Idée d’émission …à quand la télé « Destop-chômage » ?
Votre avenir semble bouché ? Votre recrutement semble bloqué ? Nous avons la solution : télé Destop chômage !"
En attendant Les Bleus, un œil sur les offres d’emplois, un autre plus perçant sur les offres invisibles que j’entends bien saisir, et un troisième sur une chronique à écrire et deux autres projets ; louchant à force d’yeux en surnombre, véritablement semblable aux créatures torses de Picasso, un œil encore sur la prochaine recette de ma rubrique Mum is Cooking (il s'agira des beignets de tomates de Santorin que je compte d'abord expérimenter), m'est venue cette idée post Orwell. Après tout, « la ferme (des animaux) » existe ! La télé a déjà adapté Orwell dans une émission de télé-réalité, pas dans un film !
Bref, pour faire plus court, je réalisais qu’Endemol n’avait pas encore développé l’idée perverse d’une émission de télé-réalité autour d'un Barnum des chômeurs.
Le principe. Imaginez. Une heure trente pour aider des chômeurs triés sur le volet par les psys de la télé (on alterne un homme, une femme, un beau, un moche, un jeune, un vieux, un enfant des cités, un autre issu des classes moyennes, un autre d’une famille de la bonne bourgeoisie, un commercial, un artiste, un très très abîmé, un autre très très optimiste, un célibataire, un avec beaucoup d’enfants, etc. etc.) à retrouver un emploi mais aussi des recruteurs à trouver plus facilement le futur salarié idéal. Au bout de l’heure et demie de show télé, tous doivent avoir retrouver un emploi. Discours officiel auto-valorisant de la chaîne : Emotion, suspense et surtout, HUMANITE, EFFICACITE, et HAPPY END, nous, nous faisons baisser le chômage et brassons les couches sociales ! En off : une chaîne de télé devient démiurgique, plus puissante que le gouvernement du pays, impuissant à faire baisser le chômage.
Dès le générique, sourire des recruteurs, qui, s’ils signent à la fin de l’émission avec l’un des candidats ont fait une pub d’enfer à leur entreprise avec assurance que la chaîne aura effectué un premier tri à la fois concordant avec les exigences présupposées de l'audimat et un profilage de ressources humaines. Larmes des chômeurs à la fin de l’émission, qui, aussi émus que les gagnants des jeux télé débiles, où l’on gagne des millions avec Jean-Pierre ou grâce à une petite boule qui s’arrête dans une case, font monter encore un peu l’audimat. Les téléspectateurs se projettent, (qui, quand il ne l'a pas été lui-même, n'a pas dans son entourage proche un chômeur à soutenir?) et la chaîne encaisse le jackpot en corsant encore le prix de la pub. Comment … ils n’ont pas encore osé ? Spectaculariser le chômage chaque samedi soir en prime time. Jusqu’à quand ?
Peut-être que j’ai trop d’imagination, peut-être que j’aurais dû achever l’un des trois romans laissés dans le tiroir plutôt que de terminer un recueil de poèmes fleuve sur la glace ou le feu ou les deux... une pièce de théâtre et un autre rogaton d’essai dramaturgique qui avaient moins de chance d’intéresser un éditeur. Peut-être. Peut-être aussi que la réalité dépassera ce que je viens d’imaginer.
Avec pourquoi pas une émission spéciale "fonctionnaires". 2/3 des fonctionnaires partant à la retraite, nous annonce-t-on, ne seront pas remplacés. Il ne fait pas bon avoir envie de servir l'Etat dans ce pays. Pas bon être un jeune postulant à l'enseignement, dénué de toute envie de gagner beaucoup beaucoup d'argent, simplement soucieux de transmettre, d'enseigner ce qu'il sait et aime faire le mieux possible.























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