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Interview Blog emploi Challenge

  • Le Blog Emploi Challenge
    En cliquant sur ce lien, vous vous ferez une idée de mon parcours, de ma recherche, de mes projets, sans doute + précise qu'à travers la lettre de motivation qui figure sur mon blog. Merci à Bertrand Duperrin qui a réalisé cette interview.

Les commentaires récents

Eurêka !

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De palimpsestes en Shalimar

  • Edward Whymper: Escalades dans les Alpes

    Edward Whymper: Escalades dans les Alpes
    Bien loin de nos ascensions rendues périlleuses par la témérité et la recherche de l'exploit pour l'exploit, les escalades de Whymper qui brava - entre autres - le Cervin, se faisaient avec de mauvaises de corde en chanvre. Elles appartiennent à un temps où l'exploration des sommets était l'aventure la plus fascinante qui soit et les sommets à conquérir des déités vengeresses à se concilier à force de respect, de courage et... de prudence. Elles appartiennent à cette culture, à cette mémoire européenne qui nous est commune.

  • T. S. Eliot: The Waste Land and Other Writings

    T. S. Eliot: The Waste Land and Other Writings
    A lire en langue. Toute traduction serait inégociable...

  • Olivier Pétré-Grenouilleau: Les traites négrières - essai d'histoire globale

    Olivier Pétré-Grenouilleau: Les traites négrières - essai d'histoire globale
    Prix du Sénat du livre d'histoire Chateaubriand de la Vallée-aux-loups de l'essai de l'Académie Française 2005. Pour comprendre comment cette infamie a pu durer aussi longtemps. Qui a dit que le Sénat ne servait à rien ?

  • Ezekiel Nissim: Collected Poems

    Ezekiel Nissim: Collected Poems
    Professeur d'anglais, critique, dramaturge mais surtout poète, c'est là un beau florilège pour découvrir cette grande voix de la poésie indienne. Nissim Ezekiel nous a quitté le 9 mars 2004 à l'âge de 79 ans.

  • Jeremy Rifkin: La fin du travail

    Jeremy Rifkin: La fin du travail
    L'essai incontournable d'un économiste américain qui perçoit déjà les limites de la voie anglo-saxonne.

  • Alexandre de Lur Saluces : La Morale d'Yquem - Entretiens avec Jean-paul Kauffmann

    Alexandre de Lur Saluces : La Morale d'Yquem - Entretiens avec Jean-paul Kauffmann
    On n'obtient pas le plus grand vin liquoreux au monde sans une morale, une éthique absolument exceptionnelle dans le monde viticole. On ne travaille pas à Yquem, on vit pour Yquem, on se voue à Yquem. C'est cette exigence et les astreintes nobles pour parvenir à élaborer un vin ineffable que nous retrace ce livre ; dialogue passionnant entre Jean-Paul Kauffmann, journaliste tombé sous le charme et sortilège d'Yquem, et celui qui mène l'héritage avec amour et abnégation, Alexandre de Lur Saluces.

  • Borges: Enquêtes

    Borges: Enquêtes
    L'enquête est ici - pas étonnant vous lisez Borges - philologique. Sans s'en rendre compte, tant le bougre a de talent, on glisse d'un auteur, d'une époque, d'un pays à l'autre, subjugués.

  • la Pléiade: Marivaux

    la Pléiade: Marivaux
    Du jeu de l'amour et du hasard à L'ile des esclaves, Marivaux n'est pas si léger qu'on croit, il y a de la sociologie, beaucoup de sociologie et de la politique dans toutes ses pièces. Là encore, à lire en La Pléiade, car tout tout se déguste quand on se pique de lire l'immense Marivaux. Un théatre aussi délectable, au fond, lu que joué. Badin et fin comportementaliste à la fois, chacune des pièces de Marivaux est enlevée, un tour de force !

  • Marguerite Yourcenar: Les mémoires d'Hadrien

    Marguerite Yourcenar: Les mémoires d'Hadrien
    Hadriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiien !!! Adrienne est très loin de l'empereur brossé avec succulence par Marguerite Yourcenar, première académicienne, envers et contre tous les phallocrates que compte cette institution...

  • La Pléiade: Ernest Hemingway

    La Pléiade: Ernest Hemingway
    Eh bien oui, Ernest Hemingway vaut bien mieux que tous les clichés que l'on peut avoir sur lui. Au point que lorsque l'on commence, on dévore très vite ses oeuvres complètes en La Pléiade.

  • revue Europe: Littératures de l'Inde

    revue Europe: Littératures de l'Inde
    C'est un numéro d'Europe (la revue littéraire par excellence) qui date quand même d'Avril 2001 mais quelle révélation ! Un numéro fantastique qui met enfin en lumière les littératures extraordinairement riches de ce continent. Sur www.europe-revue.info vous pourrez encore le commander

  • D'Holbac: Histoire critique de Jésus-Christ
    Ce n'est pas une posologie de l'athéisme façon Onfray, philosophe qui n'a pas le centième du talent du baron d'Holbac. C'est un raisonnement réinventé, plus rigoureux, une méthodologie critique extraordinairement facile qui s'applique ici aux miracles de la foi chrétienne par l'un des plus grands penseurs et inventeur du matérialisme philosophique.
  • Spinoza: L'éthique

    Spinoza: L'éthique
    Sur une île déserte, allez, c'est l'opus cogitendi que j'emporterais.

