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Interview Blog emploi Challenge

  • Le Blog Emploi Challenge
    En cliquant sur ce lien, vous vous ferez une idée de mon parcours, de ma recherche, de mes projets, sans doute + précise qu'à travers la lettre de motivation qui figure sur mon blog. Merci à Bertrand Duperrin qui a réalisé cette interview.

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De palimpsestes en Shalimar

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    Edward Whymper: Escalades dans les Alpes
    Bien loin de nos ascensions rendues périlleuses par la témérité et la recherche de l'exploit pour l'exploit, les escalades de Whymper qui brava - entre autres - le Cervin, se faisaient avec de mauvaises de corde en chanvre. Elles appartiennent à un temps où l'exploration des sommets était l'aventure la plus fascinante qui soit et les sommets à conquérir des déités vengeresses à se concilier à force de respect, de courage et... de prudence. Elles appartiennent à cette culture, à cette mémoire européenne qui nous est commune.

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    Professeur d'anglais, critique, dramaturge mais surtout poète, c'est là un beau florilège pour découvrir cette grande voix de la poésie indienne. Nissim Ezekiel nous a quitté le 9 mars 2004 à l'âge de 79 ans.

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    Alexandre de Lur Saluces : La Morale d'Yquem - Entretiens avec Jean-paul Kauffmann
    On n'obtient pas le plus grand vin liquoreux au monde sans une morale, une éthique absolument exceptionnelle dans le monde viticole. On ne travaille pas à Yquem, on vit pour Yquem, on se voue à Yquem. C'est cette exigence et les astreintes nobles pour parvenir à élaborer un vin ineffable que nous retrace ce livre ; dialogue passionnant entre Jean-Paul Kauffmann, journaliste tombé sous le charme et sortilège d'Yquem, et celui qui mène l'héritage avec amour et abnégation, Alexandre de Lur Saluces.

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    Borges: Enquêtes
    L'enquête est ici - pas étonnant vous lisez Borges - philologique. Sans s'en rendre compte, tant le bougre a de talent, on glisse d'un auteur, d'une époque, d'un pays à l'autre, subjugués.

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    la Pléiade: Marivaux
    Du jeu de l'amour et du hasard à L'ile des esclaves, Marivaux n'est pas si léger qu'on croit, il y a de la sociologie, beaucoup de sociologie et de la politique dans toutes ses pièces. Là encore, à lire en La Pléiade, car tout tout se déguste quand on se pique de lire l'immense Marivaux. Un théatre aussi délectable, au fond, lu que joué. Badin et fin comportementaliste à la fois, chacune des pièces de Marivaux est enlevée, un tour de force !

  • Marguerite Yourcenar: Les mémoires d'Hadrien

    Marguerite Yourcenar: Les mémoires d'Hadrien
    Hadriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiien !!! Adrienne est très loin de l'empereur brossé avec succulence par Marguerite Yourcenar, première académicienne, envers et contre tous les phallocrates que compte cette institution...

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    La Pléiade: Ernest Hemingway
    Eh bien oui, Ernest Hemingway vaut bien mieux que tous les clichés que l'on peut avoir sur lui. Au point que lorsque l'on commence, on dévore très vite ses oeuvres complètes en La Pléiade.

  • revue Europe: Littératures de l'Inde

    revue Europe: Littératures de l'Inde
    C'est un numéro d'Europe (la revue littéraire par excellence) qui date quand même d'Avril 2001 mais quelle révélation ! Un numéro fantastique qui met enfin en lumière les littératures extraordinairement riches de ce continent. Sur www.europe-revue.info vous pourrez encore le commander

  • D'Holbac: Histoire critique de Jésus-Christ
    Ce n'est pas une posologie de l'athéisme façon Onfray, philosophe qui n'a pas le centième du talent du baron d'Holbac. C'est un raisonnement réinventé, plus rigoureux, une méthodologie critique extraordinairement facile qui s'applique ici aux miracles de la foi chrétienne par l'un des plus grands penseurs et inventeur du matérialisme philosophique.
  • Spinoza: L'éthique

    Spinoza: L'éthique
    Sur une île déserte, allez, c'est l'opus cogitendi que j'emporterais.

  • James Joyce: Ulysse

    James Joyce: Ulysse
    Un livre tout smplement inépuisable. D'une complexité narrative délicieuse. Il a tout réinventé, cet homme. Lire aussi Dedalus, et si vous avez le cerveau en forme, Finnegans wake, of course.

  • Jack Kerouac: Les clochards célestes
    Jack Kerouac, le plus grand écrivain de la Beat generation. Plus grand encore que Ginsberg ! Bien moins connu que "Sur la Route", c'est pour moi son chef d'oeuvre avec le new-yorkais "Big Sur". A lire en grand format, NRF gallimard.
  • : Le guide Hachette des vins

    Le guide Hachette des vins
    La référence pour les amateurs de vins.

  • Brigitte Aubert: La mort des bois

    Brigitte Aubert: La mort des bois
    Amateurs de polar, c'est son meilleur ! Dans cette série, tout se passe depuis le point de vue de l'héroïne paralytique et muette. Brigitte Aubert dont tous les polars sont un régal exploite fructueusement le procédé narratif du monologue intérieur. La mort des neiges a suivi. Belle réussite également.

  • Ernesto de Martino: Le Monde magique

    Ernesto de Martino: Le Monde magique
    Une référence ! Ce professeur d'histoire des religions à l'université de Cagliari, particulièrement attentif à l'ethnographie sicilienne a aidé à penser autrement "l'alternative entre magie et rationalité" qui a construit notre civilisation moderne. Le Monde Magique paru en 1948 peut sembler aride mais sa lecture est fascinante et la pensée de De Martino, presque soixante ans après, toujours vivante.

  • La Pléiade (Textes traduits, présentés et annotés par Paule Charles-Dominique): Voyageurs arabes

    La Pléiade (Textes traduits, présentés et annotés par Paule Charles-Dominique): Voyageurs arabes
    En ce temps de communication ultra-rapide, et parfois agressive, facilitant les amalgames ; d'almagame, par exemple, entre Islam et fondamentalisme, en ce temps encore d'affrontements communautaires, de vitriols (oui, au pluriel) racistes, découvrez réunis tout récemment par la Pléiade les récits des chroniqueurs Ibn Fadlân, Ibn Jubayr, Ibn Battuta et un auteur anonyme qui vous introduiront à un Islam voyageur curieux du monde (XIVes et antérieur) que nous connaissons encore plus mal.

sentes sonores

  • Billie Holiday - I'm a fool to want you

    I'm a fool to want you
    Billie Holiday: Lady in satin

    Sans doute la voix la plus bouleversante du jazz. Ce n'est pas seulement cet album, celui du magnifique "I'm a fool to want you", mais toute sa discographie qui est à (re)découvrir. Ne passez pas non plus à côté de l'album élégant : "Songs for distingue lovers."

  • Nicole Willis -

    Nicole Willis: Keep Reachin'up
    La nouvelle âme de la soul. Une voix superbe. Des arrangements virtuoses. Divinement swinguant.

  • Natacha Atlas -

    Natacha Atlas: Mish Maoul
    Toujours cette ligne de partage entre Orient et Occident au coeur des albums de Natacha Atlas, et plus que jamais le mariage entre musiques traditionnelles et électro. Intense. Sublime. La réconciliation le temps d'un album. Une invitation à la paix.

  • Jean-Louis Murat -

    Jean-Louis Murat: Taormina
    Murat n'en finit pas de produire mais, cette fois-ci, c'est un album aux accents blues. Une bonne cuvée !

