La non-déclaration du candidat Sarkozy - entre slogan trompeur et détournement des 35h
Jeudi 30 novembre. Le ministre de l’intérieur et président de l’UMP s’est enfin déclaré candidat à l’investiture du parti qu’il emmène.
Un non-événement tant sa candidature était annoncée. Toute son action à
l’Intérieur va d’ailleurs dans ce sens. Du mouvement, des caméras, des
policiers, des poignées de mains, un sourire qui se veut rassurant au
Journal Télévisé.
Nous connaissions le ministre, médiatique, le chef de l’UMP, autocratique, tentons de découvrir le candidat. Celui qui se voudrait chef de tous les français, est-il capable de les rassembler ? Parallèlement, nous appuyant sur une déclaration de Nicolas Sarkozy, pour l'heure candidat unique de l'UMP, désireux de réduire dans une vision très scolaire les 35h à du "temps libre", nous engagerons une réflexion débarrassée des préjugés et divisions de partis sur les 35h. Ou la nécessité de ne pas confondre conséquence et cause. De la non-déclaration aux non-propositions, il y a peu.
L’Express a définitivement choisi de réduire les prochaines présidentielles au « duo » Ségo-Sarko, selon le mot de François Bayrou. Titrant récemment sur cette tournure très relâchée : « Comment ils veulent nous séduire ? ».
En effet, le visuel de couverture montrait les deux candidats préférés des français, selon les sondages. Ségolène Royal y apparaissait… royale. Radieuse au premier plan éclipsant un Nicolas Sarkozy, rélégué au deuxième plan, plus préoccupé. On sait à quel point et c’est navrant, un combat politique peut se jouer sur un match de photos par médias interposés.
En réplique, l’homme a persiflé l’ « ordre juste » défendu par Ségolène Royal. Il a emboîté le pas des envieux - y compris au PS - lui niant toute envergure internationale (elle est en ce moment même au Liban) et économique. En quoi est-il sensé être plus pertinent ? L’a-t-on vu aux finances ? L’a-t-on vu dans un rôle autre que de superflic de France avec pour ennemi non pas le méchant terroriste voulant abattre Mister President mais le méchant immigré, puisant ses modèles du côté de l’Arme fatale ou de 58mn pour vivre plutôt que s'inspirant d'éminences politiques irréprochables ? Dominique de Villepin avait su s’imposer aux Affaires Étrangères dans un contexte périlleux.
Bataille de slogans
A l’«ordre juste », tentative d’insuffler du social dans un cadre républicain affaibli, dévitalisé par des politiques de suspicion, de sélection, et d’épuration, le mot n’est pas trop fort. Son slogan de campagne ? ». Qu’a-t-il à lui opposer ? « La rupture tranquille. »
Ne riez pas. L’homme, suractif au point d'en paraître fébrile, n’a pourtant rien d’un épigone de François Mitterrand. "La force tranquille" seyait au personnage.
Nicolas Sarkozy tente manifestement de rassurer. En d'autres temps, nous avons vu Jacques Chirac, (l'homme qu'il ne veut surtout pas imiter), au débit sec, saccadé, et à la gestuelle brusque et heurtée, s'imposer le miel du Zen. S'obliger à plus de sérénité. C'est vraisemblablement cette posture qu'il a choisi d'imiter. Car le seul Lieutenant Karcher ne peut prétendre rassembler. "La rupture", souligne un article de L'Obs, serait là pour marquer une prise de distance avec le chiraquisme. Gageons que les chiraquiens lui revaudront.
L’éthique républicaine voudrait précisément que Nicolas Sarkozy rompe tranquillement avec sa charge ministérielle pour ne pas confondre intérêt général et intérêt personnel, caisse de l’état et caisse de campagne.
Reste à savoir enfin si Nicolas Sarkozy sera candidat face à lui-même ou si l’UMP organisera des primaires. Un trio pourrait alors se dessiner : le ministre de l’intérieur face au Premier ministre, Dominique de Villepin, et face à « Mam », Michel Alliot-Marie, ministre de la défense.
Si tel était le cas et que l’éthique était respectée, notre gouvernement en serait profondément dépeuplé…
Détournement des 35h. Ce temps libre qui n’en est pas.
