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Interview Blog emploi Challenge

  • Le Blog Emploi Challenge
    En cliquant sur ce lien, vous vous ferez une idée de mon parcours, de ma recherche, de mes projets, sans doute + précise qu'à travers la lettre de motivation qui figure sur mon blog. Merci à Bertrand Duperrin qui a réalisé cette interview.

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De palimpsestes en Shalimar

  • Edward Whymper: Escalades dans les Alpes

    Edward Whymper: Escalades dans les Alpes
    Bien loin de nos ascensions rendues périlleuses par la témérité et la recherche de l'exploit pour l'exploit, les escalades de Whymper qui brava - entre autres - le Cervin, se faisaient avec de mauvaises de corde en chanvre. Elles appartiennent à un temps où l'exploration des sommets était l'aventure la plus fascinante qui soit et les sommets à conquérir des déités vengeresses à se concilier à force de respect, de courage et... de prudence. Elles appartiennent à cette culture, à cette mémoire européenne qui nous est commune.

  • T. S. Eliot: The Waste Land and Other Writings

    T. S. Eliot: The Waste Land and Other Writings
    A lire en langue. Toute traduction serait inégociable...

  • Olivier Pétré-Grenouilleau: Les traites négrières - essai d'histoire globale

    Olivier Pétré-Grenouilleau: Les traites négrières - essai d'histoire globale
    Prix du Sénat du livre d'histoire Chateaubriand de la Vallée-aux-loups de l'essai de l'Académie Française 2005. Pour comprendre comment cette infamie a pu durer aussi longtemps. Qui a dit que le Sénat ne servait à rien ?

  • Ezekiel Nissim: Collected Poems

    Ezekiel Nissim: Collected Poems
    Professeur d'anglais, critique, dramaturge mais surtout poète, c'est là un beau florilège pour découvrir cette grande voix de la poésie indienne. Nissim Ezekiel nous a quitté le 9 mars 2004 à l'âge de 79 ans.

  • Jeremy Rifkin: La fin du travail

    Jeremy Rifkin: La fin du travail
    L'essai incontournable d'un économiste américain qui perçoit déjà les limites de la voie anglo-saxonne.

  • Alexandre de Lur Saluces : La Morale d'Yquem - Entretiens avec Jean-paul Kauffmann

    Alexandre de Lur Saluces : La Morale d'Yquem - Entretiens avec Jean-paul Kauffmann
    On n'obtient pas le plus grand vin liquoreux au monde sans une morale, une éthique absolument exceptionnelle dans le monde viticole. On ne travaille pas à Yquem, on vit pour Yquem, on se voue à Yquem. C'est cette exigence et les astreintes nobles pour parvenir à élaborer un vin ineffable que nous retrace ce livre ; dialogue passionnant entre Jean-Paul Kauffmann, journaliste tombé sous le charme et sortilège d'Yquem, et celui qui mène l'héritage avec amour et abnégation, Alexandre de Lur Saluces.

  • Borges: Enquêtes

    Borges: Enquêtes
    L'enquête est ici - pas étonnant vous lisez Borges - philologique. Sans s'en rendre compte, tant le bougre a de talent, on glisse d'un auteur, d'une époque, d'un pays à l'autre, subjugués.

  • la Pléiade: Marivaux

    la Pléiade: Marivaux
    Du jeu de l'amour et du hasard à L'ile des esclaves, Marivaux n'est pas si léger qu'on croit, il y a de la sociologie, beaucoup de sociologie et de la politique dans toutes ses pièces. Là encore, à lire en La Pléiade, car tout tout se déguste quand on se pique de lire l'immense Marivaux. Un théatre aussi délectable, au fond, lu que joué. Badin et fin comportementaliste à la fois, chacune des pièces de Marivaux est enlevée, un tour de force !

  • Marguerite Yourcenar: Les mémoires d'Hadrien

    Marguerite Yourcenar: Les mémoires d'Hadrien
    Hadriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiien !!! Adrienne est très loin de l'empereur brossé avec succulence par Marguerite Yourcenar, première académicienne, envers et contre tous les phallocrates que compte cette institution...

  • La Pléiade: Ernest Hemingway

    La Pléiade: Ernest Hemingway
    Eh bien oui, Ernest Hemingway vaut bien mieux que tous les clichés que l'on peut avoir sur lui. Au point que lorsque l'on commence, on dévore très vite ses oeuvres complètes en La Pléiade.