  • Katie Melua - Spider's web

    Spider's web
    Katie Melua: Piece by piece

    Un joli disque de ballades blues-jazz-pop emmené par la voix chantilly de Katie Melua. Offrez-vous un peu de douceur.

  • Bia - Comme une vague. Como uma onda

    Comme une vague. Como uma onda
    Bia: Coeur vagabond// coraçao vagabundo

    L'album prenant et réversible (vous allez comprendre) de Bia, artiste brésilienne francophile et francophone, qui, après avoir parcouru le monde a décidé de poser ses valises en France. Elle a voulu nous faire partager ses titres coups de coeur dans les deux cultures en choisissant d'interpréter en français des chansons brésiliennes et de chanter en brésilien les titres français, allant de Belle-île-en-mer à l'étonnante La mauvaise réputation de Brassens. Une réussite. Toutes les traductions sont de Bia, parfaitement bilingue.

  • Gérard Manset - "Ne les réveillez pas"

    "Ne les réveillez pas"
    Gérard Manset: Obok

    Le dernier opus inspiré du plus énigmatique, incernable chanteur, parolier et compositeur français. Il paraît même qu'il accepterait de sortir de son invisibilité pour une tournée. Un événement !

  • Hubert Félix Thiéfaine - Les jardins sauvages

    Les jardins sauvages
    Hubert Félix Thiéfaine: Scandale mélancolique

    Musicalement rien de chavirant, titre composé par le chanteur de Mickey 3d, mais texte très inspiré, d'une sensualité vénéneuse que HFT sait porter.

  • Paul McCartney -

    Paul McCartney: Ram
    L'album "pastoral", entièrement acoustique, simple et dépouillé du grand mélodiste, ex Beatles. Son meilleur cru qui vieillit excellemment.

  • Robert Wyatt - Beware

    Beware
    Robert Wyatt: Cuckooland

    Forêt électronique animée par la voix séraphique de Robert Wyatt tant elle plane (un oiseau ou un ange ?) et maîtrise les aigus. Mais c'est toute la discographie du grand maître du rock progressif (Rock Botton) et de la fusion de la pop et du jazz qui est à découvrir !

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Lemon is chicken’s best friend.

Citrons
A chacun ses références. A chacun ses amitiés. Aux cinéphiles les diamants et les filles, aux gourmands le citron meilleur allié du poulet !

C’est l’une des bonnes surprises culinaires que nous réserve le New York Times. Décliner le citron frais dans des recettes de pâtes crémeuses saupoudrées de parmesan, dans un tajine au poulet ou préparé plus simplement. Rehaussant un poisson cuisiné au beurre blanc. Idéal en salade (par exemple d'agarics champêtres en boutons), avec juste un filet d'huile d'olive. Dans une traditionnelle tarte au citron bien sûr, ou encore, venant agrémenter votre tasse de thé, la citronnade bien fraîche semblant moins de saison - et c’est heureux. Car les prix de l'agrume star ont grimpé suite à un gel récent qu’a connu la Californie. Parfois, juste un zeste suffit. Pas tout de suite, pas trop vite. Le citron se déshabille de son écorce au jaune flashy puis de sa pulpe. Achetez-les non traités pour utiliser le zeste.

Pressé le matin, le citron apportera un coup de pouce à votre tonus. Le soir, il égayera votre verveine, améliorera votre grog, et rendra plus supportable, ajouté à du sucre  et de l’eau chaude, l’essence de thym au goût innommable qui soigne pourtant si bien le mal de gorge.

Bref, ne jus-rez que par lui. Ne pensez pas à Roland Garros et à son peu enviable "prix citron" "récompensant" le joueur le moins aimable du circuit, - sauf erreur, le "prix carotte" n'existe pas -  citronnez votre humeur !

Dernier conseil, dans la poivronnade, il rayonne.   

Plaisir d’hiver, le gratin dauphinois aux cèpes !

Cepes

Nous rentrons dans l’hiver, et avec les premiers frimas, retrouvons des plats succulents mais trop roboratifs pour être consommés à la belle saison.
Je vais donc vous livrer une recette automne-hiver qui fera sensation sur vos papilles. La recette du gratin dauphinois… aux cèpes ! Une recette de mon terroir avec une divine mum’s touch boisée.

Sur une suggestion du chef que j’ai réalisée sans filet. Ce sont mes proportions que je vais vous indiquer.

Dans mon panier

- Acheter des pommes de terre à gratin (par exemple des Charlotte) pour 4-6 personnes (800g) 1bon kilo et demi, de préférence chez votre primeur qui aura de meilleurs produits et saura vous conseiller. Ou si vous avez la chance d’avoir un jardin, les vôtres bien sûr.
-  Cèpes séchés : un très grand bol ou bol et demi.
- Crème liquide : 70-75cl.
- 3 gousses d’ail
- Sel
- Poivre
- noix de muscade

Four préchauffé à 180 pendant 10-1/4h
Cuisson : 1h à thermostat 200.

Préparation :

La veille au soir pour une recette réalisée pour le déjeuner du lendemain, mettez à tremper vos cèpes séchés dans un saladier rempli d’eau froide.

Emincer finement et régulièrement en rondelles les pommes de terre. Attention à ne pas non plus les ajourer, il faut garder une certaine épaisseur pour qu’elle soient moelleuses et puissent se confire et absorber les sucs du cèpe.

Beurrer le plat à gratin. Commencer par garnir le fond avec une première couche de pommes de terres émincées. Puis recouvrir d’une couche de cèpes et enfin de crème. Vous allez à chaque fois alterner une couche de pommes de terre et de cèpes puis recouvrir les deux couches superposées de crème. Saler-poivrer à chaque fois. Répéter jusqu’à garnir le plat dans les 4/5e de sa profondeur. Terminez par une couche de pommes de terre.Veillez à ce qu’elles soient entièrement recouvertes de crème liquide mais pas davantage. N’utlisez pas de lait ou mélangé à de la crème épaisse (et alors fermière) et ce uniquement si vous n’avez pas de crème liquide (fleurette).
Terminer par un saupoudrage très léger de noix de muscade.

Le + : parachever votre préparation en émiettant (ou déjà en poudre) un peu de Parmeggiano Reggiano au-dessus de la dernière couche de pommes de de terre avant de mettre le gratin au four.

Modus comendi :

Dauphinoise, je suis intransigeante avec le gratin dauphinois. Il existe mille façons de le faire et surtout de le rater. Rajouter œuf ou gruyère, c’est trahir car c’est l’alourdir, gâcher son onctuosité et faire se rapprocher ce plat subtil d’une tartiflette - un plat bon par ailleurs mais moins raffiné. Le cèpe constitue une variante intéressante qui ajoute une dimension boisée au gratin dauphinois sans perdre en onctuosité.
La consistance même du cèpe est génialement moelleuse. Utilisez le séché plutôt que frais ou congelé, la crème adoucira les sucs plus concentrés et affadirait la subtilité racé d'un cèpe frais.
Le dernier saupoudrage au parmesan se mariera à merveille avec les cèpes mais si vous décidiez de le faire sans cèpes ne rajoutez pas de parmesan.

Crème liquide plutôt que lait !
Je vous conseille de le réaliser avec de la crème liquide (fleurette) plutôt qu’avec du lait mélangé à de la crème. Sans le noyer n’ayez pas peur de la crème, il se confira, Bordeaux pour le palais et réconfortera vos sens. On ne vous demande pas de réaliser ce plat tous les jours, alors ne pensez pas régime. :)

Vini bebi comendi...

Que boire sur ce gratin  ? Je vous suggère le merveilleux Saint-Joseph de Bernard Faurie ou un Saint-Emilion.

