De l’art d’être une belle plante
Ne croyez pas à un nouveau credo de la presse féminine dans ces pages, quoique…
Voilà un art d’être belle qui s’adresse à tous, hommes et femmes confondus. Un « ars rustica », en vérité. Vous allez comprendre pourquoi.
Vient toujours le temps dans une vie, inébranlable récurrence, de décorer son appartement. Puis ce moment où, après avoir changé la peinture, le papier peint, usé de revêtements divers, les meubles les plus cossus ou design ne suffisent plus à habiller l’espace. Il vous faut l’animer, trouver une pulsation authentique. Une respiration végétale…
Le citadin, friand de plantes en pots, achète alors une ou plusieurs
plantes vertes, d’intérieur ou d’extérieur, (ficus, pachira, mimosa,
lierre ou hibiscus…) selon qu’il possède ou non un balcon. Puis rentré
dans son antre, vient l’avalanche de questions toutes plus cruciales
les unes que les autres. Le renvoyant – non, ne riez pas – à sa propre
finitude… comment donc la nourrir pour que celle-ci ne meurt pas en temps
record. L’angoisse grandit. Cette plante achetée enjoint à une certaine
responsabilité. Ce n’est pas un animal. Ce n’est pas un objet non plus.
Puis d’effeuiller l’arrosoir. Je t’arrose, un peu (l’hiver), beaucoup
(le printemps), à la folie (l’été), pas du tout (les vacances d’été…).
Trop arroser une plante économe revient à faire pourrir ses racines.
Etre chiche avec une plante très demandeuse en eau revient au contraire
à la faire dépérir. Exposer en plein soleil une plante ombreuse, c’est
risquer de la perdre. Même sort quand le toqué d’exotisme ne vaporise
pas sur le verso les feuilles de sa plante tropicale.
Veillez bien sûr à n’acheter que des plantes idoines à votre climat ou
à défaut à l’exposition de votre appartement, à sa température, ainsi
qu’à l’emplacement qui sera le sien. Ne placez pas une plante qui
déteste le vent dans un courant d’air. Ni trop près d’un radiateur qui
chauffe en hiver et assèche le micro-climat de l’appartement une plante
qui a besoin d’humidité. Là encore, sortez l’arme fatale : votre
vaporisateur, et brumisez les feuilles d’une eau non calcaire.
N’hésitez pas non plus à placer près d’une baie vitrée une plante qui a besoin du plein soleil.
Mais au-delà de la question du climat et celle existentielle de
l’arrosage, voire même le problème phyto-capillaire de la juste la
coupe après la floraison, deux autres questions couvent, bien
embusquées.
Comment repousser les insectes (araignées rouges, cochenilles…) ? Et
surtout avec quel engrais la fertiliser pour qu’elle croisse rapidement
et que ses feuilles soient belles ?
1. Repousser les moustiques à la belle saison. Que les marchands de tabac se rassurent, perdant les fumeurs, ils auront bientôt les « hortophiles » pour clients… en effet, faire bouillir dans de l’eau un peu de tabac dans une casserole, laisser refroidir et verser dans le terreau de votre plante en pot, aucune bébête ne s’en approchera plus.
2. Comment faire des envieux. Mieux qu’une grosse voiture clinquante et
polluante, mieux qu'une montre à triple ou quadruple zéros, une plante bien verte
!
Dorénavant quand vous cuisinerez vos légumes, vous ne ferez plus
l’erreur de jeter le bouillon de cuisson. Là encore, laisser refroidir
et verser périodiquement le jus obtenu dans votre plante. Cette eau
pleine de sels minéraux lui sera un véritable bain de Jouvence. Particulièrement recommandé, le jus amidonné de la pomme de
terre bouillie ! Prenez garde toutefois à ne pas trop saler votre eau.
Ces sels minéraux s’avèreront aussi fertilisants que n’importe quel
engrais du marché, et vous sont garantis 100% naturel, 100% recyclage
écologique.