  • revue Europe: Littératures de l'Inde

    revue Europe: Littératures de l'Inde
    C'est un numéro d'Europe (la revue littéraire par excellence) qui date quand même d'Avril 2001 mais quelle révélation ! Un numéro fantastique qui met enfin en lumière les littératures extraordinairement riches de ce continent. Sur www.europe-revue.info vous pourrez encore le commander

  • D'Holbac: Histoire critique de Jésus-Christ
    Ce n'est pas une posologie de l'athéisme façon Onfray, philosophe qui n'a pas le centième du talent du baron d'Holbac. C'est un raisonnement réinventé, plus rigoureux, une méthodologie critique extraordinairement facile qui s'applique ici aux miracles de la foi chrétienne par l'un des plus grands penseurs et inventeur du matérialisme philosophique.
  • Spinoza: L'éthique

    Spinoza: L'éthique
    Sur une île déserte, allez, c'est l'opus cogitendi que j'emporterais.

  • James Joyce: Ulysse

    James Joyce: Ulysse
    Un livre tout smplement inépuisable. D'une complexité narrative délicieuse. Il a tout réinventé, cet homme. Lire aussi Dedalus, et si vous avez le cerveau en forme, Finnegans wake, of course.

  • Jack Kerouac: Les clochards célestes
    Jack Kerouac, le plus grand écrivain de la Beat generation. Plus grand encore que Ginsberg ! Bien moins connu que "Sur la Route", c'est pour moi son chef d'oeuvre avec le new-yorkais "Big Sur". A lire en grand format, NRF gallimard.
  • : Le guide Hachette des vins

    Le guide Hachette des vins
    La référence pour les amateurs de vins.

  • Brigitte Aubert: La mort des bois

    Brigitte Aubert: La mort des bois
    Amateurs de polar, c'est son meilleur ! Dans cette série, tout se passe depuis le point de vue de l'héroïne paralytique et muette. Brigitte Aubert dont tous les polars sont un régal exploite fructueusement le procédé narratif du monologue intérieur. La mort des neiges a suivi. Belle réussite également.

  • Ernesto de Martino: Le Monde magique

    Ernesto de Martino: Le Monde magique
    Une référence ! Ce professeur d'histoire des religions à l'université de Cagliari, particulièrement attentif à l'ethnographie sicilienne a aidé à penser autrement "l'alternative entre magie et rationalité" qui a construit notre civilisation moderne. Le Monde Magique paru en 1948 peut sembler aride mais sa lecture est fascinante et la pensée de De Martino, presque soixante ans après, toujours vivante.

  • La Pléiade (Textes traduits, présentés et annotés par Paule Charles-Dominique): Voyageurs arabes

    La Pléiade (Textes traduits, présentés et annotés par Paule Charles-Dominique): Voyageurs arabes
    En ce temps de communication ultra-rapide, et parfois agressive, facilitant les amalgames ; d'almagame, par exemple, entre Islam et fondamentalisme, en ce temps encore d'affrontements communautaires, de vitriols (oui, au pluriel) racistes, découvrez réunis tout récemment par la Pléiade les récits des chroniqueurs Ibn Fadlân, Ibn Jubayr, Ibn Battuta et un auteur anonyme qui vous introduiront à un Islam voyageur curieux du monde (XIVes et antérieur) que nous connaissons encore plus mal.

sentes sonores

  • Billie Holiday - I'm a fool to want you

    I'm a fool to want you
    Billie Holiday: Lady in satin

    Sans doute la voix la plus bouleversante du jazz. Ce n'est pas seulement cet album, celui du magnifique "I'm a fool to want you", mais toute sa discographie qui est à (re)découvrir. Ne passez pas non plus à côté de l'album élégant : "Songs for distingue lovers."

  • Nicole Willis -

    Nicole Willis: Keep Reachin'up
    La nouvelle âme de la soul. Une voix superbe. Des arrangements virtuoses. Divinement swinguant.

  • Natacha Atlas -

    Natacha Atlas: Mish Maoul
    Toujours cette ligne de partage entre Orient et Occident au coeur des albums de Natacha Atlas, et plus que jamais le mariage entre musiques traditionnelles et électro. Intense. Sublime. La réconciliation le temps d'un album. Une invitation à la paix.

  • Jean-Louis Murat -

    Jean-Louis Murat: Taormina
    Murat n'en finit pas de produire mais, cette fois-ci, c'est un album aux accents blues. Une bonne cuvée !