Pas de photos. Pas le temps ! Victime de son succès, il disparut trop vite dans les ventres affamés.

Dernier conseil : un gratin dauphinois gagne toujours à être réchauffé, plus il confit mieux c’est. Enfin… s’il vous en reste…

Gratin bonus : Une invention parfaitement improvisée que j'ai nommée "le gratin chevrette" : pommes de terres, tomates fraîches, huile d’olive et Touraine affiné...

Lire la suite "Plaisir d’hiver, le gratin dauphinois aux cèpes !" »

Avocat au dessert ? Jugez donc du plaisir …

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Je vous l'avais promise. Notre chef vous la donne ! La crème d’avocat avec juste ce qu’il faut de rhum et de citron …Un dessert « frais, léger, rapide à réaliser et simple… Tellement simple que j’en aurais presque des scrupules à le proposer »  nous confiait le chef de Mum is cooking.

Fi des scrupules. Une fois en bouche, les sourires extasiés de vos convives vous ôteront bien vite vos derniers doutes. Le dessert convainc. Et l’on doit ruser. Obliger ses voisines de table à détourner le regard. TOUT est permis ! La faiM justifiera les expédients les plus infâmes...Mon diiiiieu, regardez les filles, c’est Patriiiiick de Grey's Anatomy – toute ressemblance avec Céline est purement voulue -   et vous irez au « rab’ » la cuillère haletante...

Ha bon ? C’est si bon, un avocat au dessert ? Oh que oui !

Le sucre lui  va si bien

En effet, repassons le micro au chef : « on a plutôt l’habitude de le décliner en entrée, mais le sucre lui va très bien. Il suffit de l'utiliser bien mûr et, pour cela, de le choisir avec soin le jour même ou de l’acheter à l’avance et de le laisser prendre son temps.
Un conseil (c’est sans doute évident mais, souvent, « ça va mieux en le disant »), pensez à les choisir tous au même degré de maturité. Ainsi, il sera bien onctueux et ne fera pas de « grumeaux » désagréable lorsque vous l’écraserez. »

Assez parlé, dans son panier :

- Un avocat pour deux personnes « (ou un par personne si vous êtes très gourmand !) »
- Un citron vert par avocat
- Une cuillère à soupe de rhum blanc pour deux avocats
- Du sucre semoule.

« Pour le sucre semoule, je ne précise pas de quantité et je vous conseille de l’ajouter en plusieurs temps et de goûter jusqu’à ce que la balance acidité-sucré vous paraisse optimale, un peu comme pour un citron pressé finalement… Personnellement, je pense qu’on doit percevoir l’acidité sans qu’elle « agace » le palais. Le goût doit être onctueux, comme la consistance. J’utilise aussi volontiers du sucre roux dont la saveur convient très bien à cette recette. »
Cédez à la mum’s touch. C’est l’assurance, plus tard, d’être en palais conquis…

Avec la manière !

« Evider les avocats pour en récupérer la chair en retirant les fils s’il y a lieu.
La couper grossièrement et la placer dans le bol de votre mixeur avec les autres ingrédients (donc avec une partie du sucre seulement). Si vous utilisez un batteur, écrasez préalablement la chair de l’avocat.
Mixer (ou battre) le tout jusqu’à obtenir –après adjonction intermédiaire de sucre autant que de besoin- une mousse bien crémeuse.
Il est nécessaire de la servir très fraîche. Il faudra donc la réfrigérer plusieurs heures.

Pour le service, vous pourrez la disposer dans des coupes à glace, des verres à cocktail,... en la décorant selon votre fantaisie (citron jaune confit par exemple). »

En accompagnement :

« Financiers, macarons, cigarettes russes et autres tuiles… A vous de jouer. »

Daughter is tasting :

Evitez le vin, surtout si vous l’avez un peu plus fortement rhumé. Bien sûr, meilleur sera le rhum meilleur en sera votre dessert…

Après, mais après seulement disparition totale de la crème d’avocat dans les assiettes, je pourrai vous proposer un cidre de glace. Bientôt dans « Pas piqué des verres de vin »…

Sain et savoureux

Si nous nous sommes habitués à le trouver en mousse rehaussant nos cocktails de crevettes, l’avocat n’est pas un légume mais un fruit. Quoi de surprenant, dès lors, à le déguster sucré.

Contrairement à tous les autres fruits, l'avocat se démarque par sa faible teneur en glucides et sa teneur élevée en lipides (22g de lipides pour 100 g de fruit contre moins 1 g/100 g pour les autre fruits).
Mais des lipides sains !
L’avocat en effet ne contient pas de cholestérol mais en quantité des acides gras mono-insaturés que l'on retrouve dans l'huile d'olive.
Un fruit essentiel dans la prévention du cholestérol et des maladies cardio-vasculaires. Qu’on se le dise !

Le fruit des Aztèques…

Sachez enfin que ce fruit succulent vient du Mexique et du Guatemala, où on le retrouve encore à l’état sauvage. Les Aztèques et les Mayas le consommaient il y a… dix mille ans. Prêts au voyage ?

Goûteuse et généreuse ... la recette du porc aux poivrons

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Cette fois à l’honneur de « Mum is cooking » l’une de mes recettes favorites. Goûteuse et corsée, facilement réalisable : le porc aux poivrons. Quand l'échine de porc et le poivron mélangent leurs sucs, les convives, insatiables, en redemandent. Un Mum’s « basic » à même de combler les plus solides appétits sans mettre à mal votre porte-monnaie. Mettez une rallonge, vos amis risquent de s'inviter !


Dans votre panier :

Pour 4 personnes, vous achèterez :

De l’échine de porc désossée : 600 g
2 poivrons
1 oignon
1 cuillère à soupe de graines de fenouil
½ piment séché
Huile d’olive
Sel
Poivre

Sa recette :

« Commencer par préparer les légumes.
Hacher l’oignon.
Ouvrir, épépiner et couper les poivrons en dès. Pour la couleur, vous pouvez choisir un rouge et un vert, c’est plus joli et pour le goût, le rouge est plus « doux ».
Réserver.
La viande, maintenant : coupez le porc en gros dés. Au besoin, dégraisser légèrement, mais laisser tout de même du « gras », il en faut tout de même pour le goût et pour que ça ne soit pas sec ! L’échine de porc particulièrement fondante est donc obligatoire, pour les mêmes raisons.
Faire chauffer l’huile d’olive dans une cocotte en fonte, faire dorer les morceaux de viande en les tournant de tous les côtés.
Quand ils ont une belle couleur, ajouter l’oignon, faire dorer quelques minutes en remuant puis ajouter les poivrons, les graines de fenouil et le piment finement émietté. Saler et poivrer.

Astuce : N’ayant pas sous la main de graines de fenouil, j’ai essayé une fois l’aneth, c’est tout à fait possible. Je n’avais pas non plus de piment d’oiseau et le piment d’Espelette en poudre a très bien fait l’affaire.

Baisser le feu et laisser cuire doucement, couvercle fermé aux trois quarts pendant 45 mn au moins. Veiller à ce que cela n’attache pas (il ne faut pas ajouter de liquide mais simplement laisser évaporer lentement celui rendu par les poivrons).

Le résultat : la viande doit être très tendre et poivrons et oignons doivent avoir fondu, confit dans les sucs de viande pour former une sorte de sauce onctueuse et nappante. »


En accompagnement :

« Je sers ce plat avec du riz, ma préférence allant vers ce mélange de 3 riz (rouge, noir, blanc) avec une cuisson pilaf qui fait merveille en accompagnement. Les amateurs de pâtes pourront aussi le servir avec des tagliatelles frais. »

Le vin ?