Par ailleurs, traditionnellement, Nicolas Sarkozy est revenu sur les 35h, proposant de libéraliser les heures supplémentaires, les rendant possible à l’envi et sur le principe du « volontariat » dans le privé mais aussi dans le public. Son argument : il ne sert à rien d’avoir « du temps libre » quand on ne gagne pas assez pour en profiter. Facile et surtout spécieux et fallacieux. Est-ce donc qu’il ne voit dans les 35h que du "temps libre". Que cette confusion puisse être faite par une population peu informée, admettons. Il y aurait alors simplement confusion entre l’effet et la cause ; car ce temps libre – qui est aussi un temps libre pour consommer et booster l’économie - n’est qu’une conséquence et bénéfice supplémentaire de la réduction du temps de travail, ce n’est en aucun cas ce qui a motivé sa mise en place. Ce qui a motivé la création des 35h, c’est le constat fondé entre autres sur l’analyse convergente d’économistes prospectifs, comme l’américain Jeremy Rifkins, que nos sociétés et le monde du travail avaient muté, qu’il fallait partager mieux le temps de travail, et accepter de travailler moins ou risquer de ne bientôt avoir qu’une personne sur deux dans un couple qui aura la chance, eh oui la chance, de travailler. Quelle régression !
Le productivisme individuel n'est plus la solution car la productivité de nos sociétés n'est pas en cause. Elle se porte bien. Trop bien. La révolution de nos modes de production rend caduque cette solution à courte-vue, parfaitement dépassée, obsolète, ringarde et dangereuse.
Ne vidons pas cette mesure courageuse de son sens. Travaillons au plus juste sur son applicabilité. Faisons cesser cette dialectique grotesque d'une droite qui travaille et défend le travail face à une gauche qui bulle. Restons fermes sur le paraphe "réduction du temps de travail sans réduction des salaires", ou le pouvoir d'achat et donc la croissance de l'économie française s'en ressentiront. Son but est et demeure la création d’emplois. Dans les entreprises où elle peut s’appliquer pleinement, sa mise en place a prouvé qu’il n’y avait pas de perte de rendement, au contraire. Dans les TPE, (très petites entreprises), la donne est évidemment différente.
Un effort supplémentaire peut être fait en direction des entreprises. Alléger plus encore les charges à la condition incompressible que les entreprises appliquent les 35h et recrutent. Si possible en CDI. Et non pas ne s'acquittent de seules missions courtes.
Je reviendrai plus en détail sur les causes structurelles qui rendent indispensable et salutaire la réduction du travail collectif et sans discrimination du temps de travail. Fini le temps partiel qui devait échoir aux femmes, laissant ainsi la part du lion, plus de responsabilités et de postes aux hommes ! Afin que l’égalité dans l’accès au travail et la liberté d’en jouir ne se borne pas, par irresponsabilité ou étroitesse de la vision politique, à l’égalité dans le chômage, nous devons réagir et pas comme nous le propose Nicolas Sarkozy. Mais je suppose que lorsque que l’on applique pour soi-même le cumul des mandats : réduire le temps de travail pour mieux redistribuer le travail n’est pas un argumentaire que l’on peut entendre.
Faisons confiance aux électeurs. Le jour du scrutin, se remémorant Brassens, peut-être fredonneront-ils : "J'ai l'honneur de/ ne pas/ te demander/ ta main/ ne gravons pas nos noms au bas du parchemin."



Alors que bougonne et de mauvaise foi, j'allais répondre tel le Stroumpf grognon : Ah çuilà pâs envie ! .. pour la seule et unique fois (Elise, tu ne m'en voudras pas) je me refusais en bonne autruche et au vu du sieur en photo, de lire au delà de l'accroche de ton article. Par mauvaise conscience... j'ai zieuté sur la dernière phrase. Et ouf, Brassens nous réunit. Donc rassérénéé, je remonte l'article à l'envers et je réitère : Ah çuilà pâs envie !