  • Katie Melua - Spider's web

    Spider's web
    Katie Melua: Piece by piece

    Un joli disque de ballades blues-jazz-pop emmené par la voix chantilly de Katie Melua. Offrez-vous un peu de douceur.

  • Bia - Comme une vague. Como uma onda

    Comme une vague. Como uma onda
    Bia: Coeur vagabond// coraçao vagabundo

    L'album prenant et réversible (vous allez comprendre) de Bia, artiste brésilienne francophile et francophone, qui, après avoir parcouru le monde a décidé de poser ses valises en France. Elle a voulu nous faire partager ses titres coups de coeur dans les deux cultures en choisissant d'interpréter en français des chansons brésiliennes et de chanter en brésilien les titres français, allant de Belle-île-en-mer à l'étonnante La mauvaise réputation de Brassens. Une réussite. Toutes les traductions sont de Bia, parfaitement bilingue.

  • Gérard Manset - "Ne les réveillez pas"

    "Ne les réveillez pas"
    Gérard Manset: Obok

    Le dernier opus inspiré du plus énigmatique, incernable chanteur, parolier et compositeur français. Il paraît même qu'il accepterait de sortir de son invisibilité pour une tournée. Un événement !

  • Hubert Félix Thiéfaine - Les jardins sauvages

    Les jardins sauvages
    Hubert Félix Thiéfaine: Scandale mélancolique

    Musicalement rien de chavirant, titre composé par le chanteur de Mickey 3d, mais texte très inspiré, d'une sensualité vénéneuse que HFT sait porter.

  • Paul McCartney -

    Paul McCartney: Ram
    L'album "pastoral", entièrement acoustique, simple et dépouillé du grand mélodiste, ex Beatles. Son meilleur cru qui vieillit excellemment.

  • Robert Wyatt - Beware

    Beware
    Robert Wyatt: Cuckooland

    Forêt électronique animée par la voix séraphique de Robert Wyatt tant elle plane (un oiseau ou un ange ?) et maîtrise les aigus. Mais c'est toute la discographie du grand maître du rock progressif (Rock Botton) et de la fusion de la pop et du jazz qui est à découvrir !

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LA MÔME BLUES : De Paname à Padame, Marie-Line Weber chante Piaf Blues

Affiche_piaf_blues_ferme_de_monsi_4   Mandres-les-Roses. Une ville du 9-4 qu’en bon parisien l’on se doit de snober. Sauf que la ville en question – bravo à eux - a eu plus de nez que les producteurs de la Capitale et programmé la première d’une longue tournée, espérons-le, de Marie-Line Weber qui chante Piaf Blues.
Vous ne la connaissez pas ? Vous allez la connaître.

Sachez tout d’abord que je ne suis pas bon public. Surtout quand il s’agit de chanson française. J’ai beau être à l’affût de ce qui sort, j’ai l’impression que les fondements sont oubliés. Que l’on sait parler ou bien hurler mais certainement plus : chanter. Que l’on sait susurrer tantôt des textes qui se veulent intelligents ou bien gueuler des chansons qui ne cherchent même plus à l’être, mais chanter, ça… Le piaf qui chante se fait oiseau rare. Alors quand il chante autant ne pas le rater.

En vérité, je ne la découvrais pas, je la redécouvrais. Coup de cœur musical, je l’avais laissée à Montmartre pour la retrouver à Mandres-les-Roses, osant un pari difficile : chanter l’inchantable Piaf en la faisant sienne. Mieux encore, en la faisant blues.

On l’entend mais on ne la voit pas encore. Sa voix la précède. Le spectacle s’ouvre sur La vie en rose. La chanson la plus connue de Piaf ; celle qui ne doit pas décevoir … Et elle ne déçut pas. Elle chantera aux côtés de deux musiciens de talent, Jean-Marc Monniot au clavier et Dominique Vernes, tour à tour au sax, à la flûte, à la clarinette et à l’accordéon.

Après La Môme sur tous les écrans, porté par Marion Cotillard, très en gouaille, vous vous dîtes peut-être, Piaf, encore Piaf ? Est-ce bien utile ?

Car Piaf, si souvent reprise, comme chacun sait, nous a trop exposés aux déceptions.
Pour ne prendre qu’un exemple, sa chanson mythique, La vie en rose, a été reprise disco par Donna Summer et Dalida, salsa par Africando, mais aussi par Cindy Lauper, Zazie, Diana Krall, Michael Bublé ou Michelle Torr.