  • James Joyce: Ulysse

    James Joyce: Ulysse
    Un livre tout smplement inépuisable. D'une complexité narrative délicieuse. Il a tout réinventé, cet homme. Lire aussi Dedalus, et si vous avez le cerveau en forme, Finnegans wake, of course.

  • Jack Kerouac: Les clochards célestes
    Jack Kerouac, le plus grand écrivain de la Beat generation. Plus grand encore que Ginsberg ! Bien moins connu que "Sur la Route", c'est pour moi son chef d'oeuvre avec le new-yorkais "Big Sur". A lire en grand format, NRF gallimard.
  • : Le guide Hachette des vins

    Le guide Hachette des vins
    La référence pour les amateurs de vins.

  • Brigitte Aubert: La mort des bois

    Brigitte Aubert: La mort des bois
    Amateurs de polar, c'est son meilleur ! Dans cette série, tout se passe depuis le point de vue de l'héroïne paralytique et muette. Brigitte Aubert dont tous les polars sont un régal exploite fructueusement le procédé narratif du monologue intérieur. La mort des neiges a suivi. Belle réussite également.

  • Ernesto de Martino: Le Monde magique

    Ernesto de Martino: Le Monde magique
    Une référence ! Ce professeur d'histoire des religions à l'université de Cagliari, particulièrement attentif à l'ethnographie sicilienne a aidé à penser autrement "l'alternative entre magie et rationalité" qui a construit notre civilisation moderne. Le Monde Magique paru en 1948 peut sembler aride mais sa lecture est fascinante et la pensée de De Martino, presque soixante ans après, toujours vivante.

  • La Pléiade (Textes traduits, présentés et annotés par Paule Charles-Dominique): Voyageurs arabes

    La Pléiade (Textes traduits, présentés et annotés par Paule Charles-Dominique): Voyageurs arabes
    En ce temps de communication ultra-rapide, et parfois agressive, facilitant les amalgames ; d'almagame, par exemple, entre Islam et fondamentalisme, en ce temps encore d'affrontements communautaires, de vitriols (oui, au pluriel) racistes, découvrez réunis tout récemment par la Pléiade les récits des chroniqueurs Ibn Fadlân, Ibn Jubayr, Ibn Battuta et un auteur anonyme qui vous introduiront à un Islam voyageur curieux du monde (XIVes et antérieur) que nous connaissons encore plus mal.

sentes sonores

  • Billie Holiday - I'm a fool to want you

    I'm a fool to want you
    Billie Holiday: Lady in satin

    Sans doute la voix la plus bouleversante du jazz. Ce n'est pas seulement cet album, celui du magnifique "I'm a fool to want you", mais toute sa discographie qui est à (re)découvrir. Ne passez pas non plus à côté de l'album élégant : "Songs for distingue lovers."

  • Nicole Willis -

    Nicole Willis: Keep Reachin'up
    La nouvelle âme de la soul. Une voix superbe. Des arrangements virtuoses. Divinement swinguant.

  • Natacha Atlas -

    Natacha Atlas: Mish Maoul
    Toujours cette ligne de partage entre Orient et Occident au coeur des albums de Natacha Atlas, et plus que jamais le mariage entre musiques traditionnelles et électro. Intense. Sublime. La réconciliation le temps d'un album. Une invitation à la paix.

  • Jean-Louis Murat -

    Jean-Louis Murat: Taormina
    Murat n'en finit pas de produire mais, cette fois-ci, c'est un album aux accents blues. Une bonne cuvée !

  • Katie Melua - Spider's web

    Spider's web
    Katie Melua: Piece by piece

    Un joli disque de ballades blues-jazz-pop emmené par la voix chantilly de Katie Melua. Offrez-vous un peu de douceur.

  • Bia - Comme une vague. Como uma onda

    Comme une vague. Como uma onda
    Bia: Coeur vagabond// coraçao vagabundo

    L'album prenant et réversible (vous allez comprendre) de Bia, artiste brésilienne francophile et francophone, qui, après avoir parcouru le monde a décidé de poser ses valises en France. Elle a voulu nous faire partager ses titres coups de coeur dans les deux cultures en choisissant d'interpréter en français des chansons brésiliennes et de chanter en brésilien les titres français, allant de Belle-île-en-mer à l'étonnante La mauvaise réputation de Brassens. Une réussite. Toutes les traductions sont de Bia, parfaitement bilingue.

  • Gérard Manset - "Ne les réveillez pas"

    "Ne les réveillez pas"
    Gérard Manset: Obok

    Le dernier opus inspiré du plus énigmatique, incernable chanteur, parolier et compositeur français. Il paraît même qu'il accepterait de sortir de son invisibilité pour une tournée. Un événement !

  • Hubert Félix Thiéfaine - Les jardins sauvages

    Les jardins sauvages
    Hubert Félix Thiéfaine: Scandale mélancolique

    Musicalement rien de chavirant, titre composé par le chanteur de Mickey 3d, mais texte très inspiré, d'une sensualité vénéneuse que HFT sait porter.