Non sans avoir saucé le plat, je reprends la parole. Essayez un Tavel bien frais. Si vous tenez à un vin rouge, restez sur un vin jeune. Pourquoi pas un vin de Saumur carafé et rafraîchi. Mon dernier conseil de dégustatrice. Si vous êtes plus que quatre personnes, panachez les poivrons comme indiqué, avec toutefois une dominante de poivron vert, plus musqué.

A venir avec l’accord du chef :

-    Un dessert « potager » : La crème d’avocat avec juste ce qu’il faut de rhum, de sucre et de citron.
-    Et enfin une merveille : Le capuccino de potimarron.

L’insoutenable légèreté du poulet aux gambas fini au Rancio…

Bouteille_rancio Insoutenable légèreté, insoutenable délice… La Mum de cette rubrique « Mum is cooking » est en vacances mais ne chôme pas ! Car c’est en vacances que l’on réalise ces recettes extraordinaires qui nécessitent un peu de préparation et obligatoirement de faire ses courses au marché. Elle explore pour nous, aujourd’hui, sans perdre une miette du terroir où elle prend naissance, (c'est le principe de cette rubrique), une recette catalane de grand chef qui en jette aux papilles : le poulet aux gambas fini au Rancio.

Mais attention, déclaration. A ne partager qu'avec des gens qu'on aime.



Un terroir catalan entre gourmandise et art moderne :

Plus occitane que « crème catalane », ou alors d’adoption, Muriel, notre héroïne, nous confie le contexte de sa découverte, le Vallespir… Cret_1

« Connaissez-vous le Vallespir ? Céret ? Non plus ? Et les premières cerises de France alors, pas un JT qui ne s’en fasse l’écho chaque année ! Cette belle vallée catalane et cette petite ville pittoresque en particulier abrite un musée d’art moderne qui rassemble des œuvres de peintres tels que Picasso (ah la série de coupelles tauromachiques…), Matisse, Chagall, Manolo, Dali, … Ces artistes y sont passés ou, pour certains, y ont demeuré à partir de 1910, trouvant là une source d’inspiration bien compréhensible quand on goûte au charme de cet endroit et de ses gigantesques platanes. Visitant récemment ce musée bien qu’étant passée de nombreuses fois à Céret, j’ai découvert également à la faveur d’une expo temporaire un artiste fort intéressant, d’origine nîmoise et établi à Montpellier je crois, du nom de Vincent Bouliès*. Curieusement, en tout cas pour la profane que je suis, il a évolué de l’abstrait le plus épuré vers le figuratif. Voir sa série de platanes. Les platanes de Céret justement. » Lien vers le musée d’art moderne de Céret.

Un coup de cœur, un peintre
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Et parce qu’on peut se cultiver tout en préparant un plat qui marquera les bienheureux convives, pour aller plus loin, source ENSBA (école nationale supérieure des Beaux-Arts) : “Né en 1938 à Montpellier, (Vincent Bouliès) est professeur à l'Ensba de 1991 à 1998 dans le champ de la peinture, après avoir enseigné aux Beaux-Arts d'Aix-en-Provence, de Nîmes et de Montpellier. Membre fondateur du groupe Supports/Surfaces qui interroge la peinture dans ses fondements matériels, formels et sociaux, il s'en détache en 1972 pour revenir progressivement à la figuration. Après une période abstraite fortement marquée par la peinture américaine des années 60, il a tenté d'explorer systématiquement les grands genres de la peinture figurative européenne : paysages, natures mortes, portraits, nus donnant lieu à des séries de peintures à caractère fortement thématique. Aujourd'hui, il radicalise la figuration comme il l'avait fait de l'abstraction. Vincent Bouliès, dont l'œuvre est riche et complexe, a combiné deux écritures tout en inscrivant son travail dans la continuité, par l'exploration de la couleur, de l'espace et du signe plastique. De 1976 à 1988, il expose régulièrement chez Daniel Templon et participe à de nombreuses expositions de groupe en France comme à l'étranger. Ses principales expositions personnelles ont lieu à Montpellier, Lyon, Paris, Zurich et New York. Il a également réalisé des vitraux pour des chapelles et collaboré à la réalisation de costumes et décors pour le théâtre et l'opéra.”
Lire également la notice que lui consacre le musée d’art moderne de Céret

Et la cuisine dans tout ça ?

Redonnons-lui la parole : « J’avais découvert il y a quelques années dans une revue régionale une recette, spécialité locale d’un restaurant réputé de Céret : le poulet aux gambas.
Grand moment gastronomique qui réconciliera pour une fois les amateurs de viande et de produits de la mer, pour une réalisation qui n’est pas compliquée. Quoiqu’un peu cher à cause des gambas, on ne peut pas tout avoir…»

Dans son panier

Recette pour 4-6 personnes

Préparation : 45 minutes. Cuisson : 1 heure

Il vous faudra acheter :

1 poulet, fermier bien sûr.
12 gambas
1 verre de rancio*
20 g env de chocolat amer.

- Pour le « sofregit » :
3 oignons moyens
3 tomates bien mûres
2 gousses d’ail
1 bouquet garni
1 bâton de cannelle

- Pour la « picada » :
50 g d’amandes
50 g de pignons
Des feuilles de persil (2 branches env) simple
Du sel, du poivre

Le Rancio, plus qu’un cépage !
Rancio
*Note de la rédactrice de ce blog : Il s’agit ici, terroir oblige, de l’Appelation Rancio Rivesaltes AOC : vin doux naturel de Rivesaltes au nez de figue vieilli minimum 5 ans. En bouche, très gourmand,  il développe souvent des arômes de cacao et de noix. Il est idéal sur le foie gras et les desserts et se sert entre 7 et 8°. Mais le rancio est un cépage, on le retrouve donc ailleurs qu’en Catalogne (je pense au rancio 99 du domaine des Hautes Collines de la Côte d'Azur de M. Rasse, aux methodes bio. Ce cépage entre encore dans la composition (assemblage) des Porto tawny et dans celle du cognac, autre alcool de garde. A noter qu'il existe un Rancio sec, idéal sur une anchoïade. Le rancio sec ne répond, lui, pour l’instant à aucune AOC.
Vous l'aurez compris, le rancio est plus qu’un cépage, c’est une façon d’aimer la vigne dans sa douceur et sa maturité.

La manière de faire de Mum is Cooking :

•    "Préparer la picada : placer les pignons quelques minutes sous le gril du four ou griller les à sec dans une poêle anti-adhésive et les piler au mortier avec les amandes et le persil. Réserver.
•    Découper votre poulet et ne garder pour cette recette que les cuisses et les ailes. Si vous n’êtes pas habile pour couper le poulet cru, acheter directement les cuisses (labellisées naturellement, il ne s’agit pas de faire un tel plat avec du poulet qui partira en morceaux…). Personnellement, je les coupe en deux, c’est plus facile pour les faire dorer selon la taille et la forme de votre plat.
•    Préparer ensuite le sofregit : Peler vos tomates selon la technique que vous préférez (en les ébouillantant ; en passant le plat du couteau jusqu’à ce que la peau s’enlève facilement, c’est la méthode que je préfère car elle permet de ne pas chauffer la tomate, surtout si vous faites une concassée froide par exemple). Les épépiner. Les couper en petits quartiers.
•    Peler et hacher les oignons et l’ail.
•    Dans un faitout, faire mijoter à couvert les oignons, l’ail, la cannelle, le bouquet garni et les tomates pendant 30 mn au minimum.
•    Dans une poêle, dorer à l’huile d’olive les cuisses et les ailes du poulet. Laisser bien prendre couleur. Déglacer ensuite avec le rancio (ou du Banyuls) et verser le tout dans le faitout avec la préparation précédente (tomate, oignons, etc. qui est en fait le sofregit). Cuire à feu doux et à couvert 30 mn au minimum.
•    5 mn avant la fin de la cuisson, incorporer les gambas que l’on aura préalablement poêlées rapidement avec une cuillère d’huile d’olive, le chocolat amer et la picada. Si les gambas sont grosses, n’en prévoir qu’une par personne.
•    La sauce obtenue doit être sombre et épaisse."