Reprendre Piaf est donc un défi souvent relevé mais rarement avec succès. La magie de la voix gouailleuse de Piaf qui se mue velours quand le chant s’élève, la puissance d’un destin charriant des torrents d’émotions, mettent en garde l’interprète. Le fac-similé n’est pas possible.

Marie-Line Weber le sait. Tout à la fois humble et ambitieuse, son ambition précisément n’est pas de « faire du Piaf ». Elle en a pourtant la voix. Elle est l’une des rares à en avoir les moyens ; que l’on se réfère à sa puissance vocale si magistralement tenue, maîtrisée, comme à sa capacité à transmettre des émotions. Marie-Line Weber, qu’elle chante Piaf, Brel ou son propre répertoire, immanquablement bouleverse.

Mais elle dépassa toutes les attentes. Ne cherchant pas à faire jeu égal en épousant les versions originales. Ne cherchant pas à faire revivre Piaf dans le corset d’une v.o. qu’il ne faudrait surtout pas changer. Ayant décelé dans les chansons de Piaf  les bleus à l’âme du blues, elle décida de revisiter entièrement ce répertoire qu’elle connaît si bien sous cet angle neuf. Et ce faisant, elle prend un risque. Celui de ne pas plaire à ceux qui attendent de « la copie » comme à ceux, nombreux, qui n’aiment pas le blues ou qui le croient, le connaissant mal.

Petit rappel. Tout à la fois, genre musical et sensibilité, le blues c’est aussi bien Bettie Smith, John Lee Hooker, B.B.King, que Tom Waits et le solaire Jim Morrison. Le blues, pourrait-on dire, est l’expression la plus intuitive de l’émotion humaine. Originellement chant de liberté de l’esclave dans un Sud raciste qui n’a rien du long baiser pseudo tragique de Clark Gable et de Vivien Leigh. Acoustique, volontiers biographique, débarrassé des fioritures, des cordes oppressantes, le blues va à l’essentiel : la voix. La souffrance. La vérité.

Et le blues est un angle pertinent pour aborder Piaf. Rien à voir avec la reprise salsa de  La vie en rose par Africando qui est travestissement tout au plus. Il ne s’agit pas de faire du nouveau à tout prix. Il faut encore faire du nouveau sans trahir.  Et pour ne pas trahir, il est nécessaire d’avoir fréquenté Piaf au plus intime de son répertoire tout en ayant la volonté et la force de la revisiter. En ce sens, Johnny Hallyday dont on ne peut nier les qualités d’interprète, a sans doute manqué d’envie dans son interprétation de L’hymne à l’amour, propre et vibrant et cependant enfermé dans un piano voix sobre ne masquant rien d’une interprétation trop proche de l’original ; quand sa reprise écorchée piano-voix-violoncelle de Ne me quitte pas de Brel, elle, fera date.

Mais voilà, pour chanter du blues et même du jazz, il faut encore une fois le pouvoir. Ce sont là deux genres musicaux parmi les plus exigeants qui ne pardonnent pas la médiocrité. Il faut posséder une puissance émotive singulière, investie, un timbre granité sans cesser de chanter juste, avec ses tripes. Et ça, ça ne s’apprend pas, ça ne se formate pas. C’est un don magnifié par la vie, les contingences, les aspérités d’une personnalité qui n’aspire qu’à s’incarner sans modèle, que l’on possède ou que l’on ne possède pas.

Marie-Line Weber indéniablement a ce don et sans doute un beau chemin de vie. Avec sa voix mezzo-soprano, elle peut tout chanter. Y compris Piaf et Piaf blues, sans cesser de rester accessible à un public qui aime avant tout la chanson française aux arrangements parfois un peu faciles.

Quand au faîte de l’émotion, sa voix gagne en puissance, elle éloigne le micro, tient la note, et nous bouleverse. C’est encore Piaf mais c’est autre chose. C’est devenu elle. Mon Dieu, L’hymne à l’amour, Padame avec un soupçon d’orient, La foule, Mon légionnaire qu’elle chante sur un tempo ralenti sont devenus ses chansons. Elle swingue sur Johnny n’est pas un ange, s’amuse avec L’homme à la moto. Avec elle, Les blouses blanches prend une dimension moderne, mise en lumière de nos impasses – on songe à Nicholson dans Vol au-dessus d’un nid de coucous - tandis que Je t’ai dans la peau rivalise avec le diamant noir I’m fool to want you de Billie Holiday, et triomphe.