Rédigé par: ASF | le 01/12/2006 à 11:55
Antonia, quel plaisir de te lire. :))) Nous partageons Brassens, ça ne me surprend pas. ;) "çui-là pas envie", je te comprends, l'article ne fait pas son apologie, tu t'en doutais, sans n'en plus tomber dans le brûlot parfaitement contre-productif, je voulais revenir sur le contexte de sa candidature mais plus spécifiquement sur sa charge prévisible et récurrente contre les 35h. Je voulais en finir avec cette réduction des 35h à leur effet et bénéfice "collatéral", le temps libre. Un amalgame qui parle au-delà de son parti à tous ceux qui n'en bénéficient pas et dans un réflexe d'envie bien compréhensible vide cette mesure de son sens premier : un meilleur partage du travail, la création d'emplois, une tentative au long cours de dé-chroniciser le chômage.
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 01/12/2006 à 12:11
Elise, je peux t'assurer que son CV, ses déclarations, ses intentions, son réseau de relation, vont être passés à la loupe - et au karcher ? N'est-ce pas, c'est là notre liberté, puisque Monsieur n'a que ce mot à la bouche...
Rédigé par: grellety | le 01/12/2006 à 12:44
A quand le mixeur? Comme ASF je me suis laissé un peu entraîner par ton article. Globalement d'accord quoique. C'est vrai que le personnage irrite par de multiples côtés. Pour autant il a pour lui une proposition. Elle est sympathique mais bien mièvre. Ailleurs silence radio. Quand pourra-t-on composer le président idéal en prenant le meilleur de tous? Je reste sur ma faim, dommage.
POur revenir aux 35 heures, il me semble que le pari était de provoquer la création d'emplois à partir d'une règle mathématique triviale : dans une économie de production et de besoins constants, réduire le temps de travail est une forme de démultiplication -partage. Quelle utopie. La conséquence : augmentation des coûts salariaux entraînant les délocalisations notamment. Et de plus, la réforme a entraîné un accroissement de la charge de travail pour le middle management par exemple. La mesure initiale avait une ambition assez électoraliste de la part de Martine Aubry alors que la reflexion sur la flexibilité aurait été plus intéressante à mon sens. A quand un candidat qui puisse s'imposer par son charisme, son savoir faire, son brio, son intelligence et son honnêteté?
J'ai été long. C'est la preuve une fois de plus de l'intérêt de tes post Elise. Merci:))
Rédigé par: arnimaje | le 01/12/2006 à 13:37
Arnimaje, qu'il y ait des efforts à fournir quand à leur application, nous en sommes d'accord, mais ce n'est en aucun cas une utopie électoraliste mais le préambule d'une remise en question nécessaire de notre économie. Je t'engage vivement à lire : la fin du travail de Benjamin Rifkin.
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 01/12/2006 à 13:56
Je n'en doute, Grellety. Nous verrons s'il s'est trompé de pays - cette admiration pour W.Bush au seul titre qu'il dirige les EU - ou si c'est nous qui ne nous reconnaissons plus dans la France. :)
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 01/12/2006 à 13:59
Cher Grellety, j'attends avec joie que vous me passiez au karcher !!!
Quant à tes opinions Elise, comme à l'habitude tu les expose avec brio et humour, ce qui me rassure sur le fait qu'un échange constructif (je ne parle pas pour moi car la bille de clown se doit de tenir son rang) peut avoir lieu avec ses contradicteurs, et ce avec élégance.
Pour moi, la solution est simple, c'est le retour de toutes façons à une forme d'ancien régime :
Bonapartisme (UMP), Orléanisme (UDF) ou Royalisme (PS) ??? Quel combat ?
C'est dur pour un vieil aristocrate comme moi de faire le tri !
J'y perd mon latin !
En fait, je vais aller à la FNAC au rayon "jeu vidéo" voir, et essayer peut-être, s'il y a la "démo-cratie" !
En tous cas, Pol, y tique !!!
Promis, je ne le referai plus !
Billedeclownment tien !
Rédigé par: Bille de Clown | le 01/12/2006 à 18:19
Ce qui m'a profondément choqué, quand il a abordé le chapitre de l'accesssion à la propriété de tous les français (sujet qui me turlupine comme vous le savez !), c'est son truc de CREDIT HYPOTHECAIRE !