  • Paul McCartney -

    Paul McCartney: Ram
    L'album "pastoral", entièrement acoustique, simple et dépouillé du grand mélodiste, ex Beatles. Son meilleur cru qui vieillit excellemment.

  • Robert Wyatt - Beware

    Beware
    Robert Wyatt: Cuckooland

    Forêt électronique animée par la voix séraphique de Robert Wyatt tant elle plane (un oiseau ou un ange ?) et maîtrise les aigus. Mais c'est toute la discographie du grand maître du rock progressif (Rock Botton) et de la fusion de la pop et du jazz qui est à découvrir !

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RÉVOLTES

Lesrevoltesdubsc La révolte ne doit jamais être niée. D’où qu’elle vienne, quelle qu’en soit l’origine. Car elle naît d’un sentiment profond d’injustice qui ne s’estompe et ne s’efface que lorsqu’il reçoit des réponses qui ne resteront pas que des promesses.

Un sentiment d’injustice structurel et non pas éphémère.

La révolte n’est pas à confondre avec le coup de sang de la colère, sanguine par tempérament, ponctuelle par principe, et plus facile à traiter.

Les politiques manquent-ils de vision d’ensemble, eux qui ne peuvent se permettre d'en manquer ? Il convient d’entendre la révolte. De la cerner dans sa complexité. Dans le pluralisme de ses voix. Dans la multiplicité de ses  canaux.

Mutinés. Si la mutinerie gagne la rue, ce n’est pas une nouvelle prise de la Bastille, c’est un grondement multi-social. C’est un tumulte qui peut mettre à bas nos institutions et toucher gravement la France.

Panorama d’une révolte au pluriel, avec un point unique de convergence : la perte de confiance en nos hommes politiques.

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Un, deux, trois...promesses ?

Lci_1 Promesses électorales, chômage, sondages, bilan inassumé, chantage aux chiffres et filtres de la Presse. L'électeur est parfois las d'un jeu qui lui échappe ou lui paraît faussé.  Il souhaite  néanmoins participer. Devenir ce fameux "force de proposition" tant convoité par les employeurs et les Ressources Humaines. Mais voilà qu'on lui agite le spectre culpabilisant du populisme...C'est pourtant lui, l'employeur, le décisionnaire. La démocratie participative, il y a droit.

Trouvez-vous la presse partisane ? Les débats télévisés pipés ou manquant de contradicteurs et les temps d'audience déséquilibrés dans la visibilité qu’ils offrent aux : 109 candidats à la présidentielle décomptés par l’AFP ? Croyez-vous aux sondages ? Croyez-vous aux promesses ? Qu'attendez-vous des candidats ? Voterez-vous ?

Il y a pire que les promesses électorales non tenues. C'est de ne plus croire en la politique. C'est de renvoyer les partis dos à dos.  C'est de se laisser gagner par la désillusion et de l'entretenir. Les hommes politiques ont bien sûr leur part dans ce désamour, et, les candidats, leurs recettes pour y pallier, plus ou moins sincères. Quoi qu'il en soit, gardons-nous du cynisme. Et, mieux informés, parce que critiques mais pas désabusés, restons fermes sur nos exigences. Ne plions pas sur nos idéaux. Avec réalisme.

Lire la suite "Un, deux, trois...promesses ?" »

Aimez-vous les tartes à la crème ?

Docteurfolamour_1 Je sors de l’actualité pour un sujet particulièrement intemporel. L’air de rien ou l’air d’en rire, avez-vous le sens de l’humour, possédez-vous un sens comique ?
Spontanément vous vous sentez répondre « oui », acquiescer de toutes vos cordes vocales, bandant vos poumons, gonflant votre poitrine, prêt à en découdre avec la cause comique d'un rire strident brisant le verre. Pareille question ne souffre pas la tergiversation. VOUS ETES DRÔLE, NON MAIS ! 

La réponse est-elle si évidente ? …

Lire la suite "Aimez-vous les tartes à la crème ?" »

Halloween, une mode qui passe ?

Citrouille
Youpla ouille c’est la fête de la citrouille !
Avez-vous évidé courges et potimarrons et autres cucurbitacées ?
Placé des bougies à l’intérieur, transformant un légume inoffensif et mal aimé en photophore diabolique ?
Fait le plein de sucreries pour les gangs de revenants hauts comme trois pommes ?
Car… Allo, Win’ ? Ramène ta citrouille, ce soir c’est bal masqué chez les morts.

Halloween, fête irlando-américaine mais surtout fête des chenapans, de la citrouille, des bonbons et… des films d’horreur.
Nous voilà donc à la veille de la Toussaint, jour d’Halloween, la fêterez-vous ou trouvez-vous cette fête décidément trop commerciale ? 

Avez-vous des anecdotes à nous raconter ?

L’engouement profite-t-il seulement aux agriculteurs ?
C'est tellement bon en gratin ou en potage !

Mon primeur, au mépris d’une hausse probable de la vente de ses courges, restait ferme : « C’est pas de chez nous », déplorant qu’une fête, « une vraie », Mardi Gras, soit peu à peu délaissée… Comme quoi, Halloween, c’est un sujet politique…

Harrysparis Adeptes néanmoins, une adresse à Paris : le Harry's' bar, 5 rue Daunou dans le deuxième arrondissement. Un restaurant américain qui a fait ses preuves et qui fête traditionnellement la citrouille.