Dans la salle, toutes générations confondues, le public est conquis et réagi, bluffé, applaudissant chaque nouvelle chanson comme une recréation. Il y eut des rappels. Quelques deux cents personnes transportées sous les poutres en chêne de la « Ferme de Monsieur » qui accueillait la première de « Piaf blues ». Les auditeurs avaient oublié La Môme pour découvrir Marie-Line Weber. A la fin du spectacle, ils sont nombreux à l’attendre pour connaître son actualité. Quelle sera sa prochaine date ? Quand sortira son album ?  Marie-Line ne joue pas les stars. Elle ne reste pas longtemps en coulisses et répond avec gentillesse, sans se forcer. Elle vient d’accomplir une rayonnante performance mais semble plus heureuse que fatiguée. C’est une chanteuse professionnelle généreuse qui accompagne chaque année le Téléthon ; et c’est surtout une chanteuse sincère qui ne cherche pas à chanter pour plaire à une mode, à un agent, à un ego. Elle chante parce qu’elle n’a pas le choix, comme toutes les grandes figures du blues, du jazz, du rock, de la chanson à texte et de la musique classique, Marie-Line Weber a  simplement ça « dans la peau ».

Chacun cherche sa charade

Trouvez l’auteur et le contexte de cette phrase. Vous saurez argumenter.

« Si le malade meurt, il meurt guéri ».

A qui la doit-on ? A quelle réalité renvoie-t-elle ?

Allo_doc Cette photo est un indice visuel.

Faites marcher votre mémoire, sollicitez votre imagination. Je compte sur vous !...Vous serez notés.
Plus ou moins sévèrement en fonction de votre taux de réussite...

La pub, réponse aux conflits d’influence ? « On roule sur la tête. »

Photo0421_1 De la nécessité d’ouvrir Le Monde et d’en lire toutes les pages, y compris les pleines pages pub.

Dans l’édition de ce jeudi, une publicité m’interpelle. Son slogan : « on roule sur la tête », avec en photo une équipe cycliste roulant effectivement sur la tête dans une forêt brumeuse. La pub fait mouche. Je lis. Et découvre une équipe inconnue la veille. La formation belgo-suédoise Unibet.

Et que lis-je exactement ? Une pub commerciale pour le sponsor Unibet, société de paris en ligne ? Point du tout. Un éditorial à la Zola, un j’accuse l’ASO.

Lire la suite "La pub, réponse aux conflits d’influence ? « On roule sur la tête. »" »

Nicole Willis, Keep reachin'up

Nicole_willis_3 Une musique soul qui swingue Motown, avec un son mat, puissant. Le meilleur du vinyl sur cd - aspérités ouatées de « If this ain’t love (don’t know what is) » - et la voix de Nicole Willis qui se place et ressuscite, sans cesser d’être singulière, le velours d’Aretha Franklin, le punch de Tina Turner. Rien moins.

Nicole Willis semble s’être trompée d’époque. A moins que ce ne soit l'époque qui ne se soit trompée de musique. Intro en pizzicato sur « feeling free ». Entrée de la voix qui semble si facile. Les arrangements des Soul Investigators. Les cordes subtiles de Pekka Kuusisto string Orchestra qui nous évoquent les envolées chantournées de « I talk to the wind » de King Crimson sur l’impérissable « Schizoid Man ».

Entre soul, funk et jazz, pour le meilleur et encore le meilleur, Nicole Willis vous entre dans la tête, vous coule dans les jambes, qui, subitement, autonomes, se mettent en mouvement. Pris en flagrant...délice, continuez à danser. Keep reachin' Up'"' est son douzième album depuis « All the Time » en 2000, et son sixième avec les Soul Investigators. Une réussite.

Pour mieux la découvrir, faîtes un tour sur son site et cliquez sur ces deux extraits : "feeling Free" Téléchargement nicolewillis1.MP3 et "If this ain't love" Téléchargement nicolewillis2.MP3 . Ce n’est pas le son de l’album, puisqu’enregistrement en prise libre du disque (acheté) afin de pouvoir choisir la durée du podcast et ainsi respecter l’artiste. Un dernier conseil, montez le son. :)

L’île de Santo – l’explosion de la vie !

