L’autre face de Facebook ?
« Une » incontournable de tous les quotidiens et magazines de la presse écrite, radiophonique.
Phénomène mondial surfant sur la mode du réseau social (en ligne, bien sûr). Sa particularité ? 2/3 des inscrits seraient des femmes. Pourquoi ? C'est l'une des nombreuses interrogations que soulève FaceBook.
Il serait intéressant de connaître les stats d’autres réseaux sociaux comme Viaduc ou Linkedin.
Son slogan, sa morale en quelque sorte, in english dans le texte : « Facebook is a social utility that connects you with the people around you ». Peu vendeur, (et pourtant). Peu éclairant. On reste dans le constatif.
Mais quel visage a la « Face…» ?
Une myriade, précisément.
Une mosaïque infinie d’avatars dont certains n’hésitent pas à usurper les noms les plus fameux tels que Bush, Sarkozy, la dernière pop star télégénique… Avec des informations qui peuvent être très crédibles à leur endroit et pourraient les faire passer pour eux ; d’autant que les modèles ont parfois aussi leur profil sur facebook.
On s’y enregistre, on y retrouve ses amis, puis on élargit son réseau, connectés à d’autres peu ou prou du même horizon social (c’est à la fois la limite ou l’intérêt, selon que l’on est humaniste ou cynique, du réseau social). Est-ce que le réseau social, à terme, est porteur de diversité ? Vecteur de mixité culturelle et sociale, richesse pour les entreprises et individus qui l’ont compris ? La réponse semble négative.
L’interface est évidemment ludique et avait tout pour séduire le plus grand nombre de par le monde, quoique jaillie du sérail intranet chichement plébéien de Harvard.
Passons à l’autre face. Un site qui agrège tant de renseignements sur vous qu’il rend votre traçabilité parfaite. Alors, vous sentez-vous plutôt belle volaille de Bresse, Aubrac ou bien Charolaise ?
On le voit, Facebook, nouveau mythe du Web avec ce parfum d’Amérique, nouvelle aventure de Pieds Nicklés qui deviennent bankables, s’inscrit activement dans cette traçabilité de plus en plus extrême sur le web. Vos données personnelles sont à la disposition de vos amis mais aussi de hackers malveillants qui n’ont d’ailleurs, par parenthèses, plus grand chose à braquer tant le coffre leur est ouvert.
L’usurpation d’identité à la clef. L’inscription sous votre nom et données à des sites ou initiatives que vous réprouveriez. Tout devient possible. Y compris, bien sûr, le pire.
Alors Facebook, qu’adepte du réseau social on le considère utile, ou que l’on s’en serve davantage comme un gadget à la mode, gare…Prudence est mère des vertus. Et à force de disperser le Soi, le Moi, identité et liberté se diluent.




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