que ce festival. Tant de pistes lancées ! J'ai pu voir quatre documentaires (dont Hors les murs que j'avais brièvement évoqué, le synopsis m'ayant interpellér, et dont j'ai envie de vous reparler) mais n'ai pas pu assister à la soirée de visionnage des lauréats hier soir. Je ferai probablement une note complémentaire.
est-ce que tu sais déjà quels sont les films qui réapparaîtront bientôt dans le circuit de distribution ciné-télé-dvd ? Je comptais contacter quelques uns des distributeurs pour avoir plus d'infos.
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 29/11/2006 à 15:21
Je n'ai aucune idée, je n'ai pas pu suivre le festival... Mis à part le film d'ouverture qui sera en salles bientôt...
Rédigé par: Céline aka VPS | le 05/12/2006 à 11:19