RH éthiques - Prenons le pouvoir, devenons employeurs !

Ethique_pour_de_vrai
Visuel : le projet qui suit prend le contre-pied du dessin satirique. (source : crayons.be - Illustration pour le magazine Traverses - Septembre 2004).

Réfléchissant à un biais qui permettrait aux blogeurs-emploi de réunir leurs compétences, j’imaginais un cabinet de recrutement éthique. Rien à voir avec Jobetic. Il ne s’agirait pas d’amasser de l’information sur l’emploi mais bel et bien de mettre en adéquation des chercheurs d’emploi avec des employeurs. Avec une particularité, une valeur ajoutée qui pourrait naître avec pertinence dans le contexte particulier de la blogosphère emploi.

Imaginez. D’anciens chômeurs ou freelance qui deviennent recruteurs.Vous, en recherche de poste, ou vous, freelance, tous forts d’une spécialité, scientifique, commerciale, ingénieriste, communicationnelle ou acquise dans la presse… tous ayant en commun d’avoir été exposés aux faillibilités des Ressources humaines. A leur lot d’épreuves, de questions déplacées, de frustrations, de non-réponses et même peut-être de discriminations.

Si vous, si nous nous réunissions pour fonder un cabinet de recrutement éthique et pas seulement parce que le mot sonne bien !
Un cabinet éthique pour de vrai, contrairement au dessin que j’ai choisi en illustration.

Le commerce devient – sur le papier et parfois pour de vrai - « équitable », la mode « éthique » et les entreprises éco-responsables, pourquoi des chercheurs d’emploi ne pourraient-ils pas monter leur cabinet pour recruter autrement ?

Un cabinet garanti sans discriminations d’aucune sorte lui-même reflet d’une diversité de compétences, de profils, d’âges, de personnalités, de racines et donc plus à même de sortir des formats, d’anticiper les besoins, d’innover. Un cabinet garantissant aux candidats une réponse et pas seulement « oui » ou « non » mais pourquoi. Un cabinet assujetti à une autre temporalité, préférant la qualité à l’abattage. Un cabinet où les candidats seraient bien plus que des numéros, et qui miserait tout dans la qualité humaine sans oublier d’être performant pour ses clients.
Un cabinet qui recruterait autrement.

Profondément compétent, engagé, sans luttes intestines, ce cabinet pourrait se permettre de prendre le temps car fort de consultants ne recrutant que dans le secteur très ciblé qui est le leur. De vrais spécialistes, pas des débitants de poulets aux hormones.
Et un label « éthique » en même temps qu’un cabinet de recrutement qui garantirait aux clients une image assainie. Les grosses entreprises gageraient ainsi à passer par nous car faisant avec nous l’économie d’une lourde communication RH et humanisant leur image. Si toutes leurs offres passent par nous, avec ensuite, pourquoi, la mise en place d’inspections et de formations, c’est qu’ils sont « éthiques ».

Utopique, vraiment ?

Avec une bonne couverture médiatique et quelques sponsors, y compris institutionnels, c’est ambitieux, c’est certain, mais parfaitement réalisable, vous ne trouvez pas ?

Voyager plus loin que le bout de son nez…

Minisphinx_1
Facile  ? ça ne vous concerne pas ? Vous êtes baroudeur ascendant Indiana Jones ? Mais allez donc ! Baroudeurs du dimanche, oui ! Pas de jugement, je n'ai rien, hélas, d'Alexandra David-Néel, Ella Maillart, Annemarie Shwarzenbach, Diane Fossey... Rien de... Tomb Raider ... N'empêche, est-ce que vous n’êtes jamais revenus d’une destination ensoleillée, paradisiaque, dépaysante, lointaine, avec l’impression de ne pas en avoir retiré le suc essentiel ? La pulpe suave de l’enrichissante différence ? 
D’avoir voyagé « comme une malle », ramenant de beaux clichés mais sans avoir à aucun moment rencontré l’Autre ? Ne sachant au fond rien de plus sur cet autre que les stéréotypes pittoresques que vous nourrissiez à son encontre.
Sauf à décider de se « clubmétiser » pour ne plus penser à rien, loin très loin du stress urbain, on est en droit de trouver ça dommage. Remarquez, j’en connais qui choisissent le célèbre voyagiste caricaturé par Les bronzés comme une base bon marché pour excursionner tout autour, laissant à d’autres l’exercice de la crêpe à bronzer et l’offre sportive. Ils ne sont cependant pas pléthore.

Choisir de partir en voyage organisé, sauf voyagistes culturels (et encore), c’est emmener sa bulle avec soi. Ce que l’on est, ses a priori, son horizon d’attente, son exigence de confort, sans pouvoir s’en défaire. Ça ne laisse pas beaucoup de place au véritable ailleurs. Le voyage se résume alors à un tour superficiel autour de soi-même en orbite d’un pays dont on ne retiendra que les paysages. Et on ne voyage guère plus loin que le bout de son nez… Incapables de nous décentrer. Obnubilés par ce morceau de cartilage qu’agite malicieusement la sorcière Samantha Stevens !
Le Sphinx, lui, n’a plus ce problème. Il a perdu son nez.