Non, Sarko ne propose pas de faire en sorte d'influer sur le coût démentiel de l'immobilier et l'explosion des loyers.
Non !
Il propose tout bonnement de prendre à la gorge des millions de gens, jeunes ou moins jeunes, avec le crédit hypothécaire, système diabolique qui permet aux banques et organismes financiers de mettre la main sur l'ensemble de tes biens en cas de défaut ou d'accident de remboursement de crédit.
Donc, vive l'immobilier de plus en plus cher !
Vive les pauvres de plus en plus appauvris et dans un futur pas si lointain, tous à la rue !
J'en ai discuté avec des copains qui ont plutôt des idées à droite, car moi, je suis toujours dans l'indécision..., et ils ont été également choqués par cette proposition qui ne résoud rien mais est vicieuse comme pas permis !
Une honte !!!!!!!!!!!!!!!!!!
Rédigé par: Cath | le 02/12/2006 à 10:29
Un autre truc aux cas où de futurs riches héritiers se diraient qu'ils voteraient bien pour Sarko car à eux les gros pactoles, libres de droit de succession.
Relisez bien les petites lignes : seront libres de droits les petits et moyens héritages. J'attends encore les montants clairs et précis quant à moi.
Mais, tout en restant dans le flou et le vague, il en fait un super argument de campagne !
ah la la, chui mal !!!! :(
Rédigé par: Cath | le 02/12/2006 à 10:31
Rassures-toi Cath tu es loin d'être la seule !
Même si ma barque tire plutôt sur tribord que sur bâbord... j'avoue être énervé pour l'instant sur le vide des promesses électorales qui ne pourront être tenues de toutes façons car Bruxelles les jugera non conformes aux accords de Nice, au traité de Maastrich, et de je ne sais quelle autre conn...
C'est pour cela que je t'avais déjà écrit dans ton post sur la sosie de ségo... de ne plus t'embarrasser de toutes ces promesses, de te faire mal à la tête et à la conscience... Je pense finir sur un vote centriste... "contestataire ?"... celui-ci pesant peu malgré tout sur l'échiquier, mais je préfère lui donner ma voix n'étant pas suffisamment désespéré et immature pour partir aux extrêmes... même si le triumvir (PS-UDF-UMP) mériterait une grosse gifle en réaction à leur démocratie participative... emblème de l'hypocrisie !!!
Entre 3 maux je vais finir par choisir le moindre... et heureusement que la politique est supposée nous transporter, nous faire rêver, nous faire espérer, nous donner une vision... Hasta la Vista !!!!
J'ai juste une question technique car je n'ai pas compris la différence entre un crédit immobilier classique dans le quel de toutes façons tu perds tout si tu payes pas et le crédit hypothécaire ? Dans les deux cas la fin est la même si t'es coincé ?
Merci de vos éclairages, mesdemoiselles, mesdames, princesses des lumières !
Billedeclownment vôtre !
Rédigé par: Bille de Clown | le 02/12/2006 à 17:57
Détendons-nous un peu et désolée Elise de faire un peu de pub pour mon jeu de piste du dimanche, mais j'aimerais bien que quelqu'un me dise où j'ai vu ce chat-là ?
cha-la-la.... tiens ça me dit quelque chose (un truc à voir avec le billet sur la Turquie un étage plus bas ???)
Love love love !!!!!
Rédigé par: Cath | le 03/12/2006 à 11:09
Bonjour à tous! :)
le crédit hypothécaire ou comment hypothéquer son avenir en votant Nicolas Sarkozy. :)
A tribord, Bille de clown, et au sein même de l'UMP des courants se créent et s'affontent. Sur nombre de points, Nicolas Sarkozy et son porte-parole conseiller spécial Patrick Devédjan ne convainquent pas.
Ajoutons à cette proposition de crédit hypothécaire, l'admiration outre-atlantique bien peu critique et si peu gaullienne, la tentation de supprimer le rôle du premier ministre pour faire du président un chef d'Etat et un chef du gouvernement, bref plus que jamais un monarque.
