De la musique aux contes pour enfants : interview d’Albena Ivanovitch-Lair, « dépositaire d’un savoir ancestral ».
Amérique du Sud, Népal, Thaïlande….Sans relâche, elle exhume des morceaux de mémoire, nous transmet des histoires qui nous font voyager sur tous les continents.
Archéologue ou bien conteuse ? Albena Ivanovitch-Lair ne se laisse pas enfermer dans une catégorie. Ecrivaine (quoiqu’elle ne se considère pas comme telle), bulgare francophone, elle parle pas moins de cinq langues. Cette conteuse polyglotte nous donne le goût de l'ailleurs en adaptant des légendes depuis longtemps oubliées venues du monde entier. Elle en assure la transmission, la diffusion trans-culturelle sans cesser de faire rêver petits et grands. Son travail requiert patience et passion mais aussi foi en la diversité culturelle. Ecoutons-la :
"- Pouvez-vous nous parler de vous et de votre travail ?
Je suis musicienne, professeur au Conservatoire de musique.
Etant
l’une des premières en France à être intéressée par l’éveil musical des
bébés, j’ai commencé une collecte de comptines et chansons
traditionnelles du monde, il y a dix ans. Cela a donné mes cinq
premiers livres depuis octobre 2000.
Puis, je suis devenue
formatrice et conférencière et également auteure de nombreux articles
sur les chansons populaires, le jeu, les fêtes traditionnelles, le
métier d’assistante maternelle.
- Qu'est-ce qui vous a amenée à l'écriture, et plus particulièrement à la littérature de l'enfance ?
Je ne me sens pas écrivaine, tout juste l’heureux dépositaire d’un savoir ancestral. Mon
seul talent, c’est celui de la communication. Mettre les gens en
confiance pour parler de leur enfance, de leurs souvenirs, de leurs
relations avec leurs parents.
J’écris souvent en duo (NDLR : avec Annie Caldirac) pour le plaisir d’avoir une équipe.
- Qu’est-ce qui vous lie à la langue française, langue dans
laquelle vous avez choisi d'écrire et de transporter vos jeunes
lecteurs, alors que vous êtes bulgare ?
C’est l’amour.
Celui de mon mari qui est français et de mes deux enfants
franco-bulgares. Je parle cinq langues mais aucune ne me donne ce
plaisir et cette richesse autant que la vôtre.
- Quels sont vos rituels d'écriture ?
Je suis comme un collectionneur, toujours en chasse. Je grapille, je fouille, je cherche, je chine. Toutes les sources sont bonnes : gens, web, vieux livres, voyages. Autrement, je suis tous les matins devant mon ordinateur.
- Quels sont les personnages que vous avez adoré créer, les
thèmes sur lesquels vous avez eu particulièrement envie d'écrire et les
contes que vous avez préféré transposer ?
Tous les contes
que j’ai écrits sont inédits ou en tout cas très méconnus en France.
Pour les adapter, je travaille souvent avec un co-auteur qui va servir
le texte mieux que moi.
Je crois toujours dans l’histoire et dans les personnages que j’aime forts et hauts en couleurs.
Si
nous travaillons beaucoup sur le texte, nous restons fidèles à
l’origine de l’histoire. On fait un grand travail de documentation
avant d’écrire. Je ne travaille jamais sur des contes inventés par moi
ou quelqu’un d’autre.
En fait, mon travail consiste aussi à
m’assurer de ce qu’un texte est bien traditionnel et non pas l’œuvre
originale d’un auteur. Ça c’est mon feeling.
- Des anecdotes ?
J’en aurais trop.
- Pourriez-vous divulguer aux lecteurs quelques secrets sur vos livres en préparation ?
Six nouveaux albums chez mon éditeur, Tourbillon : Contes de l’Indonésie, Mongolie, Liban, Afghanistan, Danemark, Sénégal.
Mais
aussi quelques contes pour les enfants à partir de 8 ans avec des
personnages féminins magnifiques. Il est hélas difficile de trouver un
éditeur pour les plus grands. D’autant quand on habite en Allemagne
mais je ne baisse pas les bras.
Merci, Albena."
Pour retrouver les livres d’Albena Ivanovitch-Lair en librairie d’un clic, et savoir « Comment les hommes ont retrouvé le feu », aux éditions Tourbillon.
Elucider « Pourquoi les singes vivent dans arbres », aux éditions Flammarion.
Pour offrir, en cette période de fêtes, à vos enfants, cousins, neveux, des « Petits contes pour grandir » aux éditions Glénat.
Ou encore déguster des « Comptines gourmandes à jouer, à mimer, à chanter », chez Flammarion.
Et enfin suivre « Le garçon qui voulait la chose la plus merveilleuse du monde », aux éditions Tourbillon.



Puiser dans les contes et légendes… Elle tient là un sacré filon, il me semble.
Rédigé par:Marcus | le 13/12/2007 à 16:51
Y'a quelqu'un.. quelqu'un... quelqu'un... quelq... qul...
Rédigé par:Phinebacker | le 10/03/2008 à 22:09
Elise ???
T'es là ???
Si tu passes, fais nous un p'tit coucou !!
Rédigé par:Phinebacker | le 01/04/2008 à 21:22
...
Toujours personne ?
...
Bon, bah j'attends un p'tit peu...
...
humm hummm
...
pfuutt pfuuut pfiiiit pfuuuut
...
Même pas un p'tit coucou... C'est dur !
Rédigé par:Phinebacker | le 20/05/2008 à 13:29
...
Toujours personne ?
...
Bon, bah j'attends un p'tit peu...
...
humm hummm
...
pfuutt pfuuut pfiiiit pfuuuut
...
Même pas un p'tit coucou... C'est dur !
Rédigé par:Phinebacker | le 20/05/2008 à 13:29
Bon, je suis pas venu depuis un moment... J'ouvre un peu les fenêtres pour renouveler un peu l'air !
Rédigé par:Phinebacker | le 11/07/2008 à 23:25