L’accompagnement ?
"Le plat se suffit à lui-même."

Son entrée fraîche et astucieuse

« Vous ferez une entrée fraîche à base de légumes ou encore une tartine avec un pain aillé, de la tapenade d’olives noires, des oignons nouveaux émincés, des tomates pelées et épépinées coupées en rondelles, du thym, de l’origan, du sel du poivre et bien sûr de l’huile d’olive, passées sous le gril du four. »

Et côté vignes …

"Pour le vin, si vous voulez rester couleur locale, un Côtes du Roussillon blanc fera merveille."

Ce qu'en pense la fille ? Que c'est un excellent choix !

Dessert : osez la brioche aux figues !

« Pour le dessert, si vous le faites en saison, profitez donc du grill du four pour préparer des brioches aux figues que vous ferez au dernier moment et que vous servirez chaudes : beurrer une demi-brioche, la garnir d’amandes mondées, déposer une figue bien mûre (avec sa peau), coupée en quatre mais pas jusqu’au bout : elle dessinera une étoile. Déposer dessus une petite noisette de beurre. C’est simple et délicieux. »

Daughter is tasting ?

Pas encore ! Mais dès mon retour de vacances (où je ne disposerai pas de possibilités de faire la cuisine), je me fais un honneur autant qu’un bonheur de la réaliser. Et vous ?

100% légumes, 100% Provence, le tian !

Provence
Il était une fois l’une des plus belles régions de France, gorgée de soleil, avec une cuisine à son image, riche en saveurs plutôt qu’en graisses. Une cuisine saine. Il était une fois un gratin de légumes fameux avec des courgettes, des blettes ou des épinards, des herbes, de l’oignon, de l’ail, de l’huile d’olive et du riz, des œufs et même du fromage pour satisfaire les appétits les plus féroces que le stress du travail ou le bain de mer prolongé auront affamé. Mais le tout n’a rien de lourd, faîtes confiance à la Provence et à la Mum virtuose de Mum is cooking qui nous fait chanter les cigales.

Et pour faire mentir les clichés, quoique provençale, pas une tomate à l’horizon dans cette recette. Alors 100% légumes ?  Pas vraiment, mais 100% plaisir, oui ! 1 kilo de courgettes tout de même et 100% sans viande.

Passons lui le micro. Il paraît qu’en plus d’être succulente, vraiment succulente, la recette serait FACILE. Bref, le RÊVE.

MUM IS TALKING

3 raisons de faire ce tian :

1.    C’est plein de vitamines :

« N’entendons-nous pas 20 fois par jour « qu’il faut manger au moins 10 fruits et légumes par jour » pour être en pleine forme ? »

2.    C’est délicieux :

« Alors je propose de nous plier avec bonne volonté à cette injonction pour une fois bien agréable, avec une recette du sud qui convertira le plus carnivore et le plus difficile de vos invités en adepte inconditionnel « du » légume ! Jusqu’à ce jour, je n’ai encore jamais réussi à le faire réchauffer, c’est donc « qu’on ne m’en a jamais laissé » !

3.    C’est rapide

« En plus, et ce n’est pas forcément négligeable en ces temps estivaux et possiblement vacanciers, où l’on n’a pas forcément l’humeur cuisinière, l’exécution en est facile et pas spécialement longue.

Je parle du « gratin provençal », autrement dit le tian ou l’un d’entre eux, puisqu’en fait le contenant a fini par se confondre avec le contenu, lui-même décliné sous de multiples formes.
Voilà en tout cas celui que j’ai adopté et qui est l’un de mes classiques d’été » :

DANS SON PANIER

1 kg de courgettes
200-250 g de feuilles de blette ou d’épinards
3 œufs
50 g de riz cuit
1 oignon haché
1 gousse d’ail hachée
1 cuillère à soupe de persil plat
50 g de gruyère râpé
1 cuillère à soupe de chapelure
huile d’olive
sel
poivre

SA RECETTE

•    "Râper grossièrement les courgettes (pas comme les carottes bien entendu, beaucoup plus grossièrement !).
•    Les faire dégorger au sel. (prévoyez donc de le faire un peu à l’avance, une demi-heure ou un peu plus), puis les éponger dans un linge.
•    Pendant que vous y êtes, à l’avance également pour qu’il refroidisse, faites cuire un peu de riz. Le Camargue fait l’affaire.
•    Hacher les feuilles de blettes (je les préfère personnellement aux épinards, mais bon ils sont également possible. Je me souviens même, durant la fameuse canicule de l’été 2003, avoir été obligé d’utiliser des épinards surgelés, ne pouvant trouver sur les marchés ni blettes ni épinards : il faisait trop chaud pour ces légumes !)
•    Pendant ce temps, dans une sauteuse, faire revenir l’oignon et l’ail haché dans de l’huile d’olive. Ajouter rapidement les blettes (enfin « la verdure » que vous aurez choisie) et quelques minutes après les courgettes. Laisser cuire 5/10 mn à feu modéré puis sortir du feu et laisser tiédir.
•    Battre les œufs entiers avec du sel et du poivre, du moulin dois-je le répéter. (Quant au sel, on m’a rapporté récemment du sel de guérande au basilic. Je n’ai pas encore pu l’essayer dans cette recette, mais je suis sûre qu’il sera parfait).
•    Y incorporer le persil, la moitié du fromage, les légumes et le riz. Pour le fromage, je préfère largement utiliser du parmesan, le plat n’en est que plus goûteux ; mais il est également possible de les mélanger selon votre goût. Quant aux « herbes », j’ajoute volontiers du basilic frais ciselé et de l’origan.
•    Verser le tout dans un plat à four, en terre j’insiste, que vous aurez badigeonné d’huile d’olive. Recouvrir avec la moitié du fromage restant mélangé à la chapelure.
•    Arroser d’un filet d’huile d’olive, couvrir et enfourner pour 35 à 40 mn à 190° dans le four préchauffé. Le dessus doit être bien doré, il n’en sera que plus appétissant, il faut donc découvrir le plat et éventuellement modifier le réglage de votre four pour faire dorer quelques minutes.
•    Naturellement, vous servez dans le plat de cuisson. Le gratin se découpe presque comme un gâteau et c’est une merveille qui accompagne divinement toutes sortes de grillades de viandes."

DAUGHTER IS TASTING

Je fais partie des végétariens-dans-leurs-rêves qui aimeraient se rassasier de légumes bio du jardin mais qui pour adorer, s’étonnent une fois le plat de légumes achevé que ce ne soit pas… l’entrée.

Alors le tian, c’est du rêve. Avec son cocktail de goûts et de vitamines qui vous détoxifient de vos excès…de frites fraîches, d’entrecôte à la béarnaise, et j’en passe et des graisses. C’est sain et en bouche aussi on tutoie les saints ! Bien sûr, après une petite  entrée de tomates toute simple à la fleur de Guérande, avec une huile d’olive con gusto (si vous en trouvez ou passez dans le sud-ouest, (du côté de Carcassonne), achetez de l’huile d’Olive L’OULIBO du village de Bise ) première pression à froid  et un super balsamique, ça peut être servi en accompagnement de bonnes grillades d’agneau du boucher aux sarments de vigne . Cependant, par ces temps de canicule, le tian se suffira peut-être à lui-même si vous finissez votre repas par un chèvre doux à peine affiné souligné d’un trait de miel de romarin. L’extase.