Pensons encore à ce contrat unique, faux cdi (en réalité sorte de CNE unique) et faux progrès, qui facilite peut-être en apparence la bureaucratie mais qui rend le salarié plus facilement éjectable à peu de frais, avec moins encore d'indemnités de licenciement, est un tel déni des droits et protection du salarié au point qu'aucun syndicat, pas même la CFDT et la CFTC n'en veulent.
François Bayrou et l'UDF grignoteront sans doute les mécontents de tribord si l'UMP ne fait pas de primaires de peur de voir émerger un candidat alternatif qui pourrait bien se présenter quoi qu'il en soit, sans l'aval de son parti.
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 04/12/2006 à 08:39
Bonjour à tous
Avez vous vu la déclaration de Bayrou? Je serais assez d'accord avec son propos même si le personnage m'apparaît bien poussif : arrêtons de diviser la France en un rituel gauche-droite qui essaye de nous séduire par une surenchère de promesses dont on sait très bien qu'elles ne seront pas tenues et dont le jeu consiste, lorsque l'un accède au pouvoir, de détruire ce que l'autre a fait et vice versa. Ce rituel est alimenté par les média (cf couverture de l'express et autres). Oui les US ne sont pas un exemple alors pourquoi faisons nous la même chose?? Bien cordialement :))
Rédigé par: arnimaje | le 04/12/2006 à 14:48
Je te rejoins sur ce rituel infantile consistant à défaire ce que l'autre a fait - quoique parfois les erreurs sont si graves, se défendront les uns et les autres, qu'il faut bien les réparer - et sur la montée du centre ; mais aujourd'hui, force est de reconnaître que ce sont bien deux partis aux ancrages clairs, l'UMP et le PS, qui s'imposent encore en partis de gouvernance. D'où ce duel médiatique qui peut lasser.
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 05/12/2006 à 08:46
Bonsoir Elise,
La question de fond est : "Est-ce que nous avons vraiment besoin de travailler davantage ?"
Les 35h ont été un coup d'épée dans l'eau. La seule chose qui s'est trouvée améliorée, c'est la flexibilité, et par voie de conséquence, la productivité. Il n'y a pas eu d'embauches significatives liées aux 35h ; on a tout simplement mieux géré les "moyens" humains. C'est ainsi dans mon entreprise, une grande entreprise, et il y a de fortes chances pour qu'il en soit de même dans les entreprises de moindre taille.
Bon allez Elise, Sarko-Ségo, je les mets dans le même tonneau (tu le sais). Il ne s'agit plus de travailler plus ! Pourquoi faire, encore de la croissance ? Il va falloir commencer à réfléchir sérieusement et ne plus promettre la Lune, à qui veut bien le croire. Il y a des échéances d'une toute autre nature devant nous, qui vont nous pousser à des choix drastiques en matière d'environnement. Pourquoi différer le tour de vis ? Voilà le vrai problème. Sans doute n'est ce pas payant électoralement parlant.
Quand je pense que Ségolaide s'assoit bien régulièrement sur les positions du PS. Un exemple ? Au sujet de l'Europe et de la Constitution. Elle vient de signer un document sur la plate-forme de gouvernement commune avec le PRG en contradiction avec la position du PS (qui refuse maintenant la ratification du Traité tel quel) qui veut que seuls les parties I et II soient révisées.
Bien voilà une belle preuve qu'elle n'a rien à foutre du choix des français.
Je te conseille la visite d'un site ségo-décapant www.segostop.com . A prendre au deuxième degré certes, mais quand même... je l'aime bien ce site moi. Il pointe du doigt certains aspects de la dame, un peu trop clean, pour l'occasion.
Bizzz JB
Rédigé par: impolitis | le 06/12/2006 à 19:27
Bonjour Impolitis, pas payant électoralement parlant ? si c'est encore la croyance dans laquelle s'enferment les responsables politiques quel que soit leur bord, ils sont dans l'erreur, l'urgence à réagir en matière d'environnement et de faire un effort économique commun, mondial, est en train de s'imposer, de même que l'idée que l'environnement (et c'est déjà le cas) va remodeler notre économie.