Enfin, rempotez dans un pot environ 20% plus grand une plante qui n’a
plus la place de croître, les racines manquant de place dans le pot
initial.
N’oubliez pas non plus d’ôter précautionneusement la poussière qui, jour
après jour, se dépose sur les feuilles de vos plantes d’appartement ; la
poussière empêche en effet celles-ci de bien faire leur photosynthèse.
La sécurité sociale travaillera-t-elle un jour avec les fleuristes et paysagistes ?
Partant de ce constat en vers : Une plante au feuillage bien vert,
rejaillit sur l’humeur de son propriétaire. Voilà pourquoi, ne vous
contentant plus d’AVOIR une belle plante, bien dans vos feuilles, bien
dans vos racines, vous passerez de l’auxiliaire « avoir » à
l’auxiliaire « être ». Un gain, assurément.



J'ai cette chance chère Elise d'avoir ce que les jardiniers appellent la " Main verte " il m'est arrivé de réssuciter des plantes, que l'on m'apportait, je leurs parles "alors ma petite chérie t'est pas en grande forme, allez allez y faut guérir ! " de même pour les arbustes... oui ce ne sont pas des animaux, encore que faudrait définir ce qu'est le règne animal et végétal ? Pat. l'homme qui adore les plantes, surtout les arbres, j'ai un très grand amour infini pour les arbres, je ne sais d'où çà me vient cet amour de la fôret....
Rédigé par: patlesarthois | le 22/02/2007 à 16:43
Bonjour Pat, les plantes ont cette empathie parfois mystérieuse avec leur environnement. Tu leur parles, eh bien pourquoi pas, puisque les plantes réagissent à la musique. C'est à la vibration de ton timbre qu'une plante peut être sensible en plus des soins constants que tu leur apportes. :)
Quant aux arbres. C'est non seulement faire preuve de goût mais c'est faire preuve de poésie, et pourquoi pas de moralité que d'aimer les arbres. :)
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 22/02/2007 à 16:49
Oui chère Elise, mais je dirai que chez moi qui a vécu une satannée vie jusqu'à aujourd'hui, j'ai aimé tout et tout de suite, j'ai aimé les gens beaucoup, les plantes, les fleurs. Pour les arbres alors là lorsque j'en voyais un brisé par le temps ou alors victime d'un bucheron çà me mettais mal très mal à l'aise, j'ai l'impréssion qu'il y a une âme chez les arbres, ne dit on pas l'âme de la forêt ? J'aime toucher l'ecorce des arbres, je marque sur une des pages de mon site " Vous êtes filles et fils des arbres l'amour vous tamise afin de vous libérer de votre écorce " Pat.
Rédigé par: patlesarthois | le 22/02/2007 à 17:01
Bonjour Elise,
Et bien pour ma part et à mon grand regret, je n'ai pas la main verte, un talent dont je n'ai pas été dotée et dont peu de personne sont pourvus dans ma famille. Ma jolie jacinthe, pensée pour vivre en harmonie avec les couleurs de notre cuisine,vient de trépasser sans jamais avoir vraiment eu le temps de prononcer ses premiers mots. :(( J'ai même réussi à faire désécher un bambou alors que je m'en occupais avec soin (si, si je t'assure Elise, je suivais les indications du fleuriste...et normalement le bambou est une plante résistante!!) et notre bonsaï (aïe!!) je n'en parlerai même pas tellement son existence fut éphémère. Dernière tentative, depuis seulement mardi, un mini rosier d'intérieur rouge passion...espérons que sa destinée soit meilleure. ;) Mais contrairement à Pat, je ne leur parle pas...me sentant trop ridicule à l'idée de converser avec une plante verte, à la discussion somme toute très limitée, il faut le reconnaître. C'est peut-être là tout le problème de mon manque d'habilité avec les plantes.
Bonne fin de journée Elise.