Ce qui ne veut pas dire que votre appendice nasal ne vous réserve pas des surprises. Ainsi appris-je par un observateur a priori impartial que mon nez était rigoureusement semblable à celui de … Tutmosis III. Pharaon du Nouvel Empire. XVIIIe dynastie.  L’une des plus « prestigieuses ». Non, pas le dix-huitième épisode télévisuel du navet du même nom. Tutmosis III. Vous parlez d’un choc ! Ce n’était pas celui de Cléopâtre, mais tout de même…mon nez sur le visage d’une momie, puis d’une statue. Mon nez gravé dans les bandelettes. Dans le granit. Mon nez inchangé depuis 3400 ans. Mon nez au milieu de la figure hiératique d’un bandit de sang royal qui détruisit les temples de sa tante Hatshepsut, seule « pharaonne » du nouvel empire à avoir régné comme un homme. Sans vergogne.

Trêve de plaisanterie, la solution pour éviter de voyager pour de rire ? Acheter le Routard ? Pourquoi pas, à condition d’éviter quelques petits défauts, caricatures et faiblesses du guide « new beatniks ».
Réservation de vols secs, hôtels, guides (papiers) et guides locaux aussi souvent que possible. Et bien sûr, n’attendez pas le dernier moment pour vous documenter. Découvrir le contenu de vos guides sur place, c’est passer à côté de conseils indispensables.

Avez-vous des anecdotes ?
Comment voyagez-vous ?
Témoignez !

Vous sentez-vous manipulés par les sondages ?

Lessondeursaimentles_faceface_moins_de_r "Si vous vous pensez manipulé, cochez la case OUI, dans le cas contraire, cochez la case NON. Pour tout autre réponse, cochez : SANS OPINION." A l’heure où le feuilleton Ségolène versus Sarkozy rebondit, ce dernier soufflant la tête à la candidate socialiste jusqu’alors sur un fleuve tranquille, trop tranquille sans doute, une question simple pour une réponse qui, au fond, l’est moins. Pour mieux y répondre, déclinons. Etes-vous une bête à sondages ? Acceptez-vous d’y répondre, comment les accueillez-vous, vous laissez-vous manipuler par eux ?


     Envahissants
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De nos habitudes de consommation à nos choix les plus personnels, du choix de notre dentifrice à des sondages plus sérieux sur notre comportement addictif (dans le cadre d’une enquête médico-sociale), ou encore sondant nos choix politiques, ils sont partout. Derrière notre caddy, dans l'isoloir et même dans notre lit... Nous en sommes à la fois les cobayes et les consommateurs. Les sujets et les clients. Nous les critiquons mais les lisons et y répondons.

 

Miroir, mon beau miroir

Alors pourquoi en sommes-nous si friands  ? Peut-être pour en apprendre plus sur nous-même et nos semblables. Pour mieux décrypter comment nous agissons en tant qu’individu et non en tant que personne. Car, quand on dit « je », on engage le soi, un « je » intime, mais un soi qui n’est pas le je-nous, pas l’articulation … (filer le jeu de mots était tentant) de l'être et du social d'un individu en interaction avec d’autres « je ».  Bref, avec les sondages, nous sommes tous dans un « je » de quilles…

Girouette anonyme

Or les sondages, avec leur anonymat de bon aloi (qui peut également fausser un résultat), nous « girouette » une image de nous-mêmes reliés les uns aux autres. Une image de nos comportements sociaux ; et souvent ne nous réfléchissent que notre opinion du moment. Une opinion instable ou simplement mobile pour suivre le mouvement d’une société zappeuse. Miroirs de notre société, les sondages nous renvoient à notre « fluctuat ». Espérons que ce soit « nec mergitur ». Que nous puissions fluctuer sans être submergés, à l’instar de Paris dont c’est la devise.

   Leurs limites

Les principaux instituts de sondage, l’étatique INSEE qui dépend du ministère de l’économie, Médiamétrie, Ipsos, TNS Sofres et BVA, pour ne citer que les plus connus, sont fiables dans leur matériel et semblent l’être tout autant dans leur méthodologie. D’aucuns, quand il s’agit de sondage politique, peuvent soupçonner la collusion entre politiques, médias et Instituts de sondage, qui remettra en cause la déontologie des sondeurs mais le problème est ailleurs. Ce n’est pas la déontologie des instituts de sondage qui est en réalité en cause dans des cas flagrants de « manips » mais plus simplement les limites de la méthodologie qui ont été atteintes.

Alain Garrigou, professeur de science politique à l'Université Paris X-Nanterre, prenait l’exemple dans cet article en ligne d’un sondage CSA réalisé en 2001 sur le thème piquant de la sexualité des français. La frange sondée manquant de représentativité, et le sujet du sondage n’y engageant peut-être pas, les résultats furent bien sûr faussés ; c’est pourtant un sujet récurrent, on appelle ça un « marronnier » en journalisme – ce sujet d’ordre très privé n’incitant que très peu de gens à ouvrir la porte de leur chambre à coucher mais combien plus à les lire !

