Elections présidentielles américaines : Je mange, donc je vote
La politique internationale, croyez-vous, n'est que rarement distrayante. C'est sans compter sur l'humour outre-atlantique.
Ce reportage politique (texte et vidéo), à l'angle inhabituel et plaisant, publié par le très sérieux New York Times, fera indubitablement mentir ceux qui se détournent de la politique étrangère, la trouvant austère ou éloignée de leurs préoccupations.
Celui-ci est non seulement drôle mais édifiant d'un point de vue sociologique. Le fil en est simple. Le grand quotidien new yorkais a suivi les différents candidats en campagne pour les présidentielles par le filtre de leur comportement alimentaire. La conclusion tient en ces cinq mots : "even the eating is political". Même se nourrir est un acte politique. La communication politique n'omet pas le non-verbal, bien au contraire, peut-on dire en assumant le jeu de mots, elle s'en sustente.
On y apprend que le lien nourricier qui unissait dans les libations le peuple américain à son Président George Washington, lequel distribuait du rhum, de la bière et du cidre à ses électeurs, s'est étiolé, puis inversé. Le journaliste cite encore l'exemple d'Andrew Jackson, qui, aux élections de 1828, tenait barbecue comme d'autres tiennent salon. Depuis, le soda a coulé sous les ponts, les temps ont changé. Il ne s'agit plus d'élire le plus prodigue, le plus hédoniste et enclin à sceller son élection dans une liesse festoyante, mais bien d'élire un président diététique dans une nation confrontée à un fléau majeur largement explicable par une mauvaise pédagogie alimentaire : l'obésité.
Le président de demain sera-t-il celui du manger mieux pour vivre mieux ? Le verdict dans l'urne ou dans l'assiette ? Amis américains, à vos fourchettes...













Les commentaires récents