Vanuatu_southpacifictourism
Derrière le décor de carte postale, 4000 km2 d’une faune et flore marines et terrestres d’exception. L’île d''Esperitu Santo, souvent abrégée Santo, située dans l’archipel paradisiaque de Vanuatu, Pacifique Sud, a attiré depuis juillet de cette année pas moins de 160 chercheurs du monde entier (25 pays) dans le cadre de la mission Santo 2006. Une initiative française couronnée de succès. `

Lire la suite "L’île de Santo – l’explosion de la vie !" »

Grandeur et gratuité

Doisneau_zoom_2 Le cliché du jour :

Deux expositions gratuites se déroulent actuellement à l'Hôtel de ville de Paris.
Doisneau et Cabu.  Une initiative à saluer. Toutes les expos de l'Hôtel de ville sont gratuites. Oui mais... armez-vous de patience ! Photos prises en semaine en pleines vacances scolaires. Le samedi c'est encore pire. Et la file se poursuit au-delà du métro, ça vous tente ?

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Le meilleur visage de Dominique de Villepin : un peu d’humanisme dans ce monde de chiffres.

Erasmeduredet
Perle du jour accusant un retard de ponte de 24h puisqu’en date du 25 octobre dans Le Monde. On pourra encore la savourer à la coq.

C’est en effet la fin de l’entretien accordé au Monde par Dominique de Villepin sur le thème des « valeurs républicaines en banlieue » qui a retenu mon attention. Et plus précisément cette proposition visant  à ancrer davantage (et surtout plus précocement qu’à partir du DESS) la formation universitaire dans la réalité du marché de l’emploi : « nous allons instituer un module obligatoire de recherche d’emploi en licence ».
Une proposition a priori pleine de bon sens.

Terminons enfin par cette phrase, peut-être plus idéaliste que réaliste, qui m’a fait rêver à un décloisonnement des cursus, à un retour à l’humanisme ! Selon Dominique de Villepin, « pourquoi entrer dans une logique de sélection ? L’essentiel est de faire de tous les diplômes universitaires un passport pour la réussite. » Et le chef d’œuvre : « Un spécialiste de Rabelais peut très bien devenir s’il le souhaite un grand spécialiste des marchés financiers. »

N’y voyez pas d’ironie, je partage ce rêve d’une société où cette phrase serait à nouveau possible. Je dis "à nouveau" car à la Renaissance c’était chose commune ; pour une minorité accédant à la connaissance, certes.
Notre premier ministre est un humaniste qui s’est fourvoyé.

Allo maman dico

Sky_europe
Quand les publicitaires s’oublient. Dans le métro. Une affiche de Sky Europe. Compagnie aérienne qui a choisi de se faire connaître en recourant à la très photogénique Adriana Karembeu ; allant même jusqu’à peinturlurer un avion à son effigie, mazette !

Sky Europe exhibe donc son mannequin-mascotte avec ces mots : « Je vous amène ? ». Une pub qui cible ostensiblement les hommes. Mais son éventuel mauvais goût, (pas pire que Neuf Telecom et sa pittoresque blonde à cheval), n’est rien comparé au français douteux que cette pub véhicule. Adriana ne vous emmène pas. Elle vous amène ! Vous êtes quoi ? Un paquet de lessive ? Son mascara, sa nuisette ?  Loin d’y voir une volonté sournoise et sexiste de faire déparler Adriana Karembeu, collant à son image de bimbo, je crois surtout que cette faute n’a pas été choisie et que les publicitaires ont besoin d’une sérieuse leçon de grammaire et de sémantique. On m'objectera que le verbe "amener" avec un objet humain est permis puisque le verbe signifie "mener  (quelqu'un) à" (un endroit, un état d'esprit, une idée, un acte). Il recoupe également les dénotations du verbe "apporter" en s'appliquant à un objet inanimé : on peut amener un cd pour animer une soirée, par exemple.

Le verbe "emmener", transitif direct, est plus précis (mener avec soi d'un lieu à un autre) et ne s'applique qu'à des personnes. Dans le contexte d'un trajet à effectuer d'un seul tenant avec pour sujet et objets de l'action des êtres humains, c'est le verbe "emmener" qui incontestablement s'impose. La subtilité est d’importance. Par ailleurs, le verbe "amener" est un transitif indirect. On ne l'utilise à la forme transitive directe que dans un sens très différent de "tirer à soi".  Exemple : amener les voiles. Et si dire "j'amène un copain" est usité, la tournure, permise à l'oral dans un contexte relâché, reste plus familière que "j'emmène un copain."