Le vin ? Mais un rosé de Provence, voyons ! Un bon Bandol, par exemple. Régalez-vous !

God save ...the crumble aux abricots!

Drapeau_anglais

Vous vous demandiez quel était cet étrange gâteau combinant le flegme anglais avec la fierté catalane ? Que le rideau se lève …l’invité mystère de cette rubrique Mum is cooking est aujourd’hui le crumble aux abricots ! Le crumble nous vient d’Angleterre (to crumble, émietter), mais les abricots nous les choisirons du Roussillon. Voilà comment on assemble et assiste aux noces d’un pays, l’Angleterre, avec un autre pays dans le pays, le catalan roussillon. Si nous ne connaissiez pas, vite lisez. Et si vous connaissiez, celui-ci est encore meilleur, et toc ! J 

  • Dans le panier (pour 4 à 6 personnes)

« La base, si certains l’ignorent encore », annote un poil arrogante l’héroïne de « Mum is cooking » :

- 175 g de farine

- 75 g de beurre

- 75 g de sucre

- Abricots ? Là, notre héroïne a manqué de rigueur et fait moins la fière…. « De quoi garnir généreusement le fond du plat choisi, c'est à dire qu'il vaut mieux faire deux couches superposées que laisser des trous. Quant à dire combien cela fait en grammes... » Débrouillez-vous en, la loi barbare des chiffres doit souvent s’effacer en cuisine devant votre seule appréciation. Soyez artistes.

·        Préparation

Mum is saying : « Pour la réaliser, on mélange du bout des doigts dans une jatte, la farine, le beurre coupé en petits morceaux et le sucre. Evidemment, la base, c’est ce qui vient recouvrir les fruits que l’on aura choisis et que l’on aura disposés en une couche généreuse au fond d’un plat à four généreusement beurré (ou de ramequins individuels en terre si l’on préfère mais cela ôte le plaisir de se resservir…). Le sucre peut être blanc ou roux selon le goût de chacun.

La cuisson : 30-40 minutes environ au four 180-200°. Comme d’habitude, on n’est pas dispensé de surveiller. Le but, c’est que le dessus soit bien doré et le dessous tendre. »

  • The Mum Touch

Pourquoi un crumble ?

« Question de temps, de rapidité d’exécution donc. Car que peut-on faire rapidement en toute saison ? Un crumble."

Evitez la boule de glace,

"Bien que devenu un classique et, à mon avis, trop souvent alourdi d’adjonctions qui ne sont pas toujours les bienvenues –la sempiternelle boule de glace-, il ne s’agit que d’une base à l’exercice de notre imagination et de ce que l’on trouve sur le marché".

Pour parer à toute heure aux appétits imprévus …

"Je me rappelle avoir reçu la « commande » d’un crumble aux pommes à 22 heures et l’avoir exécuté pour satisfaire le soir même l’exigeante gourmandise de mes convives préférés. Oui, puisqu’on peut le manger presque encore chaud, en tout cas tiède. »

Abricots  Pourquoi un crumble aux abricots ?

Because, c’est de saison !

Ses +

« On les choisira bien mûrs et juteux (là, sauf à avoir un verger en Roussillon, on a un peu de souci à se faire…). Pour en atténuer l’acidité naturelle, on les saupoudrera de sucre, pour moi du roux, ou pourquoi pas un peu de miel liquide si l’on a du romarin au parfum fin et subtil qui ne viendra pas emporter le tout. Pour le jus, on peut aussi faire un petit mélange avec quelques quartiers de pêches ou de brugnons épluchés. On peut aussi s’offrir un peu de fantaisie en ajoutant des amandes effilées, des pignons. Je me suis promis, lorsque ce sera l’époque des amandes fraîches d’essayer d’en parsemer mes fruits après les avoir débarrassées de leur peau blanche amère. Pour rester dans le thème « amandes », j’ai récemment remplacé une partie de la farine par de la poudre de ce fruit. Ca a plu. Si vous trouvez encore des cerises, elles iront également très bien avec des amandes. »

Sa variante et le sens de « crumble »

"Les fruits rouges ont à juste titre la cote et on peut les mélanger à l’envi.

Si, un peu plus tard en saison, l’on tente les poires, pourquoi ne pas incorporer à la base des miettes (c’est l’origine du mot crumble) de bon pain d’épice et saupoudrer les poires d’un mélange d’épices".

  • Daughter is tasting

Silence, on goûte !

Le fabuleux moelleux de l’abricot, fruité, gourmand, avec une pointe, juste une pointe d’acidité pour aviver les papilles. Et puis le croustillant du crumble, gâteau anarchiste, gâteau libre. J’ai eu la chance de goûter le crumble aux merises (cerises sauvages). Encore faut-il avoir les merises. Et c’est un chef d’œuvre ! Sortez un vieux Banyuls pour l'occasion qui soulignera le "rouge" du fruit. Mais si vous respectez la recette (abricots), choisissez un Champagne millésimé (moins vert, plus rond) ou pourquoi pas un Gewurztraminer.

Les « beignets » de tomates comme à Santorin

Zoom_sur_les_croquettes_au_sortir_de_la_ 

Recette de Santorin dégustée sur place, traduite et adaptée par l’héroïne de « Mum is cooking ». Une entrée végétarienne succulente, une mignardise aux herbes qui vous fera voyager dans l’une des plus belles îles au monde, et comblera vos convives, ainsi que votre primeur !

Ø      Dans le panier ! (pour un tête à tête)

- 500 g de tomates

- huile d’olive

- sel et poivre du moulin

- 1 oignon moyen finement haché

- 2 gousses d’ail émincées

- ¼ cuillère à café de piment

- 1 petite tasse de persil finement haché

- 1 petite tasse de menthe fraîche finement hachée

- 2 échalotes émincées

- 100 g (max) de farine

- 100 g (max) de chapelure grossière

Ø      Préparation

Faire préchauffer le four à 180°.

Garnir la lèchefrite de papier cuisson légèrement huilé. Y placer les tomates coupées en deux, salées et arrosées d’un trait d’huile d’olive, côté peau sur le dessus. Elles cuiront ainsi jusqu’à ce que la peau se ride et qu’elles deviennent moelleuses, soit 30 à 40 minutes (surveiller).

Retirer du four et ôter la peau (elle s’enlève alors très facilement) et placer les tomates dans une passoire pour qu’elles s’égouttent ; au besoin, presser un peu, il ne faut pas de jus, que la pulpe, soit 20 minutes environ.

Pendant ce temps, faire chauffer une cuillère d’huile dans une poêle et y faire revenir l’oignon haché jusqu’à ce qu’il devienne translucide. Ajouter l’ail et le piment (ou le paprika) et laisser cuire encore pendant 1 minute. Retirer du feu et laisser refroidir.

Dans un bol, malaxer la pulpe de tomate, le persil, la menthe (ou les autres herbes), les échalotes et le mélange précédent. Ajouter de la farine et de la chapelure, petit à petit : le mélange obtenu doit être suffisamment consistant mais souple et humide ; en principe, vous n’aurez pas à utiliser toute la quantité indiquée. Saler et poivrer.

Faire chauffer l’huile (environ 2 cm) dans une poêle à frire. Avec deux cuillères former des « croquettes » que vous aplatirez. Les jeter dans la friture chaude mais non fumante et faire cuire en les retournant jusqu’à ce qu’elles deviennent bien dorées. Les égoutter sur un papier absorbant et servir sans attendre.