     Et puis demeure cet impitoyable écueil : le présupposé que les sondés disent la vérité…
Or quand il s’agit d’un sondage électoral, les électeurs de Jean-Marie Le Pen n’avouent pas toujours en dépit de l’anonymat du sondage leurs intentions de voter pour lui… Il y a les fiers et les moins fiers. Les lepénistes convaincus et ceux qui votent Le Pen en croyant envoyer un « message ».

Les sondages politiques se trompent donc souvent, comme se plaisent à le rappeler aujourd’hui les outsiders de Ségolène, qui, à aucun moment des différents sondages effectués ne battraient au deuxième tour Nicolas Sarkozy, j’ai nommé Jack Lang et DSK. Gageons que s’ils étaient à la place de leur concurrente, Ségolène Royal, Jack et DSK prendraient comme un plébiscite ces mêmes sondages qui leur sont aujourd’hui défavorables.

     Piégés

Les hommes politiques, après avoir sollicité les sondages pour mieux connaître leurs électeurs, peuvent donc se retrouver piégés par l’utilisation abusive qu’en font les médias. Ceux-mêmes qui en bénéficient ont peur que leurs concitoyens se lassent de leur popularité.   

La nature du sondage (sociologique, politique, marketing, ou de divertissement pour différents médias) et l’identité de ses commanditaires décident aussi de sa «vérité ». Une enquête n’a pas le même sens selon qu’elle a été commandée par les pouvoirs publics, la presse ou encore une société dans un but publicitaire.

    Orientable

Il est facile de manipuler un sondage, du moins de l’orienter plus ou moins consciemment. Soit en choisissant une cible peu représentative, d’elle-même orientée. Soit en l’orientant par le choix des réponses proposées ; soit à cause de questions peu ouvertes et l’absence de prise en compte du « refus de répondre » qui n’est pas forcément équivalent d’un « sans opinion »  - un « sans opinion » au passage suspect et à tout le moins peu valorisant. Etre « Sans opinion », c’est se reconnaître la tête vide – alors que ne pas répondre peut signifier une position bien plus engagée comme : « je trouve votre sondage orienté et décide de ne pas y répondre ».

D’où cette tentative suspectée de fabriquer des présidentiels médiatiques, unissant dans une collusion d’intérêts instituts de sondage et la presse (en particulier le média audiovisuel) en proposant toujours les mêmes sondages d’un côté, et de l’autre, en faisant monter le suspens d’une bataille entre deux challengers.

La fiabilité du sondage dépend également du mode de recueillement des données choisi, selon qu’il s’agisse d’une enquête menée dans la rue (si ce n'est le choix du quartier...) sans aucun renseignement récolté a priori sur la personné sondée, menée à domicile, par téléphone (fréquent), d’un questionnaire auto-administré ou enfin d'une enquête menée via internet (en forte progression).

  La marge d’interprétation

Pour avoir déjà travaillé sur des questionnaires sociaux et avoir eu à procéder à leur dépouillement, je peux vous dire que dans le cas de questionnaires renvoyés par voie postale, remplis sans l’aide d’un enquêteur, mêlant réponses fermées et réponses libres, il existe une vraie marge d’interprétation des réponses si on ne veut pas s’accommoder de réponses parfaitement incohérentes difficilement exploitables - incohérences qui procèdent d’une incompréhension du sondage et des questions posées.
Mais erreurs qui peuvent être aussi induites, pour prendre une métaphore de prêt-à-porter, par un certain défaut de conception. Car avant de sonder, il faut d’abord avoir imaginé un questionnaire « béton », lequel, même quand on le croit « verrouillé », offrant peu de champ à la mésinterprétation de la part de la cible interrogée, réserve encore des surprises. Dieu, ce que l’on récolte !

  Le goût des face-à-face

Bien sûr si l’on pose la question : voterez-vous pour Ségolène Royale ou Nicolas Sarkozy aux prochaines présidentielles dans l’hypothèse où ces deux candidats se retrouveraient tous les deux au second tour. « Oui ? » « Non ? » « Sans Opinion ? ». Pas de marge d’erreurs possible mais la question de la pertinence d’un tel sondage se posera toutefois. Pourquoi seulement 2 choix  de candidats sont-ils proposés ? Pourquoi aucune suggestion d’un autre nom ne peut-elle être faite pour être ensuite prise en compte ?  Mais les sondeurs politiques aiment les face à face, quitte à influencer la population à force de lui proposer toujours et une seule alternative. Les sondeurs aiment le face-à-face car il y a moins de risques d’erreur.

 

Détenteurs de notre vérité …

Alain Garrigou met l’accent sur le hiatus entre sondages politiques et sondages de « divertissement ». Les sondeurs politiques sont catapultés par les citoyens, détenteurs de la vérité, de LEUR vérité, puisque les sondeurs se contentent (a priori) de recueillir notre opinion. Tandis qu’on lit les autres sondages pour se distraire.

Alors, partiaux et influenceurs ?

Il n’hésite pas non plus à indexer la « connivence » qui existe entre la lice de la presse et les instituts de sondages les plus influents. Les journalistes se déclarant trop « satisfaits » abdiqueraient leur devoir d’objectivité en validant et sollicitant sans vergogne l’instrument social et politique du sondage à la manipulation si périlleuse.