Dans le cadre de cette publicité, on eût pu espérer moins de relâchement. L'usage oral quand on le choisit à l'écrit doit être motivé.

Cette affiche est loin d’être un cas isolé de « petit nègre » publicitaire. La dernière campagne de l’armée était truffée de fautes de syntaxe. Mam n’a toujours pas répondu à mes doléances linguistiques. Un scandale ! Mais peut-être en était-elle l’auteur(e) ? ;)

Sommes-nous redevables à la redevance télé ?

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Jusqu’à quand et pourquoi ? Patrick de Carolis qui dirige la maison France Télévisions veut plus d’encarts publicitaires pour faire rentrer plus d’argent. Se pose alors la question au télespectateur : pourquoi payons-nous la redevance si France 2 et France 3 se mettent à débiter en tranches (de saucisson) publicitaires, films, documentaires et séries, à l’instar de TF1, M6 et de toutes les chaînes privées qui elles ne sont pas assujetties à la redevance. Un peu de cohérence, que diable ! Pourquoi payons-nous cette redevance si le service public renonce à être différent de son ennemi, le marchand du BTP et de la téléphonie ? L’argument, bien sûr, c’est de se servir de l’argent de la pub pour proposer aux téléspectateurs plus de programmes de qualité…
Mais qui y croit ? Et le téléspectateur le veut-il ? Veut-il une Arte aux moyens hollywoodiens ou s’accommode-t-il de programmes à faible contenu, « trash », racoleurs, mais bon gros hamburger facile à ingérer quand on revient essorés d'une longue journée de travail ?  Vous y croyez, vous ?

Turn-over au sommet cherche billet pour la finale...

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A quelques heures de la rencontre en 1/2 finale France-Portugal, une dépêche AFP m’a amusée :

« Le Premier ministre Dominique de Villepin assistera mercredi soir à Munich (sud de l'Allemagne) à la demi-finale du Mondial-2006 de football Portugal-France, tandis que le président Jacques Chirac regardera le match depuis l'Elysée. »

Jacques Chirac a ainsi cédé sa place de supporter à l’incontestable amateur de foot aux allures de joueur de cricket, Dominique de Villepin.  Notre président était tout de même plus crédible. Oui mais. Il a bien joué. A la règle du "un coup c'est moi, un coup c'est toi"," si les Bleus "assurent", notre Président devrait pouvoir assister à la finale.

Je poursuis ma lecture :


»Le Premier ministre sera notamment accompagné de trois de ses ministres: Christian Jacob (Fonction publique), François Baroin (Outre-mer) et Jean-François Lamour (Sports), a-t-on annoncé dans l'entourage du chef du gouvernement. »

Seulement trois ! Mais ça ne fait pas une équipe de foot, ça ! Sauront-ils tirer du match les conclusions qui s'imposeront pour la France ?

»Le président Jacques Chirac, lui, restera à l'Elysée "où il soutiendra les Bleus en regardant le match et en espérant les retrouver en finale le 9 juillet", a-t-on indiqué dans son entourage. Il avait assisté samedi à Francfort (ouest) à la victoire française sur le Brésil en quarts de finale. »

Jacques Chirac est-il un grand visionnaire ? Lors de sa précédente interview télévisée, il avait déjà donné la France en finale quand elle n’abordait que les quarts… Prémonitoire ? Espérons-le !

Le 13 juin, M. de Villepin avait déjà assisté à Stuttgart (sud-ouest) au premier match des Bleus contre la Suisse, qui s'était soldé par un match nul (0-0). "L'appétit vient en mangeant", avait-il déclaré à l'issue de la rencontre. »

Rassurons-nous. Ainsi encadré par sa brigade de choc, Jacob-Barouin-Lamour, le premier ministre ne fera pas perdre l’appétit aux Bleus qui ne l’avaient guère lors du premier match contre la Suisse auquel DDV a assisté. Les Bleus depuis ont retrouvé l’envie de « manger » du but ! N’y voyons pas de corrélation. Ne soyons pas superstitieux, DDV saura exhorter son équipe. En cas de victoire, la France ne sera jamais allée aussi bien. Car à lire la presse britannique, qui, avant le grand retour de Zidane établissait un parallèle entre le marasme économique et politique que vivait la France, la morosité des français, et le jeu sans envie de l’équipe de France. Mais depuis, Zidane "il a marqué" (pour ceux qui ont entendu le jingle pub) et la presse britannique a retourné sa veste : notre économie va bien ! Excellemment. Elle drible ses chômeurs en les évinçant des stats, marque tous ses buts contre le chômage sur penalty irrégulier ou régulier avec les emplois aidés du mari de Béatrice Schoenberg….