Ø    The Mum touch

Ses petits trucs…

« On peut remplacer la menthe par un mélange de basilic et d’origan.

Pour le piment, utiliser de l’Espelette ou encore du paprika

Pour les tomates, choisir des tomates bien mûres, des Roma par exemple car elle contiennent moins d’eau. Le persil sera obligatoirement du persil plat.

La chapelure sera « maison », faite avec du pain. Celle du commerce est trop fine. »

Une belle entrée mais avec quoi ?

Son avis : « On peut les servir en entrée avec une petite salade ou d’autres petits plats (tadziki, poivronnade, …) ou encore en accompagnement d’une viande (agneau) ou d’un poisson grillés. Quoi qu’il en soit, il est impératif de les manger au sortir de la poêle, donc les invités, s’il y en a, attendent » Et elle rajoute : « non mais ! ». Elle a raison, la bonne cuisine, ça se mérite ! Non mais ! J 

Quand le vin est tiré, il faut le boire !

Et pour le vin ? « Il faudrait pouvoir les déguster avec un vin blanc de Santorin, si particulier, issu de ces petites vignes à ras de terre, en forme de nid pour capter et conserver la rosée du matin et l’humidité de la brise marine (il ne pleut pas beaucoup sur l’île). Sinon avec du rosé bien sûr. » Une hédoniste !

Son témoignage. Pourquoi cette recette ?

-         Une recette « retour de voyage » :

Elle aime « lorsque les recettes racontent une histoire et un pays. Celle-ci est une recette « retour de voyage ». Une belle parenthèse d’une semaine dans l’île de Santorin, au mois d’avril, lorsque l’air est encore frais et la grande évasion encore à venir. »

-         Un contexte, un bien-être qu’elle nous faits partager :

Santorin

Elle nous brosse l’éden : « C’est d’abord une arrivée nocturne dans un petit village semi-troglodyte, labyrinthique et piéton (là on se dit qu’on a encore pris trop de bagages), dans des petites ruelles qui nous ont conduits dans une « maison » ou plutôt une succession de maisons en cascade blanche et grise – le toit de l’une est la terrasse de l’autre- ; c’est une hôtesse qui comprend qu’on meurt de faim et qui, à 11 heures du soir, nous offre l’hospitalité de sa maison, un petit repas de tomates et de feta arrosé d’un bon vin du pays. Elle parlait couramment français et nous avons refait le monde pendant 2 heures. C’est le mystère du site qui nous entoure et la découverte émerveillée du village et de la mer, au petit jour, réveillés par les pas d’un âne marchant dans une ruelle plus haut. Là, il est 7 heures, mais on se dit qu’on est vraiment bien. »

-         Et les beignets de tomates dans tout ça ?

« Les premiers, nous les avons mangés dans un petit port au pied de la caldera en dessous du village d’Ia. Ca a été le début de notre addiction à ces petites choses délicieuses et parfumées.

Il y en a donc eu beaucoup d’autres. Mais les meilleurs, nous les avons goûtés dans une taverne tenue par une famille de pêcheurs à la pointe sud de l’île, près du phare, non loin d’Akrotiri. De la terrasse surplombant la mer, on voyait l’arc formé par la caldera et au loin, la capitale Fira. L’adresse, peu courue par les touristes, nous avait été donnée par notre hôtesse, décidément providentielle.  Le père, la mère, les enfants, tout le monde était sur le pont avec beaucoup d’efficacité et de gentillesse. » 

- Ses recherches

Elle nous raconte : «  Je n’ai pas réussi à me procurer la recette sur place (notre hôtesse, bien que providentielle, ne cuisinait pas…), alors je me suis lancée dans sa recherche de retour en France. Sur le Web, j’ai fini par en trouver deux sur des sites étrangers, en anglais. Après différents essais, j’ai adopté celle-ci en variant les herbes, mais si l’une des recettes indique origan et basilic (c’est aussi très bon), ceux que nous avons mangés sur place sentaient plutôt la menthe. »

Un merci et bravo à elle, plein de la reconnaissance des gourmands et voyageurs toujours sur le fil de l'horizon, on passe à la dégustation !

Ø      Daughter is tasting !

Exceptionnellement, la fille ne se contentera pas de déguster et de donner son avis, car la fille s’est fait violence et a réalisé ce plat un peu long à préparer (pour une entrée) mais ça vaut le coup !

Contrainte et forcée par la loi du marché…je n’ai pas pu ramener des tomates Roma mais des tomates de Marmande, les Roma étant plus tardives et mon primeur n'en n'ayant pas. C’est la première entorse. Ça passe néanmoins. Elles sont savoureuses mais plus juteuses et vous devrez veiller à bien en éliminer le jus.

Deuxième entorse. Le piment : j’avais acheté des minuscules piments frais – toujours chez mon primeur - que j’ai émincés. Attention, les quantités ne sont pas les mêmes, un seul piment (ou à la rigueur 1 et demi) suffit.

Etant un peu courte sur le persil (une toute petite tasse), j’ai adjoint à la menthe fraîche (une bonne petite tasse, ne craignez pas, ce parfum de menthe est un délice) du basilic frais en presque égale quantité à la menthe. J’ai également multiplié les quantités indiquées par la recette, ayant opté pour presque le double de tomates, sachant que je devrais contenter des appétits aiguisés et que mes tomates rendraient plus d’eau que les Roma de la recette.

Quant à la panure, pas satisfaite par l’abominable baguette farinée achetée la veille (dans le but de la faire rassir) dans une boulangerie inhabituelle, j’ai fait un mix ¾ de panure de pain, ¼ de panure de biscotte (+fine). Résultat, des quantités augmentées (à l’exception de la farine et la panure), preuve en est, je remplissais avec ma préparation un petit saladier plutôt qu’un bol.

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Suivant ensuite à la lettre cette recette intelligible, (même pour une cuisinière comme moi), je suis arrivée à l’étape où l’on jette joyeusement les croquettes dans la poêle en jouant la montre – but du jeu, saisir le maximum de croquettes en les détachant bien les unes des autres. Il n’y a pas de perdants à ce jeu, il n’y a que des vainqueurs. Au pire les croquettes ratées, biscornues, fragiles, pas présentables, seront escamotées et mangées discrètement…Une fois bien dorées et ôtée l’huile superflue, je les ai servies, et ensuite… je me suis écroulée ? Exténuée, en nage ? Mais non, voyons, c’est délicieux ET réalisable !

Franchement ce fut très réussi. De « mon » Paris-fournaise, bruyant et toxique, je m’imaginais transportée sur l’île volcanique de Santorin balayée par des embruns fictifs. Et je ne fus pas la seule !

Ce qui est extraordinaire avec ce plat, c’est le double plaisir, à la fois rafraîchissant des herbes et de la tomate et le croustillant de la croquette plantureuse et goûteuse qui comble le bon vivant. Attendez-vous à une explosion de saveurs et une sérieuse envie de partir dans les Cyclades…

Me figurant cette recette plus légère qu’elle ne l’est réellement, j’avais servi ça après des blinis aux deux tarama et crème de saumon. Aucun plat principal ne succéda donc à ces « beignets », et il me reste en outre le fond d’un petit saladier à cuire ce soir. D’heureuses retrouvailles !

Mais suivez plutôt les quantités indiquées par la recette et faîtes la suivre, comme indiqué, par un agneau de pré salé bien grillé, côtelettes, baron, ou, (pour les affamés), souris, mummmm….une continuation qui ravira moins les convives végétariens, voire végétaliens ravis jusque-là, puisque « les beignets comme à Santorin » ne comportent ni viande, ni poisson, ni œufs, ni lait.