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 07/12/2006 à 08:53
Bonsoir,
Petit ajout en passant Elise,
Pas payant électoralement, je persiste. Pas encore... Ce n'est pas la "candidature" fantoche de Hulot qui va ameuter les foules – je ne crois pas à son 10%-, les verts sont trop divisés, la candidature unique de l'ultra gauche représentera un désir productiviste verdâtre (si elle arrive à voir le jour - réponse demain), les "décroissants" pas encore organisés, et je m’abstiens de parler de ta candidate... Pazienza !
Mais ce serait électoralement payant, j'en suis sûr, si une tendance radicale se détachait. On ne va pas pouvoir tergiverser longtemps. Je m'aperçois que des gens autour de moi émerge une prise de conscience réelle de l'impasse capitaliste, mondialiste, à la faveur - merci Bush-, de l'enterrement que les USA sont en train de s'organiser en Irak.
Ensuite tout dépend de ce que l'on met dans cette "réaction en matière d'environnement"... Oui, la marmite frémit, du point de vue économique, on le voit bien dans l'éolien, mais ce sont des niches. Tant que ça rapporte du fric, ça va, mais pour gagner du fric, il faut toujours qu'il y ait un pauvre. Le pauvre peut s’appeler le cas échéant Nature. Eh oui. Bizzz JB
Rédigé par: impolitis | le 08/12/2006 à 21:52
Attends, je suis plus optimiste que toi. Quand on évoque une économie écologique, c'est pour la voir centrée sur l'environnement, à son service, sachant tirer profit de la nature mais surtout profiter à la nature. Bref, d'une pierre de coup, social et environnemental. Nombre de métiers vont avoir à se développer pour être en adéquation avec ce nouveau et heureux règne.
Les verts sont divisés, c'est vrai, mais si peut-être est-ce au profit d'une dispersion nourrie et durable de leurs propositions et réflexion sur les partis de gouvernance à gauche mais aussi à droite.
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 11/12/2006 à 17:09
Ben oui, peut-être, mais désolé en ce moment je n'arrive pas à être optimiste.
Les bazookas sortis sur la scène politique (tous bords confondus) m'attristent et me montrent bien que les hommes ne sont pas prêts à s'entendre, alors qu'il y a une urgence vitale pour la terre. Je répète que les tergiversations ne sont plus d'actualité, en ayant bien conscience de prêcher un peu dans le désert. Tiens, je vais écrire un poème sur mon état noir...
En plus pour alimenter mon humeur noire, je me suis payé le rapport de la CIA sur l'état du monde ne 2020. Je n’aurais pas dû... Je n’aurais pas dû, ça non. Faut être maso (je le suis donc ?)
Bizzz , JB
Rédigé par: impolitis | le 11/12/2006 à 19:01
Tu fais passer le calumet ?...scie aïe... hey ! Je serais heureuse de le lire.:)
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 11/12/2006 à 19:03
je viens de laisser un message sur yquem et je m'apercois au travers de votre article que l'avantage de yquem sur sego et sarko c'est que lui fait vraiment la difference avec les autres vins et on peut de suite le sacré liquoreux du monde....
De sa pureté afficheé sur l'étiquette a la pureté de sa matiere ,son gout ,son equilibre,sa fraicheur,son potentiel au vieillissement,son plaisir sans cesse renouvelé,les sensations qu'il vous procure,les chemins ou il vous emmene:rien n'est tromperie....
Plus serieusement ,je ne suis pas forcement d'accord avec vous ,par contre si vous avez besoin d'une vision d'un chef d'entreprises (petites ce jour )mais ex cadre sup dans la gande distribution je pense avoir une vision assez large au niveau de l'employeur(je me suis trouvé a gerer des situations de crise, de process de vision ,face a des equipes de plus de cinq cents personnes et a participer a la tete de groupe a d'autres choix.)
je ne suis pas pro sarkozyste surtout qd j'entends le discours charleville,par rapport a une prestation face a a.Chabaud.Le coté la france a peur me fait peur!
Le plus grave dans tout ça c'est qu'il n'y a personne en ,disons que ça manque de soufle.....
Je n'ai pas de solution juste un angle de vue qui peut enrichir une vision que je trouve trés ,trés réductrice...A bientot peut etre pour des sujets autres
Rédigé par: pascal | le 20/12/2006 à 21:57