Et pourtant... Je vibre foot. Suis, vois, écoute, mange foot. Pas hand. Au point que depuis ce mondial, je n’ai plus deux mains mais quatre pieds. 4 foots. Deux à chaque pied. Deux à chaque main. Créature difforme parfaitement consentante. N’empêche. Un peu de mesure. Vaillante supportrice qui poussera son cri de guerre strident au premier but ce soir de la France contre le Portugal (et prie les saints Zidane, Henry, Ribéry qu’ils me fassent perdre la voix jusqu’à la victoire finale), je ne vais pas hurler pour autant, des larmes dans la voix, « ça y est notre économie est saine » si nous allons en finale. Sans nier bien sûr les retombées économiques et politiques d’un mondial. Non plus enfin que je ne nierai l’amélioration de l’humeur collective que ce genre d’événement grandiose, épique, suscite. Et à raison. Vive le foot, vive l'équipe de France et la cohésion (la vraie) qu'elle fait naître ou renforce !

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  • Babel minute 0 - "Journal de la guerre qui vient"
    La politique internationale du dedans, dans toute sa complexité en toute limpidité, passionnante, par Julia. Oubliez les mauvais romans d'espionnage, Le Renseignement made in U.S. comme si vous y étiez.
  • Medina-Sousse
    Sousse, la perle du Sahel, a trouvé son écrin virtuel. Merci, Yves (Archigram), pour ce très beau blog de sauvegarde.
  • [LeBlog2Roubaix.Com]
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  • La pharmacie, les biotechnologies et tout le reste
    Le marketing, les ventes et le développement pharmaceutique à l'international, restitués dans une vision claire et intelligente. Une belle curiosité d'esprit.
  • Le Monde de Juliette
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  • Un livre, un jour
    Le blog littéraire collaboratif de Vanina Delobelle. Découvrez les coups de coeur des co-auteurs et n'hésitez pas à en proposer d'autres. Rejoignez l'équipe !
  • PLANETARGONAUTES.EU
    Une grande variété de sujets et goût du monde planisphérique. Le champ des possibles revivifiant de Catherine qui bannit la langue de bois !
  • Tout pour elles
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  • Chroniques d'une reconversion annoncée...
    Antonia a parfaitement réussi sa reconversion mais ne lâche pas, pour notre plus grand plaisir, son cocktail bloggeur "2/3 boulot, 1/3 perso, idéal pour secouer la pulpe du fond" :)
  • Pôle documentation
    Le réseau d'aide à l'emploi des documentalistes orchestré par Adeline, documentaliste-rédactrice spécialisée dans le domaine économique.
  • VOYAGEUSE PROVISOIREMENT SEDENTARISEE
    Les RP culture-cinéma desservies par un regard décalé, une soif du monde et beaucoup d'humour
  • Objectif : EMPLOI
    Un objectif et une belle personnalité pour le remplir
  • Non, je ne suis pas QU'une chercheuse d'emploi en communication scientifique...
    Non, elle n'est pas qu'une habile communicatrice scientifique, elle a bien d'autres talents encore!
  • John CALOU : le consultant-formateur "boosteur" d'efficacité commerciale
    Pour un management efficace qui n'en oublie pas d'être humain
  • DRHPOINTCOM
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  • MARKET STORIES
    Avec elle, ça bouge dans le "Market" !
  • Le Blog Télévision
    L'excellente Hélène Marzolf vient de passer le témoin bloggeur à Cécile Maveyraud. Ce blog TV de Télérama - le sujet s'y prête - est particulièrement drôle, croustillant comme un crumble au crunch, sarcastique comme le "câble par la queue d'Hélène Marzov". Ennemis des contrepèteries passez votre chemin. Mais de toute façon c'est le site en entier de Télérama qui est réussi. L'hebdo tv culturel a compris comment faire de son site un argument en ce temps économiquement morose pour la presse française.
  • Jean-Claude Djian
    Le site dense et incontournable d'un journaliste indépendant dans sa plume et sa pensée. Un blog très pro et engagé.

juillet 2008

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