Terminons sur le vin, je n’avais hélas pas de vin blanc de Santorin. Si un Muscadet s’accommode par défaut aux blinis, je vous conseille, à l’instar de notre héroïne, de choisir un rosé (par exemple un Kurtaki, vin crétois) ou encore – à la condition de ne pas le servir avec le tarama - un Costières de Nîmes ; par exemple le Château d’Espeyran, médaille d’argent au concours agricole Paris 2004.

Pas propre à Santorin, mais bien agréable par cette canicule qui sévit précocement, servir en dessert des quartiers de pastèque coupés en gros cubes et servis dans un bol préalablement réfrigéré sans ajout et sans autre fruit, ou alors, avec une boule de crème glacée au chocolat noir de qualité.

Envie de partir ? ...

« Les farcis de l’Oisans »

Skmbt_c25006060506050_3 Et comme promis, la suite ! Régalez-vous, j’attends vos commentaires !

      

  • INGREDIENTS DU PANIER

Recette de terroir pour 6 personnes

1 h de préparation

1h de cuisson

- 8 pommes de terre

- 1 poignée d’épinards

- 1 beau poireau

- 1 oignon, persil, ciboulette

- Sel, poivre, genièvre

- 400 g de pain rassis

- 3 ou 4 œufs

- 1 palette de porc salée

- 1 grosse tranche de lard

- 6 carottes, 1 chou moyen

- 2 branches de céleri

- 1 bouquet garni

  • LA PREPARATION

Il s’agit de la recette de Mme Roux, originaire du village de Besse-en-Oisans où j’ai justement une partie de mes racines. Si vous êtes chanceux, vous trouverez ces fameux « farcis » de l’Oisans à la carte de certains restaurants et gîtes . En Oisans, ce plat traditionnel est considéré comme un plat de fête.

Passons aux choses sérieuses : « Faire cuire les viandes avec les carottes, le chou, le céleri, et le bouquet garni une bonne heure, sans saler à cause des viandes. Réserver viandes et légumes au chaud. Garder le bouillon. Battre les œufs dans un bol et y faire tremper le pain en petits morceaux. Faire revenir oignon et poireau émincés dans un peu de beurre ou d’huile. Couper les pommes de terre en petits dés, hacher les épinards crus. Mélanger les œufs avec le reste, ajouter ciboulette et persil, sel et poivre, et un peu de farine. Faire des boules de la grosseur d’un œuf, les rouler dans la farine et les faire cuire 1 heure dans le bouillon de viandes. Servir les viandes accompagnées des boulettes et des légumes. Accompagner d’huile de noix et de cerises au vinaigre.

·      The Mum touch

Parce que le secret d’un plat réussi réside dans l'interprétation, appliquez les conseils de cette cuisinière hors pair : « Personnellement, je ne mets pas de saucisse de Morteau mais plutôt un saucisson à cuire normal (pas aillé non plus), voire un Murçon (saucisson à cuire matheysin parfumé, où la viande et le gras sont émincés au couteau et la chair finement piquée de grains de fenouil).

Et dans les légumes, je remplace volontiers les épinards par du vert de blettes, voire un mélange, voire un mélange avec un peu de salade. Et surtout, il faut couper les pommes de terre en tout petits petits morceaux pour que le tout reste bien aggloméré à la cuisson. Attention, la préparation est assez longue ! »

Ne passez pas à côté de ses conseils, c’est franchement meilleur ! Et parce qu’en cuisine, travail d’équipe oblige...  il faut toujours un goûteur, passons du savoir faire au savoir déguster.

  • L’AVIS DE LA FILLE

-          Restituer un contexte culinaire

Les anciens ne perdaient rien, surtout pas le pain. Quant à vous, quand vous aviez un peu de pain rassis, vous saviez déjà faire le pain perdu. Mais là…là c’est un autre monde et pour avoir goûté à la « mum touch », je peux vous assurer que le vert de blette fait la différence. Le choix des pommes de terre aussi. Préférez une bonne « Charlotte » ou « Roseval »  bio du jardin ou du marché à une pomme de terre de supermarché.

- Dégustez, c’est servi!

Visuellement, boulette engageante, le pain tient le tout, c’est cohérent, à la fois solide et moelleux, ça sent le terroir, la terre arable qui mollit sous la paume. En bouche, légumes et viandes ne font qu’un. Chacun a échangé son humeur, son suc avec l’autre. Paysan. sensuel.

- Et la suite ?

Ce plat harmonieux se suffit à lui-même. Bien sûr vous pouvez l’accompagner d’une salade verte toute simple à l’huile de noix, ou, si vous avez très faim et que la saison s’y prête, d’une belle salade de jeunes pissenlit ramassés en montagne. En dessert, petits fromages de chèvre du Rivier d’Allemont (en Oisans) ou de Saint Nizier (Vercors).

Alliance mets-vins :

Que boire : Accompagner ce plat - si vous le faîtes en été - avec un Bandol frais, et par temps plus hivernal, servez un Crozes L’Hermitage. En apéritif et/ou digestif, un vin de noix maison ou encore une gentiane.

Lancement de ma rubrique cuisine « Mum is cooking »

La_cueillette_des_fraises 

Les meilleurs plats commencent souvent par une bonne cueillette et toujours par de bons produits. La cuisinière géniale sans qui cette rubrique n’existerait pas, c’est elle en photo. Elle, qui a accepté de nous ouvrir son carnet de voyage gustatif. Profitez-en !

PARTAGER presque un secret …

Pour inaugurer cette rubrique à quatre mains, je vais vous livrer la recette du plat le mieux gardé de tout l’Oisans où j’ai une partie de mes racines. Comment vous ne situez pas ? L’Oisans, insula cognita alpestre entre Grenoble et Briançon, à cheval sur quatre massifs et six vallées, au coeur du Parc National des Ecrins dans les Alpes. Véritable  paradis du randonneur et du grimpeur avec pour sommet de rêve : La Meije. Un plat de grande saveur que j’ai eu la chance, bien sûr, de goûter.

REVES EN BOUCHE

Le principe de cette rubrique cuisine investie : le dialogue !

"Plein écran", une mère virtuose propose une recette de terroir ou un classique réinterprété, un plat de saison avec un petit quelque chose en plus, un zeste de modernité (astuce technique, produits, épices),  voire une recette de son invention avec ce qu’elle a dans le frigo.

Face à elle, sa fille qui ne sait "pas faire" déguste ou se souvient, en parle, rêvant de savoir un jour cuisiner « comme maman »…graal impossible que poursuivent tous les cuisiniers et parmi les meilleurs. Cette rubrique gastronomique vous proposera de réaliser des « rêves en bouche ». Elle insistera sur l'importance de la transmission entre les générations et la capacité qu’un bon plat a à nous faire rêver et voyager dans le temps, la mémoire et l’espace. Voilà pour le synopsis !

Pour cette invitation au voyage, vous n’aurez besoin, en première lecture, que de votre appétit – solide, s’il vous plaît ! - avant de passer à la phase de mise en action, cabas sous le bras, les ustensiles de cuisine bouillant d’offrir à vos convives un beau moment de partage. La grande cuisine, ce n’est pas uniquement quand on a des invités. La grande cuisine peut être quotidienne, enfin presque…il vous faudra deux heures tout de même pour réaliser « les farcis », et, au vu des produits qu’elle exige, vous ne pourrez pas la réaliser au pied levé. Ce qui est injuste, c'est que vous finirez le plat beaucoup beaucoup plus vite...

AVIS AUX EDITEURS…Si vous êtes intéressés, j’ai déjà conceptualisé cette rubrique pour un projet éditorial original, fort et prometteur, n’hésitez pas à mes contacter, ça tient la route !