On remarquera qu’IPSOS, TNS Sofres et BVA, sont de tous les sondages d’opinion à finalité politique et de tous les sondages électoraux. Il n’aura également échappé à personne que chaque chaîne de télévision en période électorale a son institut de sondage préféré…

 

Sans valeurS

Et Alain Garrigou de conclure : « Avant toute chose, tous les sondages devraient indiquer la proportion des refus de répondre, devenue indispensable avec l'accroissement des refus de répondre. Peut-être est-il vain d'espérer que l'exigence intellectuelle et démocratique l'emporte alors que d'autres intérêts sont en jeu. Il est probable que les connivences entre sondeurs, journalistes et politiques s'accommoderont parfaitement d'un instrument de connaissance sans valeur. »

« Sans valeur » ? Peut-être mais pas sans saveur… Ne passe pas en machine, ne passe pas au pressing, lavage (pas de cervelles) obligatoirement à la main. Sans valeurS plutôt que sans valeur, le sondage reste un instrument et un instrument intéressant… à manipuler avec précautions.

Comme les autres

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Quel regard portez-vous sur les SDF que vous rencontrez dans la rue, le métro ? Et comment réagissez-vous quand ils vous abordent ? Est-ce que vous vous renfermez sur vous-mêmes, est-ce que vous essayez de les aider d’une pièce ou d’un ticket resto aussi souvent que vous le pouvez ? Etes-vous indifférents, ou tentez-vous de l’être par impuissance ? Avez-vous pitié, ou affichez-vous au contraire un sourire sympathique ? Tout autre sentiment ?

S.D.F. Chacun croit que sous cet acronyme se cachent trois mots identifiables : Sans Domicile Fixe. Mais n’est-ce pas plutôt, Sans Décision Fondée. Comprendre : sans Raison apparente.  Etres privés de la Raison qui ratiocine, du cogito, de la conscience, qui vous distingue de la bête.

A lire sans y faillir sur Le Monde , l’article « SDF enfin réhumanisés » par le sociologue Alain mergier.

Son postulat saillant d’intelligence : Les tentes de Médecins du Monde n’ont pas rendu visibles les SDF, ils les ont rendus à l’humanité. Que nous ne nous sommes pas habitués à la souffrance. Que l’habitude de contempler  « la misère totale » ne crée pas l’indifférence, mais que c’est un discours qui tend à les priver de leur faculté de jugement qui nous a insensibilisés en nous conduisant à les considérer non plus comme des hommes mais comme des choses irresponsables de moindre importance, qui, ainsi réifiés, glissent sur nous, sur la conscience que nous avons d’eux. Délivrés de la culpabilité, aussi coupables envers eux que la semelle de nos chaussures ressent de la culpabilité à écraser une feuille morte, nous pouvions les voir sans les voir. L'hiver, c'est le carton dont ils se recouvrent qui nous frappe plus que leur extrême et intolérable dénuement. Bref, « ce n'est pas l'habitude qui rend insensible mais bien, au contraire, c'est un processus d'insensibilisation qui permet à l'habitude de s'installer ».
Insensibilisation portée par un discours « humanitaro-interventionniste » malveillant malgré lui, qui, en les déresponsabilisant a occulté l’humanité du SDF ; nous arrangeant tous !

Aujourd’hui, ces tentes leur permettent au vu et su de tous (contrairement aux foyers) d’accéder à ce prérequis qui fait de nous des êtres humains : la pudeur, l’intimité, la possibilité que nous avons de nous soustraire au regard des autres. Des tentes individuelles émergent donc à Paris où tentent de survivre 10 000 SDF. Ilots d’intimité qui s’imposent alors à notre (mauvaise) conscience. Ils ne sont plus « le décor », ils sont dans le décor au même titre que nous. La conscience politique peut alors émerger et les médias s’en emparent, questionnant le SDF sur ses besoins, faisant de lui un individu à part entière. Comme les autres. "Eux", ce sont "vous". Vous. Est-il possible de s'habituer à l'idée que Vous soyez dans la rue,  vulnérables, sales, exhibés ? La mendicité, et plus largement la misère, continuera à être choquante aussi longtemps qu'elle existera. Et le choc doit être sans pare-chocs ou caramboler sans fin. Dépêchez-vous de lire cet article aussi brillant qu’implacablement indispensable.

Rappelons enfin que la mendicité est passible de prison dans certains pays, principautés et mêmes villes françaises.
Mais "nettoyer" les rues de ceux qu'une strate sociale extrêmement favorisée ne veut pas voir, réprimer la mendicité sans permettre qu'elle n'existe plus par des moyens autres que répressifs revient à nier la misère. Aucunement à la résoudre.

Bad Work ! (Mauvais Travail !)

Mao_the_unknown_story 

Pour vous, c’est quoi un journaliste ? Quelle est sa mission ? Ses contraintes, son travail ? Vos attentes ? Est-ce que c’est toujours objectif, un journaliste ? Et puis d’abord, c’est quoi l'objectivité ? Et n'existe-t-il pas plusieurs journalismes ?