Rédigé par: EmilieG | le 22/02/2007 à 17:11
Emilie, il ne faut pas se sentir ridicule, la nature, les plantes et la forêt sont de notre monde, on peut bien parler à la fleur, à la plante malade, car on se surprend au miracle. Le bambou effectivement est très solide, à l'inverse du Bonsai qui lui est très fragile. L'important est le dialogue intérieur avec les plantes...et se savoir aimé. pat.
Rédigé par: patlesarthois | le 22/02/2007 à 17:50
Essaie le jus de patates, Emilie. ;))
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 23/02/2007 à 09:08
No comment Elise. :DDDD Bon we à toi!!
Rédigé par: EmilieG | le 23/02/2007 à 17:55
Bonjour Elise, eh bien j'éprouve un grand plaisir à posséder un bonsaï. J'ai toujours aimer ces plantes, car elles sont souvent la miniaturisation d'arbres centenaires magnifiques. Et puis l'entretient n'est pas si difficile, le tout étant de ne pas choisir une variété inadapté à son futur emplacement.
Rédigé par: Ceucidit | le 24/02/2007 à 13:28
Voilà un papier qui sent bon le printemps :-) J'adore les plantes, je pourrais en mettre partout. Je peux me perdre plusieurs minutes dans la contemplation d'une plante, regarder sa tige, admirer ses nervures, les circonvolutions de ses feuilles, cette manière toute instinctive qu'elle a de se pencher vers la lumière. Oh comme je rêve d'un jardin...
Rédigé par: Corinne | le 25/02/2007 à 09:53
Superbe billet plein d'astuces ! Bravo Elisette :)
Tu vas pouvoir à présent exercer ton art sur ton joli balcon et, en un rien de temps, faire pousser un mur végétal que "tout Paris" viendra visiter en demandant de bons conseils.
Le coup d'après : gloire et fortune, tout le monde adore qu'on lui parle jardins, balcons et terrasses :)
Quelques autres trucs : passer un gant mouillé et frotté au savon de Marseille sur les plantes pouilleuses, feuilles et tiges (on peut s'en apercevoir facilement, les feuilles et les tiges sont brillantes et collantes, dans le cas où on est myope et que les petits pucerons ne sont pas visibles).
Le savon fait glisser les pucerons qui en profitent pour crever en route. Le lendemain, passer un coup de jet ou balancer un seau sur la plante pour la "rincer".
Mettre un peu de bière dans les pots en extérieur avec d'arroser. La levure est excellente pour la terre.
Les concoctions de tabac sont effectivement excellentes pour écarter les nuisibles. Y compris l'horrible cochenille !!! Par contre, il vaut mieux les conseiller pour les plantes en extérieur sinon ça risque de sentir le vieux mégot à la maison.
Les fumeurs de cigarres éparpilleront également leur gros bout non fumé mais bourré de nicotine sur les bases des plantes. Un petit coup de flotte pour fixer les morceaux de tabac.
Enfin, un dimanche à la campagne ou tout simplement en banlieue, se munir de gants et cueillir des orties à laisser mariner dans des bouteilles d'eau. Une fois l'eau bien verte et l'odeur puissante, arroser les plantes avec ce jus. Une merveille, mais là encore, pour l'extérieur (Cf l'odeur passagère mais pas top).
Et comme le dit si bien Maître Elise : attention à l'ensoleillement, à l'ombre, au sens du vent, à trop de flotte ou pas assez.
Et ne jamais oublier de parler aux plantes et les aimer comme de petits êtres vivants. Elles vous le rendront toujours au centuple !
Bisous Elisette / on en reparlera :)
Rédigé par: Cath | le 25/02/2007 à 21:05
Bonjour Corinne, beau parallèle avec la méditation, prendre soin de ses plantes, c'est un peu accepter de suspendre le temps, de cesser d'être dans le mouvement et dans l'agitation.
Un peu de bière dans les plantes d'extérieur, astucieux !! Je retiens tous tes bons conseils, miss Cath. As-tu envisagé une carrière paysagère ? ;)
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 27/02/2007 à 13:10