A propos de l’ouvrage : Mao, l’histoire inconnue (Mao, the Unknown Story) de Jung Chang et John Halliday paru chez Gallimard,  Francis Deron, journaliste au Monde écrivant aujourd’hui sur le site de cette prestigieuse rédaction, section livres, commence ainsi sa recension : « l’'inventeur de la société sans classes à la chinoise était une ordure de première classe. »

Une « ordure » ? Fichtre ! Loin de vouloir réhabiliter l’homme au col de chemise rond et au petit livre… mais voilà comment on fait mal son métier et comment l’on détruit précisément l’analyse consciencieuse d’un auteur en le ravalant, en croyant l’encenser, à un mauvais brûlot..

Voyons voir la suite : : « Il était difficile d'en douter depuis de nombreuses années ; mais lire page après page l'exposé clinique le plus méticuleux à ce jour, sur ce volume aussi énorme que salutaire, récompense de la patience. »

Dommage. La deuxième phrase moins ordurière, plus rigoureuse et centrée sur le livre à chroniquer, était plus dans le ton de ce que l’on est en droit d’attendre d’une chronique littéraire. Et dans la suite de son article, le journaliste-chroniqueur de s’écarter encore du livre pour juger et étriller les intellectuels qui s’étaient fourvoyés à croire en l’impitoyable et sanguinaire Mao. Ça sent la vindicte et le règlement de comptes…

Et puis pour verser dans l’exercice périlleux du polémiste, peut-être a-t-il fallu le monstre pour que le grand réformateur Den Xiaoping change le visage d’une Chine désormais schizophrène, communiste par protectionnisme, capitaliste par opportunisme ?… Si ça ne réussit pas aux droits de l’homme, ça semble réussir à l’économie. Puisque faisant abstraction des multiples entorses aux droits de l’homme qui continuent de s’y dérouler, les entrepreneurs du monde entier voient la vie en rouge, pariant que la Chine sera les Etats-Unis de demain. Il est vrai que la Chine n’est plus seulement une puissance démographique.

Pour revenir à la chronique incriminée. Ce livre, charge documentée contre Mao, est pourtant sans aucun doute passionnant. Ne nous arrêtons pas aux phrases à l’emporte-pièce d’un journaliste qui s’est oublié en ayant recours à un registre de langue un peu trop vulgaire et agressif : « ordure », franchement...où est passé le « standing » du Monde ?

Je ne juge pas l’homme, bien sûr, ni même son travail dans l’absolu, mais sa sortie de plume dans cet article précis ; et au fond, ne me sers de cet exemple que pour vous inviter à réagir sur ce métier déontologiquement exposé qu’est le journalisme et cette notion exigeante mais périlleuse, ce graal : l’objectivité.

Car ce que je juge, c’est la déontologie du journaliste qui écrit dans le quotidien à la réputation la plus exemplairement objective avec une audience à la mesure de son sérieux. Je juge le journaliste qui n’écrit pas sur un blog ni dans un journal satirique, autorisant, sans jamais négliger une argumentation et documentation sérieuses, de plus grands écarts (contrôlés) par sa nature même, dans la limite où l’on ne tombe pas dans l’attaque personnelle et gratuite ou encore raciste. Remarquez, c'est peut-être parce que je ne suis pas journaliste au Monde que je suis choquée... j'espère que ce n'est pas le cas et que quel que sera mon parcours, respectant mes sources, mes lecteurs, ma "mission," et une certaine tenue dans la langue, je ne traiterai pas, même le pire des monstres, d'ordure dans un article.

Avoir une opinion et l'exprimer, c'est essentiel, mais c'est le temps du « courrier des lecteurs », ce n’est pas ce qu’on demande à un journaliste. Ou alors avec tellement de formes et généralement dans un contexte de publications (travail de l’éditorialiste). Pas de se croire au café PMU un verre de blanc à la main.

Alors oui, qu’on le dise dans n’importe quelle langue, bad work, mauvais travail. Qu'en pensez-vous ?

Racines

Audel_du_col_de_mene Comme il n'existe aucun moyen de réagir aux type listes, je publie cette note afin que vous puissiez réagir - si vous le souhaitez - aux photos de l'album "racines" publiées dans la colonne ci-contre.

De retour à Paris, ressourcée après cette parenthèse végétale au coeur de ces montagnes que je connais si bien, et encore plus à même de remplir les exigences d'un super poste avec un(e) super patron(ne), je voulais vous faire partager cette sélection.

Mais au fait, aimez-vous la montagne et quel est votre lien avec elle ? Plus largement, quel est votre lien et relation à vos racines ? Les racines sont plus qu'un lieu ou le lieu connotant. Avez-vous dû quitter votre ville, votre région, votre pays ? Etes-vous plutôt mycélium ou pollen vagabond ?

Est-ce que l'on a des racines qu'à partir du moment où l'on se détache ? Vivre à Paris, si je m'en plains parfois, n'est pas un choix que je pourrais regretter.

A la fois nourrie par ma région natale, avec une "empathie" forte avec la nature, et très citadine, cet éloignement m'a permis au contraire de me rapprocher, de mieux voir et aimer ce et ceux que je ne quittais que géographiquement pour m'épanouir dans ce quotidien de "urban stress" qui me va très bien.

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"Racines" - Album Photo

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    Quelques clichés pris dans ma région natale entre Vercors et Oisans.

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juillet 2008

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